Vie professionnelle

Mutualité sociale agricole d’Alsace

Des équipes performantes au service des adhérents

Publié le 30/01/2018

La Mutualité sociale agricole d’Alsace a présenté ses vœux à son personnel vendredi 19 janvier à Horbourg-Wihr. L’occasion pour le président, David Herrscher, et la directrice, Christelle Jamot, de rappeler les orientations et les politiques en cours à mi-mandat.

Le cadre n’a pas été choisi au hasard. Il se voulait convivial et feutré. L’hôtel Europe a donc accueilli 250 salariés de la Mutualité sociale agricole (MSA). Des salariés tout d’abord invités à déguster les mets et les vins présentés sous forme de buffet. Puis est venu le moment, plus solennel, de l’échange avec Christelle Jamot et David Herrscher. Après la projection d’une vidéo sur les activités annuelles de la MSA, les deux responsables ont répondu aux questions d’une animatrice. « Ce rendez-vous est l’occasion de rappeler notre action au quotidien concernant les familles, la santé, les cotisations et les retraites. Nous avons une mission de service public. Nous sommes là pour répondre rapidement, efficacement et de façon cadrée. Quand un de nos adhérents contacte la MSA, il doit avoir une réponse à ses interrogations quand il raccroche le téléphone ou quand il quitte nos bureaux », explique David Herrscher. « Cette vidéo met nos actions en lumière. Il s’agit souvent d’un travail peu visible et pourtant énorme. Ce travail, c’est celui de vous, toutes et tous, salarié(e)s de la MSA. Vous avez de nombreuses compétences. Elles sont diversifiées. Et c’est ce qui fait notre richesse, notre esprit de coopération, notre complémentarité. Continuons ainsi. Ne montons pas de murs entre les services. Au contraire, privilégions le dialogue », insiste, pour sa part, Christelle Jamot. Évolution du métier Un travail d’autant plus important qu’à l’heure de la réforme des collectivités, les territoires ruraux les plus reculés se sentent oubliés et/ou abandonnés. Bien souvent, la MSA est désormais le seul interlocuteur des populations locales. « La conséquence, parfois, se retrouve dans les isoloirs avec le vote extrême », estime David Herrscher. « Nous avons des zones de fragilité. C’est pourquoi il est primordial que nous donnions des réponses claires et rapides à nos interlocuteurs. Nos adhérents doivent être satisfaits du service qu’on leur rend, de l’accueil qu’on leur réserve, notamment au téléphone. C’est cela qui garantit la pérennité de la MSA, et donc de nos emplois », précise Christelle Jamot. Dans ces conditions, que peut-on attendre de 2018 ? De se baser sur le mieux de 2017 ? Avec des prix du lait, de la viande, du porc à la hausse. « J’ai une pensée pour les viticulteurs touchés par le gel en avril, puis par la grêle. Mais également pour les arboriculteurs, dont certains ont tout perdu. La MSA était au rendez-vous pour trouver des solutions avec des budgets conséquents », constate David Herrscher. Avec Christelle Jamot, le président est également revenu sur l’évolution de la MSA, qui mutualise ses services depuis quelques mois. « 40 % de nos salariés ont déjà changé de métier en interne. Cette évolution va se poursuivre. Elle se fera dans le respect de tous les salariés envers qui nous devons être à l’écoute », assure David Herrscher. La première vague de mutualisation s’est réalisée avec la formation des équipes. Une seconde va arriver. Elle doit être acceptée par toutes et tous. « Soyons 250 à construire des moulins plutôt que des murailles. Adaptons-nous. Ne cédez pas aux rumeurs, mais posez-vous les bonnes questions. Oui, avançons collectivement », ajoute Christelle Jamot. Un outil informatique performant Enfin, David Herrscher rappelle que l’équipe dirigeante arrive à mi-mandat après trois années de travail. « Je suis serein pour la MSA. Il faut continuer à être compétitif et réactif. Merci pour votre écoute, votre patience, le travail effectué. Continuons à occuper le terrain. » L’occasion pour lui de donner rendez-vous à l’assemblée générale de 2018, qui se déroulera en présence du premier vice-président de la Caisse centrale, et aura pour thème l’animation des territoires. « Nous présenterons le bilan de mi-mandat, qui est déjà très satisfaisant. À nous désormais d’être encore plus proches, et notamment des plus jeunes. Que ce soit les salariés et les exploitants. Je formule le vœu que, lors des prochaines élections, nous puissions avoir des délégués jeunes, dynamiques, engagés. C’est toute la philosophie du plan stratégique national 2018-2028 », conclut-il. Avant d’être chaudement applaudi lorsqu’il évoque la nécessité pour la MSA d’avoir un outil informatique performant et calibré au bon niveau. L’après-midi a été consacrée à un jeu de rôles ludique qui a permis aux membres du personnel de resserrer les liens entre eux.

Association Vignes Vivantes

L’ère du partage des savoirs et des acquis

Publié le 25/01/2018

Le 9 janvier, la dynamique association Vignes Vivantes tenait une assemblée générale de début d’année, après une visite de découverte du tout nouveau domaine de l’Envol, à Ingersheim.

