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Canton de Marmoutier

Un concours de labour au musée

Publié le 04/08/2018

Les Jeunes Agriculteurs du canton de Marmoutier préparent le concours de labour du samedi 12 août. L’événement aura lieu autour du musée du patrimoine agricole d’antan, à Allenwiller. Une première.

Des centaines de pièces agricoles anciennes sommeillent dans le grand hangar. Des moissonneuses-batteuses en bois toisent des tracteurs de l’après-guerre. Une cinquantaine de motoculteurs du troisième âge somnolent sous un appentis. Bienvenue au musée du patrimoine agricole d’antan, à Allenwiller. C’est ici que se tiendra le concours de labour du canton de Marmoutier le 12 août. Pour la première fois, la fête ne se déroulera pas dans une ferme. « On a déjà fait le tour des fermes du secteur, ça change un peu », se réjouit Laurent Lux. Le président des Jeunes Agriculteurs du canton, organisateurs de l’événement, souhaite faire connaître ce musée encore trop confidentiel. Car après deux ans d’existence, le site n’attire pas foule de visiteurs. Dommage vu la richesse de la collection et les investissements consentis par la mairie. Le hangar d’exposition a ainsi été construit en 2005 pour stocker les pièces. Petit retour aux sources de cette aventure. Au milieu des années 1990, une idée germe dans la tête des bénévoles de l’association socioculturelle d’Allenwiller : sauver le matériel agricole ancien de la rouille, ou pire, de la casse. « À l’époque, des gens achetaient des corps de ferme pour les transformer en gîtes, se souvient Jean-Jacques Schneider, président de l’association et conseiller municipal. Ils vidaient donc les dépendances des outils et pièces qui les encombraient. » Alors les volontaires récupèrent tracteurs, scies et autres charrettes. Ils les entreposent dans des débarras derrière la mairie. 110 motoculteurs Et puis « ça a pris de l’ampleur », explique Roger Muller, l’édile. Les bénévoles croulent sous des centaines de pièces. En 2005, le conseil municipal vote la construction d’un hangar de 1 200 m2 au bout du village. « On voulait une salle polyvalente où on pourrait stocker le matériel et le retirer en cas d’événement à l’intérieur. » Là encore, le maire se fait déborder. Impossible de déplacer rapidement les dizaines de machines, outils et véhicules exposés. Il faut construire une autre salle pour recevoir fêtes et cérémonies. Elle voit le jour quelques années plus tard, juste au-dessus du musée. Mais à l’époque, il ne s’agit pas encore d’une exposition. Plutôt d’un lieu de stockage pour préserver le matériel agricole. Et puis « on a eu envie de partager ce patrimoine avec les gens », explique Jean-Jacques Schneider. Il faut plusieurs années aux bénévoles pour trier, remettre en état, nettoyer, agencer les pièces. En 2015, la collection ouvre au public. Un dimanche par mois et les mercredis après-midi en été. La finalité logique du projet de collecte d’antiquités agricoles. L’inventaire s’est-il stabilisé depuis ? Pas vraiment. « On n’arrive pas à dire non », sourit Roger Muller. Dernière acquisition en date : près de 110 motoculteurs, dont une cinquantaine est exposée en extérieur. Rien que ça. Et ce n’est pas fini. « Maintenant on cherche des photos ou des enregistrements d’époque, c’est assez rare d’en trouver », confie Jean-Jacques Schneider. Qui sait, la fête du 12 août réservera peut-être quelques bonnes surprises pour les bénévoles du musée.

Lancement de la mirabelle d’Alsace à Sigolsheim

Une précocité qui manque de couleurs

Publié le 04/08/2018

Le premier lancement officiel de la mirabelle d’Alsace a eu lieu ce mardi à Sigolsheim à la SCEA Fruits Bernhard. La campagne 2018 se montre plutôt bonne, tant en qualité qu’en quantité. Seul bémol : une coloration qui a du mal à se faire à cause des faibles différences de température entre le jour et la nuit.

