commercialisation

Maison Lucien Doriath à Soultz-les-Bains

Trente ans au service des gourmets

Publié le 12/12/2016

Spécialisée dans la production de foie gras de canard, la maison Doriath fête ses 30 ans. Elle vient d’investir massivement dans la modernisation de son unité d’abattage, de découpe et de transformation, portant la capacité de sa chaîne de production à 25 000 canards de Barbarie par an.

La maison Doriath a fait du canard de Barbarie sa spécialité, ce dernier étant réputé pour la qualité organoleptique de son foie et de sa chair. Foies gras, magrets, confits, aiguillettes, terrines, plats cuisinés, elle les transforme en une large gamme de produits artisanaux. L’entreprise garantit la traçabilité de l’ensemble des canards transformés dans ses ateliers. Une filière 100 % alsacienne : Lucien et Mickaël Doriath s’approvisionnent auprès de quatre éleveurs de la région : Jean-François Marchaudon à Wittenheim, Christian Steinmetz à Minversheim, Jean-Philippe Hirsch à Hœrdt et Vincent Arth à Oberlauterbach. Depuis sa création en 1987, la maison Doriath n’a cessé de s’agrandir et de se moderniser. Au fil des ans, boutique en ligne, épicerie fine, cuisine, laboratoire, espace séminaires et restaurant dédiés aux produits du terroir sont venus compléter les ateliers, ces derniers contribuant à la croissance et à la notoriété de l’entreprise. Elle emploie aujourd’hui 20 salariés, pour un chiffre d’affaires de 2,1 millions d’euros. 21 000 clients lui sont fidèles, parmi lesquels des tables étoilées. Bientôt livrés à domicile ! En 2014, l’entreprise a investi 3,3 millions d’euros dans l’agrandissement de son unité d’abattage, de découpe et de transformation, portant sa capacité à 25 000 canards par an. Elle s’élevait à 10 000 canards en 2009, année où Lucien Doriath, fondateur de l’entreprise, a passé les rênes à son fils Mickaël. Mais déjà, de nouveaux projets sont dans les tuyaux pour booster son développement commercial. Outre la création d’un site internet en 2017, la maison Doriath va proposer un service innovant grâce à Chronofresh qui lui permettra de livrer ses produits à domicile sous température dirigée. Elle prévoit par ailleurs d’élargir son offre avec des produits issus de l’élevage biologique, grâce à l’alimentation des canards avec du maïs, du blé et du soja bios. Enfin, elle envisage la création d’un musée du foie gras et le réaménagement de sa boutique, le Comptoir des saveurs, et de son restaurant, la Table du domaine, dirigé par Betty, l’épouse de Lucien. Une affaire familiale, donc !

Association régionale des industries alimentaires (Aria)

Faites escale en Alsace

Publié le 25/11/2016

Le dernier projet de l’Aria, les Escales alsaciennes, un parcours gourmand sur près de vingt sites, a été présenté le 8 novembre par la présidente Manou Massenez-Heitzmann, en présence des entreprises participantes.

