Élevage

Concours prim’holstein du Festival de l'élevage de Brumath

De belles demoiselles !

Publié le 07/06/2022

Après-midi en noir et blanc ce 22 mai, avec le concours prim’holstein du Festival de l'élevage de Brumath. En lice, près de 90 génisses venues de toute l’Alsace, et même de Moselle. C’est Thomas Saunier, éleveur en Meurthe-et-Moselle et juge agréé depuis plus de dix ans, qui a départagé les concurrentes, « des génisses de très bonne qualité, bien propres et bien préparées ».

À peine 5 mois et déjà en tête ! C’est le plus jeune animal du concours, Shiva (une fille d’Astro) appartenant au Gaec Losser à Mussig (67), qui se classe première de la section I. « Un squelette très bien construit, avec une épaule large et une première côte ouverte », souligne le juge. Dans la section II, c’est Supercocot (Chief Stan), du Gaec de Wittelsheim à Wittelsheim (68), qui domine. « C’est exactement le genre de génisse que je recherche en termes de proportions, entre la taille, la longueur et la profondeur. Très bien construite, elle a un dessus remarquable et d’excellents membres. » « Les jeunes savent vraiment mettre les animaux en valeur, ce qui complique la tâche du jury », relève au passage Thomas Saunier. Après quelques hésitations, son choix se porte sur Wilt Egenia (Génie Matt), du Gaec éponyme à Dachstein, première de la section III. « Une génisse très bien présentée, très bien construite, avec beaucoup de qualités dans son dessus et beaucoup de forme dans son bassin. » Le juge met l’accent sur son style et son caractère laitier. Perinne Ludwig, éleveuse à Ernolsheim-lès-Saverne, présente les différents élevages en compétition tout au long de l’après-midi. Elle souligne la première participation à ce concours de Sébastien Baur, de l’EARL de la Marguerite à Stotzheim, avec deux animaux. Première de cette section, Sunshyne (Harvest Wi), du Gaec Thiebaut à Craincourt (57). Une génisse qui a un sacré caractère… « C’est le meilleur compromis entre la longueur de la génisse et la solidité de son dos. » La largeur dans sa poitrine et de son bassin sont deux critères que le juge a particulièrement appréciés. Les huit finalistes du championnat junior ont toutes beaucoup de caractère laitier, beaucoup de solidité dans les membres, un bassin très ouvert. Mais Wilt Egenia l’emporte devant Shiva, classée réserve. « Ce sont deux génisses exceptionnelles, par la façon dont elles sont construites - solidité, largeur, ouverture de côte, qualité des membres -, mais aussi par leur belle prestance et leur caractère laitier. » Soline (King Doc), de l’EARL Bernard Oser à Biederthal (68), fait une entrée assez mouvementée sur le ring, mais au bout de quelques cabrioles, le présentateur parvient à redresser la barre. Le jury est séduit et la classe première de la section V. « De super membres, la qualité de son dessus, la force de son épaule ont fait la différence. » « Un très beau tiercé de vaches » Dans la section VI, le juge flashe sur trois animaux : Sweet d’or du Neuhof (Thunderstorm), de l’Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut (68) ; n° 58 Superbe (VH Laval P) de l’EARL de la Colline à Dauendorf ; et Wilt Esmee (Chief Stan), du Gaec Wilt. « Un très beau tiercé de vaches bien construites, avec des dessus remarquables, des bassins très forts, très solides en ligne de dos, de la sortie du cou jusqu’à l’entrée de la queue ». Au final, la balance penche pour Soline : « Un squelette très long, de très bons membres, un trait très raffiné, beaucoup de caractère laitier ». Dans la section VII, Riedill Seychelles (Doorman), de l’EARL Wollenburger à Bindernheim (67), se distingue par son harmonie générale. « Une vache très bien balancée, très bien proportionnée, avec une belle ouverture de dos, beaucoup de solidité dans son avant et son arrière, et d’excellents membres. » Dans la section VIII, le juge relève la présence d’animaux de fort gabarit. « Je préfère les animaux plus réduits. » La première place va à « 458 » (King Doc) du Gaec de Wittelsheim. « Une génisse que j’ai adorée d’emblée, avec un très beau squelette. Très solide, elle déborde de modernité dans son caractère laitier, avec une encolure dégagée. » C’est une belle brochette de génisses qui s’affrontent pour le championnat senior. Les éleveurs haut-rhinois font un beau doublé : Soline remporte le championnat senior, « 458 » est classée réserve. « Ce sont deux génisses exceptionnelles qui m’ont impressionné dès qu’elles sont entrées sur le ring. La gagnante est une concurrente très forte, pleine de qualités, avec d’excellents membres, des qualités exceptionnelles de dessus, un dos très tendu, très solide, une proportion parfaite entre la longueur, la largeur et la profondeur de l’animal. » Sans surprise, Soline est sacrée grande championne du concours. « Une génisse exceptionnelle par la façon dont elle est construite, qui correspond exactement à ce que je recherche, de la largeur, de la finesse, du caractère laitier. »

