Vigne

Comité des reines des vins d’Alsace

Toujours aussi dynamique

Publié le 16/08/2018

La dernière journée de la foire aux vins d’Alsace de Colmar a été chargée pour le comité des reines des vins d’Alsace. L’assemblée générale de l’association, la visite des stands et, en soirée, l’Instant divin, ont rythmé ce dimanche 5 août. Une nouvelle rencontre royale réussie.

L’assemblée générale présidée par Claudia Renel a permis de rendre hommage au trio royal 2017-2018 et de saluer celui qui arrive pour 2018-2019. « Cette seconde soirée de gala organisée le jour même de l’ouverture de la foire aux vins a été une réussite. Le repas, le spectacle et cette intronisation ont été salués par un public enthousiaste et nombreux. La présence du maire de Colmar, Gilbert Meyer, et des représentants de la profession viticole montrent que nous sommes désormais appréciées comme il se doit. C’est le fruit de nos actions tout au long de l’année », se félicite Claudia Renel. Des actions nombreuses tout au long de l’année écoulée, comme l’a démontré le rapport d’activité. De la septième rencontre royale le 6 août 2017 à cette seconde soirée de gala, les événements ont été nombreux : visites chez de nombreuses confréries (celle de la Corne d’Ottrott, Saint-Étienne à Kientzheim, Frankstein, Kaefferkopf) ; vendanges au lycée agricole de Rouffach ; séance de bouchage et de débouchage avec dégustation de vieux millésimés au château de Kientzheim ; 29e salon des vins de Rouffach ; déjeuner gastronomique en l’honneur de Justine Schmitt à l’Hostellerie des châteaux et spa d’Ottrott ; 90e foire aux vins d’Ammerschwihr ; visite du domaine Cattin à Vœgtlinshoffen ou encore la soirée tapas au domaine Fritz-Schmitt à Ottrott. « Nous progressons » Des actions complétées par la promotion de la première cuvée royale, « L’Âme des reines », dont une partie des bénéfices a été reversée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du centre Alsace » de Sélestat, et « Vivre comme avant », une association de soutien aux femmes qui ont été touchées par le cancer du sein. Une action de solidarité très appréciée. « Nous allons enchaîner en élaborant une deuxième cuvée. Nous serons à nouveau présentes au 30e salon des vins de Rouffach en novembre 2018. Nous comptons également reprogrammer une séance de bouchage et débouchage de bouteilles à la confrérie Saint-Étienne en janvier 2019. En mars, nous organiserons un repas en l’honneur de la reine, Margaux Jung. Et, évidemment, nous nous mobiliserons, comme chaque année pour le grand rassemblement des confréries viniques à Strasbourg en juin 2019 », complète Claudia Renel. La troisième soirée de gala aura lieu le premier jour de la 72e foire aux vins d’Alsace de Colmar le 26 juillet 2019. « Dans tous les cas, nous sommes et nous serons mobilisées et visibles. Nous avons le soutien du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, de l’ensemble de la profession viticole et d’autres partenaires nous rejoignent. » Claudia Renel en veut pour preuve que, cette année, la nouvelle reine s’est vue mettre à disposition, pendant un mois, une voiture « par un de nos nouveaux sponsors. Nous progressons, nous avançons. Nous sommes une association dynamique pour la promotion de la foire, des vins d’Alsace et du vignoble. » La journée s’est ensuite poursuivie avec la visite des stands puis, en soirée, par l’animation d’un « Instant divin » avec Jean-Paul Goulby.

Union des œnologues de France

53 médailles alsaciennes aux Vinalies 2018

Publié le 16/08/2018

La remise des diplômes des Vinalies 2018 a eu lieu mardi 31 juillet à la foire aux vins d’Alsace sur le stand des vins d’Alsace. Parmi les récompensés, le domaine Becker à Zellenberg et la maison Wolfberger à Colmar ont reçu la palme région Alsace pour respectivement leur riesling Mandelberg 2016 et leur vin liquoreux AOP Alsace gewurztraminer SGN Blanc 2015.

53 médailles alsaciennes figurent dans le palmarès des Vinalies 2018, qui comprend un total de près de 900 vins, et quatre eaux-de-vie qui ont été distingués d’un grand prix d’excellence, d’un prix d’excellence ou d’un prix des Vinalies. Organisé depuis plus de trente ans par l’Union des œnologues de France, ce concours national s’est déroulé cette année les 7 et 8 avril à Bordeaux. Il vise à « mettre les différentes régions viticoles françaises à l’honneur et à saluer le travail des producteurs », explique Émilie Lejour, responsable des Vinalies pour l’Alsace. Le jury des Vinalies est composé d’œnologues français. Les vins sont dégustés à l’aveugle et évalués en termes de qualité et de typicité. Les cuvées récompensées en Alsace sont très majoritairement issues de coopératives ou de grandes maisons de négoce, comme la cave Jean Geiler à Ingersheim, Wolfberger, Bestheim, caves de Beblenheim et Hunawihr, Arthur Metz, le domaine viticole de la ville de Colmar, les maisons Pierre Sparr, Cattin, Hauller, Willm, Klipfel et Jean Becker. À noter que les Rieslings (18 médailles), les gewurztraminers (10) et les crémants (9) ont été les plus honorés. Avec une belle représentation des grands crus et des crémants rosés.

