Vie professionnelle

Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin

Évoluer pour perdurer

Publié le 15/07/2018

Plus de 300 propriétaires ont participé à l’assemblée générale du Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin qui affiche un bon bilan touristique 2017, résolument engagé dans la modernité pour conserver sa notoriété.

C’est la salle des Roseaux à Marlenheim qui a accueilli l’assemblée générale du Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin, le 4 juin. Son président, Maurice Waltsburger, a remercié le nouveau président national des Gîtes de France, Dominique Pommat, d’avoir fait le déplacement en Alsace, ainsi que Vincent Debès, vice-président du Conseil départemental du Bas-Rhin, président délégué de l’ADT (Alsace Destination Tourisme), partenaire fidèle du Relais. Il a salué la forte participation des propriétaires d’hébergements à ce rendez-vous annuel, témoignage « de leur attachement à la marque Gîtes de France ». Hébergements réservables en ligne, primordial Actuellement, 56 % des hébergements sont réservables en ligne, l’objectif étant à terme qu’ils le soient tous. C’est une priorité majeure « pour répondre aux évolutions et aux attentes des clients », a indiqué le président. Des formations et un accompagnement ont été proposés dans ce sens par le Relais. Pour encourager les propriétaires à rejoindre le service de commercialisation, il a notamment baissé les taux de commissionnement. « Être réservable en ligne, c’est gagner en visibilité, mais c’est également pouvoir toucher une clientèle plus jeune », qui achète ses vacances en ligne. Le nouveau site internet départemental, mis en ligne en novembre 2017, a été rendu plus attractif en insérant les hébergements dans leur environnement touristique, tout en conservant la mention de leurs critères techniques. Le président a annoncé que le département a obtenu 58 trophées clients, un des meilleurs scores français, avec 6 % de l’ensemble des trophées décernés au niveau national. Ils sont le reflet de « la très bonne qualité des hébergements et de l’accueil ». L’Alsace est restée attractive en 2017, avec une hausse exceptionnelle de 10 % du nombre de visiteurs et des nuitées. Les perspectives pour cette année sont encourageantes, l’Alsace devant « redoubler d’efforts pour préserver son identité et maintenir son image d’excellence ». Le président a déploré « le retrait du Relais départemental du Haut-Rhin du site régional, ce qui a entraîné la réalisation de deux sites internet départementaux ». Les deux centrales sont en concurrence au sein de la même destination Alsace, « une situation contre-productive et pénalisante pour l’efficacité des deux services de réservation ». Un groupe de travail sera mis en place pour proposer des actions communes pour la destination Alsace, « dans l’intérêt des structures et des propriétaires ». Le président a conclu en remerciant les salariés du Relais « pour leur conscience professionnelle » et les propriétaires « de leur confiance ». Réflexion en profondeur pour répondre aux enjeux du futur En ce qui concerne les perspectives d’avenir et les orientations, Maurice Waltsburger a souligné l’importance « de s’adapter aux évolutions du secteur touristique, actuellement dans une phase de mutation profonde et rapide », notamment dans le numérique. Mais aussi « la concurrence acerbe des plates-formes de commercialisation ». Conscient de ces enjeux et de ces menaces, le nouveau président national a lancé un vaste programme de réflexion intitulé « Racines du Futur », portant notamment sur la stratégie digitale du web, celle du développement et de la distribution. Elle mobilise les directeurs de l’ensemble des Relais, dont celui du Bas-Rhin, Anne Sophie de Puineuf. Les propriétaires sont attachés aux valeurs et à la marque mais « attendent une dynamique nouvelle ». Le prochain congrès national des Gîtes de France à Belfort devrait valider les premières orientations. Dans les rapports d’activité, il est à noter que 63 nouveaux projets labellisés Gîtes de France ont été créés en 2017, pour 65 fermetures. Le Relais a mis en place une nouvelle charte « Accueil motards », pour attirer cette clientèle particulière. 28 propriétaires y ont adhéré. Sur le volet Bienvenue à la Ferme, un partenariat a été noué avec les fermiers aubergistes de Lorraine. La centrale de réservation gère un portefeuille de 362 gîtes permanents, pour un volume d’affaires de 3,36 millions d’euros. Sur les 207 900 nuitées, 72 % sont le fait de clients français, la clientèle étrangère étant majoritairement allemande. La durée moyenne du séjour est d’une semaine, le vignoble a atteint un taux d’occupation de près de 40 %, contre près de 56 % pour Strasbourg. Au final, une année touristique 2017 globalement positive pour le Relais. Cette assemblée générale s’est achevée par la remise des récompenses aux propriétaires de gîtes de plus de 20 ans.

