Viticulture

Comité des reines des vins d’Alsace

Claudia Renel, nouvelle présidente

Publié le 15/03/2018

Claudia Renel, reine des vins d’Alsace en 1992, est la nouvelle présidente du comité des reines des vins d’Alsace. Elle succède à Martine Guth. Avec cette dernière et Marie-Odile Goefft, elle a fait partie du noyau fondateur de l’association.

Vice-présidente sortante depuis trois ans, Claudia Renel, née Weinmann, native de Turckheim, assure, avec son comité, la continuité d’une association dynamique. « Nous avons déjà fait beaucoup de choses depuis la création du comité des reines des vins d’Alsace. Il a tout d’abord fallu effectuer, les premières années, un gros travail de recherche sur toutes les reines et dauphines depuis 1954. Ensuite, nous avons organisé nos premières rencontres « royales ». Et puis, il y a eu cette « cuvée royale » et ces participations à divers événements viniques en Alsace. Nous tenons encore une fois à remercier le conseil interprofessionnel des vins d’Alsace et tous les professionnels du vignoble qui nous font confiance et nous associent à leurs manifestations », explique la nouvelle présidente. Parmi ces événements, il y a la foire aux vins d’Alsace de Colmar avec ces « instants divins », le rassemblement des confréries viniques à Strasbourg en 2015 et, bien évidemment, les élections de la nouvelle reine des vins d’Alsace et ses dauphines. Une élection qui se « professionnalise » avec une présence et une mobilisation sur les réseaux sociaux. Mais surtout une dégustation commentée d’un vin, pour bien montrer que la reine n’est pas une « miss », mais l’ambassadrice, pendant un an, des vins d’Alsace. Un déjeuner gastronomique ce dimanche 11 mars En 2017, le comité des reines des vins d’Alsace s’est mobilisé pour la réalisation d’un court-métrage sur les reines et sur les cuvées (https://youtu.be/nRZwfWz0QTE). « Cette année, nous voulons faire évoluer la soirée de gala qui sera organisée lors de l’intronisation de la reine et de ses dauphines lors de l’ouverture de la foire aux vins. Nous comptons également participer à des vendanges au lycée agricole de Rouffach. Des vendanges qui permettront de réaliser une deuxième cuvée de la reine en 2019. Et puis nous continuerons à communiquer avec notre oriflamme », précise Claudia Renel. Et, dès ce dimanche 11 mars, le comité des reines des vins d’Alsace organise une nouvelle manifestation. Il s’agit d’un déjeuner gastronomique à l’hostellerie des Châteaux à Otrott en l’honneur de l’actuelle reine des vins d’Alsace, Justine Schmitt. « L’hôtel va nous acheter une cinquantaine de bouteilles de notre cuvée qu’il présentera ensuite aux clients sur la carte. Une partie du bénéfice des futures ventes sera reversée à deux associations caritatives : l’association « Vivre comme avant » qui est animée par des femmes bénévoles qui ont vécu un cancer du sein et qui accompagnent les femmes qui, à leur tour, sont atteintes par cette maladie ; et l’APEI Centre Alsace qui est une association à vocation territoriale militant pour la promotion de la personne handicapée, son intégration sociale et le maintien du lien familial », précise Claudia Renel. À noter que le comité des reines des vins d’Alsace participera aux 8e foulées de la ligue contre le cancer au Parc-Expo de Colmar en juin prochain, et au 30e salon des vins à Rouffach à la fin de cette année qui s’annonce donc chargée.

Syndicat viticole de Colmar-Houssen

« Il est temps d’organiser la relève »

Publié le 14/03/2018

Lors de la dernière assemblée générale du syndicat viticole de Colmar-Houssen, son président, André Ducros, a fait le bilan des quatorze années passées à sa tête. Désormais retraité, il souhaite passer le relais « en douceur » à son futur successeur et à la jeune génération qui devront relever de nombreux défis, dont ceux liés aux changements climatiques comme l’accès à l’eau.