Déphy Tour. Flux de cuivre dans l’environnement

Le cuivre s’accumule dans les premiers centimètres du sol

Publié le 03/08/2018

L’immense majorité du cuivre s’accumule dans les quelques centimètres superficiels des terres sur lesquelles il est épandu. Sauf érosion ou rétention des eaux pluviales d’érosion, le cuivre n’est donc pas diffusé ailleurs dans l’environnement.

Lors du Déphy Tour, qui s’est tenu le 19 juillet sur l’exploitation viticole du lycée de Rouffach (lire aussi en page 25 du n° 30), Sylvain Payraudeau, enseignant chercheur à l’Engees, a présenté les résultats d’une étude supposant un important dispositif installé sur des parcelles du lycée viticole : le projet Plateforme alsacienne du cuivre d’origine viticole (Pacov), dont l’objet est d’étudier le comportement du cuivre d’origine viticole dans les sols et les eaux. « Quel est le poids de l’utilisation du cuivre depuis des décennies ? », interroge Sylvain Payraudeau. Plusieurs fosses ont été creusées à 2 m de profondeur dans les parcelles. Et dans la forêt, de manière à « quantifier la signature de base naturelle en cuivre car toute géologie produit plus ou moins de cuivre ». Ce bruit de fond correspond à 10 mg de cuivre naturel métallique par kilo de sol. Le cuivre très complexé, peu lessivé Dans les parcelles, grâce aux profils, « on s’est aperçu que le cuivre est accumulé dans les 10 - 15 premiers centimètres du sol, puis il y a un décrochage et l’on retrouve la teneur naturelle du cuivre jusqu’à 2 m de profondeur, cette même teneur que l’on retrouve aussi dans la forêt », décrit Sylvain Payraudeau. Dans les 10-15 premiers centimètres de sol, les quantités se situent entre 70 et 230 mg/kg de sol, soit de 7 à 23 fois plus que ce qu’on devrait retrouver naturellement. « C’est le résultat de dizaines d’années d'application de cuivre. » L’étude s’est intéressée au devenir du cuivre appliqué chaque année, c’est-à-dire connaître ce qui part dessous, et ce qui part en surface par ruissellement et érosion. « Toutes les semaines, on a mesuré en continu les flux. On en a fait un bilan ». En définitive, « très peu de cuivre s’échappe. Car une fois appliqué, il se complexe très vite aux composés du sol. Et très peu lessive. Moins de 0,1 % du cuivre appliqué lessive, même avec des orages très violents », explique le chercheur. Moins de 1 % du cuivre appliqué s’échappe de la parcelle par ruissellement. Tandis qu’on en retrouve de 0,3 à 0,4 % dans l’herbe et les feuilles. Du coup : 99 % du cuivre appliqué se retrouve dans les quelques centimètres superficiels de sol Réduire l’érosion pour limiter les flux de cuivre « C’est une bonne nouvelle pour les eaux, quoique… », poursuit Sylvain Payraudeau : « Ce qui sort est de trois à cinq fois plus que ce qui commence à impacter la qualité naturelle d’une rivière. Mais ceci ne veut pas dire qu’on flingue les poissons », tempère-t-il au regard des autres pollutions diffuses. « C’est très peu mais c’est un début de perturbation de la biodiversité. » Toutefois, sur le site de Rouffach, grâce aux bassins de rétention des eaux d’orage qui collectent les eaux de ruissellement, « il n’y a pas de flux de cuivre vers l’écosystème aquatique ». En réalité, 99 % de cette fraction déjà infinitésimale du cuivre de ruissellement part de la parcelle en étant accrochée à des particules de sols. « Ce qui signifie que, quand on règle la question de l’érosion des sols, on règle celle des flux de cuivre. » Une bonne nouvelle pour les vignerons qui prêtent attention au fonctionnement et la qualité de leurs sols et limitent par conséquent l’érosion. La question centrale se pose donc pour les quelques premiers centimètres de sol qui concentrent l’accumulation de cuivre année après année. « Des chercheurs travaillent à connaître à l’échelle de 10 - 50 - 100 ans, à partir de quelle quantité de cuivre il y aura un impact sur la vie du sol ». Et sur sa capacité à minéraliser. Quelques données commencent à sortir sur la base de « dopage artificiel de sols au cuivre ». Les chercheurs étudient en particulier l’effet du cuivre sur la diversité des communautés bactériennes, impliquées dans la fertilité des sols.

Pages

Les vidéos