Technique

Publié le 25/04/2022

Éleveur de limousines à Schleithal, Laurent Lengert a installé quatre centrales de 100 kWc sur ses différents bâtiments Système Wolf, en faisant confiance à l’entreprise France Solar. Un duo gagnant qu’il ne regrette pas.

La ferme de Laurent Lengert, à Schleithal dans le Bas-Rhin, ressemble à une carte postale, ou à un prospectus qui vanterait les mérites d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et du bien-être des animaux. Devant deux bâtiments disposés en L paissent tranquillement des limousines, des veaux avec leurs mères, un taureau placide. Sur les toits brillent des panneaux photovoltaïques. Et lorsqu’on félicite le propriétaire pour son sens de l’esthétique, il ne boude pas son plaisir : « Tout le monde le dit, que c’est beau chez nous », acquiesce-t-il, le visage fendu d’un large sourire. Cette carte postale cache une réalité moins souriante. Il y a quelques années, Laurent Lengert a bien failli arrêter l’élevage. Mais il s’est accroché. En 2002, il avait réalisé une sortie d’exploitation, avec en ligne de mire la future reprise de la ferme par son fils Thomas. Les bâtiments, situés dans le village continuent d’accueillir les mères et leurs veaux. Le nouveau site accueille l’atelier d’engraissement de taurillons pour la filière longue. Mais le système n’est pas rentable. Aussi, en 2014, l’éleveur arrête l’engraissement de taurillons et se réoriente vers l’élevage d’animaux de plus de 30 mois, valorisés en circuits courts (lire encadré). Comme les animaux restent plus longtemps à la ferme, et même s’ils pâturent le plus possible, il faut davantage de places. Aussi en 2020, un second bâtiment vient former le deuxième bras du L. Le premier abrite les bœufs, le second les génisses et les vaches de réforme. Éleveur et capteur de photons Parallèlement, Laurent Lengert se lance dans la production d’électricité photovoltaïque. Fin 2019, il installe une première centrale sur les bâtiments situés dans le village. En mars 2020 une deuxième suit, sur les toits du nouveau site. Puis, en 2021, les deux dernières, une dans le village et une sur le site extérieur. En 2022, une cinquième centrale sera installée sur le bâtiment de stockage, d’une puissance de 250 kWatt. Une évolution qui s’accompagne de la création d’une société, baptisée TASS Énergie, en référence aux prénoms des enfants de Laurent et de leurs conjoints, Thomas, Adeline, Sophie et Steeve. Dans la perspective de l’installation de cette centrale, le bâtiment de stockage va être agrandi. Puis, Laurent Lengert le louera à TASS Énergie. L’agrandissement du bâtiment a aussi pour but de stocker toute la paille et le foin au même endroit, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Et ça, ça chipote Laurent Lengert. Devant des bottes de pailles bien empilées du sol au plafond, il déclare : « Je suis rigoureux. J’aime quand les choses sont propres et bien rangées. C’est pour ça, aussi, que j’ai construit tout ça. Parce qu’il y a le bien-être des animaux, mais aussi celui de l’éleveur, qui passe notamment par un bâtiment fonctionnel, qui permet d’optimiser le temps de travail. » En tout, Laurent Lengert a donc investi dans quatre centrales de 100 kWc, « pour anticiper ma petite retraite d’agriculteur, et pour agir pour l’environnement », précise-t-il, pas peu fier de pouvoir annoncer que sa ferme affiche « un très bon bilan carbone ». À noter que, sur ces quatre centrales, celle qui produit le plus d’électricité est celle orientée à l’Est. « Sans doute parce qu’elle bénéficie du soleil du matin tout en étant préservée de la chaleur de l’après-midi. » Des entreprises locales et performantes Pour ériger ses bâtiments, y compris les plus anciens, situés dans le village, qui datent de 1993, Laurent Lengert a fait confiance à Système Wolf, un choix dont il se félicite : « La qualité et la robustesse des bâtiments ont permis d’y installer les panneaux photovoltaïques avec une descente de charge optimale, sans aménagement coûteux. En plus, c’est une entreprise locale. » Tout