Vigne

90e fête du vin de Ribeauvillé

Honneur au terroir et à la gastronomie locale

Publié le 01/08/2018

Du 20 au 22 juillet, la 90e fête du vin de Ribeauvillé, associée pour la onzième fois à la gastronomie, a permis aux nombreux visiteurs d’avoir la possibilité de goûter plus de 270 crus issus de 24 domaines, dont 40 % en agriculture biologique. 

La plus ancienne fête du vin de la région, organisée par le syndicat viticole de Ribeauvillé, a su s’adapter aux évolutions de la société. Depuis 1895, elle offre la possibilité de mettre en valeur la viticulture locale. Chaque année, elle innove. Depuis 2008, la gastronomie apporte une nouvelle touche de qualité à la manifestation. « Organiser un tel événement exige de la disponibilité et de l’engagement de la part de tous les bénévoles », rappelle le président du syndicat viticole de Ribeauvillé, Francis Fischer. Il a salué les efforts de toutes les personnes qui ont permis de pérenniser cette fête, dont l’objectif est de promouvoir les produits du terroir et le savoir-faire des acteurs viticoles et gastronomiques du territoire. La fête 2018 a rassemblé 24 domaines et, parmi eux, il fallait noter le retour du domaine de Georges Lorentz. Lors de l’inauguration, Francis Fischer a rappelé l’engagement de la profession viticole en faveur de l’environnement. « Nous sommes nombreux à pratiquer la confusion sexuelle. Depuis plus de dix ans, cette activité concerne 80 % du ban communal. Notre objectif est de la pratiquer sur l’ensemble du vignoble. Nous avons installé des haies et 30 nichoirs aux abords de nos parcelles », rappelle Francis Fischer. La fête de Ribeauvillé s’est déroulée à quelques semaines des vendanges. « Pour les zones les plus précoces, nous sommes à un petit mois du début de la récolte. La croissance de la vigne a été rapide. Nous avons douze jours d’avance sur la moyenne de ces trente dernières années. L’état sanitaire est bon. Il faut espérer que la météo reste favorable », ajoute Francis Fischer. Quelques heures après ces déclarations, un épisode orageux a provoqué des dégâts importants dans le secteur de Kaysersberg (lire en page 26). Une belle longévité Francis Fischer n’a pas caché son agacement face à certains sujets. « Est-il nécessaire d’augmenter la taille du cryptogramme de la femme enceinte sur les étiquettes pour savoir qu’il ne faut pas boire d’alcool pendant la grossesse ? D’écrire des listes d’avertissements sur des étiquettes en accordéon que personne ne lira ? Faire du vin un produit délictuel, multiplier les lois plutôt que de faire de la prévention ? » Un débat récurrent dans le vignoble. Le président de l’association des viticulteurs d’Alsace (Ava), Jérôme Bauer, a rappelé que le vignoble alsacien est « le plus vert de France. Celles et ceux qui ne sont pas en bio ont des pratiques qui respectent l’environnement. Nous n’avons pas attendu l’actuelle pression sociétale pour agir ». Des propos complétés par le maire de Ribeauvillé, Jean-Louis Christ. « À Ribeauvillé, nous donnons des exemples, et nous avons des projets. Votre démarche est louable et exemplaire ». Invité d’honneur de la manifestation, le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Gilles Neusch, a rappelé les responsabilités et le rôle du Civa. « J’ai accepté de parrainer cette manifestation car vous associez des pépites gastronomiques et viniques. Vous réunissez tous les savoirs pour promouvoir vos produits. C’est, à l’échelle de l’Alsace, l’objectif que nous avons également au Civa. Notre région réunie tous les terroirs du monde. Nous sommes une référence pour les vins blancs. Nous élaborons des vins humains. Il faut en prendre conscience et en être fier. C’est ce qui nous distingue des autres. Travaillons ensemble pour promouvoir ce savoir-faire », poursuit Gilles Neusch. Il ne restait plus qu’à la reine des vins d’Alsace, Justine Schmitt, et à ses deux dauphines, Clémence Bléger et Marie Grund, d’ouvrir officiellement la manifestation. Le succès a été au rendez-vous des trois jours de fête qui ont suivi. Avec notamment une dégustation commentée de Philippe Nusswitz, meilleur sommelier de France et meilleur sommelier international en vins et spiritueux français en 1986, et un « cook show » réunissant des chefs et des vignerons.

