Vie professionnelle

Promotion du 14 juillet

Ordre du Mérite agricole

Publié le 14/09/2017

OFFICIERS Madame Marie Bernhard, Ancienne viticultrice Monsieur Paul Zoller, Ancien Président du syndicat des producteurs de fruits de Westhoffen et ancien paysagiste CHEVALIERS Madame Marianne Fritz, Cheffe d’entreprise, Présidente de la société Idhéa Monsieur Thierry Kuhm, Gestionnaire des aides aux investissements dans le secteur animal à la Direction Départementale des Territoires du Bas-Rhin Madame Marlyse Loew, Secrétaire de l’association des producteurs de fruits de Westhoffen Madame Claudia Lopez, Assistante gestion des aides filières animales à la Direction Départementale des Territoires du Bas-Rhin Monsieur Dominique Peter, Président de la société d’aviculture de Soufflenheim Madame Cathy Remy, Responsable de l’installation des jeunes agriculteurs et du PVE à la Direction Départementale des Territoires du Bas-Rhin Monsieur Franck Sander, Chef d’exploitation agricole Monsieur François Verdin, Responsable d’une cellule Politique Agricole Commune à la Direction Départementale des Territoires du Bas-Rhin

Groupe jeunes du Synvira

Soirée ciné-débat sur la transmission

Publié le 12/09/2017

Une soirée ciné-débat sur le thème de la transmission et la taxation des successions, au cinéma Rex de Benfeld, était proposée par le groupe jeunes du Synvira. Avec en projection, le film « Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch.

L’idée émane d’une rencontre entre Yann Durrmann, vigneron à Andlau, et l’équipe associative de La toile du Ried, présidée par Jacky de Montigny, qui gère le ciné Rex de Benfeld. Le groupe jeunes du Synvira a organisé une soirée ciné-débat-dégustation avec la projection du dernier film du réalisateur Cédric Klapisch, Ce qui nous lie. Le scénario se déroule dans un domaine viticole bourguignon et retrace toutes les difficultés qu’éprouvent deux frères et une sœur à réussir la transmission du domaine et la transition de génération, suite au décès inopiné du père. Le trio doit faire face à une taxation de succession causant beaucoup d’incertitudes sur le devenir du domaine familial. Les jeunes représentants de six domaines viticoles ont répondu présent à cette soirée qui a fait salle comble (170 places) : Jean Huttard à Zellenberg, Roth à Soultz, Hubert Metz à Blienschwiller, Marcel Deiss à Bergheim, André Durrmann à Andlau et Beck-Hartweg à Dambach-la-Ville. Question évidente posée par les spectateurs aux jeunes vignerons : le film reflète-t-il bien la réalité sous différents aspects, l’entente entre les frères et sœurs et intergénérationnelle, les difficultés d’assumer le coût de la succession d’un domaine viticole, les relations de voisinage entre viticulteurs ? Pour Florian Beck-Hartweg, « l’intrigue principale autour de la succession, les relations dans l’entreprise, avec les employés, les parents, le voisinage » permet de montrer que « derrière un domaine, il n’y a pas que des choix techniques et financiers, mais il y a un aspect humain et relationnel très fort. Une facette du métier que l’on vit souvent dans notre intimité mais qui a une influence énorme sur le domaine et ses vins ». Même propos pour Céline Metz, jeune viticultrice à Blienschwiller, qui s’est identifiée au cas de Jean, le personnage principal, joué par Pio Marmaï, et de Juliette, joué par Ana Girardot. « Ayant fait des études en Australie et étant revenue sur le tard au domaine, je me suis retrouvée dans les personnages sous différents aspects, confrontée à des gros challenges. C’est une fiction très réaliste sur les difficultés de poursuivre face aux accidents de la vie. » Le coût de la succession a en particulier interpellé Mathieu Deiss et Victor Roth : « Au-delà de notre attachement à la terre, il faut être à la hauteur de ce que l’on nous transmet. Ça s’organise. Et ce sont des questions de budget. » Et un problème crucial se pose à la viticulture, ont expliqué Victor Roth et Yann Durrmann : celui de la taxation des successions. « Nos terres sont taxées comme une richesse, or c’est un bien de production. »

Publié le 11/09/2017

Les sections des anciens exploitants agricoles du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et la Mutualité sociale agricole (MSA) Alsace œuvrent conjointement toute l’année. Cette bonne entente est entretenue lors d’une rencontre annuelle entre membres du bureau du syndicat, direction et présidence de l’organisme de sécurité sociale. Pour la première fois, la presse agricole y était conviée.

