Distribution automatique de produits
Compléter une offre de proximité
Distribution automatique de produits
Publié le 17/05/2019
À Ostheim, Thomas Jehl, installé sur l’exploitation familiale depuis 2005, écoule la quasi-totalité de sa production par le biais de la vente directe. Depuis six ans, elle est complétée par la présence d’un distributeur automatique où les cinquante casiers doivent régulièrement être approvisionnés.
L'installation de Thomas Jehl s’est inscrit dans le cadre d'un projet de développer la production d’asperges. Il a alors géré cette production avec la partie viticulture de l’exploitation alors que son père, Clément, était en charge des céréales. Depuis, l’exploitation a poursuivi sa croissance. En 2016, à la retraite de son père, Thomas Jehl a pris, seul, la tête de l’entreprise. Il a gardé toutes les productions et en a ajouté. Depuis trois ans, il cultive de la pastèque qu’il récolte dans la deuxième quinzaine du mois d’août. Il est passé de 500 plants à 1 500, soit une production de 2,5 tonnes. Il y a également une activité, sur cinq hectares, consacrée aux plaquettes aux bois, mais aussi un verger où il produit sur une trentaine d’ares de la rhubarbe, et de nombreux produits de saison comme de la tomate, des concombres, des petits marrons, des courgettes, des aubergines. Sans oublier des cultures de niche comme le jus de raisin, des œufs avec ses quelques poules, du maïs doux ou encore du vin nouveau. Tous ces produits sont vendus au magasin de vente directe situé sur l’exploitation. « Nous vendons ce que nous produisons. J’apprécie ce contact direct avec les gens. Ils viennent du village, mais également des alentours. Il y a beaucoup de fidèles. En complément, une partie des produits se retrouve au magasin Cœur Paysan à Colmar. Cette année, je collabore également avec l’enseigne Match à Sélestat. Je le fais car il n’y a pas besoin d’intermédiaires. C’est une relation directe entre le producteur et l’acheteur. Pour les asperges, nous écoulons la production récoltée le matin même. Nous en vendons chez quelques restaurateurs et en vente directe, chez Match, à Cœur Paysan et tout récemment à Cornes et Carotte. En pleine période de récolte, nous sommes une vingtaine », explique Thomas Jehl. Une utilisation simple Depuis six ans, l’agriculteur écoule également ses produits par le biais d’un distributeur automatique qui se trouve dans la cour, à l’arrière de l’exploitation. Dès sa mise en place, le succès a été au rendez-vous. « J’étais convaincu depuis longtemps, car j’en avais vu plusieurs du même type lors d’un séjour en Allemagne. À l’époque, il n’y en avait pas beaucoup en Alsace. Peut-être dix. Je voulais me libérer du temps tout en permettant aux gens de venir chercher des produits. Les gens viennent tout le temps, toute la journée. Il y a cinquante casiers. Je tente de varier les produits en fonction des saisons. On peut y trouver des asperges, des potirons, du jus de raisin, des œufs, des pommes de terre, des fruits et des légumes. Des choses simples à avoir et appréciées par les consommateurs », raconte Thomas Jehl. En période de production des asperges, il faut réapprovisionner le distributeur automatique trois à quatre fois par jour. Pour les tomates et les concombres en été, c’est la même chose. En hiver, les passages sont un peu moins fréquents. Mais, les produits se conservent mieux. « Les gens connaissent les lieux. Ils viennent avec leur sac et savent ce qu’ils veulent. Pour l’exploitation, ce distributeur automatique est un vrai attrait commercial », se félicite l’agriculteur. Il est également très rentable car il ne nécessite que très peu d’entretien. Filbling Distribution se charge de changer, quand il le faut, le monnayeur et l’écran tactile. Pour le reste, l’utilisation est simple. Tant pour l’agriculteur que pour les consommateurs. Forcément, ce flux de passage motive Thomas Jehl et l’incite à innover pour pérenniser son exploitation. Actuellement, des tentes « abritent » le magasin de vente directe. L’idée est de faire un nouveau bâtiment pour le rendre encore plus facile d’accès et pour faciliter son remplissage. « On a déjà fait le béton. Il faut maintenant poursuivre les travaux. Une fois ce bâtiment opérationnel, nous allons déménager le distributeur automatique et l’installer contre ce nouveau bâtiment », précise Thomas Jehl. À plus long terme, il a également l’idée de faire un drive avec des casiers avec un système qui permettrait aux gens de commander sur Internet et de là chercher encore plus aisément. Il veut enfin développer un site internet pour valoriser encore davantage l’exploitation familiale. De tous ces projets, la finalité est de demeurer proche de ses clients avec un contact direct pour un service de proximité. La filière courte du producteur au consommateur dans toute sa finalité.












