Élevage

Apiculture biologique

Pas de conversion sans conviction

Publié le 21/11/2020

Le miel est un produit qui plaît aux consommateurs, surtout le miel bio. Mais pour se lancer en bio justement, les contraintes sont nombreuses : emplacement des ruches, difficultés d’approvisionnement en cire d’abeille, traitements limités et coûteux contre le varroa, forte concurrence… Dans le cadre du Mois de la bio, une dizaine de personnes se sont retrouvées le 3 novembre, à la Miellerie du Pays Welche, à Fréland, pour discuter des enjeux de la filière.

Un tilleul, un châtaignier, un sapin, un acacia, un champ de fleurs. Un immense terrain de jeu pour l’abeille, et autant d’opportunités pour produire du miel. La nature dans son plus simple appareil, sans artifice, 100 % bio. En théorie, oui. Aussi « naturel » soit-il, le miel qui termine sur les étals des magasins est, comme les autres productions agricoles, soit qualifié de « conventionnel », soit de « biologique » avec évidemment des nuances dans la pratique. Mais, dans le cas de l’apiculture, l’abeille butine sans avoir conscience de la nature de son repas : contient-il, par exemple, des traces de produits phytosanitaires issus de la chimie de synthèse ? Dans ce cas, adieu la certification bio pour son miel. Néanmoins, même dans un territoire très périurbain comme l’Alsace, dominé par les vignes et la culture de céréales, il est possible de devenir apiculteur bio, moyennant quelques choses utiles à savoir avant de se lancer. C’était l’objectif de la rencontre organisée le 3 novembre dans le cadre du Mois de la bio à la Miellerie du Pays Welche, à Fréland. Des solutions limitées et onéreuses contre le varroa Cette structure est gérée par deux Gaec, représentant pas moins de 400 ruches chacun. Fort de ses 18 ans d’expérience dans l’apiculture bio, Olivier Gotorbe est l’un des responsables de cette entreprise (Dominique Ganter gère le deuxième Gaec). « Quand je me suis installé en 2002, il n’y avait qu’un seul apiculteur qui faisait du miel bio en Alsace. Mais quand j’ai décidé de me lancer dans cette filière, il était évident pour moi que cela serait en bio. Le miel est un produit naturel par définition. Je ne me voyais pas utiliser des produits issus de la chimie », résume-t-il. Près de vingt ans plus tard, il ne regrette absolument pas son choix, malgré des difficultés rencontrées par moments. « J’ai perdu 50 % de mes ruches il y a quelques années, c’est comme ça. Petit à petit, j’ai réussi à tout reconstruire. » Heureusement pour sa miellerie, le bio est très demandé par les consommateurs et donc, très facile à vendre à travers des boutiques indépendantes ou des foires bios. « J’ai eu, à l’époque, le champ libre pour me lancer dans la commercialisation. Aujourd’hui, il y a beaucoup de concurrence sur ce créneau et cela commence à devenir compliqué. Du coup, on peut constater de grosses différences de prix d’un producteur à l’autre, ce qui nous pénalise tous au final. Après, il faut être clair : si on veut faire de l’apiculture bio, il faut le faire par conviction et non pour l’argent. Clairement, on ne gagne pas moins ni plus qu’un apiculteur conventionnel. Par contre, on peut perdre beaucoup plus d’un coup. » Le varroa, cet acarien parasite devenu la plaie des apiculteurs en quelques années, peut en être la cause. Si Olivier Gotorbe assure maîtriser la pression de ce ravageur depuis une dizaine d’années, sa gestion reste néanmoins très compliquée en apiculture biologique. Alexis Ballis, technicien apicole au sein de l’Association pour le développement de l’apiculture (ADA) Grand Est, explique pourquoi : « En conventionnel, un passage de traitement suffit. En bio, il y a bien des médicaments homologués en France à base d’acides formique, lactique, acétique et oxalique, mais il faut les appliquer au moins quatre ou cinq fois pour qu’ils soient vraiment efficaces. C’est donc beaucoup de temps et d’argent dépensés. Et le problème, c’est qu’il existe des traitements alternatifs, bien moins onéreux, qui sont autorisés chez nos voisins suisses et allemands. Mais, en France, ces produits n’ont pas d’autorisation de mise en marché (AMM) et rendent toute expérimentation illégale. » La cire, une affaire de « confiance » Un autre point à prendre en compte lorsque l’on souhaite se convertir à l’apiculture biologique - ou se lancer -, c’est celui de l’approvisionnement en cire. En effet, il existe aujourd’hui des contraintes pour se procurer de la cire d’abeille bio, avec peu de stocks disponibles sur le marché. La cire issue de l’apiculture biologique disponible présente, par ailleurs, un surcoût par rapport au conventionnel, et des circuits d’approvisionnement sécurisés et tracés restent par ailleurs à structurer. Le cahier des charges comporte quelques règles, mais l’apiculteur doit porter une attention