Élevage

Miss et Mister France agricole

La passion des concours

Publié le 03/01/2021

Originaire de Bettendorf dans le Sundgau, Florine Wira poursuit ses études en alternance dans les Vosges. Intéressée par la génétique et les concours d’élevage, elle n’hésite pas à partager sa passion pour le monde rural. Sur les réseaux sociaux, elle vient d’ailleurs de participer au concours de miss agricole.

« C’est Tony, mon petit ami, qui m’a incitée à me présenter. L’idée est de se faire connaître et de montrer ce que l’on fait dans le monde agricole. Mon objectif n’était pas de gagner. Mais bien de participer. L’élection de Miss et Mister France agricole est une vraie vitrine pour la jeunesse en agriculture », raconte Florine Wira. Le concours est organisé par le site terre-net.fr. « Cet événement amical a pour but de promouvoir les femmes et les hommes du milieu agricole, afin de montrer une image positive et souriante de notre profession, il n’y a aucun enjeu financier, juste un bon moment à passer ensemble », détaillent les organisateurs sur la page Facebook de l’élection. Florine Wira a réalisé un montage photo d’une présentation d’elle dans son milieu professionnel. Elle l’a ensuite envoyé aux organisateurs qui l’ont publié sur les réseaux sociaux avec celle des autres participants. Une édition marquée par une forte hausse du nombre de candidatures qui ont été déposées du 19 novembre au 10 décembre dernier. Un jury a sélectionné les gagnants de chaque catégorie parmi les 20 candidats ayant récolté le plus de « j’aime ». Le 12 décembre, c’est finalement une éleveuse de chèvres en Haute-Savoie prénommée Noémie qui a été élue. « Je suis déjà très satisfaite d’avoir participé car ce n’est pas forcément évident de se mettre en valeur. Il faut faire un effort sur soi-même », poursuit la jeune femme. Elle est maintenant dans l’attente de l’amélioration de la situation sanitaire.   Soutenez la candidature de Florine Wira au concours de Miss Agricole 2021 ! Ancienne élève de STAV au lycée de Rouffach,... Publiée par Lycée de Rouffach sur Dimanche 29 novembre 2020   Tout ce qui touche à la génétique Car la vraie passion de Florine, c’est l’élevage. Après un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) à Rouffach, puis un BTS ACSE (analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole) effectué en apprentissage à la maison familiale et rurale à Fougerolles en Haute-Saône et chez un patron à Lepuix-Neuf dans le Territoire de Belfort, Florine Wira, 20 ans, s’en est sortie avec réussite et une mention assez bien. Elle a décidé de poursuivre son cursus en effectuant un certificat de spécialisation bovin lait en une année toujours à Fougerolles. L’occasion d’acquérir de nouvelles connaissances tout en continuant en alternance. « Mon objectif est de devenir technicienne pointeuse pour évoluer dans tout ce qui touche à la génétique. Mais cette orientation professionnelle n’est pas forcément accessible. Il me manque de l’expérience et un peu de confiance en moi. Une autre solution serait de devenir conseillère technique en faisant par exemple les plannings d’accouplement. Cela me permettrait d’être avec les vaches sans avoir les deux pieds dans une ferme. Et ainsi de pouvoir bouger et d’observer ce qui se fait dans une multitude d’exploitations », explique Florine. Actuellement, elle suit son second apprentissage au Gaec de la Petite Chicotte à Hautmougey dans les Vosges. Une belle exploitation laitière sur 150 hectares qui livre ses 950 000 litres de lait à Lactalis et qui est gérée par Ghyslain Bilquez et Ludovic Mouton. C’est son petit ami, Tony, lui-même salarié agricole et originaire de Fougerolles, qui l’a orientée pour cette nouvelle expérience. « J’avais envie de quitter la maison familiale et de vivre ma propre expérience. Je suis à l’école une semaine par mois et les trois autres semaines à la ferme. Je m’occupe de la traite, du nettoyage, de nombreux travaux agricoles. Mon objectif était de sortir de ma zone de confort. On m’a également laissé conduire le tracteur et faire de l’ensilage. Une première pour moi », se félicite la jeune femme qui doit rester à la ferme jusqu’en septembre 2021. « Mes patrons me font confiance. Ils participent à rendre ma passion pour le monde agricole encore plus forte. Ils me font partager leurs connaissances et leur vision de la gestion d’une exploitation dans la situation actuelle et dans l’avenir. » Curiosité et expérience La jeune femme a participé à plusieurs concours. Et notamment celui de Habsheim où, avec sa vache Liane, elle a été sacrée grande championne l’an dernier. Elle a également participé à l’école française des jeunes éleveurs pour approfondir ses connaissances, après des premiers titres de meilleur meneur holstein en 2016 et montbéliarde/interrace en 2017, également obtenus à la foire Simon et Jude de Habsheim. Elle a aussi pris part, avec son frère Paulin, au concours départemental de labour. « Je suis une touche-à-tout. Ma curiosité me pousse à multiplier les expériences. Il ne faut jamais rester dans son coin avec ses certitudes. Le monde évolue et nous devons le faire également », estime Florine Wira. « Dès que les concours d’animaux redémarrent, on peut compter sur moi. Cela reste ma passion », conclut Florine Wira.   Bon... nous sommes prêtes pour les concours !?? Choupi me met pleins d’étoiles dans la tête ce soir, le temps d’une... Publiée par Florine Wira sur Mardi 21 juillet 2020    

