Vie professionnelle

Publié le 08/04/2023

Le travail de promotion réalisé par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace porte ses fruits. Retour sur 20 ans d’existence avec leurs hauts et leurs bas.

Depuis 20 ans, l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) se mobilise pour assurer leur promotion auprès des distributeurs et des consommateurs alsaciens. Ce faisant, elle contribue au développement de la production de fruits et légumes, en particulier celle de produits emblématiques de l’Alsace, comme le chou, l’asperge, le raifort, la quetsche. Pierre Lammert, président de l’Ifla, l’a rappelé en ouvrant l’assemblée générale de l’interprofession, le 22 mars à Schiltigheim. Elle accompagne également la création de nouvelles filières, comme les légumineuses, et assiste les différents opérateurs dans le montage des dossiers de subvention. Les producteurs alsaciens bénéficient d’un accompagnement technique grâce aux stations d’expérimentation, Verexal et Planète Légumes. Et d’un accompagnement financier grâce aux aides de la Région Grand Est qui subventionne certains investissements nécessaires à leur activité. Un deuxième contrat de filière a été signé en septembre dernier. « Nous étions les premiers à signer un contrat de filière », rappelle Pierre Lammert en remerciant la Région Grand Est pour les moyens accordés. Au dernier Salon de l’agriculture, le ministre de l'Agriculture a détaillé son plan pour la souveraineté pour les fruits et légumes. Ce plan repose sur un constat : « Aujourd’hui, 50 % des légumes consommés en France sont importés. Depuis 2020, la France a perdu 14 points d’approvisionnement et la tendance ne fait que s’accentuer. L’objectif du ministre est de gagner 5 points de souveraineté d'ici 2030 et 10 points d'ici 2035. » Parmi les quatre stratégies proposées, l’une intéresse plus particulièrement l’Ifla : renforcer la dynamique de consommation des fruits et légumes dans le modèle alimentaire. « On ne rognera pas sur la communication » C’est dans cet esprit qu’elle a organisé le Plus grand show des fruits et légumes de France, en septembre dernier à Illkirch-Graffenstaden : un jardin extraordinaire, des dizaines d’animations et de démonstrations culinaires, plus de 40 ateliers pour les scolaires, des rencontres avec les professionnels… « Tout était là pour assurer la réussite de cette manifestation », assure Pierre Lammert, dont l’équipe n’a pas ménagé sa peine. Mais les choses ont tourné autrement. Si les deux premières journées se sont déroulées sous le soleil, la pluie et le froid se sont invités dès le samedi, décourageant les visiteurs. Résultat : seules 16 000 entrées payantes ont été enregistrées, alors qu’il aurait fallu « entre 35 000 et 40 000 entrées pour atteindre le point d’équilibre » de la manifestation. Les surcoûts liés à la sécurité du site et l’engagement moins important qu’espéré de certaines collectivités ont achevé de plomber les comptes. Le déficit de 200 000 € a pu être réduit grâce à une renégociation avec les fournisseurs et à des contributions supplémentaires des membres de l’Ifla. Il impacte tout de même les comptes de l’interprofession, qui achève l’exercice 2022 avec une perte de 56 000 €. Pierre Lammert, dont c’est la dernière année de présidence, s’engage à « tout faire pour que la situation financière soit à nouveau saine d’ici la fin de l’année 2023 ». Une rétrospective en images a permis de se remémorer les grandes étapes de la vie de l’interprofession : sa création sous l’égide de la Région Alsace, le lancement des différents visuels et emballages aux couleurs des fruits et légumes d’Alsace, l’élargissement des différents collèges, le lancement des grands événements autour des fruits et légumes d’Alsace (Soleil et saveurs d’automne), la formation des chefs de rayon, la création du concours d’étalage… Sarah Guntz et Yannick Wir, les deux animateurs de l’Ifla, ont plus particulièrement retracé le bilan des actions entreprises en 2022, des lancements de produits de saison aux différents partenariats permettant de mettre la marque Fruits et légumes d’Alsace en avant. En 2023, les dépenses seront plus contraintes, « mais on ne rognera pas sur la communication », promet Pierre Lammert. Une forte attente autour des produits locaux Denis Digel, le président de la coopérative Les maraîchers réunis de Sélestat, est revenu sur le contexte dans lequel a été créée l’interprofession. Les producteurs alsaciens subissaient alors une grosse concurrence de la part de leurs collègues allemands. Adrien Zeller, le président de la Région Alsace de l’époque, pousse à la création de l’Ifla pour permettre à la filière de mieux s’organiser. « En 20 ans, beaucoup de travail a été fait, cela a été très bénéfique pour la filière. Aujourd’hui, le marché est mûr, il y a une attente forte autour des produits locaux. Ce n’était pas le cas à la fin des années 1990, où les produits venaient de partout sauf de chez nous », rappelle-t-il. De nouveaux enjeux se posent désormais à la filière, comme le renouvellement des générations dans les exploitations. Dans ce contexte, le soutien des pouvoirs publics, comme celui de la Chambre d’agriculture Alsace, est plus que jamais nécessaire, souligne le président de la coopérative maraîchère, qui salue Pierre Lammert pour le travail accompli durant 20 ans. L’augmentation des charges (gasoil, gaz, électricité, main-d’œuvre) est un autre sujet de préoccupation pour les producteurs. Certains risquent de ne pas pouvoir y faire face. Denis Digel profite de la présence des distributeurs, membres de l’Ifla, pour tirer la sonnette d’alarme. « Le prix de vente doit augmenter, et pas seulement de quelques pourcents, mais de 10 %, 15 %, 20 % selon les produits. »

Maison Crovisier à Benfeld

Un nouveau partenariat avec Euro Agrar

Publié le 06/04/2023

Pour la première fois depuis l’épidémie de Covid-19, la Maison Crovisier a organisé ses portes ouvertes les 1er et 2 avril dans ses locaux à Benfeld. L’occasion pour le concessionnaire agricole d’annoncer son partenariat avec Euro Agrar et de présenter le nouveau tracteur Valtra série Q.

