Vie professionnelle

Publié le 19/05/2017

La Safer Grand Est s’est constituée le 11 mai. Le Lorrain Franck Menonville a été élu président de la nouvelle entité dont le siège est installé à Reims. Avec 73 collaborateurs et une présence dans chacun des 10 départements, la société table sur un chiffre d’affaires annuel de 65 millions d’euros sur les marchés de la polyculture-élevage et de la viticulture.

La Safer du Grand Est est née officiellement le 11 mai à Metz, dans l’enceinte du Conseil régional. Elle est le produit de la transformation de la Safer Champagne-Ardenne ayant précédemment absorbé ses voisines d’Alsace et de Lorraine. Les trois anciennes sociétés ont ratifié à l’unanimité le traité de fusion, rétroactive au 1er janvier 2017. Le rapprochement s’est réalisé sur la base de valeur de l’action des trois Safer constituantes à parité, 16 € l’unité, tous les actionnaires conservant le montant de leur capital. Deux vice-présidents L’assemblée générale constitutive a désigné à l’unanimité un conseil d’administration de 48 membres répartis entre 24 administrateurs avec voix délibérative et de 24 censeurs. Un savant équilibre qui permet une représentation géographique équilibrée. Dans la foulée, le président sortant de la Safer Lorraine, Franck Menonville, a été élu PDG de la Safer Grand Est, par 20 voix sur 23 votants (3 bulletins blancs). « Nous sommes la première Safer à mener à bien la fusion dans le cadre des nouvelles régions administratives », souligne-t-il. L’équipe qui a travaillé depuis deux ans sur le projet de préfiguration est consolidée pour le mandat de quatre ans qui débute. Thierry Bussy et Marc Moser, les présidents sortants de Champagne-Ardenne et d’Alsace deviennent vice-présidents de la nouvelle entité, avec chacun une délégation sur leurs régions d’origine, Thierry Bussy assurant en plus la responsabilité du service « études collectivités ». Le siège s’établit à Reims, avec des antennes dans chacun des dix départements. Le triumvirat, complété du directeur Daniel Duriez et du directeur adjoint Francis Risacher, forme le « bureau » chargé de la gestion opérationnelle. Le rôle des présidents de comité technique et des binômes qu’ils constituent avec les chefs de service départementaux va être renforcé, dans le but de consolider la proximité. « Il s’agit d’une évolution fondamentale de la politique foncière qui se décentralise, assure Franck Menonville, les comités techniques ont pouvoir décisionnel sur les rétrocessions qui ne sont plus examinées en conseil d’administration. » Équilibre territoires-filières Une instance intermédiaire, la commission régionale des territoires est créée. Elle comprend les membres du bureau, les présidents de comités techniques, les représentants viticoles et les chefs de services. « La condition de réussite se trouve dans un équilibre politique respectueux des territoires et des filières » : c’est tout l’engagement prôné par le président qui défend « une Safer très proche des organisations professionnelles ». La société s’ouvre par ailleurs au Conservatoire des espaces naturels de Lorraine et à la Fédération des chasseurs du Grand Est qui font leur entrée au conseil d’administration. La Safer Grand Est va traiter plus d’un millier de dossiers annuels, portant sur 5 000 hectares et une valeur estimée de 65 M€, sur des marchés complémentaires de polyculture-élevage et de viticulture, cette dernière pesant à elle seule 40 % de l’activité en valeur. Elle comptera 73 collaborateurs, avec des bureaux et des équipes foncières dans chaque département. Les capitaux propres de la nouvelle entité s’élèvent à 13,2 M€, ce qui la situe parmi le premier tiers des nouvelles Safer.

Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin

Un Conseil de l’Europe aux saveurs locales !

Publié le 17/05/2017

Les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin ont animé la traditionnelle journée portes ouvertes du Parlement européen à Strasbourg, organisée conjointement avec le Conseil de l’Europe le 14 mai. Une présence inédite sur le parvis de cette institution, très réussie.

