Pièges à chrysomèles
Attention à leur efficacité
Pièges à chrysomèles
Publié le 18/09/2018
Raphaël Maurath, du Landkreis Breisgau Hochschwartzwald, teste l’efficacité de différents piégeages de Diabrotica.
Diabrotica, c’est l’autre nom scientifique de la chrysomèle, qui fait partie de la même famille que le doryphore, et qui s’attaque aussi au miscanthus, indique Raphaël Maurath. « Il n’y a qu’une génération par an. Les larves résistent à des températures de - 15 à - 18 °C. L’émergence des adultes a lieu en juillet. Ils ont besoin de 100 jours pour se développer », rappelle-t-il. À ce jour, il n’y a pas de dégâts visuels observés sur les maïs, même si, autour du 9 août, jusqu’à plus de mille insectes par piège étaient capturés durant la semaine. Par la suite, les captures sont redescendues : « On en est à 6-8 par semaine ». Par contre, comme les larves rongent les racines, c’est donc au niveau de l’efficience de la fertilisation, que des effets peuvent être observés. Dans son travail de recherche, Raphaël Maurath vérifie que les piégeages sont bien représentatifs des populations à la parcelle : « Attention, certains types de pièges avec des disperseurs de phéromones mâle et femelle n’ont rien capturé », observe Raphaël Maurath. D’où des interrogations sur leur fiabilité. Il incite donc à la prudence sur les observations. Il teste aussi l’efficacité de différentes stratégies de lutte, notamment avec des nématodes (lire ci-dessous).












