Mondial de labour 2020 en Russie
Deux laboureurs du Grand Est sélectionnés
Mondial de labour 2020 en Russie
Publié le 06/10/2019
Les sélections pour la finale mondiale de labour 2020 en Russie ont eu lieu les 7 et 8 septembre sur la commune de Bains, à proximité du Puy-en-velay, en Haute-Loire. Thomas Debes et Thierry Bosserelle se sont qualifiés.
Deux ans après avoir remporté un titre de vice-champion du monde de labour, lors de la finale mondiale de 2018 en Allemagne, Thomas Debes va pouvoir retenter de décrocher le titre ultime. Mais cette fois, il devra aller jusqu’en Russie, soit quelque 5 000 km aller-retour. Les sélections pour la finale mondiale de labour 2020 en Russie se sont disputées les 7 et 8 septembre. Six candidats se sont affrontés en planche et autant en plat. Deux candidats se sont qualifiés en plat pour la finale européenne. Et deux en planche pour la finale mondiale. Et il s’agit d’un beau doublé pour le Grand Est car outre l’Alsacien Thomas Debes, c’est l’Ardennais Thierry Bosserelle qui défendra les couleurs de la France lors de la finale mondiale de labour qui se déroulera les 7 et 8 août 2020 en Russie. Thierry Bosserelle : 40 ans de labour Maraîcher à Sedan, Thierry Bosserelle cultive 180 hectares de SAU en Gaec avec ses neveux, dont 45 ha de légumes et 15 ha de pomme de terre. À 58 ans, il affiche une belle quarantaine d’années de participation à des concours de labour. Pour sa première participation, il avait 16 ans. « Depuis, je ne me suis plus jamais arrêté », indique-t-il. Parmi ses plus beaux titres, citons celui de champion de France en 1993, puis de 3e au championnat de France en 1995. Par la suite, Thierry Bosserelle s’est concentré sur les sélections pour les finales mondiales. Par quatre fois, il a tracé ses sillons en terre étrangère : en Suisse, en Lituanie, en Slovénie et en Australie. Au début, il concourrait dans la catégorie à plat, mais, depuis trois mondiales de labour, il est passé dans la catégorie en planche. C’est en Slovénie, qu’il obtient son meilleur classement : 11e. À quelques mois de sa cinquième participation à une finale mondiale de labour, Thierry Bosserelle ne cache pas sa fierté d’être encore dans la course : « C’est une belle performance de figurer parmi les meilleurs depuis 40 ans. En fait il ne faut jamais s’arrêter dans cette discipline, sinon, c’est mort », analyse-t-il. Car, avec les années, l’expérience s’accumule. Et le carnet d’adresses aussi ! Thierry Bosserelle, qui est aussi responsable de la section fruits et légumes à la FRSEA du Grand Est, constate que ses contacts dans le monde du labour lui ont été utiles dans ses responsabilités syndicales. Et notamment avec les Alsaciens : « Le labour, c’est une longue histoire entre les Alsaciens et les Ardennais. On se tire la bourre de manière amicale depuis de longues années ! » Mais en Russie, avec Thomas Debes, l’aimable concurrence laissera place à la solidarité : « Il y aura de très bons concurrents du monde entier. Donc ce sera la France contre le reste du monde. On essaiera d’être meilleurs ensemble, sachant qu’il est un peu meilleur que moi », sourit Thierry Bosserelle. Ce sera la quatrième participation à une finale mondiale de labour pour Thomas Debes. Bien sûr le candidat y va avec l’espoir de gagner, mais il sait aussi qu’il sera confronté à d’autres laboureurs de très bon niveau, et que la compétition sera rude. Aussi va-t-il commencer à s’entraîner au plus vite, car avec les transports, le temps sera compté ! Déjà, les deux candidats à un titre mondial ont prévu de mutualiser les moyens à déployer pour assurer le transport des hommes et des machines en terres russes.