Porté par l’industrie alimentaire et initié par Sébastien Muller, qui gère la Maison de la choucroute Le Pic et préside l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace (AVCA), le projet des Escales alsaciennes est « unique en France », a souligné Manou Massenez-Heitzmann, présidente de l’Association régionale des industries alimentaires (Aria). Une vingtaine d’entreprises du secteur alimentaire se sont fédérées autour de ce projet. Membres de l’Aria, elles ont adhéré au cahier des charges et ses trois principaux critères : organiser des visites sur au moins une partie du site de production, avoir un espace dégustation-vente, et s’engager dans la démarche alimentaire Savourez l’Alsace, la marque bannière de l’Aria. 18 escales sont proposées aux visiteurs pour découvrir ces savoir-faire alsaciens et le patrimoine industriel de ces entreprises, pour la plupart familiales. Une dizaine d’entreprises supplémentaires rejoindront les Escales en 2017, ainsi que des restaurateurs, le premier étant le Sofitel à Strasbourg, avec une carte terroir et une vitrine de produits, a annoncé Manou Massenez-Heitzmann, avant de rappeler que le secteur de l’alimentaire représente 60 000 emplois directs et indirects. Marie-Reine Fischer, vice-présidente de l’Agence d’attractivité de l’Alsace, a souligné « la synergie entre la marque Savourez l’Alsace et la marque régionale Alsace. Ces entreprises racontent et personnifient l’Alsace », à travers cet itinéraire touristique qui pourra être valorisé dans le monde par l’Agence d’attractivité. « C’est une offre de tourisme innovante », qui contribue à la promotion de l’Alsace. Ces Escales, qui proposent « une véritable image des produits alsaciens, répondent à une demande croissante du public pour mieux comprendre comment les produits sont fabriqués ». C’est aussi l’occasion pour les Alsaciens, et notamment les jeunes, de découvrir ces entreprises et leurs métiers, a ajouté Marie-Reine Fischer. Les dégustations, un réel atout pour les entreprises Sébastien Muller a précisé que l’entreprise familiale installée à Meistratzheim organise depuis quelques années des visites, en collaboration avec l’office de tourisme d’Obernai. Un circuit a été aménagé pour les visiteurs, qui peuvent suivre la transformation et le conditionnement des produits. « C’est aussi une valorisation du travail des salariés de l’entreprise. » Ces visites sont l’occasion d’expliquer, de montrer, de faire découvrir à travers des dégustations la palette gustative de la choucroute. Avec 2 000 personnes accueillies chaque année, Sébastien Muller a eu envie d’imaginer un circuit avec d’autres membres de l’Aria, qui a abouti aux Escales alsaciennes. Pour Bertrand Lutt-Miclo, de la distillerie Miclo à Lapoutroie, les Escales alsaciennes constituent « un support pour faire croître le nombre de visiteurs ». Tony Valentini, directeur du musée du chocolat à Geispolsheim qui accueillait la présentation de ce projet, est précurseur dans ce type de tourisme : « Le besoin de transparence des visiteurs, plus enclins à acheter les produits après une visite », a-t-il souligné. Or 10 % des entreprises alsaciennes ouvrent leurs portes, contre 60 % outre-Rhin. Pour Steve Risch, dirigeant du Palais des pains d’épices Fortwenger, qui accueille 7 000 visiteurs par an, « ce projet représente l’avenir des entreprises, car le meilleur moyen de faire connaître les produits c’est de les faire goûter ». « C’est une étape importante, d’autres projets sont à venir », à l’image de celui de la Villa Meteor à Hochfelden. Les Escales alsaciennes invitent donc à partir au cœur du savoir-faire industriel, à partager la passion de ces entreprises pour leurs métiers et… à savourer leurs produits ! Un lancement national est prévu mi-janvier, à la Maison de l’Alsace à Paris.

Publié le 24/11/2016

Plusieurs salariés d’Alsace Lait ont reçu la médaille d’honneur agricole, samedi dernier à Vendenheim, en présence de Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, et de son vice-président, Étienne Wolf. L’occasion de regonfler le moral des troupes, après une année très difficile pour les producteurs.