comme France Solar, basée à Hoerdt, qui a installé les centrales photovoltaïques. « C’est une entreprise spécialisée dans les installations chez les particuliers. Nous avons été leur premier client professionnel, en 2019. Je les ai choisis parce que leur commercial a été honnête, transparent, et n’a pas essayé de marchander. Il m’a dit que leurs panneaux étaient fabriqués en Chine. Les autres avaient tendance à esquiver la question. Alors que quasiment tous les panneaux sont encore fabriqués en Chine », rapporte Laurent Lengert. Il ne regrette pas de s’être laissé guider par la confiance et l’honnêteté. Depuis que les installations tournent, elles produisent plus que ce que l’étude projetait. « Même en 2021, qui a été l’année la plus mauvaise, les objectifs ont été remplis. Pas dépassés. Mais remplis. » Autre point positif : « L’entreprise a tenu les délais annoncés. » Sous les panneaux photovoltaïques, disposés sur les versants sud et est des toitures, les animaux ne sont pas perturbés : « Nous avions quelques réticences, mais nous n’avons observé ni perte de productivité, ni dégradation en reproduction. Nous avons toujours de bonnes croissances », se félicite Laurent Lengert, qui attribue ces bons résultats au « respect du cycle naturel des animaux, qui ne sont pas poussés. Avec notre débouché, nous n’avons pas le choix : il faut de la viande de qualité, donc des bêtes bien engraissées mais pas poussées, qui donnent des carcasses notées U ». Les éleveurs veillent aussi à l’ambiance qui règne dans les bâtiments. Le faîtage des toits a par exemple été rehaussé pour permettre une bonne ventilation. Encore des projets Pour l’instant, toute l’électricité produite par les centrales va dans le réseau. Mais Laurent Lengert envisage d’installer encore une centrale avant sa retraite, destinée cette fois à l’autoconsommation. Son projet : automatiser l’alimentation et le paillage avec un robot. « Avec toutes les bêtes à nourrir, la mélangeuse tourne 5 h par jour. Et nous paillons quotidiennement. Donc, vu l’évolution du prix du gasoil, ça me semble plus prudent de chercher à maximiser notre autonomie », détaille-t-il. Ses deux silos d’alimentation, situés à l’arrière des bâtiments, côté ouest, ont été conçus pour que les jus s’écoulent dans une fosse située sous les bâtiments. Ici aussi, tout est propre et bien rangé. « Je nourris ce projet d’automatisation depuis un moment, donc les installations ont été conçues pour permettre à un robot guidé par GPS de se déplacer. Tout est prêt », sourit-il. Il ne lui manque plus que la technologie qui coche toutes les cases de ses attentes. « J’ai failli me lancer avec Trioliet. Mais le fait que le fourrage reste huit jours dans la cuisine, avec un risque d’échauffement, m’a retenu », témoigne-t-il. À plus court terme, Laurent Lengert envisage de protéger les côtés ouverts de ses bâtiments par des murets équipés de filets brise-vent, et de planter des haies. « Il y a de plus en plus de vent, il faut donc davantage protéger les couloirs d’alimentation, car le fourrage risque de se dégrader », explique-t-il. Les aménagements intérieurs seront aussi finalisés et optimisés, notamment le système de contention. Car si Laurent Lengert se déplace actuellement avec des béquilles, c’est suite à un accident lors de la manipulation des bovins. « On a beau avoir de l’expérience, on n’est jamais à l’abri », constate-t-il. Mais pour l’instant, face à la flambée des cours des céréales et des matières premières, Laurent Lengert constate : « À court terme, l’objectif va être de tenir l’exploitation à flot. »

Ferme Saint André à Friedolsheim

Local, bio et solidaire

Publié le 21/04/2022

Chantier d’insertion et entreprise adaptée, la ferme Saint André concocte chaque semaine quelque 600 paniers de fruits et légumes bios cultivés par ses salariés. La ferme cherche à déployer son activité au gré d’un point de vente strasbourgeois. Il s’agit d’absorber une production qui augmente, et d’améliorer le processus d’insertion professionnelle des salariés.

