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Dimanche 26 août à Niederaltdorf

Il va y avoir du spectacle !

Publié le 24/08/2018

Rendez-vous ce dimanche 26 août à Niederaltdorf pour la finale départementale de labour du Bas-Rhin. Les Jeunes Agriculteurs du canton de Haguenau sont en charge de l’organisation, avec le soutien de 200 bénévoles.

Depuis l’automne dernier, les Jeunes Agriculteurs du canton de Haguenau préparent cette grande fête qu’est le concours départemental de labour. Pour l’occasion, ils ont constitué un comité événementiel, composé de huit membres : Guillaume Fuchs, président des JA du canton, Sylvain Koeger, vice-président, Guillaume Pfrimmer, secrétaire, Guillaume Schoenfelder, secrétaire adjoint, Jean-Noël Burg, trésorier, Mathias Lamote, trésorier adjoint, Xavier Kandel et Pierre Fuchs, membres. Une équipe motivée, bien décidée à faire de cette journée estivale un moment de convivialité et de mise en avant de l’agriculture locale. Une équipe jeune, aussi, puisque la plupart de ses membres n’ont gardé aucun souvenir de la dernière finale départementale de labour organisée par le canton de Haguenau - c’était en 1999 à Batzendorf - et encore moins de la finale régionale organisée à Niederaltdorf une quinzaine d’années auparavant. « Nous nous réunissons régulièrement depuis l’automne pour préparer cette journée », explique Guillaume Fuchs. Et depuis quelques semaines, bien que les chantiers d’ensilage soient venus s’intercaler de manière prématurée dans le calendrier, le rythme des rencontres s’est accéléré : les animations, la circulation sur le site, les parkings, le ravitaillement, la promotion de l’événement, la mobilisation des exposants et des bénévoles, les questions de sécurité… rien n’a été laissé au hasard. Dimanche 26 août, les JA du canton de Haguenau pourront compter sur le soutien de 200 bénévoles, dont leurs aînés. Le choix des parcelles réservées aux laboureurs a été fait bien en amont, avant les semis de blé, toute la difficulté étant de trouver 40 ha de blé d’un seul tenant pouvant accueillir les compétiteurs et les milliers de visiteurs attendus. Au final, compte tenu des rotations envisagées, seuls 4 ha ont vu leur assolement modifié pour la finale. Entre 30 et 40 concurrents, qualifiés lors des concours cantonaux, sont attendus. Ils seront répartis en trois catégories : labour à plat, labour en planches et charrues de ferme. Monstres roulants et rumsteck d’ici Le programme concocté est aussi varié qu’attrayant : le public pourra découvrir la production de lait et de biogaz sur les deux fermes qui ouvriront leurs portes (lire en pages 4 à 6), assister au concours charolais (lire en p 8) ou aux démonstrations d’attelage de chevaux (lire en p 5), faire un baptême de l’air en hélicoptère. Les démonstrations de tracteur pulling promettent du spectacle : voir ces monstres roulants de plusieurs milliers de chevaux s’affronter en tirant d’énormes poids est toujours impressionnant (lire ci-contre). Une mini-kermesse avec jeux autour de la ferme et de l’élevage est prévue pour les enfants. Côté restauration, les organisateurs mettent un point d’honneur à ce que tout l’approvisionnement soit de provenance locale. Ce sera le cas du rumsteck, des frites et de la salade de carottes servis à midi, des grillades, du fromage blanc utilisé pour les tartes flambées, mais aussi des boissons servies à la buvette. Un vin d’honneur est prévu à 18 h en présence des élus, juste avant l’annonce du palmarès.