particulière à la qualité des cires qu’il utilise. Pour Olivier Gotorbe, ce n’est pas vraiment une contrainte. « Il faut juste travailler avec un gaufreur de cire qui a la certification Ecocert. On lui donne la cire, il le fait pour nous. Et il garde un fond de cuve pour l’année d’après. C’est une histoire de confiance. » Antoine Gueidan, apiculteur bio à Sélestat et référent à la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique), se montre un peu plus « mesuré » que son collègue de Fréland. « On a déjà eu des problèmes sur des cires, qu’elles soient bio ou non d’ailleurs. Personnellement, je n’arrive plus à faire confiance sans avoir un regard sur ce qui est effectivement fait. » Le sujet de la cire est, en effet, très sensible pour les apiculteurs bio car, même s’il n’existe pas de seuil réglementaire à respecter pour les contaminants présents dans la cire issue de l’apiculture biologique, elle ne doit contenir aucun résidu de pesticides qui pourrait contaminer les produits apicoles certifiés bio. Au-delà de seuils critiques, non définis actuellement de manière harmonisée, la certification de l’apiculteur peut ainsi être suspendue, les produits de la ruche peuvent être déclassés et l’apiculteur peut se voir imposer une nouvelle période de conversion d’un an. À noter toutefois qu’un apiculteur en conversion bio peut utiliser de la cire conventionnelle pendant un an, le temps d’obtenir la certification. Il est également possible d’utiliser de la cire conventionnelle sur demande de dérogation auprès de l’organisme certificateur avant l’achat, mais seulement sous deux conditions : la cire ne doit pas contenir de produits contaminants non utilisables en bio, et la cire doit être exclusivement issue d’opercules. Du miel bio, même en plaine Dernier point, et non des moindres, l’emplacement des ruches. Si on veut être certifié bio en apiculture, la première règle impose que, dans un rayon de trois kilomètres autour des ruches, les sources de nectar et de pollen soient constituées essentiellement de cultures biologiques, de flores spontanées, de cultures traitées au moyen de méthodes ayant une faible incidence sur l’environnement (prairies, zones humides, forêts, etc.). Une règle qui a voulu prendre en compte la distance que parcourent les abeilles en période de production. Dans les faits, les abeilles ne se limitent pas à cette distance et peuvent aller bien au-delà si elles ne trouvent pas leur nourriture. Ce qui veut dire qu’en Alsace, il sera bien plus aisé d’installer des ruches bio en zone de montagne, ou de moyenne montagne, des endroits où il n’y a pas de cultures, donc pas de traitement phyto. Pour autant, produire du miel bio dans des secteurs plus « plats » reste possible. « On ne peut pas généraliser la plaine et dire que ce n’est pas possible. J’ai des ruchers dans le Ried, il n’y a pas de pollution, pas ou peu de cultures mellifères, et plus de 50 % de la zone est en biodiversité. Il est même envisageable de produire du miel bio aux côtés de grandes cultures. J’ai des ruchers en Lorraine, à côté d’un champ de colza certifié bio de 80 hectares. Chose qu’on ne trouve pas en Alsace aujourd’hui », observe Olivier Gotorbe. Par contre, on trouve beaucoup de maïs dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Et clairement, ce n’est pas lui qui pose problème pour la production de miel poursuit l’apiculteur de Fréland : « Les semences sont enrobées, le sol est très riche et on désherbe une fois et après il n’y a plus de traitement. Clairement, le maïs n’est pas une plante dangereuse pour les abeilles contrairement à d’autres céréales qui nécessitent bien plus de traitements. » Même topo près des vignes. En théorie, l’apiculture bio y est possible, mais cela sous-entend qu’une grosse surface autour soit certifiée bio. Une désillusion pour Marvin Moog, chef de culture au domaine Sylvie Fahrer, à Saint-Hippolyte. Il était venu à cette réunion pour en savoir plus sur l’apiculture bio, désireux d’ajouter encore plus de biodiversité dans ses parcelles qui font 10 ha au total. Mais Antoine Gueidan est catégorique : « Il faut au moins cent hectares de vignes en bio autour des ruches pour que cela soit possible. » Dans la mesure où le domaine Sylvie Fahrer est pour l’instant le seul de son village à être en cours de conversion vers le bio, un tel projet n’est pas près de voir le jour. Alexis Ballis rappelle tout de même un point important : « Le miel n’est pas un produit à risque pour les résidus. En Europe, seuls 5 % des miels qui sont analysés dépassent les limites. Par contre, l’effet terroir est bien plus visible sur le pollen. Celui récolté à Fréland est nickel tandis que celui prélevé en plaine est chargé en molécules. Dans le cas d’une production de pollen, il vaudra mieux se restreindre à la zone de montagne, en effet. »

