Élevage

Concours de la race simmental

La Java, dis donc !

Publié le 08/06/2022

Jean-Philippe Muller, de Ratzwiller, est un passionné de simmental. C’est une véritable encyclopédie de la race, à laquelle il a consacré une grande partie de sa vie. Dimanche 22 mai à Brumath, il intervenait pour la première fois en tant que jury du concours simmental. De son propre aveu, il a eu le coup de foudre pour Java, du Gaec Cousandier à Roeschwoog, qu’il a sacrée grande championne.

Polka, du Gaec Bernhard de Woerth, arrive en tête de la 1re section, réservée aux génisses. Elle est également élue meilleure bouchère de sa section. « C’est vraiment l’animal qui me plaît le plus, j’apprécie son développement, son bassin, sa longueur. C’est une génisse qui, en prenant de l’âge, fera une superbe vache. » C’est une fille du taureau Mahoni, précise Perrine Ludwig, éleveuse à Ernolsheim les Saverne. Une filiation qui lui vaut une superbe morphologie, le gène sans corne en prime. Papaye, du Gaec Cousandier à Roeschwoog, s’attribue la première place de la 2e section (vaches en première lactation). « C’est la vache la plus complète. Solide, elle a une belle profondeur de flanc, une bonne largeur de poitrine, une mamelle comme il faut, vraiment. » Du coup, elle est également meilleure mamelle de sa section. La meilleure bouchère est Bella, de l’EARL Engel à Buhl. Pour la 3e section (vaches en 2e et 3e lactation), le juge prend le temps de la réflexion. « Aucune vache n’a démérité, mais il faut bien faire un choix. » C’est Obstinée, du Gaec Bernhard à Woerth, qui l’emporte. « C’est le meilleur compromis entre morphologie, mamelle et aplombs. » Elle présente en outre de bonnes qualités bouchères. « Une mamelle vivante, irriguée » vaut à la 2e de section, Orphée, du Gaec Cousandier, le titre de meilleure mamelle de sa section. Le titre de championne jeune va à Papaye, du Gaec Cousandier. « C’est la simmental moderne telle qu’on la recherche aujourd’hui, la productivité en plus. » Obstinée, du Gaec Bernhard, est championne réserve. Au moment de choisir la meilleure mamelle jeune, le juge hésite : « Entre la blonde et la rouge, mon cœur balance.  » Finalement, ce sera Orphée. « Ce qu’elle a de plus, c’est l’irrigation de la mamelle, avec des veines saillantes, une belle hauteur et largeur de l’attache arrière. Il faut souligner la longueur et l’épaisseur des trayons. » Dans la section 4, « celle qui me plaît le mieux au niveau de la taille et du bassin, c’est Négrita, du Gaec Fichter à Uhrwiller ». Milka, appartenant à Marie-Cécile Claudepierre au Bonhomme, est meilleure mamelle, tandis que Mélodie, de l’EARL Engel à Buhl, est meilleure bouchère. Dans la section 5 (vaches en 4e lactation et plus), Jean-Philippe Muller tombe sous le charme de Java, du Gaec Cousandier. « Je l’ai aimée tout de suite. C’est vraiment mon type de vache. Une vache exceptionnelle en largeur, en profondeur, avec une grande panse pour valoriser les fourrages grossiers. » Elle est également meilleure bouchère, la meilleure mamelle étant Laguiole, du Gaec Bernhard. Milka, Mélodie et Java, le tiercé gagnant Reste à désigner les championnes. La meilleure mamelle adulte est Milka de Marie-Cécile Claudepierre, dont c’était la première participation au festival de l’élevage. Le commentaire du juge est sans équivoque : « Une mamelle bien irriguée, une attache de mamelle qui monte assez haut, un placement du trayon arrière optimal, une mamelle bien suspendue, qui reste nettement au-dessus du jarret. » Dans une bonne bouchère, on recherche le gras intramusculaire qui donne la tendreté, la saveur. Mélodie, de l’EARL Engel, remplit tous les critères. « Le meilleur steak sur pattes », selon l’expression de notre photographe… À l’heure de désigner la championne adulte 2022, pas d’hésitation : c’est Java, du Gaec Cousandier qui remporte le titre. « Tout me plaît dans cette vache, la ligne de dos, le bassin, la profondeur du flanc, la largeur de poitrine, les aplombs solides, secs, capables de porter une vache de 750 kg, voire plus », précise le juge. La championne réserve est Négrita, du Gaec Fichter. Sans surprise, c’est Java qui est sacrée grande championne de ce concours. « C’est le prototype de simmental. Regardez cette ligne de dos, c’est du solide ! C’est une vache exceptionnelle qui vieillira bien. »

