communication

Publié le 11/12/2017

Jeudi 23 novembre, Jean Kauffmann et Mathieu Schneider, responsables de la section porcine de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, ont réuni les éleveurs pour évoquer de nombreux dossiers d’actualité.

Comme pour chaque section, la conjoncture et les perspectives ont été présentées lors de cette réunion. Le bilan de l’année 2017 est en demi-teinte, malgré une hausse des cours moyens par rapport à 2016. En effet, durant la période estivale, le cours français était à un niveau correct par rapport au coût de production, mais inférieur de 20 centimes par rapport à nos voisins européens, comme l’Allemagne. Cette différence des cours s’est en partie expliquée par plusieurs facteurs nationaux : la diminution des exportations de la France vers les pays tiers, la déstabilisation du marché provoquée par les entreprises Cooperl et Bigard lors de la reprise des activités de charcuterie du groupe Turenne-Lafayette, et aussi une baisse de la consommation globale de viande. Cette perspective semble malheureusement gagner du terrain. Ainsi, cette conjoncture morose additionnée à une production forte risquent de maintenir les cours à la baisse sans réelle perspective de reprise dans les mois à venir. Rôles de l’interprofession porcine Cette réunion a été l’occasion d’évoquer le rôle de l’interprofession porcine en présence de Franck Bellaca, directeur de l’interprofession porcine Grand Est. Ses missions sont nombreuses. Elle doit pouvoir se prononcer sur les orientations et les mesures à prendre au niveau régional par les pouvoirs publics afin d’assurer le développement et l’amélioration de l’ensemble de la filière. Elle doit également, selon le directeur, « coordonner les initiatives et les actions à entreprendre entre les différents partenaires de la filière porcine ». Mais le rôle de l’interprofession porcine est aussi de promouvoir la viande porcine par des actions. Le suivi de l’étiquetage de l’origine et la mise en avant de la viande porcine dans les foires (en direct ou en lien avec FDSEA) avec dégustation, présence de diététicienne, borne tactile, distribution de livres pour enfants, de recettes, de goodies, etc. font partie du quotidien. Pour Franck Bellaca, l’interprofession peut aller encore plus loin. L’objectif serait en effet d’augmenter la communication auprès des scolaires et de mettre en place des outils afin de faciliter le renouvellement des générations. « Des annonces qui vont dans le bon sens » Les débats ont également tourné autour des États généraux de l’alimentation. Jean Kauffmann et Mathieu Schneider ont tenu un discours positif en évoquant des « annonces qui vont dans le bon sens » et notamment l’idée d’inverser la construction du prix. Franck Bellaca a salué ces annonces, regrettant toutefois que l’interprofession au niveau régional n’ait pas été davantage consultée. Le contrat de filière développé par l’interprofession porcine reprend, selon lui, les mêmes attentes et les mêmes thèmes (compétitivité, diversification, création de valeur ajoutée, renouvellement des générations) que les plans de filières qui seront présentés au gouvernement par l’interprofession nationale. Parmi les autres sujets d’actualité abordés, la peste porcine africaine (PPA), qui devient de plus en plus préoccupante. La Fédération nationale porcine (FNP) s’inquiète de l’évolution du virus qui gagne du terrain (des cas ont été révélés en République Tchèque). Dans un marché où l’export a une importance capitale dans l’équilibre de l’offre et de la demande, un cas de PPA en France rendrait l’export vers la Chine et les autres pays asiatiques impossible. La FNP redouble donc de vigilance et organise régulièrement des actions de communication et de sensibilisation.

Publié le 06/12/2017

Le week-end des saveurs à la cave de Cleebourg, événement gastronomique incontournable, offre un agréable moment de détente avec de remarquables plats et vins. Des idées pour les prochaines fêtes de fin d’année.