Ferme Haebig à Balschwiller

La sortie d’exploitation validée !

Publié le 08/11/2020

Le dossier concernant la sortie d’exploitation de la ferme Haebig à Balschwiller a connu une avancée majeure. Il a été validé début octobre par les services de l’État. Un arrêté préfectoral qui a réveillé certaines oppositions.

À l’étroit au cœur du village sundgauvien, Marie et Nicolas Haebig projettent de s’installer dans des locaux plus fonctionnels sur un nouveau site leur appartenant. Leur projet est d’agrandir leur cheptel et de rentrer 496 veaux en deux fois sur une semaine pour les sortir 26 semaines plus tard. La gestion et le suivi des veaux seront informatisés afin de faciliter le quotidien. Le projet a pris du retard en raison des craintes de certains riverains (PHR du 30 août 2019 et 17 janvier 2020). Pour autant, le dossier a suivi son cours normalement. « Il a été attaqué juridiquement par ce collectif d’habitants. Mais, et nous le savons depuis le début, nous n’avons aucune crainte car nous savons que nous avons toujours respecté la loi. Nous avons néanmoins dû le présenter au Conseil départemental de l’environnement des risques sanitaires et technologiques (CODERST). Ce qui est rare pour un dossier agricole puisqu’en général, ce sont des dossiers industriels qui y sont traités. Là, nous avons donc eu un avis favorable. Et l’arrêté préfectoral a été publié le 8 octobre dernier », explique Nicolas Haebig. Sauf que cette publication a réveillé les rancœurs et les oppositions. Entre le collectif des habitants et les municipalités (de Balschwiller et de Buethwiller, notamment) qui auraient aimé être tenus au courant, la famille Haebig se retrouve une nouvelle fois dans toutes les discussions. « Nous avons suivi toutes les règles. Nous espérions cet avis favorable. Nous l’avons ainsi que le permis pour exploiter le bâtiment. En théorie, nous pouvons maintenant passer à l’étape suivante. Mais, nous sommes également conscients que cela ne plaît pas à tout le monde. Nous avons déjà un an de retard. On devait rentrer le premier lot de veaux cet hiver », ajoute Nicolas Haebig. Le couple a également découvert dans les pages locales de la presse quotidienne régionale un article sur le sujet avec les avis de tout le monde. Sauf le leur. « On ne nous a même pas contactés », s’agacent Marie et Nicolas Haebig. Une solution alternative ? Le couple a toujours été ouvert au dialogue. C’est dans cet état d’esprit qu’avec la municipalité de Balschwiller des échanges se sont tenus pour évoquer une solution alternative pour sortir de cet engrenage. « Nous sommes propriétaires de parcelles situées à la sortie de Balschwiller en direction d’Ammertzwiller. Là, il n’y a pas d’habitations proches. Mais le terrain est gelé en raison de projets routiers qui datent de plusieurs dizaines d’années. Nous attendons de l’administration et du Préfet du Haut-Rhin la possibilité de débloquer ce terrain. Cette solution serait un moindre mal. Mais, tant que nous n’obtenons pas de réponse positive, nous considérons évidemment que notre permis de construire reste d’actualité sur le site envisagé », prévient Nicolas Haebig. Il s’emporte également quand il découvre dans la presse qu’on veut lui imposer un autre site, nommé « plan C », éloigné de sa ferme actuelle et de ses terres. « Et sans nous demander évidemment si un tel projet serait financièrement pertinent pour nous », s’emporte l’éleveur. Et sur des terrains qui ne lui appartiennent pas. « Depuis le début, ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que nous avons toujours respecté la réglementation. Et certains poursuivent leur combat idéologique contre nous. Nous le répétons. Notre projet n’est pas de faire une ferme usine robotisée mais une ferme d’élevage de 500 veaux », poursuivent Marie et Nicolas Haebig. Ils terminent actuellement leur récolte de maïs alors que les semis de blé ont été faits dans de bonnes conditions. « Nous continuons de travailler malgré la situation sanitaire et malgré les oppositions. Il est simplement regrettable de constater qu’aujourd’hui, ici comme ailleurs, on veut mettre les paysans le plus loin possible des villages et des habitations », conclut Nicolas Haebig.  

