Vie professionnelle

FDSEA-JA. Groupe lait

Une année laitière à oublier

Publié le 14/09/2016

Le groupe lait de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs s’est réuni lundi 12 septembre. En pleine crise laitière, il a forcément été question de l’action syndicale Lactalis et des mesures d’accompagnement des producteurs.

« Il s’agit d’une période intense en travaux, mais nous voulions pouvoir échanger avec les producteurs de lait dans ce contexte particulièrement difficile économiquement et très chargé syndicalement », a introduit Didier Braun. Le président de la section lait de la FDSEA est revenu sur les actions qui ont fait l’actualité de ces dernières semaines. « Face à l’attitude de Lactalis, il était important de réagir, les actions ont été respectueuses et efficaces. L’accord ne résout pas tout, mais il donne un peu d’air pour les producteurs. Lactalis est un symbole, mais il faut maintenant être vigilant à l’attitude des autres laiteries. » Partout en France, la situation du prix du lait est très mauvaise avec des prix bien en deçà des coûts de revient. Dans la salle on fait remarquer que les cours de la vache de réforme sont également en chute libre. En Alsace, la situation est plus hétérogène. Sur la période janvier-juillet 2016 le prix payé aux producteurs par la coopérative Alsace Lait est de 315 euros, l’un des meilleurs prix pratiqués en France. Chez Unicoolait le prix est dépendant du prix Lactalis (soit 263 €), toutefois Unicoolait ajoute une avance sur complément de prix qui amène à 279 € sur cette même période. Chez Sodiaal, le prix A est de 280 € sur la période, mais en intégrant 10 % de prix B le prix moyen descend autour de 272 €. Malgré ces différences, il n’en reste pas moins que le prix décroche depuis 18 mois et qu’une réaction est impérative. La Commission européenne a engagé une première série de mesures mais des réflexions à long terme sur la gestion du marché laitier européen et mondial s’imposent. Première mesure de régulation Suite aux difficultés du secteur laitier et à la pression syndicale, le Conseil des ministres européens avait voté une enveloppe de 500 millions d’euros à destination du secteur laitier. 150 M€ étaient d’ores et déjà fléchés à la réduction des volumes et 350 M€ (dont 49,90 M€ pour la France) dans des mesures au choix de l’État membre. La France a fait le choix de doubler l’enveloppe de 49,90 M€ et d’affecter l’ensemble de la somme à la réduction laitière, ceci en indemnisant les agriculteurs baissant leur production (voir détails en encadré). La mesure a fait l’objet d’un vif débat dans la salle, Denis Ramspacher, membre de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a salué la prise de conscience de l’Europe sur la nécessité de régulation des marchés. Si plusieurs pays jouent le jeu, cela peut permettre de libérer le marché de l’équivalent de 100 000 tonnes de poudre, a expliqué Michel Debes, président d’Alsace Lait. Toutefois, il s’agit d’une mesure de volontariat, dont on ne connaît pas la portée dans les autres pays. L’Irlande ou le Danemark continuent à produire. L’Allemagne freine. Va-t-elle continuer ? Rien n’est moins sûr ! La réduction de production doit être réfléchie mais constitue une opportunité pour les producteurs français qu’il ne faut pas hésiter à saisir. Les différents organismes de conseil ont d’ailleurs déjà communiqué sur le sujet pour bien anticiper ce dispositif. Activer tous les leviers Par ailleurs, « syndicalement, l’ensemble des leviers d’actions sont enclenchés pour aider dans cette période de crise », a expliqué Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA. Toutes les mesures sont bonnes à prendre et l’accumulation de plusieurs dispositifs finit par peser dans la balance. La FDSEA travaille à l’obtention d’un nouveau dégrèvement de la taxe foncière sur le non bâti (TFNB). Des enveloppes supplémentaires pour les Agridiff ont été demandées, de même pour la reconduction du recours à l’année n - 1 pour le calcul des cotisations sociales. La profession demande aussi que le financement des exploitations soit mis à plat pour leur redonner l’oxygène nécessaire qui leur permettra de passer le cap. « Cela reste des pansements, car seuls des prix permettent de vivre de son métier, nos instances nationales y travaillent mais localement, c’est un travail important qui donne un peu d’air et qu’il ne faut pas renier », a-t-il insisté. Unicoolait par l’intermédiaire de sa vice-présidente, Véronique Klein, et de son directeur, Marc Hoenen, a annoncé la décision du conseil d’administration de la coopérative de collecte de distribuer 1 M€ pour les producteurs afin de faire face à la conjoncture (lire aussi ci-dessous). Du mieux pour 2017 ? Après plusieurs mois de chute ininterrompue, les marchés affichent un léger sursaut. Sous l’effet d’une diminution importante de la collecte en Europe (baisse des prix, météo, stock) et d’un regain des importations chinoises, russes et brésiliennes, les produits industriels affichent une tendance haussière. Cela reste un frémissement, la valorisation beurre poudre oscille encore autour des 230 € la tonne, mais le changement est réel et laisse envisager de meilleurs lendemains. Attention cependant, les stocks européens restent importants et pourront peser dans la reprise du marché. Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs, a conclu en espérant que le retournement des cours sera durable et permettra l’embellie sur 2017. « En attendant, il est essentiel que tous les agriculteurs et tous les maillons de la filière soient unis pour franchir cette mauvaise période. »