Le succès de ce week-end gastronomique en Outre-Forêt ne se dément pas, vu le nombre d’amateurs de bonne et heureuse table qui ont fait honneur aux deux grands noms de la région, le Baechel-Brunn de Thomas Limmacher à Merkwiller-Pechelbronn et La Table des Chevaliers d’Emmanuel Rainville à Haguenau. Les plats offerts par ces deux superbes toques étaient complétés par un assortiment de fromages de chèvre de la ferme Sturtzer et les desserts de la pâtisserie Rebert à Wissembourg. Le public a ainsi pu déguster Saint-Jacques fraîches, terrine de foie gras, pressé de foie gras de canard et blanc de volaille aux truffes, thon rouge mi-cuit en croûte d’épices, bouchée à la reine, choucroute de poissons, noix de joues de porc, hamburger pur bœuf et foie de canard poêlé, civet de chevreuil, quenelles de brochet aux écrevisses, sapins de Noël en chocolat, bûches de Noël et autres éclairs ou mignardises. Côté vins, l’éventail était à la hauteur de toutes les attentes. À noter également le beau succès des huîtres de Bouzigues et du stand de décorations de Noël en faveur de la recherche pour le cancer. Côté animations, Gilles Theilmann, président, Frédéric Orth, directeur, Olivier Kreutzberger, maître de chais, et toute l’équipe de la cave de Cleebourg proposaient une visite découverte des installations et pour la première fois un cours de dégustation gratuite. Les visiteurs ont pu repartir avec les millésimes et vins qui accompagnaient avec bonheur les mets dégustés à midi, tout en profitant des offres spéciales de la cave. Et les plus courageux ont sacrifié à la traditionnelle balade digestive dans le vignoble. « Ce week-end des saveurs constitue une excellente occasion pour découvrir notre cave et nos quelque 60 crus, dont notre dernière cuvée d’edelzwicker, baptisée Révérence en hommage à notre ancien maître de chais, Richard Juncker », souligne Frédéric Orth. Pour le millésime 2017, « la quantité est en baisse d’environ 10 % ». Le gewurztraminer a perdu la moitié d’une récolte normale. Mais si la quantité n’est pas là, la qualité sera au rendez-vous, affirme le directeur, annonçant des Sélections de grains nobles - une première fois depuis 1989 - exceptionnelles, avec un potentiel de 22° d’alcool. Autre satisfaction pour la cave de Cleebourg : des exportations en Autriche, pour la première fois, avec du riesling et du gewurztraminer, fort appréciés pour ce « côté fruité » qu’on ne trouve pas ailleurs en France.

Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace

Une politique identitaire

Publié le 29/11/2017

Le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace se réorganise en interne comme en externe. Son objectif : mieux cerner les enjeux de marketing et de communication pour le vignoble alsacien et ses produits.