Festival de l’élevage de Brumath

Un showmanship de très haut niveau

Publié le 06/06/2022

Samedi 21 au soir, le showmanship - un terme venu tout droit du monde de l’équitation western - a fait fureur à Brumath. Ici, pas de chevaux, mais de superbes génisses lavées, tondues, bichonnées, conduites avec souplesse par leurs meneuses et meneurs. Il est vrai que ces jeunes passionnés ont eu le temps de s’entraîner, après deux années blanches…

Rien n’avait été laissé au hasard. Une formation a été organisée récemment pour permettre aux candidats - des candidates en grande majorité - de s’initier ou de se perfectionner aux techniques de présentation et de clippage. Un clippage qui dure trois heures, tout de même ! Le but du clippage est d’améliorer la sélection des animaux, tout en masquant leurs éventuels défauts, a rappelé le juge. L’objectif est d’apprendre à observer un animal, afin de mieux appréhender les standards de la race et de faciliter la sélection des animaux. La première partie du concours était réservée aux jeunes éleveurs. C’est Thomas Saunier, éleveur prim’holstein en Moselle, qui a départagé les concurrentes et les concurrents. « Je sens une très grosse motivation de la part des jeunes éleveurs », a-t-il confié. Les jeunes ont mobilisé tout leur savoir-faire, que ce soit pour leur entrée sur le ring, la manière de conduire l’animal, de maintenir le port de tête, de positionner les pattes à l’arrêt ou de suivre les déplacements du juge. Deux jeunes filles se sont nettement détachées du lot. Dans la première section, c’est Anaïs Ostermann, de Wangen, qui l’a emporté. « Très concentrée, cette jeune présentatrice n’a fait aucune erreur. Elle a veillé à bien placer les pattes de l’animal. Le côté très attentif a fait la différence par rapport aux autres candidates. » Dans la deuxième section, Emma Morier de Donnenheim, a conquis le juge. « Une présentatrice très forte, techniquement parfaite sur tous les points. Attentive à suivre le juge, elle a présenté un animal très propre et très bien clippé, avec une belle démarche. » Revenues sur le ring pour un ultime tour de piste, les finalistes ont dû échanger leurs animaux. Qu’à cela ne tienne ! En parfaite harmonie avec son animal, Emma Morier a relevé le défi avec brio et remporte ce showmanship 2022. La soirée s’est prolongée avec un concours de présentation ouvert à tous, professionnels, élèves du lycée agricole ou grand public. Ils ont été très nombreux à profiter de cette aubaine pour montrer leurs talents de meneur et de clippeur. La plus jeune, Jade, avait 10 ans.

Festival de l’élevage de Brumath

Une édition placée sous le signe des retrouvailles

Publié le 05/06/2022

Ces samedi et dimanche 21 et 22 mai a eu lieu la 40e édition du Festival de l’élevage à Brumath. Cet événement est le rendez-vous immanquable des passionnés d’agriculture, et plus particulièrement d’élevage. Reportées ces deux dernières années, les retrouvailles étaient attendues, tant pour le public et les exposants que pour le staff d’organisateurs.

