La section bas-rhinoise de l’association des membres du Mérite agricole (Amoma) a été créée le 11 octobre dernier. Elle regroupe toutes les personnes nommées ou promues dans cet Ordre plus que centenaire.
La section bas-rhinoise de l’Amoma (association des membres du Mérite agricole) a été créée le 11 octobre dernier, lors d’une assemblée générale constitutive organisée à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Cette association, qui regroupe les personnes nommées ou promues dans cet Ordre, a des sections dans presque tous les départements français. Mais jusqu’alors, elle n’en avait pas dans le Bas-Rhin. Soucieuse de trouver un interlocuteur pour discuter de l’octroi des futures médailles, la préfecture a relancé la profession, a expliqué Jean-Marie Sander. D’où la création de la section bas-rhinoise, ouverte à toutes celles et ceux qui sont déjà titulaires de cette distinction, quel que soit leur grade (chevalier, officier ou commandeur).
Mais justement, qui sont-ils, ces titulaires ? Des agricultrices et des agriculteurs, bien sûr, mais aussi des représentants de l’agroalimentaire, de la transformation, de l’horticulture, du maraîchage, de la viticulture, du machinisme agricole, des salariés du mutualisme et de la coopération… La liste n’est pas exhaustive. Du reste, il n’existe pas de véritable listing des lauréats de cette distinction, la préfecture du Bas-Rhin ne disposant que de « bouts de liste », pas forcément à jour. L’une des tâches de l’association consistera donc à recenser les lauréats encore vivants. Jean-Marie Sander, élu président à l’issue de la réunion, prévoit de réunir les membres de l’Amoma 67 une fois par an, pour une conférence liée à un sujet d’actualité. Cette réunion permettra de maintenir les liens entre les lauréats.
Pas de galvaudage
La section bas-rhinoise de l’Amoma donnera son avis à la préfecture pour les nouvelles nominations ou promotions dans l’Ordre du Mérite agricole, l’objectif étant de veiller à ce que cette distinction plus que centenaire « ne soit pas galvaudée ». Eugène Schaeffer, qui siège au conseil de l’Ordre du Mérite agricole depuis quelques années, a donné des précisions sur le processus d’attribution : ce sont les préfectures qui font remonter les propositions au ministère de l’Agriculture, lequel décide - ou non - d’attribuer les grades de chevalier et d’officier après avis du conseil de l’Ordre. Pour le grade de commandeur, « c’est le conseil de l’Ordre qui décide ». Celui-ci est composé de 18 membres, dont seulement deux professionnels.
Jusqu’alors, le « quota » national était de 2 400 chevaliers, 600 officiers et 60 commandeurs par an. Comme ce quota n’est pas atteint depuis quelques années, le président de la République a décidé d’en diviser le nombre par deux. Cette réduction du nombre des distinctions s’applique dans les mêmes proportions pour l’Ordre national du Mérite et pour la Légion d’honneur.
Eugène Schaeffer constate que les jeunes générations ont « beaucoup moins le souci des décorations que leurs aînés ». Il n’existe pas de quota par sexe, mais une attention particulière est portée à la nomination de femmes, qui représentent à l’heure actuelle 25 à 30 % des récipiendaires. Par ailleurs, les critères d’âge ont été assouplis.
Pour adhérer à la section bas-rhinoise de l’Amoma, une cotisation annuelle de 20 € sera demandée. Philippe Wolff, trésorier, sollicite d’ores et déjà les futurs adhérents pour qu’ils contribuent, par leurs souvenirs, à l’écriture d’un ouvrage sur le développement agricole de ces 50 dernières années. Il suffit de se mettre en rapport avec lui ou avec Alphonse Baehl.