Concours prim’holstein du Festival de l'élevage de Brumath

De belles demoiselles !

Publié le 07/06/2022

Après-midi en noir et blanc ce 22 mai, avec le concours prim’holstein du Festival de l'élevage de Brumath. En lice, près de 90 génisses venues de toute l’Alsace, et même de Moselle. C’est Thomas Saunier, éleveur en Meurthe-et-Moselle et juge agréé depuis plus de dix ans, qui a départagé les concurrentes, « des génisses de très bonne qualité, bien propres et bien préparées ».

À peine 5 mois et déjà en tête ! C’est le plus jeune animal du concours, Shiva (une fille d’Astro) appartenant au Gaec Losser à Mussig (67), qui se classe première de la section I. « Un squelette très bien construit, avec une épaule large et une première côte ouverte », souligne le juge. Dans la section II, c’est Supercocot (Chief Stan), du Gaec de Wittelsheim à Wittelsheim (68), qui domine. « C’est exactement le genre de génisse que je recherche en termes de proportions, entre la taille, la longueur et la profondeur. Très bien construite, elle a un dessus remarquable et d’excellents membres. » « Les jeunes savent vraiment mettre les animaux en valeur, ce qui complique la tâche du jury », relève au passage Thomas Saunier. Après quelques hésitations, son choix se porte sur Wilt Egenia (Génie Matt), du Gaec éponyme à Dachstein, première de la section III. « Une génisse très bien présentée, très bien construite, avec beaucoup de qualités dans son dessus et beaucoup de forme dans son bassin. » Le juge met l’accent sur son style et son caractère laitier. Perinne Ludwig, éleveuse à Ernolsheim-lès-Saverne, présente les différents élevages en compétition tout au long de l’après-midi. Elle souligne la première participation à ce concours de Sébastien Baur, de l’EARL de la Marguerite à Stotzheim, avec deux animaux. Première de cette section, Sunshyne (Harvest Wi), du Gaec Thiebaut à Craincourt (57). Une génisse qui a un sacré caractère… « C’est le meilleur compromis entre la longueur de la génisse et la solidité de son dos. » La largeur dans sa poitrine et de son bassin sont deux critères que le juge a particulièrement appréciés. Les huit finalistes du championnat junior ont toutes beaucoup de caractère laitier, beaucoup de solidité dans les membres, un bassin très ouvert. Mais Wilt Egenia l’emporte devant Shiva, classée réserve. « Ce sont deux génisses exceptionnelles, par la façon dont elles sont construites - solidité, largeur, ouverture de côte, qualité des membres -, mais aussi par leur belle prestance et leur caractère laitier. » Soline (King Doc), de l’EARL Bernard Oser à Biederthal (68), fait une entrée assez mouvementée sur le ring, mais au bout de quelques cabrioles, le présentateur parvient à redresser la barre. Le jury est séduit et la classe première de la section V. « De super membres, la qualité de son dessus, la force de son épaule ont fait la différence. » « Un très beau tiercé de vaches » Dans la section VI, le juge flashe sur trois animaux : Sweet d’or du Neuhof (Thunderstorm), de l’Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut (68) ; n° 58 Superbe (VH Laval P) de l’EARL de la Colline à Dauendorf ; et Wilt Esmee (Chief Stan), du Gaec Wilt. « Un très beau tiercé de vaches bien construites, avec des dessus remarquables, des bassins très forts, très solides en ligne de dos, de la sortie du cou jusqu’à l’entrée de la queue ». Au final, la balance penche pour Soline : « Un squelette très long, de très bons membres, un trait très raffiné, beaucoup de caractère laitier ». Dans la section VII, Riedill Seychelles (Doorman), de l’EARL Wollenburger à Bindernheim (67), se distingue par son harmonie générale. « Une vache très bien balancée, très bien proportionnée, avec une belle ouverture de dos, beaucoup de solidité dans son avant et son arrière, et d’excellents membres. » Dans la section VIII, le juge relève la présence d’animaux de fort gabarit. « Je préfère les animaux plus réduits. » La première place va à « 458 » (King Doc) du Gaec de Wittelsheim. « Une génisse que j’ai adorée d’emblée, avec un très beau squelette. Très solide, elle déborde de modernité dans son caractère laitier, avec une encolure dégagée. » C’est une belle brochette de génisses qui s’affrontent pour le championnat senior. Les éleveurs haut-rhinois font un beau doublé : Soline remporte le championnat senior, « 458 » est classée réserve. « Ce sont deux génisses exceptionnelles qui m’ont impressionné dès qu’elles sont entrées sur le ring. La gagnante est une concurrente très forte, pleine de qualités, avec d’excellents membres, des qualités exceptionnelles de dessus, un dos très tendu, très solide, une proportion parfaite entre la longueur, la largeur et la profondeur de l’animal. » Sans surprise, Soline est sacrée grande championne du concours. « Une génisse exceptionnelle par la façon dont elle est construite, qui correspond exactement à ce que je recherche, de la largeur, de la finesse, du caractère laitier. »