La « saga des fruits d’été » en Alsace se poursuit. Après la cerise au mois de juillet, c’est au tour de la mirabelle de connaître son lancement officiel. Une première qui a eu lieu mardi à la SCEA Fruits Bernhard, à Sigolsheim. Une exploitation durement touchée par le gel et la grêle en 2017, et qui peut s’appuyer cette année sur une récolte de mirabelles plus qu’abondante. Dans le verger où les ouvriers travaillent d’arrache-pied depuis le début de la matinée, certaines branches plient l’échine sous le poids des fruits. Une bonne nouvelle pour Danielle Claudepierre et son mari, Yves, tant la récolte de fruits à noyaux est essentielle au résultat économique de leur entreprise. « Ce sont la quetsche et la mirabelle qui nous font vivre », explique-t-elle. Si l’abondance est bienvenue après une année de quasi-disette (80 % de la production avait été détruite en 2017), elle doit cependant être « calmée » pour assurer une production « stable » l’année d’après. « La mirabelle est une production qui alterne beaucoup. Des professionnels comme nous ne peuvent pas se le permettre. Du coup, on vibre l’arbre quand les mirabelles sont encore vertes, ou on effectue un éclaircissage chimique pour tempérer la production », détaille Yves Claudepierre. Cette année, ses arbres ont voulu se rattraper. Même en récoltant près de 15 t par jour, tout ne pourra pas être cueilli. « Ça va être compliqué de faire un deuxième passage sachant que la quetsche arrive rapidement derrière. On a qu’une seule machine pour récolter et c’est un travail qui prend du temps. Si c’est pour que ça aille en distillation, c’est dommage. Mais entre les oiseaux et les cyclistes, il ne restera plus grand-chose sur les arbres au final », estime-t-il. Du sucre mais pas assez de couleur Ses équipes ont démarré le travail de récolte en début de semaine. Elle devrait durer trois semaines environ. Le pic est attendu entre le 5 et le 15 août. « C’est la première fois que la saison démarre aussi tôt en Alsace », fait remarquer le président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), Pierre Lammert. La chaleur et le fort ensoleillement ont bien évidemment favorisé cette situation. Autre point positif de cet épisode caniculaire : l’absence de pourriture et des taux de sucre élevés. Mais chaque médaille à son revers. Outre le fait que ces fortes chaleurs obligent Yves et Danielle Claudepierre à mettre en place des équipes de nuit, le manque d’amplitude thermique retarde le processus de maturité. « Les mirabelles ont tendance à rester vertes au lieu de se colorer. C’est le point faible de la récolte », développe Philippe Jacques, conseiller arboricole à la Chambre d’agriculture d’Alsace. Concrètement, pour une journée à 30 °C, il faudrait que la température nocturne soit comprise entre 12 et 14 °C pour que l’amplitude thermique soit correcte. Ce qui, au vu des dernières prévisions météos, ne semble pas se profiler dans les prochains jours. Une production « pro » qui pourrait dépasser les 1 000 t Si la ferme Bernhard va pouvoir faire le plein de mirabelles cette année, cela ne sera pas le cas de tous les autres producteurs alsaciens. En effet, cette campagne va se caractériser par des volumes inférieurs dans le Bas-Rhin, suite à une année 2017 record. Ce n’est que dans le sud de ce département et dans le Haut-Rhin, où les vergers étaient gelés à plus de 50 % l’an passé, que l’on devrait dépasser les optimums de récolte. Au total, les producteurs tablent sur une récolte de mirabelles qui pourrait dépasser les 1 000 t. Un chiffre prometteur puisqu’habituellement les professionnels ne récoltent « que » 800 t environ, soit un tiers de la production annuelle alsacienne totale. Le reste, soit 1 500 t en moyenne, est récolté dans des vergers familiaux. Cette production « amateur » alimente la vente directe aux consommateurs, ainsi que les nombreux marchés de l’industrie, comme les fruits au sirop, la surgélation, la pulpe et la distillerie. La filière professionnelle, quant à elle, s’est focalisée sur le marché du fruit de bouche à travers différents opérateurs dont une bonne part de grossistes locaux. Les mirabelles qui ne sont pas valorisées en fruits de bouche sont mises en marché principalement par deux opérateurs : les Jardins du Ried et la Prune Lorraine.

Jeunes Agriculteurs. Canton de Marckolsheim

Un concours de labour « trois en un »

Publié le 03/08/2018

Dimanche 12 août, les Jeunes Agriculteurs du canton de Marckolsheim organisent le concours intercantonal de labour à Bindernheim. Trois fermes ouvrent leurs portes à cette occasion.