Secrets du Val d’Argent - Transformateur à Scherwiller

Une philosophie très « locale »

Publié le 15/07/2018

La boucherie-charcuterie Secrets du Val d’Argent fera partie des transformateurs qui seront présents lors de la première édition de Passion de nos terroirs, le 18 septembre, à Sélestat. L’occasion pour cette entreprise, qui a les circuits courts inscrits dans son ADN, de se faire connaître auprès de potentiels nouveaux clients et fournisseurs.

Pour eux, la boucherie-charcuterie de qualité n’est plus un secret depuis longtemps. À Scherwiller, les frères Gilles et Thierry Adrian, et leur sœur Nathalie, appliquent quotidiennement un savoir-faire hérité de leur oncle et de leur père, qui avait créé une boucherie-charcuterie de village en 1972 à Rombach-le-Franc, puis en 1989 une première usine de transformation à Lièpvre, employant une douzaine de salariés, la charcuterie du Val d’Argent. Ils mettent un point d’honneur à ne travailler qu’à partir d’animaux issus d’élevages situés dans un rayon d’une centaine de kilomètres. Une logique « circuit court » que Nathalie, Gilles et Thierry Adrian ont repris à leur compte lorsqu’ils héritent de l’entreprise familiale en 2003. Celle-ci comptait alors une quarantaine de salariés. Ils prennent la décision de racheter l’entreprise Safapac, spécialisée dans les plats cuisinés. Malgré cet investissement, ils se rendent rapidement compte qu’il leur faut encore plus de place pour se développer. Ils déménagent dans la zone d’activités du Giessen, à Scherwiller, en 2014, avec une cinquantaine de salariés. Une clientèle à 90 % alsacienne Aujourd’hui, leur boucherie-charcuterie, Secrets du Val d’Argent, compte une petite centaine de salariés et une production comprise entre 3 800 et 4 000 tonnes par an, répartie à parts égales entre l’activité boucherie et l’activité charcuterie. La clientèle, à 90 % alsacienne, est constituée par les GMS (40 %), suivies par les bouchers détaillants (30 %), les grossistes (15 %) et la restauration hors foyer (15 %). Les animaux utilisés sont issus « d’achats locaux », une origine Grand Est au maximum. « Nos bovins viennent en majorité d’exploitations situées en Lorraine. On a du mal à trouver suffisamment de génisses et de bœufs en Alsace », justifie Thierry Adrian. Si auparavant, ils allaient chercher eux-mêmes les animaux dans les fermes, ils ont depuis délégué cette tâche logistique à un marchand de bestiaux, par manque de temps. « En fonctionnant avec des circuits aussi courts, on contribue à la qualité de nos viandes avec des animaux qui ne subissent pas le stress d’un long trajet. Sans compter qu’ils sont tous issus de bonnes terres d’élevage riches en pâturages. Ce qui fait qu’on s’y retrouve au final », continue Gilles Adrian. Développer les produits en charcuterie S’ils ne sont pas issus de formations bouchères comme leur père ou leur oncle, les frères et sœur Adrian ont en commun une connaissance avancée du monde l’élevage. « Nos parents avaient une ferme avec un élevage de salers et de charolaises. C’est un sujet qu’on a appris à maîtriser avec le temps. » Tout comme ils ont appris à utiliser les savoir-faire familiaux en matière de transformation bouchère et de confection de plats préparés. Un « secret » bien gardé qui leur a permis de continuer à se développer avec succès. Et ce n’est pas fini. En participant à la première édition du salon Passion de nos terroirs, à Sélestat, ils espèrent bien se faire connaître davantage auprès de potentiels nouveaux clients bien sûr, et évidemment auprès d’éleveurs alsaciens en quête de débouchés. « On va essayer de développer davantage nos produits en charcuterie », souligne Thierry Adrian. Ils ont déjà commencé avec deux produits 100 % Alsace : un jambon cuit et une poitrine paysanne, toutes deux estampillées Savourez l’Alsace, Produit du terroir. « C’est vrai qu’on est bien pourvu en porcs en Alsace », constate Gilles Adrian. Concernant les bovins, son frère et lui se disent « toujours ouverts » pour établir des contacts avec de nouveaux producteurs. Encore faut-il résoudre le problème du transport de l’animal entre la ferme et l’abattoir. « Aujourd’hui, on a une logistique en place avec un marchand de bestiaux qui fait sa tournée dans les fermes lorraines avant d’aller à Holtzheim. Si l’éleveur est à 15 ou 20 minutes de l’abattoir, il pourrait emmener ses animaux avec la bétaillère. Mais pour les éleveurs qui sont dans le Haut-Rhin, ça risque d’être un peu plus compliqué tant qu’on n’a pas trouvé la solution adéquate », ajoutent les frères Adrian.

