Vie professionnelle

Jeunes Agriculteurs du canton de Wasselonne

Motivés et fiers !

Publié le 23/08/2019

Le canton de Wasselonne accueille ces 24 et 25 août à Wangen la 66e finale départementale de labour à la ferme Ostermann. La dynamique équipe des JA a préparé et peaufiné un programme d’animations riche, varié et original.

C’était il y a deux ans, l’équipe des JA du canton de Wasselonne a eu envie d’organiser la finale départementale de labour. Une demande pour cette année acceptée par le département. C’est la concrétisation « d’une envie et d’un rêve nés sur la grande manifestation des JA Les Terres à l’Envers », précise Clément Heckmann, président des JA de ce canton depuis 2011. « Cette aventure, que tous ont gardée à l’esprit, a soudé les membres », ajoute-t-il. Ils sont aujourd’hui 47, dont 11 dans le bureau, avec notamment Jérémie Fritsch, secrétaire général, Yannick Groh, vice-président, et Nicolas Supper, trésorier. « Notre mouvement reste dynamique, grâce à un renouvellement régulier des membres. » « La majorité des membres sont viticulteurs ou vignerons », rappelle le président. Wasselonne est l’un des trois cantons viticoles du département. Une partie d’entre eux sont polyculteurs, ils cultivent des céréales, élèvent des animaux. Quelques-uns ont des petits fruits. Dans ce secteur, la palette d’activités est riche. Du collégial à tous les niveaux Organiser une finale n’est pas une mince affaire. C’est la seconde dans ce canton, la première remontant à plus de 25 ans. De réunion en réunion, de discussions en brainstorming, de toutes les idées mises en commun a émergé au fur et à mesure la ligne directrice de cette finale, le thème retenu par le bureau : « Le bon, le brut, le paysan ». La mascotte, créée par les JA du canton de Wasselonne, met en avant la viticulture avec une barrique de vin. À peine installée sur le bord de la route, elle a déjà interpellé : « L’objectif est atteint » ! L’organisation de cette finale est collégiale, « elle permet à tous de pourvoir s’investir dans différents domaines ». Chacun des membres du bureau est responsable d’un groupe et a des missions d’organisation bien précises. Jérémie Fritsch et Laure Schaeffer pilotent par exemple le groupe animations. S’inscrire dans le beau et l’inoubliable ! Si le labour reste au cœur de cette manifestation, qui se veut familiale et grand public, les JA du canton de Wasselonne ont décidé d’y greffer tout ce qu’ils ont envie de montrer aux visiteurs, la richesse de ce territoire, sa diversité « dont ils sont très fiers ». Ils mettront l’accent « sur leur engagement pour le respect de l’environnement, de la terre, de la nature et sa défense ». Les gobelets seront réutilisables, les assiettes seront en carton, de nombreuses poubelles seront installées sur le site ainsi que des cendriers « pour inciter le public à le laisser propre ». Il n’y aura pas d’animations mécanisées, « un choix ». La viticulture tiendra bien sur une place privilégiée dans le programme, avec en particulier un bar à vins qui permettra de découvrir plus de 17 références de vins des membres des JA, dont les trois grands crus de ce secteur, l’Altenberg de Bergbieten, le Steinklotz de Marlenheim et l’Engelberg de Dahlenheim. Sans oublier les vins des deux grandes caves viticoles du canton : Arthur Metz et cave du Roi Dagobert. La dégustation des vins des vignerons de la Couronne d’or, présentés au domaine Xavier Muller à Marlenheim, et une animation accord vins et fromages compléteront cette mise à l’honneur du vignoble.

Finale de labour 67

Une fête sans moteurs

Publié le 22/08/2019

Les Jeunes Agriculteurs du canton de Wasselonne veulent un festival écoresponsable. Ils ont décidé de bannir les activités motorisées lors de la finale départementale de labour. Mais l’absence de gomme cramée et de cambouis ne rime pas avec ennui. Au contraire, de nombreuses animations à sensation sont prévues.