Publié le 13/09/2016

Il y a quelques années, les houblonnières ont bien failli disparaître du paysage alsacien. Mais, à l’image du houblon, dont la liane est réputée pour être coriace, la filière a su rebondir en se réinventant. Les demandes des clients ont changé, le houblon alsacien aussi. Et ça marche. Les carnets de commandes sont pleins. Il faut désormais produire davantage !

Il y a six ans, la filière houblonnière, ancestrale en Alsace et dont elle constitue un symbole fort, vacillait sur ces acquis. Son principal client Anheuser-Busch, qui absorbait à lui seul 70 % de la production alsacienne, rompait purement et simplement le contrat. En décembre 2010, la coopérative des producteurs de houblon Cophoudal se rapproche du Comptoir agricole. Et l’activité est reprise par la coopérative céréalière qui instaure un plan de maintien de la filière. Hors de question en effet de voir toutes les houblonnières démontées. Car étant donné les investissements que cela représente, il y a fort à parier qu’une houblonnière à terre ne se redresse jamais. Les structures sont donc laissées en place, et il y pousse des céréales, en attendant des jours meilleurs. Repositionnement sur les aromatiques Pendant ce temps, les équipes du Comptoir agricole se saisissent du dossier, et notamment Antoine Wuchner, spécialiste de la vente des céréales. Lorsqu’il se voit confier la commercialisation du houblon, il comprend qu’il « va falloir passer d’une logique de distribution à une logique de proposition, ce qui requiert de bien connaître le houblon, pour savoir quel type de houblon proposer à quel client. » Car le marché de la bière - donc du houblon - a changé. Les parts de marché des bières de soif sont grignotées par les parts de marché des bières de spécialités, qu’elles soient produites par un grand groupe ou une microbrasserie, dont le contingent s’est considérablement accru en quelques années. En outre, l’Alsace s’avère dans l’incapacité de rivaliser avec les autres origines sur le créneau des houblons amérisants. Deux éléments qui ont incité le Comptoir agricole à retravailler son positionnement sur le créneau des houblons aromatiques. Un vaste plan de sélection variétale a permis d’élaborer de nouvelles variétés (aramis, triskel, bouclier, barbe rouge - aux arômes de fruits rouges -, mistral - au parfum exotique). Désormais, un portefeuille de huit variétés aromatiques (soit 95 % de la surface) et deux variétés amérisantes sont emballées dans un nouveau plan marketing, qui vise à positionner les houblons d’Alsace comme des produits de luxe, en lien avec la gastronomie française. Les associations entre mets et bières sont notamment mises en avant. À la conquête de nouveaux clients Pour remplacer le client historique, l’équipe commerciale du Comptoir agricole est allée toquer à la porte de l’oncle Sam : « Le marché des aromatiques y est porté par l’essor des microbrasseries et les brasseurs fonctionnent par contractualisation. » De salons en salons, le houblon d’Alsace a séduit les brasseurs américains, puis les Canadiens, puis les Belges… « Désormais, nos houblons sont présents dans toutes les grandes brasseries alsaciennes et dans de nombreuses brasseries belges », se félicite Antoine Wuchner. Du maintien au développement Après avoir été réduite à ?? ha en ?? (au plus bas), la surface houblonnière atteint 430 ha en production en 2016, et « il faudrait 100 ha de plus d’ici 2 ans pour répondre à la demande », indique Denis Fend, directeur du Comptoir agricole. « Nous avons bénéficié de nombreux soutiens pour maintenir cette filière. Désormais le marché reprend des couleurs. Le plan de maintien n’est plus à l’ordre du jour. Nous avons devant nous des contrats pour trois à cinq ans. Notre plan de développement est désormais le suivant : augmenter les surfaces, investir dans une unité de pelletisation (NDLR : le houblon peut être commercialisé en frais, pelletisé ou sous forme d’huile) et relancer le plan de sélection variétale. » En effet, le croisement de lignées est interrompu, le travail de sélection reposant actuellement sur les derniers croisements qui ont été effectués. Lever les freins, par tous les moyens Aujourd’hui, grâce aux contrats conclus avec ses clients, le Comptoir agricole est en mesure d’assurer une visibilité sur cinq ans aux houblonniers. Malgré cela, la coopérative peine à trouver des volontaires pour développer les surfaces, que ce soient d’anciens ou de nouveaux planteurs. Plusieurs freins ont été identifiés : les investissements importants (dans les houblonnières mais aussi dans les outils de transformation), l’isolement (l’Alsace ne compte que 47 houblonniers) et la dimension des infrastructures requises, qui peut faire peur. Pour lever ces freins, plusieurs idées ont émergé : octroyer une incitation de 1 000 €/an pendant 5 ans pour toute extension de surface ; garantir un prix minimum pendant une durée minimum afin de sécuriser l’amortissement des investissements ; mettre en place un dispositif de parrainage entre anciens et nouveaux planteurs, les anciens laissant les nouveaux utiliser leurs installations moyennant un système de rétribution qu’il reste à établir ; élaborer une formation dédiée à la production de houblon ; mettre sur pied un îlot de production regroupant quelques producteurs fonctionnant en Cuma. D’ici la fin de cette année, voire le début de la prochaine, 20 ha de houblonnières vont être montés. Reste à en trouver 70, soit l’équivalent de trois-quatre exploitations professionnelles d’une vingtaine d’hectares. « Dès cet hiver, nous allons organiser une formation pour attirer les jeunes et repérer ceux qui ont les aptitudes pour faire de bons houblonniers », indique Matthieu Luthier, responsable développement et communication au Comptoir agricole. Le sauvetage de cette filière, qui doit son salut à son repositionnement face à l’évolution du jeu de l’offre et de la demande, a été présenté aux élus de la commission agriculture et forêt de la Région Grand Est qui sont allés à la rencontre des houblonniers alsaciens pour mieux connaître cette filière, inconnue au bataillon des productions agricoles lorraines et champardenaises. Pascale Gaillot, présidente de cette commission, a assuré les houblonniers alsaciens de soutien de la Région : « Le soutien aux filières longues et structurantes est inscrit dans notre plan de développement agricole ». Chiffres clés 2015 481 ha de houblonnières objectif de 700 t/an 47 houblonniers 10 000 m2 stockage 70 % du houblon exporté 72 % de contractualisation un laboratoire d’analyses 22 k€ d’analyses 96 % de la production française de houblon en Alsace