L’histoire de la ferme Saint-André est longue, et empreinte de solidarité. Dans les années 1930, les Sœurs de la Divine Providence en héritent. Elles en font une école. Dans les années 1970, elles relancent l’activité agricole du site, qui ne s’était jamais complètement arrêtée, pour en faire un lieu d’accueil, d’abord pour de jeunes citadins en difficulté, puis pour des boat people, des personnes incarcérées… Les années 1990 voient la création d’une Entreprise adaptée (EA) sur laquelle s’appuient des activités de transformation des produits agricoles. Et les années 2000 celle d’une entreprise d’insertion (EI), à destination des personnes éloignées de l’emploi. En 2015, Sœur Béatrice, cheville ouvrière historique de la ferme, prend sa retraite. La ferme rencontre aussi des problèmes financiers, liés à l’architecture des financements des entreprises d'insertions et à des problèmes de rendements liés a l’eau. Une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) est alors créée et reprise par les salariés et la Fédération de Charité. Une étape transitoire avant la reprise de la structure par Caritas, en juin 2020. Depuis 30 ans, la ferme est conduite dans le respect du cahier des charges de l’agriculture biologique. Actuellement, les 25 ha de SAU se ventilent entre 12 ha de maraîchage, 4 ha de céréales, 4 ha de prairies, et 1 ha de forêts et vergers. Grâce aussi à 4 500 m2 de serres, la ferme produit une vaste gamme de légumes. Mais elle est plus particulièrement connue pour sa production de fraises, endives, asperges et pleurotes biologiques. Plus récemment, la ferme a mis en place une parcelle conduite en permaculture et replante des vergers, avec des arbres qui seront conduits en gobelets, pour éviter les risques liés au travail en hauteur. Les céréales, notamment de l’épeautre, sont transformées en pâtes et farines, dont une partie alimente la boulangerie de la ferme. Les pains qui y sont confectionnés sont destinés aux paniers des clients de la ferme, ainsi qu’aux repas des salariés. La ferme emploie 50 salariés, dont sept permanents : quatre encadrants, un chef d’exploitation et deux personnes en charge des aspects comptables, administratifs et d’accompagnement social. Un effectif qui a considérablement évolué ces dernières années, puisque la ferme est passée de 15 salariés en 2020 à 50 en 2022. La ferme Saint André est donc la plus grande entreprise de la commune. Une entreprise d’insertion avant tout Les produits de la ferme sont écoulés par deux canaux. Un magasin de vente à la ferme, ouvert deux jours par semaine, dont les clients sont essentiellement les salariés et les habitants du secteur. Des paniers de fruits et légumes, livrés par les soins de la ferme dans un rayon de 50 km autour de Friedolsheim. « Nous proposons une formule très flexible. Chaque semaine, en fonction de nos stocks et de la maturité des produits, nous élaborons un panier de base, que les clients recevront s’ils ne procèdent à aucun changement. Nous essayons de les varier, pour ne pas lasser les clients. Ils peuvent aussi enlever ou ajouter des produits selon leurs besoins, à condition de commander un minimum de produits », explique Freddy Mathis, responsable de la ferme depuis mars 2020. Le prix des paniers est calculé en fonction de la valeur réelle des produits qu’ils contiennent. Chaque semaine, entre 500 et 600 paniers sont préparés par les salariés en insertion, c’est-à-dire qu’ils réceptionnent les commandes, conditionnent les produits… « Du fait de la flexibilité de notre formule, chaque commande est unique et est traitée individuellement », pointe Véronique Pfister, responsable des ventes. Les paniers sont livrés du mardi au vendredi, le jour de livraison étant imposé par l’organisation des tournées. Une bonne moitié est livrée à Strasbourg. Ces dernières années, la ferme a consenti des investissements en mécanisation et en irrigation afin de sécuriser sa production face aux aléas climatiques. Un réseau d’irrigation a ainsi été élaboré, à partir d’un branchement sur le réseau d’eau potable. « L’objectif n’est pas d’irriguer à outrance, mais plutôt d’assurer les levées », précise Freddy Mathis. Suite à ces investissements, le potentiel de production a augmenté. Pour absorber cette hausse de la production, la ferme cherche maintenant à accroître ses ventes. Deux pistes sont travaillées : le développement de la vente par paniers, et l’ouverture d’un point de vente dans la capitale alsacienne, puisque c’est là que se situent près de la moitié des clients de la ferme. « Il ne faut pas perdre de vue que notre activité principale n’est pas la production, mais l’insertion. Or, actuellement, le maraîchage est l’activité qui emploie le plus de salariés. Mais ce n’est pas celle qui procure le plus de débouchés à l’issue du contrat d’insertion. Il y a davantage de postes dans des missions de transformation, de logistique, de livraisons. Or pour l’instant, ces missions n’occupent qu’une dizaine de salariés à la ferme », explique Freddy Mathis. D’où la volonté de déployer l’activité de la ferme sur des créneaux qui demandent de la main-d’œuvre sur ces missions pourvoyeuses d’emplois. Actuellement, les encadrants de la ferme sont en période de prospection. Avec les moyens d’une entreprise d’insertion, accéder à un local au cœur de Strasbourg s’annonce compliqué. Aussi ne sont-ils fermés à aucune formule. Une possibilité pouvant être de s’adosser à une structure existante.