Après quatorze années passées à la tête du syndicat viticole de Colmar-Houssen, André Ducros se prépare à passer la main « en douceur » au futur vice-président amené à lui succéder. Celui-ci sera nommé dans l’année à venir et secondera André Ducros avant de le remplacer au poste de président. Charge à lui de « pérenniser le dynamisme et l’évolution de notre assemblée ». Âgé de 62 ans depuis quelques semaines, André Ducros vient de faire valoir ses droits à la retraite. La dernière assemblée générale du syndicat qui s’est déroulée le 23 février à la Maison des vins d’Alsace, à Colmar, a été pour lui l’occasion de faire un bilan de sa présidence. « C’était une expérience enrichissante. Et pourtant, je n’étais pas destiné au départ à devenir président d’un syndicat viticole », se souvient-il. À la sortie de ses études en 1975, il envisageait plutôt une carrière dans l’agriculture dans le sud-ouest de la France. « Mais la réalité, très souvent, vous mène à l’opposé des rêves. Et aujourd’hui, je suis un vigneron heureux. J’ai beau regarder derrière moi, il n’y a rien que je regrette. Ma plus grande satisfaction, aujourd’hui, est de voir la relève arriver et s’investir dans la bonne marche de notre syndicat. Les défis à relever sont immenses et nécessiteront un engagement de chacun d’entre vous. » L’irrigation : un enjeu pour les prochaines décennies Parmi ces fameux « défis », celui de l’accès à l’eau va clairement être incontournable à ses yeux. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une commission « irrigation » a été créée au sein du syndicat viticole de Colmar-Houssen afin de réfléchir à cette question qui va devenir de plus en plus « problématique » aux yeux d’André Ducros. « On sait bien que l’irrigation finira par être incontournable pour nos vignes. Pas demain c’est sûr. Mais d’ici dix, vingt, ou trente ans, cela me semble inévitable. Nous allons devoir faire rentrer dans les esprits que l’irrigation n’est pas là pour gonfler nos rendements, mais bien pour sécuriser nos vignes et ne pas les laisser mourir. » André Ducros en est d’autant plus persuadé que c’est une pratique qui se « fait énormément » dans le sud de la France. « Le réchauffement climatique, qu’on le veuille ou non, on voit bien qu’il existe. Cela fait plusieurs années que nos vignes souffrent. Si on continue comme cela, on ne pourra plus tenir. Encore plus sur la Harth de Colmar où les sols sont plus légers que sur les coteaux. Alors, c’est un dossier qui va prendre un certain temps pour évoluer. Il faut faire évoluer les cahiers de charges et que l’INAO donne son accord. La réflexion est en cours dans plusieurs syndicats viticoles alsaciens, dont le nôtre. » « Finies les années fastes » Les bouleversements climatiques représentent à n’en pas douter un enjeu primordial pour la pérennité du vignoble alsacien. Et si les épisodes de sécheresse pourraient être compensées par l’irrigation quand les conditions le permettent, la problématique n’est pas la même face aux épisodes de gel dévastateurs. Comme on a pu le voir lors des gels d’avril 2017, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Si le secteur de Bennwihr et Sigolsheim a été particulièrement meurtri, celui de la Harth de Colmar situé juste à côté a été « relativement épargné » aux yeux d’André Ducros. « On a eu en moyenne 40 % de dégâts, on s’en tire pas mal. On a 60 ha touchés à moins 10 %, un peu plus de 200 ha touchés entre 30 et 50 % et une toute petite partie a été touchée à plus de 50 %. Ce qui est étonnant, c’est que le secteur proche des bâtiments Liebherr, connu pour sa sensibilité récurrente aux gelées, a été plutôt épargné. » Pour le président du syndicat viticole de Colmar-Houssen, cet épisode prouve que la nature « n’est pas domptable » et que rien n’est jamais « acquis » ou « intangible ». « Cela nous rappelle que nous sortons de trente années fastes au cours desquelles nous n’avions pas ou peu de problèmes de rendement et très peu d’aléas climatiques. C’est terminé aujourd’hui. » Finies aussi les vendanges qui démarrent trop tard pour le secteur de la Harth colmarienne. « Depuis la dernière récolte, on se cale sur les régions précoces et non plus sur les régions tardives. Ça faisait longtemps qu’on se battait là-dessus et l’Ava a fini par évoluer favorablement en ce sens. Du coup, on n’a plus de problème et on s’est rendu compte que les vendanges se sont bien passées pour tout le monde. Il n’y a pas eu d’abus de quelque sorte. C’est un dossier qui est aujourd’hui réglé et bien réglé », se félicite André Ducros.

Un nouveau constructeur de tracteur vigneron

Premiers essais pour le JDS Guillet

Publié le 12/03/2018

En cours d’homologation à l’Utac, le prototype du tracteur JDS Guillet effectue ses premières sorties dans le vignoble cet hiver.

Avec son look plutôt dodu et rétro, le nouveau tracteur JDS-Guillet ne passe pas inaperçu dans les vignes. Réincarnation du JDS de Louis Dromson, d’une stabilité légendaire, ce tracteur est de nouveau disponible grâce à Fabien Guillet, un industriel de la serrurerie chaudronnerie basé à Duppigheim. Habitué à relever les défis industriels les plus audacieux. Et à concevoir des engins motorisés hautement normés. C’est cette expertise avec ses équipes de concepteurs et de soudeurs, dont nombre sont compagnons du devoir, qui l’a amené à relancer le JDS avec son « nerveux » moteur John Deere trois cylindres, adapté aux normes Stage IV, avec un filtre à particules. Pour l’heure, trois prototypes sont construits, l’un pour les normes, et les deux autres sont à disposition des viticulteurs qui veulent l’essayer. L’engin pèse un peu plus de 2 t, son empattement avait été voulu le plus court du marché ; et son étroitesse de 104 cm, avait été pensée pour les vignes étroites. S’il reste aux établissements Guillet quelques petits réglages de différentiel et d’embrayage à effectuer, le tracteur, attelé à un broyeur de sarments, a déjà montré toute sa capacité à grimper les coteaux de Westhalten et de Dorlisheim. Et un viticulteur d’Itterswiller a déjà retenu le premier modèle.

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