En marge de l’inauguration de la Foire européenne

« La poudrière est prête à exploser »

Publié le 09/09/2016

En marge de l’inauguration de la foire européenne par le Premier ministre Manuel Valls, les responsables agricoles alsaciens ont rencontré Marie Guittard, sa conseillère agricole, qui s’est montrée à l’écoute et préoccupée du sort des agriculteurs et de la ferme française.

Vendredi 2 décembre, le Premier ministre Manuel Valls était en déplacement à Strasbourg où il a inauguré la 84e édition de la foire européenne de Strasbourg. Au cours de sa visite de l’espace agricole, le Premier ministre a pris le temps de déguster un morceau de munster, quelques gorgées de bière, de flatter le front d’Espion et de participer à un quiz sur les labels de qualité. Se faisant, les responsables professionnels agricoles alsaciens ont réussi à lui faire passer les messages principaux : la récolte de blé catastrophique, qui met des exploitations déjà fragilisées en difficulté - « Nous attendons des gestes, des actions fortes », a insisté Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace. La nécessité de remettre la Pac « dans le sens de la marche ». Sans oublier la faillite de l’abattoir de Holtzheim. Jean-Paul Bastian a insisté sur le fait que la liquidation s’est déroulée sans trop de heurts malgré des enjeux financiers et humains importants. Il a demandé que l’État accorde une « attention particulière » aux agriculteurs qui vont devoir faire face à des impayés en pleine période de crise. Être plus efficace, et plus souple Mais en marge de cette entrevue éclair, les responsables professionnels agricoles alsaciens ont pu échanger plus longuement avec Marie Guittard, la conseillère agricole du Premier ministre. Ils lui ont exposé la gravité de la situation et formulé des propositions concrètes : « Il faut injecter de la trésorerie pour refinancer les exploitations, et imaginer un plan d’accompagnement pour les exploitations qui ne passeront pas le cap », a indiqué Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. Denis Nass, son homologue haut-rhinois, qualifie la situation des éleveurs laitiers de ce département - qui ne bénéficient pas du niveau de prix pratiqué par Alsace Lait - de « poudrière prête à exploser ». Et, alors que les coûts de production sont estimés à 34 cts par litre de lait, il ne considère pas qu’avoir obtenu un prix de 27 cts/l de lait auprès de Lactalis soit un succès. Après quatre campagnes céréalières difficiles, il estime qu'« il faut retravailler les assurances, qui sont imparfaites ». Mais la priorité, c’est « un refinancement très rapide des exploitations ». Et, s’il reconnaît que tout le monde a joué le jeu l’année dernière lors de la mise en œuvre du plan de soutien aux éleveurs français, la méthode ne pourra pas être la même, car elle ne suffira plus. Il faudra être à la fois plus efficace et plus souple. Denis Nass a également demandé une année blanche pour la taxe sur l’eau d’irrigation. Enfin, il s’est insurgé contre le fait que l’absence de revenu entraîne la suppression de la prime à l’emploi, de bourses pour les enfants des agriculteurs concernés… Pour un plan de refinancement « plus ambitieux » Paul Fritsch a détaillé quelques remèdes à la crise envisagés par la Coordination rurale : une aide de 500 €/ha, allouée aux agriculteurs pour réensemencer les terres, l’autorisation d’utiliser les semences fermières, la mise en place d’outils fiscaux pour pouvoir défiscaliser et réinjecter des moyens dans les exploitations lorsque le besoin s’en fait sentir. Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs, a appelé à tout mettre en œuvre pour « faire perdurer les exploitations et qu’elles soient transmissibles ». Thomas Blum, administrateur à la Mutualité sociale agricole, a indiqué que l’enveloppe allouée à la prise en charge des cotisations est en baisse par rapport à l’année dernière, alors même que le dossier Copvial alourdit la barque des exploitations alsaciennes. Il a indiqué que les demandes de report d’échéanciers explosent. Didier Braun, responsable du groupe lait à la FDSEA du Bas-Rhin, a déclaré que si des mesures sont prises pour empêcher que le prix du lait n’augmente trop, afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, l’inverse doit être vrai aussi. Jean-Paul Bastian a lui aussi plaidé en faveur d’un plan de refinancement « plus ambitieux ». Et, au-delà, à une refonte de la Pac pour qu’une telle situation ne se reproduise pas à l’avenir : « Il faut tirer les conséquences de la crise et en profiter pour faire passer des idées, comme celle d’une nécessaire mise en place d’outils de régulation de la production, de gestion des crises, d’une révision de l’assurance récolte ». Mettre des outils dans les valises « La crise trouve son origine dans le déséquilibre des marchés, aggravé en France par des accidents climatiques qui n’ont pas eu lieu ailleurs et par la concentration de la grande distribution », a rappelé Marie Guittard. Les services de l’État travaillent sur plusieurs leviers pour y faire face. « Nous sommes confrontés à des situations d’endettement et de trésorerie très différentes », expose Marie Guittard, et ce sont ces problèmes qu’il s’agit de traiter en priorité. Aussi des mesures d’urgence pour les exploitations les plus fragiles, c’est-à-dire les jeunes installés, ceux qui sont très spécialisés, ou qui ont consenti récemment de gros investissements, ont-elles été mises en place. Ces mesures sont désignées par des « mots-valises » tels qu’« année blanche », « renforcement de la trésorerie ». Concrètement, il faut définir quel contenu leur donner, c’est-à-dire qui met quoi dans ces valises. Les idées ne manquent pas, les acteurs non plus, ce qui explique que les dispositions ne sont pas calibrées de la même manière partout en France, et qui rend le dispositif peu lisible. En Alsace, le système mis en place l’année dernière faisait rentrer les exploitations dans trois ou quatre cases selon leur situation, avec pour chacune des mesures adaptées. « Mais cette année il y a plus d’une centaine de dossiers qui ne rentreront dans aucune case et qu’on risque de perdre », a affirmé Denis Nass. L’ensemble des responsables se sont rejoints pour demander que l’État, les Régions, les banques travaillent en concertation pour accélérer l’avancement des dossiers. Et puis une chose est aujourd’hui actée : les Avances de trésorerie remboursable (ATR) des aides Pac 2015 vont rapidement être soldées et une avance de trésorerie sur les aides 2016 va être versée le 16 octobre, soit 6 milliards d’euros pour la ferme France. Autre mesure sur les rails : la réalisation de diagnostics économiques, avec un état des lieux et des conseils individuels, financés par le Conseil régional. Réinventer de nouveaux amortisseurs Marie Guittard a également rejoint les responsables professionnels sur la nécessité de réfléchir à un nouveau modèle de Pac qui prenne en compte que l’agriculture est un « secteur capitalistique avec un pas de temps peu réactif. La volatilité des cours et le dérèglement climatique ne vont pas aller en s’atténuant, il s’agit donc de réinventer de nouveaux amortisseurs. La capacité de résilience des exploitations est un problème de fond qui n’a pas été suffisamment travaillé. »

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