Sous l’énorme chapiteau dressé à l’entrée, la journée de dimanche a commencé avec les concours bovins, d’abord montbéliard et simmental, pour finir avec les prim' holstein. Les élus ont ensuite inauguré la manifestation aux alentours de midi. Marc Schneider, président du Festival de l’élevage, raconte : « On sent que les gens ont envie et besoin de sortir pour se rendre à ce genre de manifestation. Venir voir les gros tracteurs, les vaches, les moutons, les chevaux, c’est l’occasion de vivre une belle sortie en famille. Le festival est un peu comme un « minisalon de l’agriculture », mais pas besoin de se déplacer jusqu’à la capitale. C’est une des plus grosses manifestations de l’année dans le Bas-Rhin pour l’élevage. Une bonne centaine de bénévoles sont mobilisés sur les deux jours de festivités, entre quarante et cinquante éleveurs sont présents. Nous apprécions particulièrement l’investissement des nombreux jeunes de moins de 18 ans, passionnés d’animaux et de concours », relève Marc Schneider. De petits incidents dus à des coups de vent ont pimenté l’organisation et piqué la réactivité du staff qui a dû rattraper les tonnelles et quelques stands envolés ici et là. Dimanche matin, tout était rentré dans l’ordre pour accueillir le public dans les meilleures conditions. Plus d'exposants et un site restructuré Laurent Clarys, chef du service Élevage à la Chambre d’agriculture, a noté un nombre d’animaux conséquent et une belle réponse de la part des professionnels, acteurs de la manifestation. « Le parc matériel a été revu à la hausse, tout le monde a répondu présent. » La tendance est donc à l’extension, le dynamisme général se fait ressentir sur le site, en témoigne la présence de nombreux jeunes passionnés qui essaiment entre les différents pôles. Le parcours a été repensé pour une circulation fluide dans les allées. À l’entrée, la première allée regroupe les institutions, comme la MSA, la Chambre d’agriculture Alsace, le Service de remplacement, les organismes bancaires, et bien d’autres encore. Juste à côté ont été placés les stands orientés vers les productions animales, comme Argiclean Véto. Basée à Wingersheim-les-Quatre-Bans, la représentante de la marque explique ses attentes du jour : « Venir au Festival de l’élevage, c’est l’occasion de rencontrer les clients et d’échanger avec eux. » Les deux chefs d’entreprises exposent leur produit phare : un soin local 100 % naturel, appliqué en cas de boiterie. « Nous sommes spécialistes dans la dermatite digitée (maladie de Mortellaro) et les limaces et, de façon plus globale, dans les problèmes de pieds chez le bovin. On cherche à soigner de manière préventive en essayant de prendre la boiterie au plus tôt, avant que le cas ne soit trop avancé. On vient ici depuis 2015, on se rend également sur d’autres foires, comme Poussey. On essaie d’être là pour les éleveurs. Nous sommes particulièrement contents d’être ici pour défendre notre produit fabriqué en France », témoigne la dirigeante de la société. Chaud, chaud ! Le plan d’eau et son cadre frais et verdoyant n’ont pas permis de contrer la chaleur parfois écrasante lors de cette journée. Un attroupement massif s’est formé autour des différentes buvettes et stands de restauration tout au long de la journée. Au menu, faux filet ou gigot d’agneau, sans oublier les traditionnelles grillades, accompagnés de frites servies par les bénévoles judicieusement dispatchés aux différents points chauds. Les exposants ont également cherché à se rafraîchir entre midi et deux. Au stand de Lely, Frédéric Guerriero, technico-commercial spécialiste des robots d’alimentation, s’exprime en attendant son collègue parti chercher des vivres. « Le site a évolué au fil des années. On aime particulièrement venir ici. En Alsace, il y a toujours du monde ! C’est l’occasion de croiser beaucoup de clients en une seule journée. Pour l’année 2022, on continue sur la lancée des robots de traite et d’alimentation et les aspirateurs à lisier. On fait en sorte de ne pas rater ce rendez-vous des éleveurs alsaciens qui répondent toujours présents lors de cette journée. Pour eux, on se doit d’être là », conclut-il. Avant de contempler les animaux et le ring de présentation où défilent les vaches des différentes races, les tracteurs et autres machines agricoles attirent la foule. Sur le stand de Niess Agriculture groupe Ackermann, le chef des ventes, Olivier Meintzer, souligne : « On sent que l’emplacement du parc matériel a été réfléchi. L’organisation de la journée et la structuration du site sont un point positif à mettre en évidence. Aujourd’hui, on vit notre première manifestation publique depuis la restructuration du groupe. Niess Agriculture a été racheté par le groupe Ackermann en février 2020, c’est intéressant pour les clients de mettre des visages sur un remaniement comme celui que notre entreprise a vécu. En discutant avec les clients, nous leur présentons les nouveautés. La marque Weidemann qui commercialise des valets de ferme et des chargeuses a fait son entrée dans la gamme de produits depuis le début d’année. On s’est également engagé avec le groupe Kuhn pour réfléchir à une collaboration autour du travail du sol. Ça aussi, c’est une grande première », termine-t-il.

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