Publié le 15/07/2018

Roland Schweitz en est convaincu, « Passion de nos terroirs » est un rendez-vous incontournable pour ceux qui, comme lui, veulent élargir leur clientèle. Producteur spécialisé en pommes de terre, qu’il commercialise sous la marque La Bruchoise, il s’est déjà inscrit aux trois rendez-vous fixés par la Région Grand Est.

« Ce salon vise les grossistes et les distributeurs, explique Roland Schweitz. Ce qui m’intéresse, c’est de communiquer sur nos produits. C’est dans l’objectif de les faire connaître que j’ai lancé la marque La Bruchoise, il y a cinq ans. Ces salons me permettront de garder le contact avec mes clients et, je l’espère, de nouer de nouveaux contacts commerciaux, notamment en dehors de l’Alsace. Mais cela ne sera pas forcément évident, car la Champagne est un gros producteur de pommes de terre » L’enterprise a été créée par Roland Schweitz, avec son épouse Catherine. Son neveu, Jérémie, le seconde dans tout le process, de la production jusqu’au conditionnement. Sa fille, Lucie, ayant fait des études en gestion et commerce, l’a rejoint en 2016. Son autre fille, Clara, continue ses études d’agronomie afin de pouvoir, un jour, intégrer la société. Les 110 ha de pommes de terre sont répartis sur deux secteurs, la plaine de la Bruche et la plaine d’Erstein, « un terroir très propice à la culture de la pomme de terre ». Cette culture exige une rotation de cinq ans. Même si elle complique l’assolement, cette précaution est indispensable pour produire une pomme de terre d’une qualité irréprochable et préserver le bon état sanitaire des terres. « Nous procédons par échanges avec les agriculteurs des communes avoisinantes. » Roland Schweitz a récolté ses premières pommes de terre primeur début juillet - il en produit une dizaine d’hectares. La campagne se prolongera jusqu’au 15 août. « C’est à ce moment-là que démarre la saison des pommes de terre de conservation, des variétés demi-précoces. C’est le grand boom ! Il faut stocker 4 000 t de pommes de terre en cinq ou six semaines. Nous fonctionnons en deux équipes : l’une s’occupe de la récolte et du stockage, l’autre du conditionnement et de la commercialisation. C’est en septembre-octobre que nous écoulons les plus gros volumes. C’est à la fois le pic de travail et le pic de consommation. » Les atouts de La Bruchoise ? « Nous sommes très exigeants vis-à-vis de la qualité culinaire et gustative, mais aussi de l’aspect des tubercules. Nous tâchons d’être compétitifs tant au niveau du prix que des volumes. Et nous commercialisons toutes nos pommes de terre sous l’emblème des Fruits et légumes d’Alsace et de la marque collective Savourez l’Alsace Produit du terroir, ce qui nous permet de valoriser un produit dont l’image n’est pas toujours très porteuse. »

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