Vigne

Publié le 06/07/2017

Ampelys a organisé jeudi 22 juin sa cinquième édition consacrée à la pulvérisation. L’idée est d’informer les clients sur les techniques à adopter. Des ateliers et des démonstrations ont permis de dynamiser les explications données.

Cette soirée s’est déroulée sur le domaine Koeberle-Bleger à Saint Hippolyte auprès des clients d’Ampelys du Centre Alsace. La société organise chaque année cette manifestation sur une zone géographique différente afin de toucher l’ensemble de sa clientèle. L’idée est de l’informer, mais également de l’intéresser à l’évolution des techniques de travail. « Nous considérons que nous ne sommes pas de simples technico-commerciaux. Nous sommes là pour expliquer à nos clients comment appliquer les produits, à quel moment et à quel endroit. Nous sommes une coopérative au service de nos adhérents. Ces soirées permettent d’apporter de l’intelligence mutuelle. Ce sont des moments privilégiés qui créent des liens et apportent des informations techniques servant à tout le monde au niveau professionnel », explique Emmanuel Kippelen, animateur des ventes chez Ampelys. Cette année, trois ateliers étaient proposés. Les clients agriculteurs, divisés en trois groupes, se sont retrouvés sur chaque atelier pendant une demi-heure. Le premier, consacré au poudrage, était animé par les entreprises Siegwald et Getade. La première a présenté une nouvelle technique de poudreuse de la marque Hervé. Ces poudreuses ont un groupe d’air avec un monobloc qui apporte une vraie robustesse, un système de turbine de diamètre 400 qui est simple, une enveloppe de lignes aérodynamique en polyéthylène, un distributeur d’air avec des sorties proportionnelles et une grille de protection aux normes européennes. La cuve est également en polyéthylène, le châssis coupé au laser et peint au four, la commande est manuelle par câble depuis le tracteur avec ouverture et fermeture individuelles pour chaque sortie. Ces poudreuses ont une précision de réglage, une simplicité d’utilisation pour toutes les poudres (soufre trituré ou fluido, argile, chaux, etc.) et un excellent rapport qualité-prix. La seconde propose, elle, des poudreuses avec un concept de système de diffusion de volet qui fait contre-pression. Cela permet de baisser les doses et de poudrer avec une juste dose au bon endroit. Différentes compétences Dans le second atelier, la société Syngenta a pris le temps d’expliquer l’importance du soufre dans tout ce travail qu’est la pulvérisation. Et, dans le troisième atelier, animé par la société De Sangosse à l’aide d’une remorque de démonstration, différents modèles de buses ont été mis en valeurs. La qualité de la pulvérisation et des adjuvants ont été différents selon les buses, tout comme la taille des gouttelettes sur les feuilles. « Nous sommes sur cette opération comme un chef d’orchestre. Nous montrons que notre métier est un rouage de différentes compétences, de répartition des rôles. Nous prenons le temps d’expliquer avec l’aide de nos partenaires et par le biais de démonstrations », précise Emmanuel Kippelen. Des propos complétés par Jean-Marc Muller, responsable technique chez Ampelys. « L’idée est de montrer qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais agriculteur, mais qu’il est nécessaire de bien connaître son matériel et de savoir l’utiliser au bon endroit, au bon moment. C’est un sujet porteur car les professionnels ont soif d’acquérir de nouvelles connaissances. » Après un repas champêtre convivial pris en commun, la soirée s’est poursuivie avec l’observation nocturne de la qualité de la pulvérisation par fluorescence.

Marathon du vignoble d’Alsace

De la convivialité à volonté

Publié le 05/07/2017

Plus de 4 200 coureurs étaient inscrits au départ du 13e marathon du vignoble d’Alsace. Les vignerons de la région de Molsheim-Marlenheim se sont mobilisés pour assurer le ravitaillement des sportifs, dans une ambiance festive et débridée.