Assemblée générale du syndicat simmental

Les trésoreries des éleveurs sont pénalisées

Publié le 30/10/2020

L’assemblée générale (AG) du syndicat de la simmental française d’Alsace, initialement prévue le 26 mars, s’est finalement déroulée jeudi 8 octobre à Hoffen. L’occasion de présenter les nouveautés génétiques et de revenir sur les difficultés liées à la baisse du stock de fourrage.

Présidé par Frédéric Bernhard, le syndicat de la simmental française d’Alsace, rassemble une bonne quinzaine de membres répartis sur toute l’Alsace, avec une forte concentration dans le nord du Bas-Rhin. Dans son rapport d’activité, Frédéric Bernhard indique que 2019 a été une « année agricole qui, malheureusement, ressemble aux précédentes », année ponctuée de moment d’excès d’eau et surtout de sécheresse pénalisant grandement « la récolte de fourrage en quantité et en qualité ». Faire du lait avec du fourrage de moindre qualité n’est pas « facile et impacte donc fortement le revenu de nos exploitations », poursuit-il. De plus les « stocks de fourrage bas entraînent des ventes de génisse à la baisse, sans oublier que le prix de la viande et des veaux, force de notre race simmental, n’est pas au beau fixe ». Toutes ces constatations, conduisent le président à déclarer en guise de conclusion : « Ces maigres années pénalisent nos trésoreries et on ne voit pas le bout du tunnel. » Après approbation du procès-verbal de l’AG de 2019 présenté par le secrétaire Claude Ettlinger, puis le rapport financier, l’élection du tiers sortant reconduit dans leurs fonctions Daniel Herzog d’Ettendorf, Michel Fichter d’Uhrwiller, Arnaud Hatt de Wickersheim et Thierry Marx de Hagenbach (Haut-Rhin). Plusieurs éleveurs récompensés Des trophées ont été remis à des exploitants agricoles méritants, comme le veut la tradition. Un premier trophée a été décerné à l’EARL Engel, représenté par Richard Engel et son fils Manuel, pour l’exploitation agricole ayant la meilleure carrière avec la vache Sissi pour 103 792 kg de lait. Le second trophée a été remis au Gaec Bernhard de Woerth pour la meilleure moyenne d’étable s’élevant à 8 812 kg à 7 %. Présentés par la Chambre d'agriculture, les résultats de la campagne de contrôle laitier en Alsace ont consacré le Gaec Bernhard de Woerth à la première place des élevages à dominante simmental. Francis Michel d’Elitest a présenté les tableaux des lactations. La première place des meilleures carrières simmental Alsace en lactation revient à l’EARL Engel de Buhl (établie à Hohwiller), avec un total de lait de 103,584 kg. Le Gaec Cousandier de Roeschwoog figure à la première place pour les meilleures premières lactations et le Gaec Bernhard pour les meilleures lactations terminées indexées sur la matière utile produite en 305 jours. Nouveau schéma de sélection et conseils d’alimentation Hervé Vignon, directeur de simmental France (SF), a présenté le nouveau schéma de sélection de son organisme. Il a d’abord indiqué l’abandon des index Interbull et sa comparaison avec l’index converti ainsi que la réouverture du génotypage femelle dont il a rappelé les composantes avant d’expliquer ses nombreuses améliorations. Dans ce nouveau schéma de sélection, toutes les informations mâles et femelles seront prises en compte dans une indexation commune France, une indexation allemande des meilleurs mâles, 700 femelles génotypées par Simmental France dès cet automne et des aides transplantation avec prise en charge financière