Volaille festive en Alsace

Petite mais ô combien qualitative

Publié le 24/12/2020

À quelques jours des fêtes, la filière Alsace Volaille entend rappeler aux consommateurs toutes les vertus de la consommation des volailles festives et produits nobles dérivés : en premier lieu le foie gras, le chapon fermier et l’incontournable dinde fermière noire d’Alsace. Des productions sous labels de qualité en Alsace.

Qu’elles soient en bio, en IGP ou en label rouge, les productions de volaille fermière alsaciennes ont un rendez-vous particulier avec les tablées festives de fin d’année. Les responsables des filières volaillères avaient donc donné rendez-vous le 7 décembre dernier chez Yann et Cynthia Eber, à Griesheim-près-Molsheim, dans leur auberge de la Chèvrerie, pour une communication multisensorielle… Pendant la présentation des filières, l’apprenti Valentin Meyer, récent troisième au concours des Meilleurs ouvriers de France, s’est livré à une démonstration culinaire de préparation de ballottine de chapon label rouge farcie aux coings confits. Ambiance ! Choix de la qualité C’est donc fatalement très détendu que Jean-Michel Schaeffer, président d’Alsace Volaille, a donné quelques éléments chiffrés de la filière qu’il préside. Bien organisée avec ses 44 éleveurs, ses deux abattoirs (Siebert et Meyer), les Couvoirs de l’Est à Willgottheim et deux producteurs d’aliments (Sanders et Costal), cette filière « 100 % locale », avec son 1,1 million de poulets, 250 000 poulets à chair jaune, autant de chapons et 5 200 dindes, ne représente qu’un pourcent de la production sous label rouge nationale. C’est que l’orientation politique impulsée depuis 1986, date de la création d’Alsace Volaille n’a pas été celle de la productivité, mais des labels de qualité : la qualité gustative notamment. À titre d’exemple, le chapon se prépare dès le mois de juillet, le label rouge lui impose 75 % de céréales locales, et la finition alimentaire est à base de produits laitiers, donnant ainsi une chair tendre et fondante en bouche. La même rigueur accompagne la production de dinde fermière d’Alsace. « Rappelons qu’il y a trois niveaux de contrôles en label rouge, le dernier étant assuré par un organisme extérieur impartial », souligne Jean-Michel Schaeffer. Globalement, les principes du label rouge répondent aux attentes sociétales, avec des races rustiques, une croissance lente, de l’élevage de plein air, donc une prise en compte du bien-être animal, et un accompagnement sanitaire qui garantit la sécurité, notamment sur les règles d’hygiène. Bio : 15 éleveurs de volaille Quand on parle de production de qualité, évidemment la filière bio est aujourd’hui dans tous les esprits. Francis Humann qui préside le GIE Plume bio du Grand Est a donné quelques éléments clés qui