Pas de survol en hélicoptère ni de tracteur pulling. Contrairement aux éditions précédentes, la finale départementale de labour va se dérouler sans gros cylindres, dimanche 25 août à Wangen. La raison ? « On veut passer un message de respect de l’environnement », justifie Clément Heckmann, président des JA du canton de Wasselonne et organisateur du festival. Un pari risqué. Les agriculteurs sont friands d’activités à base de grosses machines. Les JA le savent. Ils ont donc concocté un programme riche en sensations fortes. Et en ont profité pour diversifier l’offre.     Les amateurs de montagnes russes pourront éprouver leur résistance sur un taureau mécanique. Mais surtout, les plus courageux pourront réviser les lois de la gravité grâce à un saut à l’élastique. Une grue de 60 mètres de haut va être installée au-dessus du site. L’occasion de découvrir cette activité dans une région dépourvue de viaducs. Retour sur terre. Un club de BMX proposera des initiations sur un bout de champ agrémenté de bosses montées pour l’occasion. Enfin, les historiens en herbe pourront voyager dans le temps grâce à un gymkhana (course automobile). Sur la ligne de départ : des chars à pédales décorés façon Antiquité. Mandala géant, licornes et comédiens Clément Heckmann et ses collègues ont aussi prévu une palette d’animations pour les familles. « Des activités sans pollution, familiales », insiste le président du canton. Les enfants pourront ainsi chevaucher des poneys déguisés en licornes (un des thèmes de l’événement), construire un mandala végétal de 10 mètres de diamètre, ou assister à une démonstration de chiens de berger. Par ailleurs, les organisateurs vont installer un « énorme village enfants » à base de jeux en bois. Les gourmands devraient également s’y retrouver. Tout l’après-midi, les JA du Bas-Rhin animeront des dégustations de vins et fromages dans le vignoble situé en face du site de la finale. Un bar à vins de 170 m2 fera honneur aux vignerons locaux. Deux cocktails, trois des quatre grands crus de la Couronne d’or, et 17 vins. « Que des références issues de jeunes viticulteurs du canton », se félicite Clément Heckmann. Enfin, miel, fruits et confitures du canton garniront les étals du marché paysan. Mais sans le battement des rotors d’hélicoptère ni le crissement des pneus, le festival risque de sonner un peu creux. Pas de panique. Le comité d’organisation a invité des artistes chargés d’assurer l’ambiance sonore. Une fanfare, des groupes folkloriques, des comédiens… Plus de soixante musiciens et acteurs se produiront sur scène ou au milieu des visiteurs pendant toute la journée. Et les inconditionnels du pot d’échappement pourront venir dès le samedi pour le 3e Vosges rallye festival. Les bolides des années 1960 à 1980 passeront aux abords du site de la finale en fin de matinée et milieu d’après-midi. Bref, on ne va pas s’ennuyer ce week-end.

Jeunes Agriculteurs. Canton de Sélestat

La tête à Scherwiller, les racines à Ebersheim

Publié le 17/08/2019

L’EARL Lorber accueille les portes ouvertes des JA du canton de Sélestat, dimanche 18 août. La ferme de Scherwiller constitue un trait d’union dans le canton. Car son histoire s’enracine dans un autre village. À Ebersheim.

La ferme Lorber va recevoir les portes ouvertes des JA, dimanche, à Scherwiller. Un lieu idéal pour symboliser le canton de Sélestat. L’historique de l’exploitation en polyculture-élevage est jalonné de déménagements. En effet, la famille Lorber occupe sa maison actuelle depuis moins de 20 ans.     Avant ? Les bâtiments étaient plantés au bout du village d’Ebersheim. Route nationale. Et cet emplacement était déjà issu d’un précédent déménagement depuis le centre du village. « Mon père avait anticipé l’extension du village », rembobine Gérard Lorber, patron de l’exploitation et secrétaire général de la FDSEA. Pas assez apparemment. Car la population du village ne cesse de croître dans les années 1980 et 1990. Les lotissements s’étendent. « On ne voulait pas se retrouver enclavés », se rappelle Gérard. Il réfléchit donc à une base de repli. Ça tombe bien, la famille exploite des parcelles à quelques kilomètres de là. À Scherwiller. En 1998, il construit une étable d’une capacité de 60 vaches. Un bâtiment pour les génisses et taurillons sort aussi de terre cette année-là. Deux ans plus tard, « les vaches et la famille ont déménagé ici », se souvient le père de famille. Et cette fois, les Lorber ne déménageront pas de si tôt. Le site se situe au milieu des champs à plus d’un kilomètre des premières maisons. Un énorme gain de temps Depuis le changement de domicile, les paysans ont construit plusieurs bâtiments. Un hangar de stockage de fourrage en 2006. Un bâtiment de stockage de matériel en 2011. Ces aménagements offrent un gain de temps intéressant. Car avant, les paysans devaient transporter le fourrage des champs de Scherwiller jusqu’à l’étable d’Ebersheim. Six kilomètres à 20 km/h… « Je faisais un voyage pendant que mes collègues de Scherwiller en faisaient quatre », râle encore Gérard. De l’histoire ancienne. Mais les Lorber n’ont pas coupé les ponts avec Ebersheim. D’abord, l’EARL possède toujours des parcelles sur le ban de la commune. Ensuite, ils entretiennent des liens forts avec leurs ex-voisins. Ainsi, ils souhaitent lancer un méthaniseur avec quatre agriculteurs ebersheimois d’ici deux ans. Un projet qui devrait jeter un pont supplémentaire entre les deux villages.

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