La longueur de la file d’attente devant le Parlement européen à Strasbourg a largement témoigné du succès de sa journée portes ouvertes, organisée le 14 mai. Cette année, au regard des mesures de sécurité drastiques, inhérentes au plan Vigipirate, le Parlement a proposé un circuit unique, de près de deux heures, qui s’est achevé au Conseil de l’Europe, ouvert à cette occasion, un inédit. C’est sur le parvis de cette institution européenne, que les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, partenaires de longue date de cette journée portes ouvertes avec leur opération Sourire, ont installé leur chapiteau. Espoir de marges mieux réparties Malgré les difficultés d’accès, accentuées par le grand rendez-vous sportif des Courses de Strasbourg Europe, ce circuit inédit offre « l’avantage d’une meilleure visibilité, les visiteurs sortant tous par le parvis du Conseil de l’Europe », souligne le président des JA 67, Thomas Gillig. « Nous avons réussi à instaurer un partenariat avec le Parlement, et c’est important de marquer notre présence face à l’Europe et à la Pac » avec des différences d’agriculture et de normes selon les pays. Il espère que le nouveau président reste sur la ligne économique évoquée lors de sa visite à la foire européenne, notamment sur la question des marges des produits. Le prix du lait a par exemple doublé pour le consommateur, alors qu’il est resté « le même pour les éleveurs ». Les JA plaident et espèrent « une meilleure répartition des marges ». Cette journée vise également à sensibiliser les consommateurs sur les productions locales et leurs qualités. « Notre bassin de consommation est plus important que l’offre, souligne Julien Jacob, trésorier des JA. C’est une chance et un pouvoir pour nous » qu’il s’agit d’utiliser, en incitant les consommateurs à manger local et « toujours plus de local ». « C’est la seule solution viable » pour l’agriculture du département, ajoute-t-il. C’est le message fort que la cinquantaine de membres des JA, venus de tous les cantons du département, ont eu à cœur d’envoyer aux visiteurs en démontrant la qualité de leurs produits, avec notamment leur tarte flambée. 100 % locale, cuite au feu de bois, elle est devenue emblématique de cette journée portes ouvertes du Parlement européen durant laquelle près de 20 000 visiteurs ont foulé le parvis du Conseil de l’Europe. Un beau succès pour la visibilité de l’agriculture locale, son dynamisme et l’engagement des JA.

Caisse d’assurance-accidents agricole du Bas-Rhin

Mettre le paquet sur la prévention

Publié le 15/05/2017

La Caisse d’assurance-accidents agricole du Bas-Rhin se réunissait en assemblée générale, vendredi 5 mai, à Schiltigheim. Si le nombre d’accidents est en baisse, leur gravité reste préoccupante. D’où la nécessité d’investir dans la prévention et la sensibilisation.

Mieux vaut prévenir que guérir. Ce mot d’ordre s’impose à la Caisse d’assurance-accidents agricole (CAAA) du Bas-Rhin. Vendredi 5 mai, délégués et responsables de la caisse se sont retrouvés en assemblée générale à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Si le bilan financier et humain de 2016 est encourageant, la gravité des accidents reste préoccupante. La structure se dirige donc vers un renforcement des programmes de prévention. Un bilan en demi-teinte « Après deux années de hausse, 2016 connaît une baisse importante du nombre d’accidents », annonce Denis Ramspacher, président de la CAAA. Avec 1 230 dossiers instruits l’année dernière contre 1 333 en 2015, la tendance est bonne. Autre élément de satisfaction, « la diminution concerne autant les salariés que les non-salariés ». Avec une baisse respective de 45 et 48 dossiers sur l’année, les deux catégories progressent de manière symétrique. La diminution générale est complétée par 10 dossiers en moins chez les élèves des lycées agricoles. Pourtant, toute la situation n’est pas au beau fixe. La gravité des incidents de santé vient entacher les bons chiffres de 2016. Le président, qui dirigeait sa première assemblée générale, le concède. « On peut regretter la gravité en hausse des accidents chez les non-salariés. » Cela se traduit par deux décès sur le lieu de travail et huit amputations. Sensibiliser les professionnels Mais pour le patron de la caisse, cette hausse ne doit pas être une fatalité. « Les huit incidents ayant entraîné l’amputation sont tous liés à la manipulation d’appareils en marche et devraient donc être faciles à éviter. » Pire, un tiers des blessures seraient liées à l’utilisation de machines et d’outils. Les actions de prévention apparaissent plus que jamais primordiales. S’il s’avère impossible d’éradiquer totalement les imprévus, la marge de progression reste conséquente. Le directeur de la CAAA 67, Pascal Jan, a tout de même souligné les efforts qui ont été faits l’année dernière. Il a rappelé que la caisse a participé à près de 70 événements de sensibilisation. Ces formations en sécurité ont concerné pas moins de 1 200 personnes. Le budget alloué à ces séances a quasiment doublé entre 2015 et 2016, s’établissant à 48 000 €. Côté aides financières, la caisse a octroyé plus de 100 000 € aux agriculteurs pour l’acquisition de matériel de sécurité. Près de 1 000 combinaisons de protection phytosanitaire, 600 filtres anti-poussières ou encore 100 protections auditives ont ainsi été achetés avec la bénédiction de la CAAA. Autre élément central dans la stratégie de la caisse, la sensibilisation des jeunes. Ainsi, plus de 220 heures de cours ont été données dans les différents lycées agricoles. Ces efforts ont donc payé en partie, poussant le nombre d’accidents à la baisse. Mais n’ont pas été suffisamment efficaces pour lutter contre leur gravité. Forts de ce constat, les responsables de la CAAA 67 ont décidé de redoubler d’effort cette année.

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