Vigne

Publié le 22/06/2018

Année après année, le Marathon du vignoble gagne en réputation européenne pour le meilleur de l’adéquation sport - bien-être - santé - et gastronomie autour du vin d’Alsace.

À leur arrivée et bien qu’exténués, tous les coureurs de la 14e édition du Marathon du vignoble d’Alsace (MVA) trouvaient l’énergie pour souligner l’extraordinaire organisation et le cadre exceptionnel de ce marathon qui, année après année, gagne en réputation internationale. Et ceci grâce notamment à l’ambiance festive portée par les vignerons des 17 villages viticoles traversés et leurs vins d’Alsace. Avec 4 280 inscriptions sur les trois disciplines, le 10 km, le semi-marathon et le 42,195 km de course à pied, et plus de 1 100 bénévoles, les chiffres du MVA ont de quoi donner le tournis ! Il s’internationalise : on vient du Danemark, de Belgique, d’Allemagne, et même du Québec pour user ses baskets sur l’asphalte du vignoble entre Molsheim et Marlenheim. Mais également pour se distraire avec des déguisements plus rigolos les uns que les autres. On y croise des pompiers, t-rex, ours, licorne, et bien sûr d’incontournables grappes de raisins. Il faut dire que le vignoble de Strasbourg à Molsheim et à Marlenheim y met du sien pour faire de cet événement sportif un moment inoubliable. Douze relais gastroviniques attendaient cette année les marathoniens : « bretzels et sylvaner » à Dorlisheim, « kougelhof et pinot blanc » à Mutzig, « choucroute et riesling » à Molsheim, « tarte flambée et rosé » à Ergersheim, « saucisses grillées et pinot blanc » à Dahlenheim, « brioche et pinot gris » à Scharrachbergheim, « harengs et riesling » à Marlenheim, « knack et riesling » à Wangen, « munster et gewurztraminer » à Traenheim, « pâté en croûte et pinot gris » à Dangolsheim (37 km), « pain d’épices et muscat » à Wolxheim au 39e km. Et en cas d’hypoglycémie, « mignardises et crémant » à Molsheim au dernier km… Qu’on se rassure, il y avait aussi le menu des marathoniens venus peut-être pour le fun, mais surtout pour la performance sportive : ravitaillement de tranches d’orange et de bouteilles d’eau. Bref il y en avait pour tout le monde. Et même pour les plus jeunes le samedi 16 juin avec les courses chronométrées pour minimes, benjamins, poussins, pitchouns et microbes. En tout cas, le vin d’Alsace a encore démontré à l’occasion de cette 14e édition du MVA qu’il est du côté du sport, du bien-être et de la bonne humeur.

Publié le 22/06/2018

Le grand cru Engelberg est l’une des destinations des visites de terrain organisées dans le cadre du salon Millésimes Alsace. Une plongée didactique et sensorielle au cœur de ce grand cru, caractérisé par un sous-sol extrêmement calcaire, qui confère à ses vins « une colonne vertébrale structurée sur une acidité franche ».

Une petite trentaine de personnes, journalistes, cavistes, sommeliers, pour la plupart hollandais, belges ou asiatiques, ont participé à cette visite intitulée « duo nordique », puisqu’elle avait pour objet de faire découvrir deux grands crus parmi les plus septentrionaux d’Alsace, l’Engelberg et l’Altenberg de Wolxheim, tous deux caractérisés par des sols marno-calcaires. Pour ce faire, le groupe était accompagné par sept vignerons officiant dans ces grands crus : Alexandre Arbogast, Pascal Barth, Maurice Heckmann et le domaine Pfister de Dahlenheim, le domaine Bechtold de Kirchheim, la cave du Roi Dagobert de Traenheim, et le domaine Loew de Westhoffen. Première partie : une petite promenade dans les vignes. L’occasion pour Mélanie Pfister, responsable de la gestion locale de l’Engelberg, d’en désigner les limites : « De ce côté du chemin, vous êtes dans l’Engelberg ; de l’autre côté, vous n’y êtes plus ». Une délimitation qui permet de n’inclure dans le grand cru que les parcelles les plus pentues et les mieux exposées. Ne restent que 15 hectares, plantés essentiellement en riesling (55 %), gewurztraminer (35 %) et pinot gris (10 %). La nature calcaire de ce terroir étant propice à l’élaboration de vins caractérisés par une acidité fine et élégante ainsi qu’un caractère minéral marqué, la gestion locale du grand cru a enjoint les viticulteurs à élaborer des vins secs : « C’est ce que ce terroir permet de faire de mieux », souligne Mélanie Pfister. Une étape conduit les participants dans une ancienne carrière, exploitée jusque dans les années 1950. Rien de tel que cette coupe franche de 20 mètres dans la colline pour observer la succession de couche géologique. « Nous sommes sur du calcaire oolithique très fissuré, sous une épaisseur de sol très mince. » Seconde partie : la petite et la grande histoire du vignoble de la Couronne d’or et de la colline de Scharrachberg, qui abrite l’Engelberg, narrée par Francis Brière et son épouse Denise. Le terroir a de tout temps été exploité par l’homme pour y produire du vin : les Mérovingiens d’abord, puis les Romains, puis des moines bénédictins, puis l’Évêché de Strasbourg. Est-ce la qualité de ses vins qui explique sa toponymie, « Engelberg » pouvant se traduire par le « mont de l’ange » ? C’est une hypothèse séduisante ! La géologie des lieux n’est sans doute pas étrangère à leur vocation viticole : « On trouve pas moins de 14 étages géologiques différents sur les 100 ha entourant la colline, allant de l’ère secondaire à l’ère quaternaire ». Dont du calcaire oolithique, du Muschelkalk (vestige d’animaux marins), ou encore de gros galets, « charriés par un ancien fleuve ». Autre particularité des lieux, le positionnement stratégique de la colline de Scharrachberg, qui explique son occupation par divers belligérants successifs au cours de l’histoire. Les Allemands ont notamment fortifié entièrement la colline durant la Première Guerre mondiale, détruisant une bonne partie du vignoble et de la forêt au passage. Avant et après les deux guerres mondiales, la colline était plutôt réputée pour la beauté du point de vue qu’elle offre. Dans les années 1950, la colline est devenue un haut lieu de rencontre festive pour les Strasbourgeois qui y venaient danser. D’où son surnom de la fourmilière. Proche de la capitale européenne, la colline a failli accueillir les institutions européennes ou encore un complexe touristique… Heureusement pour la viticulture alsacienne, ces projets ont avorté, et le grand cru Engelberg continue de produire des vins dont « la colonne vertébrale est structurée sur une acidité franche », décrit Mélanie Pfister. Ce que les professionnels ont pu constater en dégustant une trentaine de vins. Dix dans une horizontale de riesling, pinot gris et gewurztraminer de 2015. Et le reste dans deux verticales de riesling et de gewurztraminer allant de 1991 à 2016.

Publié le 22/06/2018

Autre destination plus au sud, une vingtaine de participants est partie à la découverte du grand cru Schlossberg situé sur les hauteurs de Kaysersberg-Vignoble, dans le cadre des visites organisées pour Millésimes Alsace. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur un terroir où le riesling règne en maître.

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