Bizarre. C’est ainsi que Michel Debes, président d’Alsace Lait, qualifie l’année 2016. « Climatiquement, nous avons connu tous les extrêmes », des excès d’eau à la sécheresse. En Alsace, un dicton affirme qu’une année bissextile est une demi-année (« A Schaltjohr esch a Halbjohr »). Il s’est pleinement vérifié cette année… « Alors que le rendement du blé s’élevait à 90 q/ha en 2015, nous avons eu du mal à atteindre 45 q/ha en 2016. Il faut remonter à nos grands-parents pour retrouver de tels chiffres ! » Sur le marché du lait, le déséquilibre entre l’offre et la demande a créé un marasme sur les prix. « Par rapport à ces prix étriqués, Alsace Lait s’en sort un peu mieux. Les producteurs souffrent aussi chez nous, mais bénéficient d’un des meilleurs prix du lait. C’est le résultat des choix stratégiques que nous avons opérés, mais aussi de la renommée de nos marques, Alsace Lait et Savoie Yaourt. » La stratégie de diversification est une réussite, affirme Michel Debes. « Cette réussite, nous la devons aussi au personnel de l’entreprise », insiste-t-il. Une embellie se dessine sur les produits industriels, notamment le beurre et la poudre (lire en encadré). « Nous sortons de deux années de crise. Les investissements dans nos outils de transformation sont devenus le bras armé du développement de nos exploitations. » 2017 sera une année passionnante, et pas seulement au niveau politique, annonce Michel Debes. « Que ce soit à Alsace Lait, à Savoie Yaourt ou au Canada, nous voulons continuer sur notre lancée pour être plus présents sur nos marchés, conforter nos entreprises. Ouverts sur le monde, nous voulons tous avancer ensemble. » « Une performance louable » Pour Frédéric Madon, directeur général d’Alsace Lait, 2016 est « une année correcte » sur le plan des résultats. « Je suis particulièrement satisfait des résultats de Savoie Yaourt, qui contribuent à la croissance du groupe. C’est une très belle réussite en termes d’intégration. » Les investissements au Canada s’avèrent tout aussi fructueux. « Notre ambition de développer une marque et une offre de produits ultrafrais a réussi. En un peu plus d’un an, l’usine de Sorel a réalisé un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros (M€), l’objectif étant d’atteindre rapidement 30 M€. Notre marque est présente dans toutes les enseignes de la grande distribution. » Avec à la clé trois prix de l’innovation ! « Avec la sortie des quotas, nous sommes entrés sur le marché de l’offre et de la demande, poursuit le directeur général. Ce rapport de force a provoqué une forte volatilité et une baisse significative du prix du lait. Le challenge consiste désormais à s’adapter aux nouvelles règles du jeu, tant pour les producteurs que pour l’usine qui doit investir pour poursuivre son développement et s’adapter au marché mondial. » Pour 2017, Frédéric Madon exhorte ses collaborateurs à faire preuve de « plus d’efficacité, plus de rigueur », bref à viser l’excellence. « Chacun d’entre nous doit contribuer au résultat de l’entreprise, pour nous permettre d’investir et de pérenniser nos outils à Hœrdt, Aix-les-Bains et Sorel. » En cette période préélectorale, Frédéric Madon souhaite que les candidats aient des projets défendant certaines valeurs comme le travail, « synonyme de liberté, pas seulement matérielle, mais aussi intellectuelle », et le sens de la responsabilité, une valeur à cultiver selon lui. « J’espère que nos futurs dirigeants considéreront que l’entreprise est le socle de la société et qu’ils allégeront nos contraintes, qu’ils réduiront la pression fiscale et sociale pour que nous puissions continuer à être compétitifs, à nous développer et à remplir notre rôle social. » Un fleuron de l’économie alsacienne « Cette entreprise est née de la volonté des producteurs, mais elle ne peut être pérenne que grâce à votre travail », souligne Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace. Dans un marché de moins en moins réglementé, les productions se feront autour d’une entreprise de transformation, affirme-t-il. « C’est vrai pour le sucre, cela l’est aussi pour le lait et la viande. C’est pour cela que nous nous sommes tant battu pour sauver l’abattoir de Holtzheim. » Après son collègue Étienne Wolf, qui souligne sa fierté d’avoir une entreprise comme Alsace Lait dans son canton, Frédéric Bierry rappelle que le Conseil départemental du Bas-Rhin soutient les entreprises agroalimentaires en développant le manger local dans les restaurants scolaires et le restaurant collectif de l’Hôtel du Département. Il salue le dynamisme et le courage d’Alsace Lait qui s’ouvre sur l’extérieur, avec des investissements en Savoie et au Canada. « Notre volonté est d’être à vos côtés et de faciliter la vie de votre entreprise. »

Pages

Les vidéos