C’est officiel, la Maison Crovisier devient l’agent Valtra d’Euro Agrar. L’entreprise familiale de Benfeld a profité de ses portes ouvertes dimanche dernier pour faire l’annonce devant ses clients. Ce rapprochement fait suite à une demande de Valtra. La marque de tracteurs n’est plus proposée aux petits concessionnaires mais elle ne souhaitait pas pour autant se séparer de la Maison Crovisier au vu de ses ventes et de son ancienneté. « On a trouvé une solution : se rapprocher du concessionnaire Euro Agrar, et devenir leur agent Valtra. Cela nous permet de toujours proposer la marque à nos clients. Mais également d’avoir toute la gamme de tracteurs en présentation, car avant, on ne pouvait pas se le permettre », affirme Christophe Crovisier, gérant de la Maison Crovisier. Dans ce nouveau partenariat, Euro Agrar y trouve également son compte. En effet, le groupe peut couvrir une nouvelle zone, celle de Benfeld. La Maison Croiviser tient à rappeler qu’elle reste indépendante et que ce rapprochement ne change rien pour ses clients et ses autres marques partenaires. Le tracteur Valtra Q, puissance et précision La star de ce week-end de portes ouvertes était le tout nouveau tracteur Valtra série Q. « Il complète la gamme déjà existante et se trouve entre la série T et S. Il nous manquait un tracteur pour les travaux lourds, le voilà ! Il est plus destiné aux gros agriculteurs et pour les travaux publics par exemple », précise Romain Billard, vendeur chez Maison Crovisier. Conçue et fabriquée en Finlande, la série Q a une puissance échelonnée entre 230 et 305 chevaux. Le tracteur reste stable dans les champs et doux sur la route. Il offre une grande polyvalence, avec un relevage d’une capacité maximale de 10,8 t et d’un empattement d’environ 3 m.

Publié le 27/03/2023

Le 18 mars, élèves et enseignants de l’établissement public local (EPL) du Bas-Rhin se sont mis en quatre pour faire découvrir les différentes filières de l’enseignement agricole dans le Bas-Rhin.

En seconde générale dans un lycée de Saint-Dié, Camille est venue aux portes ouvertes du lycée agricole d’Obernai avec ses parents. La jeune fille, plutôt intéressée par « la mécanique et les tracteurs », espère « trouver ce qu’elle veut faire » en s’informant sur les cursus proposés par l’établissement. « Elle est dans une période où elle se pose des questions », sourit sa mère, éleveuse de vaches allaitantes et de porcs à Wisembach, dans les Vosges. Comme Camille, de nombreux jeunes et leurs parents ont participé, samedi 18 mars, aux portes ouvertes de l’EPL du Bas-Rhin, qui regroupe les lycées agricoles d’Obernai et Erstein, le CFA agricole et le CFPPA du Bas-Rhin. À Obernai, lycéens et enseignants se sont mobilisés pour cette journée : certains se chargent d’orienter les visiteurs, d’autres font des manipulations ou présentent les projets pédagogiques dans lesquels ils se sont investis tandis que les professeurs renseignent les familles ou font passer des entretiens individuels. Dès le début de la journée, il y a foule dans les couloirs et dans les allées qui mènent à l’exploitation du lycée agricole. En pointe sur les problématiques Vers le milieu de la matinée, Thierry Girodot, le proviseur, son adjointe, Marie-Adélaïde Laude, et Christian Schott, président du conseil d’administration, accueillent les officiels. C’est parti pour une tournée des principaux lieux d’intérêt de l’établissement : les salles de TP, où les élèves peuvent mettre en pratique leurs connaissances en biologie et en physique-chimie, les locaux du CFA (centre de formation des apprentis), le bâtiment P3E (pôle d’excellence éducatif sur l’eau) qui accueille les étudiants des formations en lien avec l’eau, le nouvel atelier d’agroéquipement où les élèves vont pouvoir se former aux réparations dans des conditions bien meilleures qu’auparavant. Devant Nicolas Ventre, directeur départemental des territoires, Bernard Fischer, le maire d’Obernai, et les représentants de la Région, l’équipe dirigeante souligne sa volonté d’être en pointe dans les problématiques rencontrées par la profession agricole, à commencer par celle du changement climatique. En témoigne le programme d’expérimentation de l’établissement. Il inclut la mise en place d’une « houblonnière de rupture » pour trouver des solutions à la hausse des températures qui affecte le houblon, ainsi qu’un programme d’évaluation et de comparaison de différents digestats de méthanisation utilisés comme fertilisants. En témoigne aussi le trophée de l’agroécologie remporté par les étudiants de BTSA agronomie-productions végétales du lycée au dernier salon de l’agriculture (lire notre édition du 10 mars).

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