Vie professionnelle

Publié le 04/07/2018

Lundi 18 juin, de nombreux responsables d’organisations professionnelles agricoles ont répondu à l’appel de Rémy Losser, président de la Fédération Alsace de Groupama Grand Est à Schiltigheim. « Nous nous considérons comme une OPA, nous le disons et nous le faisons vivre. »

Une évolution importante est intervenue au niveau national, annonce le directeur général, Olivier Larcher. « Notre organe de tête va redevenir une entité mutualiste. Notre stratégie est d’être un assureur mutualiste, un statut qui nous permettra d’accueillir des petites mutuelles, confrontées aux exigences de Solvabilité II, pour consolider le pôle mutualiste en France. » Jean Yves Dagès a été réélu à la présidence, François Schmitt, président de Groupama Grand Est, étant réélu président délégué. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 14 milliards d’euros (Md€), dont 5 Md€ à l’international, et dégagé un résultat de 292 M€. « En 2011, notre ratio de solvabilité était trop faible. Désormais, il est de 315 %. Avec près de 9 Md€ de fonds propres, nous avons les moyens de nos ambitions stratégiques. » « Élargir notre capacité d’assureur » Les événements climatiques ont pesé lourd dans l’activité du groupe. Grêle sur véhicules, inondations, coulées de boue, dégâts sur cultures, la sinistralité climatique a été très forte. « Il y a eu plus de 300 catastrophes naturelles dans le monde pour un coût de plus de 117 Md€ pour les assureurs (source Le Figaro). Une question se pose : pourrons-nous, demain, continuer à assurer des cyclones comme Irma et Maria aux Antilles, sachant que le réchauffement climatique va augmenter la fréquence de tels événements ? » Une réflexion est en cours pour revoir le socle climatique de l’assurance récolte, avec les services de l’État. « Établir un socle commun à tous les assureurs permettra d’éviter les bagarres commerciales, estime Olivier Larcher. J’espère que cette initiative pourra être déployée dès la campagne 2019-2020. » Groupama Grand Est se porte bien. « Nous avons amélioré notre résultat de développement de 12 M€, 2 000 nouveaux clients nous ont fait confiance l’an dernier. » L’assureur a réalisé un résultat net de 24,4 millions d’euros (M€) en 2017. Sa marge technique atteint 159 M€, « un résultat qui dépasse nos objectifs. Du coup, nous avons fait évoluer nos offres : nous avons enrichi notre contrat d’assurance automobile, sans augmentation de tarif. Lors de la location d’un véhicule, Groupama Grand Est prend en charge la différence entre la franchise du loueur qui s’applique en cas d’accident et la franchise du contrat Groupama. » Bonus à l’irrigation Bonne nouvelle, Groupama Grand Est va faire évoluer l’assurance multirisque climatique pour les agriculteurs irrigants. « Jusqu’ici, il n’y avait pas de modèle permettant d’isoler tel ou tel péril dans la MRC. Mais dès cette année, nous concéderons une réduction tarifaire de 10 % sur les maïs irrigués. C’est un premier pas pour tenir compte de l’effort de prévention consenti par les agriculteurs. » Groupama Grand Est est également en discussion avec les caves coopératives. « Dans une logique gagnant-gagnant, nous allons tester un système de participation aux bénéfices. En fonction des résultats des années précédentes, nous appliquerons une réduction de 10 % sur la prime d’assurance. Ces sommes seront réinjectées dans des mesures de prévention. Nous allons tester ce système avec cinq coopératives. S’il donne satisfaction, nous pourrons l’améliorer et l'étendre. Nous voulons jouer notre rôle d’OPA responsable. » Sinistres climatiques : un coût élevé Les événements climatiques survenus l’an dernier en Alsace ont coûté 34,20 M€ à Groupama Grand Est. Un chiffre en recul de 28 M€ par rapport à 2016, indique Matthieu Freysz, responsable de la coordination du marché agricole. Le rapport sinistres/cotisations s’élève à 50,1 %, soit 40 points de mieux qu’en 2016. En Alsace, les dommages aux vignes représentaient 60 % du coût climatique sur cultures en 2017 (gelées noires). En grandes cultures, les sinistres sont principalement liés au gel d’avril et à la sécheresse de juillet-août. Dans le Bas-Rhin, 10 588 hectares de grandes cultures étaient assurés en contrat grêle en 2017 et 63 035 ha en MRC, soit un recul de 4,2 %. Dans le Haut-Rhin, les surfaces assurées atteignaient 14 700 ha en contrat grêle et 48 000 ha en MRC, soit une baisse de 7,3 %. « Certaines exploitations se désengagent du contrat MRC pour se tourner vers l’assurance grêle, en raison de la baisse des rendements historiques et du retard dans le versement des subventions. » En viticulture, on assiste aussi à une diminution des surfaces assurées. Dans le Bas-Rhin, 336 ha étaient assurés en grêle en 2017, 2 955 ha en MRC. Dans le Haut-Rhin, on relevait 189 ha en grêle, 3 666 ha en MRC. Des chiffres également en diminution. « On constate chaque année une évolution vers les contrats grêle, en raison de la diminution du rendement historique. » La délicate gestion des viticulteurs mixtes Des retards importants sont survenus dans le versement de l’aide à l’assurance récolte viticole pour les années 2016 et 2017. Les dossiers 2016 n’ont été traités par les DDT qu’à partir de février 2018, suite à la livraison d’un nouvel outil de gestion. C’est alors qu’elles se sont rendu compte qu’elles ne pouvaient pas verser l’aide à l’assurance récolte aux viticulteurs mixtes. « Afin de permettre aux viticulteurs concernés de pouvoir bénéficier de la subvention, nous leur avons proposé une requalification de leurs contrats, en basculant vers des contrats avec une appellation, de manière à compatibles avec les exigences réglementaires. » Les aides 2016 ont été versées récemment, celles de 2017 le seront durant l'été. Pour la récolte 2018, Groupama Grand Est a proposé aux viticulteurs mixtes de passer d’un contrat à l’exploitation à un contrat avec une appellation, éligible aux subventions. « 60 % ont choisi le contrat avec une appellation », indique Olivier Larcher. Les autres ont préféré rester au contrat à l’exploitation, au risque de ne plus être éligibles à la subvention. « Cette remise à niveau tarifaire n’est pas de notre fait, c’est un problème réglementaire. » Rémy Losser enchaîne : « Le système est loin d’être parfait. Des schémas d’assurance revenus, basés sur les cours de marché, sont dans les tuyaux, mais leur coût est beaucoup plus important. » Groupama Grand Est a travaillé avec Dijon Céréales pour élaborer un contrat garantissant les variations de prix. « Nous garantissons les fluctuations de prix à la baisse, dans une fourchette déterminée par la coopérative. Ce contrat est en cours de test dans plusieurs coopératives françaises », explique Olivier Larcher. Atténuer les fluctuations de revenus Autre contrat en cours de réflexion, un contrat socle national qui viendrait se substituer aux contrats existants. « Il pourrait y avoir une obligation de s’assurer à ce contrat socle, pour élargir la base assurée et diluer les risques pour les assureurs. » Pour Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, il est important de réfléchir à un système assurantiel permettant d’atténuer les hauts et les bas en matière de prix, afin de minimiser les risques. D’autres points ont été abordés au cours de cette réunion, comme le renforcement du maillage des conseillers sur le terrain, l’utilisation des nouvelles technologies pour la prévention des risques, comme la sonde à fourrage Haytech, ainsi que l’assurance des installations de méthanisation. « Nous nous sommes organisés en interne pour répondre à ce nouveau risque, a indiqué Stéphane Receveur, responsable développement pour le Bas-Rhin. Nos conseillers agricoles ont été formés sur le sujet et nous avons mis en place un référent expert méthanisation et des conseillers prévention spécialisés. » Rémy Losser poursuit : « Nous avons souhaité apporter les réponses appropriées à ces nouveaux risques et nous sommes leaders sur ce domaine en matière d’assurance. »