Pour sa première assemblée de l’année, Vignes Vivantes a rempli la salle du Civa, preuve du dynamisme de l’association, avec ses multiples facettes agronomiques, ampélographiques, mécaniques… Vignes Vivantes termine une année 2017 extrêmement bien remplie, avec son stagiaire agronome Sylvain Perrot-Minot, lequel va reprendre le laboratoire BRDA d’Yves Hérody. Son mémoire d’études, intitulé « Dynamique des matières organiques du sol et engrais verts, cas de partage de savoirs vignerons chez Vignes Vivantes », aborde l’aspect sociétal des partages de savoirs entre les vignerons de l’association. Si cette notion des savoirs « ascensionnels » est dans l’air du temps, Vignes Vivantes a été précurseur en la matière puisque l’association a été créée en 1997 ! Sylvain Perrot-Minot, compétent en informatique, a scellé les bases d’une plateforme internet de cartographies en open source, où l’on peut conjuguer et consulter sur une même carte en ligne les informations cadastrales, géologiques, agronomiques, pédologiques. Ce qui en ferait un outil extraordinaire à l’usage des vignerons pour communiquer sur les terroirs, tracer la viticulture, comprendre les terroirs, partager les savoirs… La question est désormais posée aux vignerons de Vignes Vivantes s’ils souhaitent faire partager au plus grand nombre les milliers de données pédogéologiques accumulées pendant plus de 20 années d’analyses. C’est aussi la notion de partage qui est mise à profit avec les plateformes partagées de compostage biodynamique, sur deux sites en 2017. Une approche collective destinée à remédier à la problématique de l’insuffisance des matières organiques en monoculture de vigne. Attention, Vignes Vivantes n’a pas le statut d’agrofournisseur. Aux vignerons donc de trouver à s’organiser. Mais un logiciel d’évaluation du coût développé sur tableur par Matthieu Deiss permet d’estimer le prix de revient du compost élaboré et épandu à 50 €/t, une somme modique comparée aux amendements du marché. Toujours s’agissant des matières organiques, Vignes Vivantes a décroché en 2016 le label GIEE (Groupement d’intérêt économique environnemental) pour ses projets engrais verts. 11 exploitations sont mises en réseau pour tester différents mélanges d’engrais verts, sur différentes pédogéologies et selon différentes techniques de semis à différentes dates. « Cela n’empêche pas qu’il faut respecter les bases de l’agronomie, chauler, et fertiliser le semis », a souligné l’animatrice Isabelle Kuntzmann. Les effets sur la vigueur et les teneurs en sucres fermentescibles des sols seront mesurés, en lien avec les différents types de couverts. Des conseils seront prodigués en tenant notamment compte des cycles de l’azote et des éléments minéraux restitués, de la qualité de l’exploration racinaire des différents couverts… Enfin, Vignes Vivantes, c’est également un groupe de vignerons affiliés à l’association Atelier paysans pour concevoir et réaliser des outils de viticulture  spécifiques, tels que les étoiles de « Boudibinage » ou des semoirs de semis direct. Les vignerons ont aussi mis en place un conservatoire ampélographique à Marbach.

Groupe des jeunes vignerons du Synvira

L’image et l’émancipation au cœur des préoccupations

Publié le 23/01/2018

En 2018, le groupe très émancipé des jeunes vignerons du Synvira va poursuivre son travail de fond sur la valorisation de l’image des vins d’Alsace.

Dans la droite ligne des nouvelles aspirations de la jeunesse, le groupe des jeunes vignerons du Synvira tient à son indépendance dans une organisation hiérarchique non pyramidale. Si le groupe est tout de même représenté par Denis Hébinger, jeune vigneron en installation à Éguisheim, chacun des jeunes du Synvira nourrit essentiellement des projets de valorisation de l’image des vins d’Alsace, relativement éloignés de nombreuses problématiques syndicales qui touchent à l’organisation de l’appellation. Il souhaite avoir les coudées franches dans ses décisions et reste attaché à son autonomie décisionnelle vis-à-vis de ses aînés du Synvira. Les jeunes souhaitent en 2018 reconduire leur partenariat d’afterwork avec les chefs étoilés d’Alsace qui promeuvent à cette occasion la « formule jeune ». « Ça s’est plutôt bien passé, explique Denis Hébinger. Il s’agit d’apprécier à présent le retour sur image et de voir si les vins des jeunes vignerons sont effectivement référencés sur les cartes des chefs étoilés d’Alsace à travers des accords mets et vins. C’est un travail de longue haleine. » Le problème pour ces jeunes vignerons, résume Denis Hébinger, « est d’exister en tant que collectif ». Du coup, plusieurs exhibitions gastronomiques pourraient voir le jour en 2018. Une première consisterait en un repas gastronomique à la Maison d’Alsace à Paris, là aussi avec l’aide d’un ou plusieurs chefs étoilés d’Alsace. Le deuxième projet cible l’événement Millésime Alsace, où les jeunes vignerons souhaiteraient être représentés en tant que groupe constitué : « Notre groupe est légitime, nous représentons les voies de l’avenir et notamment celles des vins de lieu ». Au cours de cette représentation, « chaque jeune présenterait un cru de l’année n et n - 10 », une verticale donc à découvrir pour comprendre les caractères immuables d’un terroir. S’ajoutent à ces actions, un programme régulier de conférences et formations chez les uns et les autres, par exemple prochainement, le réseau d’information météorologique et d’outils d’aide à la décision champenois Prométée, ou encore sur l’histoire du syndicalisme viticole alsacien. « On aura d’autant plus de poids intellectuel et physique qu’une dynamique de renouvellement des idées s’installe parmi les jeunes générations », résume Denis Hébinger. De nombreux jeunes vignerons, de toutes les familles professionnelles s’interrogent sur le sens de leur travail, en voyant par exemple ce qui se passe dans la filière lait… De ce point de vue, la question du type de verre à vin en lien avec l’image des vins d’Alsace, qui pourrait paraître anecdotique, leur semble en réalité emblématique.

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