témoignent du fort développement de cette filière, forte aujourd’hui de 250 000 volailles bio par an produites par 15 éleveurs. Avec un petit plus paysager : les éleveurs ont planté 6 000 arbres sur les parcours de plein air des poulets. La ballottine étant farcie, enrobée d’une feuille cellophane pour être prête à être pochée dans une eau frétillante, la parole était donnée aux acteurs de l’agritourisme en Alsace. Paul Schiellein, président du réseau Bienvenue à la ferme, avec pas moins de 230 fermes adhérentes, souligne tout l’intérêt d’instaurer (ou réinstaurer) un dialogue constructif ville-campagne, consommateur-agriculteur, ceci afin de « comprendre le travail des agriculteurs ». Les occasions pour ces « temps d’échange » ne manquent pas, rappelle-t-il : les marchés, les ventes à la ferme, et plus largement les circuits courts. C’est d’ailleurs dans cet objectif que l’ADT (Alsace Destination Tourisme) communique et multiplie les événements qui sont autant d’occasions de consommer local, font observer Marie-Jo Simon (ADT) et Céline De Monte de la fédération des chefs d’Alsace. Citons la fête de la gastronomie, les opérations Savourez l’Alsace, le Fascinant week-end œnotouristique… Confinement : attention aux dommages irréversibles sur la filière Des opérations de promotion d’autant plus bienvenues que le Covid et les confinements n’ont hélas pas épargné certains pans de la filière volaille, précisément là où les occasions de consommation tablent sur l’interaction sociale et festive, particulièrement en restauration. Canard, foie gras… : « il y a urgence à soutenir ces filières », souligne Jean-Michel Schaeffer qui craint des effets irréversibles si un plan de sauvegarde n’est pas rapidement adopté. En attendant (avec impatience) la réouverture du restaurant de Yann et Cynthia Eber, soyons positifs et dégustons leur ballottine de chapon, avec ses coings confits et ses noisettes. Et pour accompagner le met raffiné, pourquoi pas un sylvaner de terroir, puissant et structuré du Zotzenberg de Mittelbergheim, par exemple, ou plus localement un pinot gris Bruderthal à Molsheim.   ?Merci à la Chambre d'agriculture Alsace pour cette publication ?Pour ces fêtes de fin d'année, faites-vous plaisir... Publiée par Bienvenue à la Ferme Alsace sur Mardi 15 décembre 2020    

La ferme des petites bêtes

L’escargot, des vertus plein la coquille

Publié le 20/12/2020

À Dachstein, dans le Bas-Rhin, Romain Deiber, ancien paysagiste de 38 ans, s’est lancé dans l’élevage d’escargots. Depuis le 9 novembre, il les vend aux particuliers. D’ici deux ans, il souhaite atteindre les 200 000 escargots pour vivre de son activité et il vise la certification bio. Une aventure courageuse qui redonne un peu de vie à un village déserté des commerces depuis longtemps.