Publié le 04/07/2018

Dimanche 24 juin, plusieurs milliers de personnes ont découvert les différentes facettes de l’agriculture périurbaine lors du Tour des fermes, reliant la Robertsau à La Wantzenau.

Environ 1 500 personnes à la ferme Clauss, à La Wantzenau, 2 000 au Jardin de Marthe à la Robertsau : l’édition 2018 du Tour des fermes a rassemblé de nombreux citadins. Trois circuits leur étaient proposés, réalisables à pied ou à vélo. Des champs de moutarde aux parcelles de maïs semences de La Wantzenau, des serres maraîchères au pâturage de la digue de la Robertsau, du magasin de vente de produits locaux de la ferme Clauss au verger pédagogique de la rue Mélanie… Le programme de la journée incluait visite de fermes, marché de producteurs, dégustation de moutarde, restauration, animations pour les enfants et concert des Chats Potés… Faire voir l’agriculture, faire comprendre les pratiques et les enjeux agricoles d’aujourd’hui, susciter des échanges entre agriculteurs et consommateurs potentiels de produits locaux : telle était l’ambition de cette manifestation conviviale et pédagogique, inaugurée en fin de matinée par Robert Herrmann, président de l’Eurométropole de Strasbourg, Françoise Buffet, adjointe au maire de Strasbourg en charge de la politique agricole et des circuits courts, Denis Ramspacher, vice-président de la Chambre d’agriculture d’Alsace, Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, et Julien Scharsch, président de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). À la ferme bio Hornecker-Jardin de Marthe, Robert Herrmann et Françoise Buffet ont insisté sur l’importance du partenariat qui les lie au monde agricole depuis neuf ans. Ce partenariat se déploie dans quatre directions : la préservation des espaces et des entreprises agricoles, le développement d’une agriculture durable, le soutien aux circuits courts et de proximité et le rapprochement entre les agriculteurs et les citadins. Les élus ont aussi évoqué un sujet d’actualité : les inondations et les coulées d’eau boueuse provoquées par les orages, qui ont touché plusieurs communes proches de Strasbourg. La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations étant désormais du ressort de l’Eurométropole, Robert Herrmann a fait part de la nécessité, pour la collectivité, de tenir compte des risques d’inondation dans ses politiques en y associant les agriculteurs.

