Chambre d'agriculture Alsace
Orages et coulées de boues : « Agir sur tous les leviers »
Chambre d'agriculture Alsace
Publié le 11/07/2018
Les élus de la Chambre d'agriculture Alsace, réunis en session à Schiltigheim, ont évoqué différentes pistes pour faire face aux orages et à leurs conséquences.
De nombreux orages, d’une violence rare, ont eu lieu ces dernières semaines du nord au sud de l’Alsace. Lors de la dernière session de la Chambre d'agriculture Alsace, Laurent Wendlinger, son président, en a rappelé les conséquences : coulées d’eau boueuse, ravinement, inondations ont provoqué des dégâts sur les cultures et dans les villages. S’y sont ajoutés plusieurs épisodes de grêle. « Ces phénomènes ne sont pas nouveaux, mais leur ampleur et leur fréquence sont en augmentation. » Sur la problématique des coulées de boue, « nous avons prouvé que nous sommes prêts à travailler sur la localisation de nos assolements, sur de l’hydraulique douce… Nos équipes « érosion » travaillent sur plus de 40 communes sensibles », rappelle le président de la CAA. Pour autant, ajoute-t-il, ce travail ne réglera pas tout : « Le sujet est complexe et demande qu’on agisse sur l’ensemble des leviers : l’agriculture certes, mais aussi l’urbanisation, les réseaux d’assainissement, les cours d’eau et parfois, cela passera par la réalisation de bassins de rétention et d’épanchement des crues là où c’est nécessaire. » À ce sujet, Jean-Pierre Mehn regrette que le bassin de rétention de Berstett prévu lors d’un précédent remembrement n’ait jamais vu le jour. Alors qu’un nouveau remembrement de grande ampleur est prévu dans le secteur, il souhaite que la CAA « se donne les moyens » de faire aboutir ce type d’équipement. Denis Ramspacher précise que l’Eurométropole réfléchit à mettre en place des conventions avec les agriculteurs, prévoyant des indemnisations pour des parcelles qui serviraient de réservoir en cas d’inondations (lire notre précédente édition en page 6). Pour Daniel Starck, de la Confédération paysanne, la solution n’est pas dans des bassins de rétention, mais dans « des sols vivants ». « Les solutions sont agronomiques », insiste-t-il en appelant à une attitude plus volontariste sur le sujet. « Nous n’avons jamais arrêté de travailler sur ce sujet, avec des réponses agronomiques et toujours en partenariat avec les collectivités, sur la base du volontariat des agriculteurs », argumente Christian Schott, tout en soulignant que « l’agriculture n’a pas toutes les solutions ». La Région Grand Est est prête à accorder des moyens pour l’animation et le suivi dans ce dossier, a précisé Patrick Bastian, président de la commission agricole régionale.