Trois courses - quatre avec celle des enfants -, 12 stands gastro-viniques, 42 kilomètres de circuit, plus de 4 200 participants inscrits : organisé le week-end dernier, le marathon du vignoble d’Alsace a connu son succès habituel. Il y a ceux qui viennent pour le sport, mollets galbés par l’entraînement, poumons gonflés par l’effort, bien décidés à grappiller quelques minutes sur leur performance de l’année dernière. Et il y a ceux qui viennent pour le fun, perruque fluo sur la tête, en costume de bagnard, de légionnaire romain, ou simplement vêtus d’une couche-culotte… Pourtant, quelque chose réunit les participants : c’est la joie de courir dans un environnement unique, protégés de l’ardeur du soleil par les nombreux nuages qui défilent dans le ciel. Le circuit, qui traverse 17 villages de Molsheim à Marlenheim, offre une vue sans pareil sur la mosaïque des cultures de cette petite région traversée par la Mossig : les vignes y côtoient les parcelles de blé et de maïs, les vergers de cerisiers succèdent aux champs de tournesol. Rutscherle et gobelets en carton Les vignerons du secteur sont à pied d’œuvre. Ils assurent le ravitaillement des coureurs sur des stands répartis le long du parcours. À Dorlisheim, première des 12 étapes gastro-viniques, des rutscherle remplis de sylvaner accompagnés de brioche attendent les coureurs. « Plus ils sont déguisés, plus ils s’arrêtent », constate un jeune vigneron, amusé, en regardant défiler les marathoniens encore fringants. Suivent les stands kougelhopf-pinot blanc à Mutzig, choucroute-riesling à Molsheim, tarte flambée-pinot noir rosé à Ergersheim. Distants de quelques kilomètres, les stands des vignerons alternent avec des points de ravitaillement sportif : là, c’est l’eau qui coule à flots, comme à Avolsheim, où les bénévoles du village ont aligné les gobelets en carton qu’ils remplissent d’eau du réseau. À Scharrachbergheim, les coureurs du semi-marathon attendent 10 h pour prendre le départ. Une foule joyeusement colorée se presse derrière les barrières pour encourager les marathoniens, qui ont déjà 21 km dans les jambes. L’effort se lit sur leurs visages. Les coopérateurs de la cave du Roi Dagobert ont vu passer les premiers quelques minutes plus tôt. Ils ont prévu une cinquantaine de bouteilles de pinot gris. « On va les écouler sans problème », prédit Sébastien Kaspar, en servant un verre à un coureur - chirurgien. En sortant de Wangen, les sportifs attaquent une côte bordée de vignes. Le 30e kilomètre n’est plus très loin. Pas de quoi réjouir Muriel, qui souffre d’ampoules aux pieds. « Allez Muriel ! », l’encourage un groupe de Vosgiens assis sous un cerisier. Ils sont venus soutenir leur fille, Sandra, qui participe à son premier semi-marathon. « C’est pas elle, là-bas ? », interroge la mère. Non, Sandra est encore loin : le deuxième coureur du semi-marathon, reconnaissable à la couleur verte de son dossard, vient tout juste de passer. Arrivés à Wolxheim, au 39e kilomètre, les coureurs passent au régime sucré - muscat et pain d’épices - pour finir les 42 km avec un duo mignardises-crémant. La ligne d’arrivée franchie, il ne leur reste plus qu’à rejoindre le village marathon, où chaque finaliste reçoit… une bouteille de pinot blanc auxerrois. Quant aux vainqueurs de la course la plus longue, Yoann Altmeyer chez les hommes et Aurore Soliveres chez les femmes, ils sont priés de monter sur la balançoire : sur le siège d’en face, une caisse en bois que l’on remplit de bouteilles de vins d’Alsace jusqu’à ce que leur poids soit atteint.

ŒnoFrance, collage DiWine

Présentation des essais 2016

Publié le 04/07/2017

Les laboratoires Sofralab-ŒnoFrance proposent actuellement une série de réunions en France pour présenter les résultats d’essais 2016 sur les collages DiWine. L’occasion de sensibiliser à nouveau sur les résidus de métaux dans les vins.

En 2016, les laboratoires ŒnoFrance avaient exhumé cette problématique des résidus de métaux dans les vins. Rappelant que s’ils ne sont pas en concentration toxique, les quelques milligrammes ou dixièmes de mg de cuivre, fer, ou de zinc, peuvent cependant affecter considérablement les qualités organoleptiques des vins, diminuer les arômes, par des mécanismes d’oxydo-réduction relativement bien élucidés. Tel était le thème des conférences de Christophe Morge, responsable R&D chez ŒnoFrance, et de Maria Nikolantonaki, maître de conférences en œnologie à l’Université de Bourgogne. Pour le cuivre résiduel, l’état des lieux sur 1 400 échantillons des vendanges 2016 montre sans surprise des teneurs oscillant entre 0,3 et 3 mg/l. En particulier, sur les moûts à crémant en Alsace, puisqu’ils n’ont pas été lessivés par les pluies de vendanges. En suisse, sur 130 échantillons, 95 dépassent 6,5 mg/l ou plus, en raison d’une pratique consistant à appliquer du sulfate de cuivre très tardivement… La peur de la drosophile et de ses effets serait en cause. Des doses qui, même après la précipitation et l’élimination naturelle de la majeure partie du cuivre - jusqu’à 89 % -, laissent une fraction résiduelle importante, capable d’entraver la fermentation malolactique. Quant au fer, il n’a pas pour source les traitements, mais il provient par exemple de la rouille des fils de palissage secoués lors de vendanges mécaniques. Attention aux vendanges entières qui reviennent d’ailleurs au goût du jour : les rafles peuvent être particulièrement pourvoyeuses de cuivre résiduel. Les collages au DiWine éliminent donc ces métaux résiduels. Ils donnent l’occasion de voir l’impact œnologique des métaux résiduels. Les essais montrent que le cuivre peut être à l’origine de l’allongement de la latence des fermentations et des fins de fermentation. Le cuivre altère la santé des levures. Il réduit également significativement les arômes thiolés typiques de certains cépages comme le sauvignon blanc, ou le vermentino blanc. Et par effet conjugué, en diminuant les produits d’oxydation que sont les aldéhydes (éthanal), le DiWIne permet d’envisager de réduire les doses de sulfites. Enfin, les métaux résiduels seraient en cause dans les phénomènes de vieillissements prématurés en bouteille. Pour confirmer leurs résultats, les laboratoires ŒnoFrance ont confié à la société Twistaroma de Colmar, le soin de doser la teneur en arômes de certains vins, avec la fameuse méthode du barreau magnétique qui adsorbe certaines molécules. Effectivement, les collages au DiWine modifient certaines teneurs de certains arômes terpéniques.

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