Chambre d’agriculture d’Alsace

Compétitivité des exploitations : une motion votée

Publié le 27/06/2018

L’avant-dernière session de la Chambre d’agriculture Alsace a été l’occasion de dresser un bilan de la mandature qui s’achève dans quelques mois. L’occasion aussi de faire le point sur les derniers événements climatiques et sur une conjoncture pas franchement réjouissante. Une motion sur la compétitivité des exploitations agricoles a été votée.

Les prochaines élections aux Chambres d’agriculture auront lieu dans un peu plus de six mois. Lundi dernier, pour l’avant-dernière session, l’heure était au bilan de la mandature. Sous forme d’une vidéo de 20 minutes, les élus ont rendu compte des chantiers entrepris depuis 2013. La mandature qui s’achève a été marquée par la fusion en une seule entité de la Chambre régionale d’agriculture et des deux Chambres départementales. Cette fusion, que le président Laurent Wendlinger qualifie de « réussite technique », s’est accompagnée d’une « optimisation des moyens » et d'« une montée en compétences des équipes », qui se sont restructurées à cette occasion. André Jacob, directeur de la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), en tire lui aussi un bilan amplement positif, s’agissant d’« un projet largement partagé par les 180 collaborateurs ». Les services de la CAA ont contribué à la rénovation du parcours à l’installation des jeunes agriculteurs, monté plus de 7 000 journées de formation stagiaires, instruit 100 à 150 dossiers par an dans le cadre du Plan bâtiments. Ils sont venus en aide aux agriculteurs en difficulté, via la cellule Réagir et ont fourni un appui technique aux différentes filières de production : céréales, vigne, fruits et légumes, élevage, agriculture biologique. Ils ont expérimenté des itinéraires de production, des techniques innovantes, des outils pour réduire l’impact de l’agriculture sur les milieux. Les salariés de la CAA ont aussi accompagné la création de réseaux d’agriculteurs, la réalisation de projets de méthanisation ou de magasins de vente directe, contribué au regroupement foncier en forêt et au dynamisme de l’agriculture de montagne. Enfin, ils ont défendu l’agriculture auprès des collectivités, notamment lors des grands projets d’urbanisme ou d’infrastructure. « Du jamais vu » « 2018 sera, à n’en pas douter, encore une année compliquée pour l’agriculture française et les agriculteurs, prévoit Laurent Wendlinger. La conjoncture tarde à s’améliorer avec des prix qui restent bas, voire très bas. Nous ne bénéficions pas, comme d’autres secteurs économiques, de la reprise de la croissance. » Le président de la CAA fait le constat d’« une compétitivité en panne » et s’inquiète des premières discussions sur la future Pac. Une baisse de 5 % en euros courants du budget de la Pac actuelle est à l’ordre du jour, soit près de 20 % en euros constants. « C’est du jamais vu ! L’agriculture française et européenne a besoin d’ambition, d’une vraie reconnaissance, d’un nouveau souffle pour faire face aux défis alimentaires, aux défis de la transition énergétique, aux défis environnementaux. Nous avons besoin d’une Europe qui protège dans un contexte de mondialisation de plus en plus agressive. Nous avons besoin d’une Europe rassemblée avec des valeurs communes, qui défend son agriculture, son économie et son modèle social. » Laurent Wendlinger dénonce la concurrence déloyale que subissent les agriculteurs qui voient leurs produits mis en concurrence avec des produits ne respectant pas les exigences françaises. « Cette concurrence déloyale est très pénalisante pour les producteurs européens, et français en particulier, qui respectent des normes environnementales, sociales et sociétales beaucoup plus contraignantes. » Même à l’intérieur de l’Europe, tous les producteurs ne sont pas logés à la même enseigne, puisque les coûts de main-d’œuvre diffèrent d’un pays à l’autre, regrette le président de la CAA en réclamant que la suppression du CICE pour les travailleurs occasionnels soit compensée. Avancer sans dogmatisme Sur la loi Agriculture et Alimentation, qui fait suite aux États généraux de l’alimentation, le président de la CAA espère qu’elle va se traduire par une meilleure rémunération des producteurs et la prise en compte de leurs coûts de production. « Nous serons particulièrement vigilants sur ce point », promet-il. S’agissant de la commercialisation des produits phytosanitaires, il met en garde contre les risques d’impasse technique ou économique qui pourraient naître de cette loi. « En ce qui concerne la séparation du conseil et de la vente de ces produits, nous pensons qu’il est utile d’avancer sur cette question sans dogmatisme et que les Chambres d’agriculture sont prêtes à prendre leur part dans le débat. » Quelques-unes de ces réflexions ont été reprises dans une motion « relative à la conjoncture agricole et à la compétitivité des exploitations agricoles », votée à l’unanimité moins une abstention, à l’issue du débat fourni qui a suivi l’intervention de Laurent Wendlinger. Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, a rappelé le mouvement de mobilisation organisé autour des dépôts pétroliers quinze jours plus tôt. Un mouvement dont la revendication principale était justement de mettre fin aux distorsions de concurrence auxquels font face les agriculteurs français. Fabien Metz a témoigné des efforts entrepris par la profession pour lutter contre la pollution des eaux par les nitrates et les produits phytosanitaires. En particulier de l’engagement de la CAA pour soutenir les pratiques innovantes, via le contrat de solutions territorial. Dans ce contexte, il trouve « très choquant » la mise en place de ZSCE (zones soumises à contraintes environnementales). Véronique Klein a plaidé pour le maintien des crédits du Plan Ambition Bio. « L’agriculture biologique et d’autres systèmes innovants vont trouver des solutions pour l’environnement et la protection des eaux, ce n’est pas le moment d’acter une baisse de moyens », a-t-elle réagi en mettant en avant l’augmentation du nombre des conversions en agriculture biologique (plus de 80 en 2017). Jean-Michel Schaeffer a attiré l’attention sur les limites des États généraux de l’alimentation pour la filière avicole : la question des charges n’a pas été assez abordée, juge-t-il, ce qui est pénalisant pour une production confrontée au marché mondial. De plus, la filière avicole attend beaucoup du grand plan d’investissement annoncé par le gouvernement, a-t-il indiqué. Critique sur les doléances exprimées, Paul Fritsch, président de la Coordination rurale du Bas-Rhin, a appelé à « une agriculture intelligente, innovante, permettant à l’agriculteur de vivre de son métier ». Michel Debes demande que la Chambre d’agriculture s’investisse sur le dossier de l’autonomie protéique, afin d’encourager la production locale de protéines. Un séminaire sur le sujet est prévu fin octobre, a confirmé Laurent Wendlinger. De nombreux agriculteurs se sont lancés dans la production d’énergies renouvelables : Gérard Lorber a émis le vœu que l’État continue à les soutenir. Claire Dutter a dénoncé l’installation de caravanes de gens du voyage sur une prairie d’Epfig. Quand Jean-Luc Andres s’est alarmé du revirement des chasseurs dans les négociations pour le prochain schéma départemental de gestion cynégétique. Une vraie politique de montagne Patrick Bastian, président de la commission agricole de la Région Grand Est, a salué le travail réalisé durant la mandature. Il a également confié que la Région essaie « de remettre en route une vraie politique de montagne » avec les trois départements concernés. Trois axes seront concernés : les bâtiments d’élevage, la transformation- commercialisation et les fermes-auberges. Un travail est également en cours dans le domaine viticole. Yves Seguy, secrétaire général de la préfecture, a donné les grandes orientations défendues par le gouvernement pour la Pac d’après 2020. La France veut « une Pac simplifiée, qui protège, qui accompagne la transformation d’une agriculture à l’ambition environnementale renforcée ». Concernant les retards de paiement de la Pac actuelle, l’engagement du ministre de l’Agriculture est que d’ici la fin de l’année, tout ce qui est dû au titre de 2016-2017 soit réglé. Sur la loi Agriculture et Alimentation, actuellement en discussion au Sénat, « on s’oriente vers une prise en compte des coûts de production par contractualisation », indique Yves Seguy, toute la difficulté étant de se mettre d’accord sur des indicateurs et des règles de calcul partagés. Sur le plan régional, un certain nombre de défis restent à relever. Le secrétaire général de la préfecture cite l’exemple de l’innovation et de la qualité de l’eau. S’agissant de l’installation des gens du voyage, il indique que le schéma départemental d’accueil est en train d’être revu et qu’une aire est en voie de réalisation à Drusenheim. Tout est fait, assure-t-il, pour éviter l’installation sur les prairies non-récoltées.

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