Publié le 05/08/2018
À sa sortie du lycée agricole d’Obernai, en 2004, Emmanuel Dollinger rejoint l’exploitation familiale, bien connue à Hœrdt pour ses asperges. En concertation avec ses parents, il décide d’ouvrir un magasin de vente à la ferme et de se spécialiser dans la production de légumes, dans la perspective de son installation, effective en 2012. Pari relevé : sur les 150 ha de terres cultivées par la famille Dollinger, près de 50 ha sont consacrés aux cultures légumières, le reste étant dédié au blé et au maïs. Outre les 7 000 m2 de serres, il produit 7 ha de légumes de plein champ, 10 ha d’asperges, 9 ha d’oignons et 16 ha de pommes de terre, conditionnées à la ferme. La palette est très variée : les productions estivales sont la tomate - il en cultive 25 variétés -, le poivron, l’aubergine, la salade, le haricot, la carotte, le céleri, la courge, la pastèque et le melon ; les productions hivernales sont le radis, l’épinard, la betterave rouge et la salade. 80 % de la production est commercialisée en vente directe, dans le magasin et par le biais de paniers fermiers. Actuellement 400 à 500 paniers sont livrés chaque semaine dans une soixantaine d’entreprises de la grande couronne de Strasbourg. Les 20 % restants sont vendus par l’intermédiaire du Comptoir agricole, de la Coopérative des fruits et légumes d’Alsace, de deux grossistes, Terre d’azur (Pomona) et Sapam, ainsi qu’auprès des restaurateurs des environs. Tous les membres de la famille participent au développement de l’entreprise. L’EARL est dirigée par Emmanuel Dollinger, son père Antoine s’occupant des grandes cultures. Sa sœur, Loriane a rejoint l’exploitation en 2015. Elle s’occupe de la gestion administrative et comptable de l’entreprise. La SARL est gérée par Annie Dollinger. Dix salariés et un apprenti travaillent dans l’entreprise, dont sept pour la vente à la ferme. De nombreux saisonniers sont employés par la famille Dollinger, 15 pour la cueillette des asperges, cinq pour celle des tomates. Au fil du temps, le vivier de travailleurs occasionnels a changé. « Nous avons d’abord employé de la main-d’œuvre française, puis polonaise. Aujourd’hui, nous nous tournons vers les saisonniers espagnols. »