Festival de l’élevage de Brumath

Un showmanship de très haut niveau

Publié le 06/06/2022

Samedi 21 au soir, le showmanship - un terme venu tout droit du monde de l’équitation western - a fait fureur à Brumath. Ici, pas de chevaux, mais de superbes génisses lavées, tondues, bichonnées, conduites avec souplesse par leurs meneuses et meneurs. Il est vrai que ces jeunes passionnés ont eu le temps de s’entraîner, après deux années blanches…

Rien n’avait été laissé au hasard. Une formation a été organisée récemment pour permettre aux candidats - des candidates en grande majorité - de s’initier ou de se perfectionner aux techniques de présentation et de clippage. Un clippage qui dure trois heures, tout de même ! Le but du clippage est d’améliorer la sélection des animaux, tout en masquant leurs éventuels défauts, a rappelé le juge. L’objectif est d’apprendre à observer un animal, afin de mieux appréhender les standards de la race et de faciliter la sélection des animaux. La première partie du concours était réservée aux jeunes éleveurs. C’est Thomas Saunier, éleveur prim’holstein en Moselle, qui a départagé les concurrentes et les concurrents. « Je sens une très grosse motivation de la part des jeunes éleveurs », a-t-il confié. Les jeunes ont mobilisé tout leur savoir-faire, que ce soit pour leur entrée sur le ring, la manière de conduire l’animal, de maintenir le port de tête, de positionner les pattes à l’arrêt ou de suivre les déplacements du juge. Deux jeunes filles se sont nettement détachées du lot. Dans la première section, c’est Anaïs Ostermann, de Wangen, qui l’a emporté. « Très concentrée, cette jeune présentatrice n’a fait aucune erreur. Elle a veillé à bien placer les pattes de l’animal. Le côté très attentif a fait la différence par rapport aux autres candidates. » Dans la deuxième section, Emma Morier de Donnenheim, a conquis le juge. « Une présentatrice très forte, techniquement parfaite sur tous les points. Attentive à suivre le juge, elle a présenté un animal très propre et très bien clippé, avec une belle démarche. » Revenues sur le ring pour un ultime tour de piste, les finalistes ont dû échanger leurs animaux. Qu’à cela ne tienne ! En parfaite harmonie avec son animal, Emma Morier a relevé le défi avec brio et remporte ce showmanship 2022. La soirée s’est prolongée avec un concours de présentation ouvert à tous, professionnels, élèves du lycée agricole ou grand public. Ils ont été très nombreux à profiter de cette aubaine pour montrer leurs talents de meneur et de clippeur. La plus jeune, Jade, avait 10 ans.

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