Publié le 30/03/2022

Nouvelle formule pour les rencontres techniques du Comptoir agricole. Plus une rencontre unique, mais plusieurs, au fil de l’année, sur des thèmes différents. La première portait sur la préparation des semis de printemps, et notamment sur le réglage et l’entretien des semoirs. Tout un art !

Lundi 21 mars, dans la cour du dépôt du Comptoir agricole de Mommenheim, trône le semoir Monosem de Jean-Michel et Jean Strohl, agriculteurs à Brumath. Il va servir de support à Patrick Duffaud, de Corteva Agriscience, pour détailler comment bien préparer son semoir avant le grand bal des semis de printemps. Il commence par les diffuseurs, qui doivent être ajoutés aux semoirs pour pouvoir appliquer l’insecticide Belem, efficace notamment sur taupins et chrysomèles. « C’est une obligation légale, et c’est aussi une question d’efficacité », pointe Patrick Duffaud. En effet, l’insecticide agissant par contact, il convient de créer un filet de protection autour de la graine, mais aussi autour des radicelles et du coléoptile pour protéger la jeune plantule durant sa phase d’émergence. Aussi, lorsque les agriculteurs commandent du Belem, ils peuvent demander au Comptoir agricole un kit gratuit pour équiper un semoir six rangs des diffuseurs, avec une notice indiquant la marche à suivre selon les marques de semoir. Simple sur le papier, l’opération peut s’avérer plus compliquée en pratique. Comme c’est le cas sur le semoir des Strohl, qui vont devoir couper la descente initiale du microgranulateur et positionner un tube (bleu ou blanc fournis dans le kit) pour obtenir le résultat escompté. « Au semis, pour vérifier que vos diffuseurs fonctionnent bien, faites des petits profils avec une truelle pour vérifier que les microgranulés forment bien un filet de protection autour des semences et du futur coléoptile », encourage Patrick Duffaud. De la litière pour chat pour des microgranulateurs bien au sec tout l’hiver Étape suivante : le réglage des microgranulateurs. L’objectif est d’appliquer le Belem à la dose de 12 kg/ha. « Il arrive assez fréquemment qu’on soit à 12 kg d’un côté, et plutôt à 8 kg de l’autre. C’est souvent lié à un encrassement du jeu de vis sans fin qui assure la distribution. Et ça se repère en constatant que le volume de granulés diminue moins vite d’un côté que de l’autre », indique Patrick Duffaud, qui invite donc les agriculteurs à démonter, nettoyer, et remonter - dans le bon sens - les microgranulateurs. Lorsque les semis sont terminés, il préconise de nettoyer le tout à l’aide d’un compresseur d’air, de faire tourner les microgranulateurs en y intégrant de la litière pour chat, et de la laisser dedans tout l’hiver. L’opération aura pour effet d’absorber l’humidité, sans boucher les microgranulateurs. Au printemps, il conviendra de tourner de nouveau les roues pour retirer la litière à chat et enlever les microgranules qui seraient restées. Vient ensuite le réglage du semoir en atelier. Une étape qui renvoie sur les bancs de l’école. Sachant qu’un hectare correspond à 10 000 m2, qu’un élément semeur parcourt 13,333 