Une odeur de persil frais embaume la cuisine du complexe sportif de Dachstein. Aux fourneaux, Romain s’active. Pour accompagner ses escargots, il prépare un beurre à l’alsacienne. Un peu d’ail, d’échalote, de moutarde et un ingrédient surprise. « Dans cette recette, contrairement à la tradition bourguignonne, nous ajoutons du bouillon de cuisson des escargots, ce qui rend le tout beaucoup plus léger. Qui l’eût cru, en Alsace », plaisante le chef du jour. Avec sa petite queue-de-cheval cachée sous sa charlotte et sa franchise bravache, Romain Deiber a un air de baba cool. Toutefois, il prend sa tâche très au sérieux. Entre fin octobre et début décembre, il a cuisiné 400 douzaines d’escargots, il lui en reste 4 000 à transformer, au mieux, d’ici les fêtes, si les consommateurs sont au rendez-vous et s’il veut clore en beauté sa première saison d’élevage. « Entre mettre en parc, nourrir, récolter, sécher, abattre, nettoyer, blanchir, repasser au bouillon, remettre dans les coquilles, préparer le beurre et emballer, il faut bien compter une dizaine d’opérations jusqu’à la vente pour chaque animal », énumère-t-il. Sans compter le temps passé à rattraper les « blagues » de ces petites créatures. « Ces derniers jours, j’ai mis des escargots à jeûner dans des filets, afin qu’ils évacuent toutes leurs déjections avant l’abattage. Bien sûr, ils trouvent le moyen de manger les mailles, ils sont coriaces », constate Romain. Quand cet ancien paysagiste a commencé son élevage d’escargots, il ne s’attendait pas à toutes ces surprises. « Je cherchais un moyen d’agir sur la biodiversité et l’environnement. Les jardins permettaient de sensibiliser les gens mais je voulais aussi participer à les nourrir sainement », raconte ce nouvel agriculteur de 38 ans. Une rentabilité sans pareil Mais quelle activité développer ? Sans parents dans la profession et sans terrain, la réponse était compliquée. Alors Romain s’est documenté et a découvert les secrets des escargots. « Déjà, c’est l’élevage qui nécessite le moins de surface, donc ramené au m², ça en fait l’un des plus rentables, et certainement l’un des moins polluants. J’utilise peu d’eau, 1 m3/1 000 m² pour une centaine de jours, et je ne traite pas. Au contraire, les déjections des escargots enrichissent la terre. » En plus, Romain a appris que les Français étaient les plus grands consommateurs d’escargots au monde, et aussi les premiers importateurs. De quoi trouver une place sur le marché. Au printemps dernier, ce Savoyard, devenu Alsacien voilà cinq ans, a réussi à louer 500 m² de terrain, répartis entre Odratzheim et Dangolsheim. L’aventure pouvait commencer. Romain a commandé 80 000 naissains à un éleveur de Toulouse, et les a reçus dans des boîtes de… camembert. « C’est fou, en cinq-six mois, l’animal est passé de 20 mg à 4 g », s’étonne-t-il encore. Romain a opté pour les gros gris, « plus faciles à manipuler et plus dociles. De toute façon, des escargots de Bourgogne, il n’en existe quasiment plus et les Alsaciens semblent préférer ceux-là ». La partie élevage l’a occupé tout l’été. « J’ai d’abord installé des bâches anti-fuite dans les deux parcs puis installé des planches en bois pour qu’ils s’y planquent la journée et s’y protègent des prédateurs. Il fallait surtout les arroser, pour les inviter à sortir, sinon ils se mettent en estivation. Notre intervention consiste donc à accélérer leur rythme naturel, sans les forcer », souligne-t-il. Côté alimentation, les escargots ont eu le choix : un peu de farine et surtout du radis fourrager, de la moutarde, de la luzerne ou encore du trèfle.       Voilà, fin de la première récolte des escargots! Un instant un peu émouvant tout de même, mais aussi un énorme... Publiée par La ferme des petites bêtes sur Dimanche 4 octobre 2020     Nouvelle toque Début octobre, Romain a récolté 50 000 petites bêtes, il s’attendait à ces 30 % de perte. Puis, il a enfilé le tablier. Encore une nouvelle activité. « Dès le début de ma relation avec ma conjointe, je l’avais prévenue : j’adore manger et j’adore mettre les pieds sous la table. Mais, cette fois, pas le choix : pour vivre de l’élevage, il faut cuisiner. C’est le prix à payer », conclut, en souriant, celui qui prend maintenant beaucoup de plaisir à cuisiner ce qu’il produit. Des proches l’ont aidé au fil des étapes, et auprès d’un ami ancien cuisinier, il a glané quelques conseils. « Au début, il me parlait de suer, de réduire, je n’y comprenais rien. » Maintenant, Romain manie avec aisance la préparation des escargots à l’alsacienne, à la