Vigne

Comité des reines des vins d’Alsace

Un dîner de gala pour « L’Âme des Reines »

Publié le 24/07/2017

À l’occasion de la 70e édition de la foire aux vins d’Alsace de Colmar, le comité des reines des vins d’Alsace organise vendredi 28 juillet à 18 h au cabaret colmarien un dîner de gala en l’honneur de ces jeunes femmes qui ont accompagné de leur présence la viticulture alsacienne depuis 1954.

Depuis sa création le 27 mai 2011, le comité des reines des vins d’Alsace regroupe 180 souveraines et dauphines issues de plusieurs générations. Pour marquer l’événement, il a élaboré avec la participation du lycée de Rouffach « Les sillons de Haute Alsace » une cuvée spéciale : « L’Âme des Reines ». Cette cuvée sera dévoilée et dégustée lors de cette soirée de gala. Dès le samedi 29 juillet, elle sera disponible à la vente sur le stand du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (hall 4) en présence des reines des vins d’Alsace. Une partie des bénéfices sera reversée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du Centre Alsace » et « Vivre comme avant », association de soutien aux femmes atteintes du cancer du sein. « La soirée sera ouverte au public et ponctuée de plusieurs temps forts : l’annonce de l’identité de la reine des vins d’Alsace 2017 et de ses deux dauphines, la présentation de la vidéo des reines des vins d’Alsace et de la cuvée « L’Âme des Reines ». Un menu (39 €/pers, boissons comprises) concocté pour l’occasion sera servi tout au long de la soirée, qui se poursuivra par le spectacle « Revue 2017 du cabaret colmarien », avant d’entamer la partie dansante animée par l’orchestre Top Connexion. Pour prendre part à cette soirée et vivre un moment unique en présence de la grande famille des vins d’Alsace, il faut dès à présent contacter le comité des reines des vins d’Alsace au 06 22 48 41 49 ou par e-mail : comite.rva@gmail.com », précise Claudia Renel, du comité des reines des vins d’Alsace. Un événement spécial Pour ce 70e anniversaire, le comité des reines des vins d’Alsace a donc souhaité marquer le coup en organisant cet événement spécial. Une soirée « 100 % reines des vins » mettant en lumière trois jeunes femmes qui auront su s’attirer les faveurs du jury après avoir convaincu les internautes de la légitimité de leur candidature. En effet, pour la deuxième année consécutive, les candidates sont d’abord passées par la case Facebook pour obtenir le plus de « J’aime » auprès de leurs fans. 18 jeunes femmes ont souhaité participer à l’élection cette année, et seules 12 ont été retenues. « On demande avant tout que les candidates aient un lien avec le vignoble alsacien et qu’elles aient une vraie passion pour celui-ci et les vins qui y sont produits. Et globalement, on n’est pas déçu. Nous avons des jeunes femmes de qualité qui témoignent de vraies connaissances en vin », explique Isabelle Munsch, du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. La « finale » s’est ensuite tenue le 10 juillet à la Maison des vins d’Alsace. Elles ont dû déguster et commenter un vin avec un langage professionnel approprié. Des qualités attendues qui pourront être évaluées par le public sur le stand du Civa pendant la foire aux vins. Les reines des vins et leurs dauphines se succéderont pendant toute la durée de la manifestation pour faire découvrir et déguster cette cuvée « L’Âme des Reines ».

Publié le 24/07/2017

Planter des semences de plantes autochtones dans l’interrang : l’idée a séduit les viticulteurs de Westhalten, voyant la diversité botanique des pelouses calcicoles du Bollenberg. Ils se sont engagés dans une démarche scientifique avec l’Inra et le semencier Nungesser.