Publié le 05/08/2018

La Chambre d'agriculture accompagne les agriculteurs qui envisagent de se lancer dans la vente ou la transformation à la ferme, explique Violette Guillaumé, conseillère circuits courts. C’est le cas d’Emmanuel Dollinger. Il a décidé de construire un atelier de transformation et, en parallèle, d’agrandir son magasin de vente, situé dans le centre de la commune de Hœrdt. « Nous lui avons apporté notre expertise technique, en lien avec les procédés de fabrication et la réglementation sanitaire. Nous l’avons aussi accompagné dans la conception et la réorganisation des locaux, pour optimiser la valorisation des produits, selon les préceptes du marketing, et faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite. Notre but, c’est d’avoir une vision globale du projet », explique la conseillère. Cette prestation a un coût, concède-t-elle : « La facturation est fonction du temps passé, sur la base d’un tarif horaire. S’il est membre du réseau Bienvenue à la ferme, l’agriculteur peut bénéficier d’une subvention au titre de la promotion de la vente directe et de la professionnalisation de la commercialisation. » La Chambre d'agriculture a aussi pour mission de valoriser les produits locaux dans la restauration hors domicile. À commencer par les cantines scolaires. « Nous avons monté un projet avec les collèges du Bas-Rhin, sur la base de neuf engagements, portant sur la qualité des produits, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la gestion durable de la cuisine, etc. Les collèges choisissent les engagements qu’ils veulent mettre en avant et nous les accompagnons dans cette démarche. » Le collège Baldung Grien de Hœrdt, qui sert 270 couverts par jour, s’est fixé pour mot d’ordre « Mangeons sain, bio, local et jetons moins ». Il a notamment investi dans un outil de gestion de commande et de suivi performant, ainsi que dans un salade bar qui permet de servir chaque jour une dizaine de salades différentes. « Pas forcément des légumes de saison, car il faut d’abord changer les habitudes alimentaires », précise le chef de restauration du collège, Laurent Geib. « Des producteurs du coin » Pour son approvisionnement local, Laurent Geib s’adresse à la plateforme ApproAlsace, gérée par Jean-Luc Parthonneau. Une plateforme virtuelle qui permet aux professionnels de la restauration hors foyer d’accéder à une gamme complète de produits, fruits et légumes de saison, œufs, volailles élevées en plein air, charcuteries, produits laitiers, épicerie, qui leur sont ensuite livrés. « ApproAlsace nous a permis de découvrir des producteurs du coin, que nous n’aurions jamais connus autrement, à des prix très compétitifs », souligne le chef. Mais ce système a ses limites. « Nous n’avons pas le droit de dépasser une certaine somme en achats directs. Au-delà, il faut impérativement passer par des appels d’offres », indique-t-il. À l’avenir, les cahiers des charges devront intégrer des objectifs de qualité, pour sortir du carcan du moins-disant. « Nous allons faire ce travail et vous le soumettre », ajoute Violette Guillaumé. Denis Digel, président de la section fruits et légumes de la FRSEA, veut aller plus loin. Il propose de créer une légumerie qui transformerait les produits locaux, centraliserait les achats et s’occuperait de la logistique. Il veut également sensibiliser les producteurs au don alimentaire. Pourquoi ne pas mettre en place un guide du don entre les agriculteurs, les Restos du cœur et les épiceries solidaires, « avec un crédit d’impôt à la clé » ?

Fruits et légumes : ça va chauffer à Reichstett !

Publié le 05/08/2018

L’Alsace compte 700 producteurs de fruits et légumes, conventionnels et bios, indique Pierre Lammert, président du service fruits et légumes de la Chambre d'agriculture d'Alsace et de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). Les surfaces s’étendent sur plus de 5 000 ha : deux tiers dans le Bas-Rhin et un tiers dans le Haut-Rhin. Analysant les faiblesses de la filière, le président déplore son manque de compétitivité par rapport aux autres pays européen, l’Allemagne en particulier, qu’il attribue au coût et à la pénurie de main-d’œuvre. Il a également pointé du doigt la faible capacité d’investissement des exploitations, la pression foncière, les distorsions de concurrence en matière de produits phytosanitaires et la forte dépendance vis-à-vis du prix du marché européen. Pour lui, la diversité des circuits de commercialisation est à la fois une force et une faiblesse. Une force, parce qu’elle permet de maintenir, voire de développer la production de fruits et légumes, alors que celle-ci est en net recul dans d’autres régions françaises. Une faiblesse, parce qu’elle complique la structuration des opérateurs. Mais la filière a aussi des atouts. Pierre Lammert recense le climat favorable, la disponibilité en eau, la forte diversité des productions, génératrice d’emplois. Il a mis en avant l’organisation de la filière, unique en France, grâce à une interprofession dynamique qui donne une image forte de la filière et à une communication active. Mais aussi le soutien technique aux producteurs avec deux stations expérimentales, Verexal et Planète Légumes. « Planète Légumes compte 500 adhérents », souligne-t-il. Mais la filière saura-t-elle saisir les opportunités qui s’offrent à elle ? La première consiste à répondre à la demande importante de produits locaux émanant des consommateurs, ainsi que des collectivités locales. « Il reste une marge de progression importante : l’Alsace ne produit que 25 % des fruits et légumes qu’elle consomme. » L’essor des produits bios est lui aussi porteur d’espoir. Une serre basse température innovante Et de nouvelles pistes s’offrent aux producteurs alsaciens. À commencer par le projet de géothermie profonde à Reichstett. La société Fonroche a signé une convention avec la Chambre d'agriculture et la société Richel, fabricant de serres professionnelles, pour monter une serre pilote de 5 000 m2 chauffée avec de l’eau de condensation, aussi appelée « chaleur fatale », disponible durant 8 000 h par an, la puissance étant de 200 000 MWh thermique. Cette eau à 30 °C constitue un véritable défi technique, explique Fabien Digel, directeur de Planète Légumes. Car en temps normal, les serres agricoles sont chauffées avec de l’eau à 50 ou 80 °C. L’avantage, c’est que cette énergie sera « quasiment gratuite », le fournisseur en garantissant le prix durant 25 ans. Une économie non négligeable, quand on sait que le chauffage constitue 25 % du coût de production des tomates sous serres. Le projet allie différents modes de production, hors-sol conventionnel dans une serre de 2 500 m2 et bio plein champ dans une serre multichapelle de 2 500 m2. Ces serres devraient être mises en place en janvier 2020. Autour d’elles, un îlot de 30 ha pourra accueillir des horticulteurs et des maraîchers désireux de développer leur production sous abri. Le président du Conseil départemental, Frédéric Bierry, s’est déclaré prêt à soutenir ce projet, notamment pour l’aménagement du site.

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