Vigne

Publié le 20/10/2017

Nouveau logo, nouvelle plaquette, nouvelles actions de communication : le groupe des producteurs-négociants en vins d’Alsace, rebaptisé Les Grandes Maisons d’Alsace, donne rendez-vous aux restaurateurs et aux amateurs de vins d’Alsace à travers des dîners gastronomiques tournants en Alsace, dans des restaurants réputés pour leur carte des vins. Le 2 novembre, c’est au Restaurant de la Gare à Guewenheim qu’aura lieu l’événement.

C’est heureux pour le vignoble, un groupe de 32 producteurs-négociants en vins d’Alsace s’est fédéré autour d’un même projet de communication ambitieux et « porteur d’image valorisante » : des dîners gastronomiques d’exception en présence des producteurs-négociants et du sommelier Pascal Leonetti. « Il fallait rebooster la maison, déjà se faire connaître en Alsace », introduit Pierre Heydt-Trimbach, président des Grandes Maisons d’Alsace, c’est la nouvelle dénomination des producteurs-négociants en vins d’Alsace. Il s’inscrit dans un mouvement général de constitution de groupes professionnels dans le vignoble alsacien (ACT, DiVINes, Jeunes vignerons du Synvira) qui unissent leurs forces pour porter haut les couleurs du vin d’Alsace. Avec une certitude : « Globalement la qualité des grands vins d’Alsace est actuellement sous-valorisée », constate Pierre Heydt-Trimbach. Le groupe a confié au sommelier Pascal Leonetti le soin de « redonner aux vins d’Alsace des lettres de noblesse » à la hauteur des accords gastronomiques qui seront proposés dans ces « dîners d’exception avec Les Grandes Maisons d’Alsace ». Une formule gastronomique à prix attractif La formule de chaque soirée a de quoi séduire : un grand restaurant choisi pour les efforts qu’il consacre à sa carte des vins, un repas gastronomique, et à chaque fois quatre Grandes Maisons d’Alsace représentées pour commenter leurs vins et les commentaires didactiques du sommelier pour les accords. Le tout pour 50 euros. À ce tarif-là, cet événement gastronomique va jouer à guichets fermés… « Nous visons aussi les jeunes générations, et c’est un plaisir de rendre accessibles certaines cuvées à ces occasions », ajoute Laure Adam, membre du groupe. Un premier dîner de lancement s'est déroulé à la Taverne Alsacienne du chef Jean-Philippe Guggenbuhl, à Ingersheim. Les producteurs-négociants ne cachent pas non plus leur ambition de « faire du lobbying auprès des restaurateurs », locaux dans un premier temps, car « combien de fois je vais dans des restaurants où les sommeliers nous proposent autre chose que du vin d’Alsace », déplore Pierre Heydt-Trimbach. « Même les Alsaciens de Strasbourg et de Mulhouse ne connaissent pas les vins d’Alsace », confirme Pascal Leonetti pour qui, Strasbourg notamment « devrait être une évidence pour le vignoble ». Et globalement, « les Alsaciens n’ont pas conscience des trésors qu’il y a dans leur région. Collectivement, il y a quelque chose à faire régionalement », observe Jacques Cattin Jr. S’inscrire dans la durée Puis la formule de ces dîners d’exception avec Les Grandes Maisons d’Alsace devrait s’exporter dans d’autres villes, Paris, New-York… : « On souhaite prendre le temps avant de monter en puissance, mais notre action s’inscrit dans la durée, il s’agit de faire parler de nous, de créer de l’émulation », explique la secrétaire générale du groupe des Grandes Maisons d’Alsace, Marie-Paule Sturm-Gilardoni. Qui ne fait pas mystère de formuler le vœu que d’autres groupes professionnels constitués du vignoble fassent de même. Quant au groupe des Grandes Maisons d’Alsace, il dispose d’un nouveau logo, d’une nouvelle plaquette, il projette également d’autres manifestations d’envergure. « Il y a un sentiment d’appartenance à une famille professionnelle. Cette initiative du groupe communication marque la volonté forte de promouvoir les vins d’Alsace dans une démarche humble et généreuse », explique Jacques Cattin Jr.

Les feux en Californie

Californian tragedy

Publié le 19/10/2017

Avec les feux géants, la Californie et en particulier son vignoble, le quatrième plus grand du monde, vit l’une de ses plus grandes tragédies. Un point sur la situation et le témoignage de Sébastian Erggelet, du Kayserstuhl, travaillant actuellement dans une winerie de Napa Valley .