Publié le 31/07/2018

Lancé en 2016 au domaine Borès de Reichsfeld, le festival de théâtre Soirs à pressoirs s’étoffe cette année en proposant 11 représentations dans trois lieux différents, dont une brasserie, une ferme et un domaine viticole. Coup d’envoi le 4 août.

Composée de comédiens issus du conservatoire d’art dramatique de Strasbourg et de musiciens, la Compagnie des Insupportés a pour ambition de promouvoir l’art vivant et les créations d’aujourd’hui et de faciliter l’accès à la culture en milieu rural. Partant de ce principe, elle organise des représentations dans des cadres inédits, comme des fermes ou des domaines viticoles. Son premier festival de théâtre, « Soirs à pressoirs », est né en 2016 au domaine viticole Borès de Reichsfeld, l’une des membres de la compagnie n’étant autre que Lucie Borès, la fille cadette des vignerons Marie-Claire et Pierre Borès. Cette année, « Soirs à pressoirs » s’étoffe en proposant 11 représentations dans trois lieux différents : du 4 au 6 août à la brasserie artisanale La Mercière à Cosswiller, du 11 au 13 août à la ferme pédagogique du Luppachhof à Bouxwiller dans le Haut-Rhin, du 18 au 22 août au domaine viticole Borès à Reichsfeld. La compagnie transforme les lieux qu’elle visite en véritables salles de spectacle accueillant à chaque fois entre 40 et 70 personnes. Pour ses membres, le challenge consiste à s’adapter à chaque lieu en conservant l’âme de l’endroit qu’ils investissent et en proposant un partenariat à leurs différents hôtes. Au domaine Borès, par exemple, les représentations se déroulent aussi bien dans les vignes que dans le caveau de dégustation ou le hall de pressurage, et la dégustation des vins du domaine accompagnés de produits locaux est proposée entre chaque pièce. « Soirs à pressoirs » mêle différents arts vivants - poésie, conte, musique, cabaret - et cherche à valoriser le travail de jeunes artistes, autant pour la création sonore que scénographique, la création lumière, la mise en scène et le jeu. Cette année, la compagnie a sélectionné trois pièces à l’issue d’un concours à destination de jeunes auteurs encore jamais mis en scène : « Sauna », de Maxime Bolassel, « La Première seconde », de Xavier Mussel et « Georges », d’Elsa Gries. Les pièces sont jouées au fil de l’après-midi, à partir de 15 h, la soirée pouvant se prolonger jusqu’à minuit par une rencontre avec les artistes.  

Élection de la Reine des vins d’Alsace

Le trio 2018-2019 dévoilé

Publié le 31/07/2018

Le 16 juillet dernier, le jury composé par des représentants du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace, du Comité des Reines des Vins d’Alsace, du Comité d’Organisation de la Foire aux Vins de Colmar, des familles professionnelles, du Tourisme et des Confréries a auditionné les 7 finalistes sélectionnées pour participer à l’élection de la Reine des Vins d’Alsace 2018-2019. Trois lauréates ont été retenues pour représenter les Vins d’Alsace.

Au-delà du sourire de la souveraine, c’est sa connaissance des vins, de la région, son éloquence, sa capacité à s’exprimer devant une assemblée, mais aussi, depuis plus récemment, son activité sur les réseaux sociaux, qui ont déterminé le choix du jury. Le règne de la Reine et de ses deux dauphines dure une année, durant laquelle les jeunes femmes sont conviées à des événements officiels, fêtes du vin, rendez-vous touristiques… Véritables personnalités du monde viticole alsacien, elles participent ainsi activement à la promotion des vins, du vignoble et des professionnels du Vin d’Alsace. Parmi les sept finalistes qui ont été convoquées pour être auditionnées par le jury le 16 juillet dernier, trois d’entres elles ont été sélectionnées et participeront à  l'élection de la Reine des Vins d'Alsace et de ses deux dauphines, il s’agit de : Flore Ansel, 21 ans originaire de Turckheim, Margaux Jung, 24 ans de Riquewihr et Pauline Husson, 27 ans, originaire de la vallée d’Orbey. L’identité de la nouvelle Reine et de ses deux dauphines sera annoncée à la Foire aux vins lors de la soirée de gala le 27 juillet au cabaret colmarien à 21 h 30, alors rendez-vous dans notre prochaine édition pour savoir qui sont ces trois jeunes femmes et laquelle d’entre elles sera sacrée Reine des vins d’Alsace millésime 2018.

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