La matinée de discussion entre les sections des anciens exploitants agricoles et la MSA est ouverte par Paul Schiellein, président de la section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin. « C’est une rencontre exemplaire autour des questions qui préoccupent l’ensemble des retraités et particulièrement nos membres. » Et la première question soulevée est celle des statistiques des retraites agricoles. La directrice Christelle Jamot apporte les éléments. « Le nombre d’exploitants pensionnés est en baisse, d’ici une dizaine d’années nous arriverons à l’équilibre du régime, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. » Philippe Wolff, ancien directeur du centre de fiscalité et de gestion de la Chambre d’agriculture, met en parallèle la baisse du nombre d’exploitants partant à la retraite avec l’augmentation, depuis 2012, des arrêts d’exploitation. Dans ces deux cas, la transmission devient de plus en plus difficile. « Dans une enquête réalisée lors d’une réunion menée conjointement avec la MSA, il ressort que 26 % des exploitants ont recours à une donation-partage, 21 % à une donation, 20 % à un bail à long terme et 5 % au don manuel. » Le don manuel est une mesure mise en place par Nicolas Sarkozy prévoyant que chaque parent puisse verser une somme d’argent à l’un de ses enfants, à condition de déclarer ces sommes ou biens mobiliers aux impôts. 75 % des exploitants retraités touchés par l’augmentation de la CSG Les choix sont multiples, mais les revenus stagnent, voire baissent. Christiane Bernard, membre du bureau du Haut-Rhin, rappelle que les retraités les mieux lotis perçoivent 1 200 €, la moyenne est de 760 € par mois. En outre, Philippe Wolff estime que 75 % des exploitants retraités seront touchés par l’augmentation de la CSG alors que « l’augmentation des retraites est nulle. Le premier confident de l’agriculteur est le comptable, mais le raisonnement d’optimisation fiscale et sociale à outrance ne résout pas tout », poursuit-il. « Les exploitants qui arrivent à la retraite aujourd’hui ne pensaient pas tous à déclarer leurs épouses, or elles ont travaillé et la question de leur retraite se pose », ajoute Adeline Baur, membre de la section du Bas-Rhin. Pour Christiane Bernard, il est nécessaire de faire le point régulièrement en fonction de la situation économique de l’exploitation et de la législation. « Le chef d’exploitation devrait pouvoir prévoir sa retraite » Philippe Wolff va plus loin et affirme qu’il faut « parfois avoir le courage de jouer. Augmenter le salaire lorsque cela est possible, le baisser ensuite. Le chef d’exploitation devrait pouvoir prévoir sa retraite », ajoute-t-il. « Depuis 25 ans et le changement d’assiette de cotisation, le mot d’ordre était de payer le moins possible », relève Jean-Paul Schneider, président honoraire de la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin. Paul Schiellein suggère une formation sur le thème de l’anticipation de la retraite. Le président de la MSA Alsace, David Herrscher, partage l’idée qu’une « communication est nécessaire sur cette question. Il y a des subtilités qu’il faut expliquer à l’ensemble des exploitants. » Christelle Jamot fait le point sur les discussions politiques en cours, comme celle concernant la possibilité pour l’exploitant de faire le choix entre l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés. « La mesure prévoyant qu’un euro cotisé correspondra à un euro de droit est prévue pour janvier 2019. » Enfin, la prise en compte des 25 meilleures années pour calculer le montant de la retraite est sur le bureau du ministère de l’Agriculture et la Caisse centrale. Les sections des anciens demandent un partenariat pour mettre à jour une documentation sur l’accompagnement lors du décès d’un conjoint à distribuer gratuitement. « Deux réunions ont eu lieu dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin sur ce sujet. Il s’agit d’un travail de partenariat national avec des adaptations prévues quant au droit local », rapporte Paul Schiellein. Seuls 30 % des retraités ont une pratique informatique régulière Autre sujet qui intéresse les retraités, la dématérialisation. Quatre demi-journées de formation ont été menées dans le Bas-Rhin par la MSA, Groupama et le Crédit Agricole. Alors que sur 250 personnes interrogées, 137 se sont dites intéressées par de telles formations, elles n’ont pas connu le même succès dans le Haut-Rhin. Il ressort de cette même enquête que 65 % des retraités agricoles ont un ordinateur et seuls 30 % ont une pratique informatique régulière. Un point sur lequel la MSA a promis de travailler dans les prochaines années.

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