Nous avons contacté Sébastian Erggelet pour nous livrer son témoignage de la situation de la Californie actuellement en proie aux flammes d’un gigantesque incendie qui affecte plus particulièrement la zone viticole du nord de San Francisco. Il travaille actuellement dans une winerie de Napa.   « Le feu a commencé dimanche 9 octobre. Il y avait des vents violents. Nous n’avions reçu aucune pluie depuis cinq mois », témoigne Sébastian. Lundi et mardi, la situation a d’autant plus empiré que « nous étions sans électricité et donc sans aucune communication, ni par téléphone, ni par internet ». Coupée du monde, la population a été durant deux jours plongée dans l’inquiétude voyant de surcroît les feux sur les collines cerner la ville de Napa. « Nous avons vécu une situation chaotique. » Mercredi 11 octobre, « l’électricité a été rétablie, et on a retrouvé les communications. On a commencé à voir des canadairs, des hélicoptères. Et les feux ont commencé à être maîtrisés. L’air était devenu irrespirable », ajoute Sébastian. En date du 16 octobre, la Nasa a fait le point sur une situation encore critique sur le front des incendies avec toujours des problèmes majeurs de feux de forêt autour des régions de Napa et de Sonoma Valley. Sans compter les feux plus au Nord autour du Mont Sainte Hélène et d’Oakmont, qui ont fait 22 morts, et détruits 3 947 habitations. Des pluies étaient enfin annoncées pour cette fin de semaine, levant l’état d’urgence. Mais avec plus de 50 morts, une centaine de portés disparus, 100 000 ha brûlés et 5 700 structures d’habitations détruites, la Californie fait face à l’une de ses plus grandes tragédies de son histoire. À Santa Rosa, dans le comté de Sonoma, 40 000 des 175 000 habitants ont été évacuées. La ville totalise 2 834 habitations, commerces et autres bâtiments détruits. « Les vignobles ont joué le rôle de pare-feu », explique Sébastian Erggelet. L’impact global sur la production aura une portée psychologique. Sur les quelque 1 200 établissements vinicoles des comtés de Mendocino, Napa et Sonoma, qui représentent environ 12 % de la production globale de raisins de Californie (85 % de la production de vin des États-Unis), 90 % des raisins dans la vallée de Napa et dans le comté de Sonoma, et 75 % dans le comté de Mendocino, ont été vendangés avant le début des feux, indique Karissa Kruse, présidente de la Sonoma Grape Growers. Parmi la trentaine de wineries détruites, on compte cependant quelques noms emblématiques comme Signarello, William Hill estate, Château Saint Jean…

Publié le 18/10/2017

Froids et inhospitaliers, les Alsaciens ? Les préjugés ont la vie dure… Afin d’accueillir comme il se doit les cadres fraîchement débarqués dans la capitale européenne, l’association Bienvenue à Strasbourg s’est associée au restaurant Terroir & Co et à la coopérative agricole Hop’la pour leur faire découvrir les cépages et mets du terroir alsacien.

« En cette période de vendanges, nous avons voulu mettre l’accent sur cet aspect de la vie en Alsace », explique la présidente de Bienvenue à Strasbourg, Catherine Seegmuller. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands… Dans le cadre convivial de l’hôtel Sofitel, cette soirée de dégustation a associé sept vignerons, le mardi 26 septembre : Jean-Daniel Hering à Barr, Jean-Jacques Muller et Guillaume Mochel à Traenheim, Clément Fend à Marlenheim, Maxime Schaeffer Woerly à Dambach-la-Ville, Charles Brand à Ergersheim et Thierry Mann, du domaine Wunsch-Mann à Wettolsheim. Du muscat au pinot noir, chaque vigneron présentait l’un des sept cépages alsaciens, accompagné de mets issus du terroir alsacien. Leur énoncé suffit à mettre l’eau à la bouche : petits pots d’escargots aux pleurotes, salade de pommes de terre au muscat d’Alsace accompagnée d’un filet de truite fumée et d’une espuma de munster, terrine de foie gras de canard en mi-cuisson et sa gelée de gewurztraminer, ragoût de légumes braisés au safran d’Alsace, millefeuille de fromage aux noix et aux pommes, etc. Sans oublier le vin nouveau, que rehaussait une belle palette de pains spéciaux préparés par Bruno Dinel, des boulangeries Au pain de mon grand-père. Sur la terrasse du restaurant Terroir & Co, pour accompagner le pinot noir, Patrick Messer, président de la coopérative de producteurs Hop’la, avait installé un four à tartes flambées au milieu des plants de vigne, une animation très appréciée… Le meilleur de l’Alsace « Le Sofitel Strasbourg Grande Île est un hôtel où l’on vous fait voyager au cœur du patrimoine gastronomique alsacien », explique son directeur, Jean-Philippe Kern. Son restaurant Terroir & Co est ancré dans la ville et le cœur des Alsaciens. « Dans le cadre de la fête de la gastronomie, notre chef, Sébastien Schmitt, avait concocté un dîner des grands crus. » Les 51 grands crus d’Alsace figurent sur la carte des vins, ce qui est assez rare pour être signalé. « Tout au long de l’année, les producteurs de Hop’la, à Oberhausbergen, vous proposent le meilleur de notre terroir, indique Patrick Messer. Depuis l’ouverture du magasin, implanté à Oberhausbergen, nous sommes passés de 14 à 35 membres et nous avons contribué à la création d’une cinquantaine d’emplois. Notre éthique est simple : 100 % local, 100 % fermier, 100 % qualité et 100 % confiance. » Les vignobles collés à flanc de coteaux, les odeurs du vin en fermentation qui sortent des soupiraux sont autant d’invitations à visiter notre région en automne, affirme Jean Daniel Hering. « Je vous invite à vous promener sur la route des vins pour découvrir ces terroirs que nous cultivons, déguster ces vins que nous produisons. Certains de nos cépages peuvent être cultivés ailleurs dans le monde, mais la saveur du gewurztraminer alsacien est unique. »

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