A priori, tout vigneron rêverait de transformer ses vignes en un immense parc à fleurs mellifères, mais en conservant bien sûr leur fonction première qui est de produire du raisin à bon vin d’Alsace. De l’idée à sa réalisation, il y a un long chemin que les vignerons de Westhalten, avec Alsace Nature et le GIEE Repère ont entrepris, sur la même base de méthode Repère que celle employée au sein du groupe de vignerons sur le sujet de la piloselle sur le rang de vigne. Une méthode où les savoirs et les connaissances sont mutualisés entre les praticiens que sont les vignerons et les scientifiques de l’Institut national de recherche agronomique. Fort de leur succès avec la piloselle, ils se sont attelés à cette idée que la diversité botanique du site classé Natura 2000 du Bollenberg, tout proche, pourrait recoloniser leurs vignes. Du moins certaines plantes dont les graines pourraient être semées dans les vignes à la manière d’autres semis de couverts. Ils se développent actuellement dans le vignoble alsacien pour relancer la dynamique des sols. Il a donc fallu dans un premier temps co-concevoir le projet et réunir les compétences idoines : un semencier soucieux de développer des semences locales, des scientifiques agronomes, les vignerons motivés, mais également les botanistes et responsables du Conservatoire des sites alsaciens. « L’idée est d’enherber sans pollution génétique, mais en respectant certaines exigences viticoles de productivité de la vigne », explique le semencier Bernard Heitz, des semences Nungesser à Erstein, partenaire du projet. Lever des obstacles Mais au préalable, il a fallu lever certains obstacles. Convaincre le Conservatoire des sites alsaciens que ce projet n’allait pas exercer de prédation botanique à l’égard d’un site réputé écologiquement sensible. Ce fut chose faite après 18 mois de réflexion. Et c’est finalement Gaëlle Grandet, botaniste du Conservatoire des sites alsaciens, qui est allée prélever des graines sur la lande, « à partir desquelles on fait de la multiplication sur six ans », explique Bernard Heitz, qui a vu tout l’intérêt de prélever « des semences d’essences locales, d’espèces non améliorées, non sélectionnées ». Les graines sont alors triées, multipliées en serre, puis les jeunes plants sont repiqués : « 70 000 plants cet automne ont poussé, entre 50 000 à 60 000 seront replantés », ajoute le semencier qui, pour ce faire, s’est associé à des agriculteurs de la région disposant de serres. « Dans les plantations de fétuques, centaurées, lotier corniculé, œillet des Chartreux, anthyllide vulnéraire, on revoit des abeilles charpentières et des espèces de sauterelles qu’on ne voyait plus », note avec optimisme le semencier. Restait à lever les obstacles réglementaires en matière de production de semences, extrêmement cadrée et normée. « On ouvre une voie réglementaire », explique Bernard Heitz, dont l’entreprise est la seule à avoir obtenu une dérogation par décret ministériel pour produire certaines semences locales de koelerie et de brome. Le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences) regarderait de près cette expérimentation d’un nouveau type. Des questions se posent Parallèlement à ce projet de multiplication de semences, l’Inra accompagne les viticulteurs, et réciproquement, pour mettre en place les plans expérimentaux dans les vignes : « Les questions arrivent au fur et à mesure, explique Jean Masson de l’Inra. Quelle espèce choisir ? Comment les produire ? Les mettre en place ? Puis viendront d’autres questions, par exemple sur la stabilité des couverts. Et on a un projet de recherche à l’Inra de Dijon qui va se greffer, sur la phytosociologie des plantes. Comment l’équilibre de ces plantes va-il se stabiliser en fonction des pratiques ? » Quant aux viticulteurs, ils souhaitent que ces espèces locales réintroduites ne soient pas concurrentes de la vigne, notamment en période de stress hydrique. Pour l’heure, le projet est soutenu par le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), l’Association des viticulteurs d’Alsace (Ava), l’Agence de l’eau, l’Inra, la Région, le Syndicat viticole de Westhalten et le CFPPA. Les fonds consacrés restent encore marginaux par rapport aux coûts de multiplication des graines, soulève Bernard Heitz. Mais « avec la caution de l’Inra, c’est différent que si on le faisait chez soi tout seul ». Et Jean Masson espère décrocher une bourse de thèse spécifique aux incubations dans les entreprises pour répondre aux questions scientifiques posées par le projet du GIEE de Westhalten.

L’Arev en congrès à Strasbourg

Faire entendre la voix des territoires viticoles

Publié le 24/07/2017

L’Assemblée des régions européennes viticoles a tenu ses assises annuelles à Strasbourg, du 10 au 12 juillet. Elle s’est dotée d’un nouveau président, Emiliano García-Page Sánchez, venu de la région espagnole de Castilla-La Mancha.

À l’invitation de Phillipe Richert, président de la Région Grand Est, l’Arev s’est réunie en congrès à la Maison de la Région de Strasbourg. Cette organisation politico-professionnelle est le porte-parole des vignobles européens au niveau international. 65 régions de 18 pays européens en sont membres actuellement. Renouvellement des instances, transfert du siège à Bruxelles et réforme de la Pac, avec le vote d’une motion, ont été les principaux temps forts de ces deux journées de congrès. Les régions européennes viticoles ont rappelé le rôle essentiel qu’elles jouent pour l’avenir du secteur et des collectivités territoriales. Souhaitant être plus proches et davantage entendus des institutions européennes, les délégués de l’Arev ont pris plusieurs décisions importantes. Ils ont élu à l’unanimité un nouveau président, Emiliano García-Page Sánchez, président de la Région espagnole de Castilla-La Mancha. Ce dernier a affiché son ambition de faire entendre la voix des territoires viticoles et réaffirmé l’exigence d’être associé à toutes les réflexions et décisions concernant le secteur qui sont prises à Bruxelles, comme l’ont fait ses prédécesseurs, notamment dans le combat contre la dérégulation des plantations. Pour une meilleure efficacité, le siège administratif de l’association sera prochainement transféré à Bruxelles. Le nouveau secrétaire général, Pascal Bobillier-Monnot, sera en charge de la gestion et de la représentation de l’association auprès des institutions de Bruxelles. La veille, les délégués professionnels du secteur vitivinicole avaient reconduit à l’unanimité le Luxembourgeois Aly Leonardy dans ses fonctions de président du Conseil européen des professionnels du vin (CEPV) et de premier vice-président de l’Arev. À l’issue d’échanges avec des représentants du Parlement européen, de la Commission et de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), les délégués de l’Arev a adopté à l’unanimité une motion sur la réforme de la Pac. Elle insiste sur l’importance socio-économique du secteur et la place unique qu’occupe la viticulture dans le monde agricole grâce à une réglementation européenne spécifique (régulation, politique de qualité, soutiens orientés vers les investissements) que les Régions souhaitent voir maintenue. L’Arev a aussi plaidé en faveur du maintien du budget de la Pac et des programmes nationaux d’aide. Les représentants des territoires ont appelé la Commission européenne et les ministres de l’Agriculture à améliorer dès maintenant la prochaine réforme de la Pac dont l’application pourrait être retardée, les outils de gestion des risques, notamment l’assurance récolte comme le propose le Parlement européen, et de mettre en place l’Observatoire de la viticulture européenne que l’Arev réclame depuis deux décennies.

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