Plutôt que d’organiser chacun leur concours de labour, les Jeunes Agriculteurs des cantons de Marckolsheim, Benfeld et Sélestat ont pris l’habitude d’organiser, par roulement, un concours unique réunissant les candidats des trois cantons. Cette année, ce sont les JA du canton de Marckolsheim qui en sont les organisateurs. Les festivités auront lieu dimanche 12 août à Bindernheim. Pour l’occasion, trois fermes du village ouvriront leurs portes. L’élevage Wollenburger est l’une d’entre elles : bien connu dans le monde des concours d’élevage, il est dirigé par un passionné de génétique, Laurent Wollenburger. Avec son amie Gabrielle, celui-ci élève 60 vaches laitières prim’holstein, qu’il sélectionne rigoureusement en vue de les faire participer à des concours. Cette stratégie lui vaut de figurer régulièrement en haut des palmarès. Le troupeau de Laurent Wollenburger comporte de nombreuses vaches d’origine nord-américaine, la moitié d’entre elles provenant de la même mère, qui a produit des embryons réimplantés sur d’autres vaches. L’éleveur présentera plusieurs championnes, distinguées lors des éditions passées d’Eurogénétique, notamment Délicia, une vache qu’il détient en co-propriété avec le Gaec Wilt, de Dachstein, et Riedill Jeunesse. La ferme Jaeg est spécialisée dans la production de céréales et de légumes. Doris et Roland Jaeg cultivent 4 ha d’oignons blancs, entre 25 et 30 ha de navets - dont une partie sert à la fabrication des navets salés -, environ 60 ha de maïs et 25 ha de blé. La production de légumes n’est pas nouvelle sur l’exploitation, mais elle s’est développée au fil du temps. Depuis quelques années, le couple cultive aussi de la rhubarbe : ces différentes productions lui permettent de fournir du travail neuf mois sur douze à ses huit salariés. La ferme Jaeg écoule 90 % de sa production auprès de la coopérative Les maraîchers réunis de Sélestat. Pour accompagner son développement, elle a régulièrement investi dans plusieurs bâtiments, dont le dernier a été construit en 2013, et dans deux chaînes de lavage et de conditionnement. La troisième ferme qui ouvrira ses portes est celle de Jonathan Ludwig. Le jeune éleveur dispose de 420 places en engraissement et 250 places en veau de boucherie. Pour son atelier d’engraissement, il s’approvisionne pour l’instant en veaux de 8 jours de race montbéliarde et en broutards charolais. D’ici deux ans, il pense « tout passer en broutards charolais ». Il achètera alors les animaux à l’âge de 9 mois et les engraissera durant un an. Une bonne partie de ses surfaces - 48 ha de maïs, 11 ha de blé et 33 ha de prairies - sert à nourrir les bovins : la ration des taurillons se compose en effet de maïs ensilage, de tourteau de soja, de son de blé et de foin à volonté. Pour les veaux de boucherie, Jonathan Ludwig travaille en intégration : les veaux et leur nourriture lui sont fournis par l’entreprise hollandaise Denkavit, l’éleveur se chargeant de la pension. Labour équin et battage à l’ancienne Le jour du concours de labour, le public pourra circuler d’une ferme à l’autre, voir les animaux et le matériel, discuter avec les agriculteurs, indiquent Damien Gerber et Alexis Losser, président et secrétaire des JA du canton de Marckolsheim. Une trentaine de concurrents sont attendus pour les épreuves de labour, dans les différentes catégories. Des laboureurs avec des tracteurs d’époque participeront à l’animation et une démonstration de battage à l’ancienne est au programme. Le site accueillera également la finale régionale de labour équin, qui a lieu tous les deux ans. Une exposition de matériel agricole est également prévue avec la participation des concessionnaires locaux. Les enfants trouveront leur bonheur grâce à diverses animations (karting, trampoline). Côté restauration, les JA du canton proposeront de l’échine, accompagnée de salades de pomme de terre, de carotte et de céleri, suivis d’un dessert alsacien et de café. Un bar à lait servira des cocktails et, en soirée, les Jeunes Agriculteurs confectionneront des tartes flambées.

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