bourguignonne ou encore à la crème de munster. Grâce à la formation « hygiène et transformation » qu’il a suivie à Besançon, dans le cadre de son parcours d’installation, il a déjà d’autres recettes en tête pour les années à venir. Car Romain compte bien développer son activité. Atteindre les 200 000 escargots d’ici deux ans pour se payer un salaire et obtenir une certification bio. En 2021, il pourra exploiter une parcelle de 4 000 m², derrière le complexe sportif de Dachstein, « avec un vrai bail rural de neuf ans, de quoi envisager les choses sereinement », pense-t-il. La reproduction ? L’héliciculteur y songe aussi, pour la saison prochaine. Il sait déjà quels escargots prélever en fonction de la forme de leur coquille.       Peu d'activité sur les réseaux en ce moment... mais on s'active en cuisine!!! Plus de nouvelles sur l'ouverture de la... Publiée par La ferme des petites bêtes sur Lundi 2 novembre 2020     Installation à rallonge S’il a pu compter sur ses économies pour démarrer l’élevage avec près de 6 000 €, il aura du mal à consolider la partie transformation tout seul. Cette année, Romain aurait aimé travailler dans son laboratoire, qu’il compte aménager avec une boutique, dans l’ancien garage automobile accolé à sa maison, au cœur du village. Mais les travaux ont pris du retard, à cause du confinement et des démarches administratives qui alourdissent son parcours d’installation mené avec la Chambre d'agriculture. « S’il faut en passer par là pour obtenir la dotation jeune agriculteur, je vais m’y plier », concède-t-il. À la place, Romain a donc loué une des cuisines municipales, par chance ou malchance, inutilisée ces temps-ci. Pour une cuisine aux normes et bien équipée, Romain évalue l’investissement à 100 000 €. Pour l’instant, il a pu emprunter 20 000 € au Crédit Mutuel, afin d’acheter un surgélateur et de débuter les travaux. Il espère avoir rapidement accès à des sommes plus importantes. « Ce n’est pas facile quand on n’est pas directement issu du monde agricole car on nous colle cette image de néorural et on doute de nos compétences. Or l’activité de cette première année démontre que je me débrouille », argue l’éleveur, déterminé à trouver tous les moyens pour atteindre son objectif, peut-être auprès de la Fédération associative pour le développement de l’emploi agricole et rural (Fadear) et de la Région. Il est au moins parvenu à faire reconnaître dans son parcours d’installation ses mois passés en espace test agricole.       Salut les Schnekele! De retour du forum des associations et entreprises locales organisé par la commune de Dachstein... Publiée par La ferme des petites bêtes sur Lundi 7 septembre 2020     De la vie au village En attendant d’obtenir plus amples soutiens financiers, il mise sur le profit qu’il tirera de la vente de ses escargots. Pour l’instant, il les propose au magasin Montagne et terroirs à Lutzelhouse et, depuis le 9 novembre, dans le chalet qu’il a fait installer devant chez lui. Il l’ouvre au public chaque soir, de 17 h à 19 h, et le week-end. Au compteur, après un mois de vente : 200 douzaines écoulées. « Beaucoup de personnes sont venues au début pour goûter, d’autres ont trouvé ça pratique pendant le confinement, faute de pouvoir aller au restaurant. Je m’attends à ce qu’elles reviennent pour les fêtes », prévoit Romain. En marge de ses escargots, Romain propose aussi du pain, fabriqué par le boulanger de Dangolsheim, Vincent Zerr, chez qui il a installé un de ses parcs d’élevage, au printemps. « À la base c’était pour rendre service aux habitants, comme nous n’avons plus de boulangerie depuis près de neuf ans, mais cette initiative apporte aussi de la vie au village », se réjouit Stella, venue acheter un pain fermier, avec lequel elle aime saucer le beurre d’escargots de Romain. L’éleveur-cuisinier, et désormais créateur de lien social, gardera son chalet ouvert entre Noël et Nouvel an. « C’est un plat qui s’adapte pour n’importe quel nombre de convives, même un apéro à deux », relativise Romain qui espère au moins vendre 1 000 douzaines d’ici la fin de l’année. Si ces fêtes ne sont pas des plus opportunes, peut-être que Pâques, un autre moment propice à la consommation d’escargots, lui permettra d’écouler toute sa production.       Recette spéciale au Safran (de chez Safran de l'Eglise d'Altorf en Alsace) Horaires spéciaux pour mieux vous servir ! C'est déjà un peu Noël chez les petites bêtes ??????? Publiée par La ferme des petites bêtes sur Lundi 7 décembre 2020    

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