complète de la transplantation embryonnaire des meilleures femelles. Le directeur a également présenté les offres génétiques de 2020 avec le catalogue français 2020-2021 et bon nombre d’autres propositions des index officiels convertis de taureaux de France et de l’étranger (dont la Suisse). Le service élevage de la Chambre d'agriculture avec Sophie Weidmann et Philippe Le Stanguennec, a évoqué l’analyse de l’anatomie protéinique et l’utilisation de la graine de soja dans l’alimentation. La graine de soja, riche en matière grasse (MG), peut être une alternative pour améliorer l’autonomie protéique sur les exploitations. La protéine est très soluble dans le rumen et par conséquent peu valorisée dans l’intestin. Cela peut convenir pour des rations foin-regain-céréales jusqu’à 3 kg par vache. La teneur en MG est proche de 20 %, ce qui limite sa proportion dans la ration pour rester en dessous de 5 % de MG dans la ration totale. Sur des rations maïs et ensilage d’herbe, le toastage de la graine est intéressant pour augmenter significativement la part de protéines alimentaires. Le chauffage de la graine pendant un temps donné selon sa taille entraîne une protection de la protéine et limite sa dégradation dans le rumen. Sur des rations à dominante maïs, la graine de soja ne permet qu’une réduction partielle du correcteur et détériore le coût de la ration. Pour s’affranchir totalement de correcteur azoté, l’utilisation de graine de soja toastée doit être accompagnée d’une augmentation de la part d’ensilage d’herbe à 60 % des fourrages. Le coût alimentaire reste alors maîtrisé. La graine de soja dans l’alimentation du troupeau pourrait enfin avoir un intérêt pour répondre à une demande de production plus locale. Céline Zuber, directrice du GDS (groupement de défense sanitaire) a présenté l’avancée du plan d’éradication de la diarrhée virale bovine (BVD) où le nombre de bovins positifs sur boucle de dépistage continue de diminuer pour atteindre 0,03 % au dernier trimestre 2020. Au vu des bons résultats du programme, dès cet automne, les élevages à faibles risques de contamination pourront se voir proposer d’arrêter le dépistage par la pose de boucle. Dès lors le suivi sera alors assuré par le biais des analyses de lait voire des analyses de sang sur de jeunes animaux. Hommage à Jean Bernhard Pour finir, l’ensemble des participants a rendu un hommage appuyé à l’ancien président Jean Bernhard, père du nouveau président Frédéric Bernhard. Jean Bernhard est « tombé dans le monde de la Simmental » dès son plus jeune âge, dans la ferme de ses parents à Woerth avant de devenir lui-même éleveur puis juge. Après avoir rejoint l’Union des éleveurs de l’espèce bovine, il en devient secrétaire en 1984, début d’une carrière intense. La longue énumération de ses fonctions et engagements, témoigne d’une activité « comme élément moteur » du syndicat et pilier du festival de l’élevage. Son implication lui a valu d’être appelé à œuvrer comme juge national et international, représentant de l’Alsace au niveau de l’Unité nationale de sélection et de promotion de race (UPRA), artisan de la création du premier OES (Organisme et entreprise de sélection) française avec Jean Thurel en 2008… sans oublier les rapprochements avec les partenaires allemands et autrichiens. Des remerciements ont également été exprimés à Suzanne, l’épouse de Jean Bernhard pour son indéfectible soutien.

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