km pour semer 1 ha à 75 cm d’écartement, que la circonférence de la roue est très importante car c’est elle qui entraîne tout et qu’elle varie de 1,91 à 2,22 m, que la pression des pneumatiques, le poids du semoir et la nature de la terre jouent aussi… Combien de tours de roue faut-il pour que l'élément sème 1 ha ? Pour avoir la réponse, il faut d'abord mesurer la circonférence de la roue. Cela ne peut que se faire au champ et à deux : un qui conduit le tracteur sur 50 m, et un autre qui compte le nombre de tours de roue (ce qui nécessite de mettre un repère sur la roue). Si vous comptez 25 tours de roue au champ, la circonférence de votre roue fait 2 m. En atelier, il faudra réaliser 6 666 tours (13 333 m/ 2 m) de roue pour qu’un élément sème 1 ha. En pratique il s'agit de réaliser 66,7 tours de roue (soit le 100e d’ha plus facile), et il est alors possible de vérifier précisément le nombre de graines, le dosage de l’insecticide et de l’engrais, en mettant des récipients sous toutes les descentes du semoir. On est censé obtenir les quantités de graines, d’insecticide et d’engrais  réglées sur le semoir avec les pignons. Dans l’exemple donné par Patrick Duffaud, il faut 830 graines sous chaque descente du semoir, 120 g de Belem et 1 kg d’engrais. Plutôt que de compter les graines , il partage une astuce : « Vous pouvez les étaler sur une surface propre et utiliser une application sur smartphone qui permet de compter des objets, comme Count Things, ou iScanner. » Si le nombre de graines obtenu n’est pas celui attendu, il faut passer en revue les différents composants du semoir : les tuyaux, les disques des éléments semeurs, qui doivent être changés dès que les trous prennent une forme ovale, le sélecteur, le capot, la turbine dont la courroie doit toujours être bien tendue, les chaines et crabots... Des dômes contre les croûtes de battance Au moment du semis dans la parcelle, il faut aussi vérifier, à l’aide d’un niveau, que la poutre est parfaitement horizontale, et bloquer le troisième point hydraulique. Patrick Duffaud préconise aussi de mettre un maximum de pression sur les éléments semeurs. Les socs, comme les disques ouvreurs, ne doivent pas être usés. Les roues de jauge doivent frotter sur les disques. Car ce sont elles qui vont les entraîner. La roue plombeuse doit venir fermer le sillon avec de la terre qui n’a pas été tassée par la roue de jauge. « Il faut mettre de la pression sur les roues plombeuses et s’assurer du bon écartement de celles-ci pour avoir un dôme de terre qui reste en place même après une grosse pluie, et qui s’ouvrira en séchant pour laisser passer la plantule. Si le dôme n’est pas bien formé, une forte pluie risque d’entraîner la formation d’une croûte de battance », souligne l’expert en semis. Il poursuit son tour du semoir par les chasses débris, qui sont là « pour nettoyer la ligne de semis », et qu’il est possible de décaler pour éviter des bourrages. Et de conclure : « Il n’y a pas de mauvais matériel. Mais il faut savoir régler son semoir. »    

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