Alors qu’il arrive bientôt à mi-mandat, Didier Pettermann a précipité l’assemblée générale du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), dans la droite ligne de la politique qu’il mène depuis son élection à la présidence. Elle a été convoquée six mois avant la date habituelle. « Le rythme des assemblées générales, l’une au mois d’avril pour le budget, l’autre fin juin pour les élections et les comptes financiers, ne convenait plus. Nous voulons davantage d’interaction entre les élus et les services pour assurer une meilleure contribution des entreprises du vignoble à la définition des actions de l’interprofession. Et une plus grande anticipation dans les orientations annuelles est nécessaire, que ce soit dans les domaines du marketing, de la technique ou de l’économie. La validation d’un budget prévisionnel alors que quatre mois de l’année sont déjà écoulés n’était pas cohérente avec ce besoin », explique le président du Civa. Les deux assemblées générales qui séquençaient l’exercice budgétaire ont donc été repositionnées dans un nouveau calendrier : celle actant le budget prévisionnel en novembre de l’année n - 1 (au lieu d’avril de l’année n) et l’assemblée statutaire et d’approbation du bilan financier de l’exercice n - 1 en juin de l’année n (cela reste inchangé). Un budget contraint Approuvé lors de cette assemblée générale, le budget prévisionnel 2018 est bien plus contraint que les années passées, dans le contexte d’une nouvelle petite récolte en volume pour les vins d’Alsace, qui implique une baisse des recettes de l’ordre de 6,3 % par rapport à 2016. « Les déclarations de récoltes étant en cours, il n’est pas possible de dresser un estimatif plus précis que celui des 855 000 hectolitres relevés cet été. Soit une baisse de l’ordre de 15 % par rapport à la moyenne quinquennale qui totalise désormais quatre petites récoltes. Cette première ébauche du budget pourra cependant être modifiée en fonction de l’évolution des ventes au cours des six premiers mois de 2018. » Didier Pettermann rappelle que 2017 est un budget de transition : « Bon nombre des actions ayant été engagées auront encore des répercussions budgétaires sur 2018. L’exercice 2019 sera le premier pleinement en adéquation avec notre nouvelle stratégie. » Les charges sont en progression avec le lancement d’une nouvelle politique marketing et 25 projets visant à améliorer le système d’information. Ce budget intègre quelques arbitrages et marque clairement le souhait des élus du conseil de direction de focaliser les moyens sur les actions les plus efficientes pour la valorisation des vins d’Alsace. Les élus du Civa ont approuvé ce budget prévisionnel 2018, qui laisse apparaître un résultat négatif global de 508 000 € qui sera comblé par un prélèvement sur les réserves. Le chantier MarCom Les petites récoltes successives ont des effets, globalement négatifs, mais variables selon les entreprises du vignoble alsacien. Certaines perdent des marchés en raison des augmentations tarifaires induites par les faibles volumes, d’autres du fait de la rareté du produit. « Cette situation doit nous interpeller collectivement. Avec nos petits volumes et la très belle qualité de nos derniers millésimes, notamment celui de 2017, nous devons mieux valoriser économiquement le fruit de notre travail, générer de la richesse à travers la valeur du produit, plutôt que par le biais artificiel de l’augmentation des prix du fait du manque de volumes », insiste Didier Pettermann. Pour y parvenir, le Civa opère des changements dans son fonctionnement avec le renforcement et la réorganisation de ses services et le développement de nouvelles actions de communication. Comme le chantier MarCom, présenté par Thierry Fritsch. Il a insisté sur la nécessité de reprendre un temps d’avance sur les concurrents du vignoble alsacien en matière de marketing et communication. Et de réunir toutes les forces collectives, les compétences et savoir-faire pour plus de dynamisme et réactivité dans le pilotage des programmes. Ainsi l’équipe MarCom travaille sur l’identité de marque. Une enquête, dont les résultats seront connus prochainement, a été réalisée auprès des entreprises du vignoble pour définir les caractéristiques de la personnalité de la marque à construire. La stratégie marketing mise en place pour la période 2018-2021 privilégie les régions et pays où l’Alsace a une légitimité, afin de les reconquérir, ainsi que les régions de conquête à forts potentiels de croissance. Elle vise aussi à augmenter la présence des vins d’Alsace sur internet, à favoriser l’exportation par la mise en place d’un « kit exportation » ou encore à rendre incontournable l’Alsace sur la scène nationale et internationale. L’objectif est de construire l’image des vins d’Alsace grâce à son territoire, en améliorant notamment leur connaissance auprès des prescripteurs, et de communiquer en priorité sur trois produits clés du vignoble : le riesling, le gewurztraminer et le crémant. La nouvelle campagne de communication sera l’aboutissement de ces travaux. Elle sera relayée par une présence plus importante sur les foires et salons. Autre chantier en cours d’exploration, le Story Telling (marketing de contenu). « Une bonne stratégie de contenu marketing permettra aux vins d’Alsace d’augmenter le trafic du site internet, de séduire de nouveaux consommateurs, d’améliorer le référencement du site vins d’Alsace, de devenir reconnu dans son domaine, d’interagir avec les consommateurs ou encore de gagner en confiance et donc de valoriser les vins d’Alsace. Il faut sortir d’une stratégie de publicité et rechercher des consommateurs plus actifs, afin qu’ils deviennent les meilleurs relais des vins d’Alsace », argumente Thierry Fritsch. Last but not the least*, le Civa veut mieux communiquer vers le vignoble. « Les 900 metteurs en marchés et les 4 000 viticulteurs sont les groupes cibles prioritaires. Les autres acteurs comme la presse, les syndicats, les élus et bien évidemment les Alsaciens ne doivent pas être oubliés », complète Thierry Fritsch. « Ouvert aux autres » Le Civa s’attache à construire et valoriser l’identité des vins d’Alsace. Après avoir identifié les piliers de son positionnement par rapport aux autres vignobles du monde, la conceptualisation de son identité est en cours. Les six agences de création sollicitées doivent rendre leurs propositions d’ici le mois de janvier. Et la nouvelle campagne de communication devrait être lancée lors du salon Millésimes Alsace. Didier Pettermann s’est félicité de la dynamique actuelle du Civa, du travail effectué par les différentes commissions, des partenariats engagés, actuels et futurs. « Je voulais un Civa ouvert aux autres. Cet objectif est en passe de se mettre en œuvre. » Il a cité en exemple la feuille de route recherche-développement-innovation, corédigée avec l’Association des viticulteurs d’Alsace, le Comité interprofessionnel du vin Champagne (CIVC), le Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV) et des appellations lorraines. « Nous avons réussi à nous concerter à l’échelle de ces trois vignobles, tous très différents, pour déposer un programme pluriannuel commun qui a reçu un très bon accueil de la part de la région Grand Est, commanditaire de ce travail. » Le président a rendu hommage à ses collaborateurs et salariés pour le travail effectué ces derniers mois. « 2017 a été une année très compliquée, car il fallait faire cohabiter deux modèles, l’ancien et le nouveau Civa. L’année a été consacrée à du cadrage, des actions notamment. Je souhaite que 2018 soit au service de la libération des énergies, de la créativité, du travailler ensemble. Le tout dans une année riche en événements, comme les salons Millésimes Alsace, Prowein ou VinoVision. Nous préparons l’avenir du vignoble. Nous y arriverons si nous travaillons tous ensemble. Le Civa, qui pensait être en phase avec les attentes du terrain, ne l’était pas en réalité et a fini par se retrouver isolé et décrié. Nous prendrons des initiatives, avec nos partenaires, pour promouvoir l’engagement professionnel au sein de notre vignoble », conclut Didier Pettermann.

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