commercialisation

Couronne d’or

Que du positif !

Publié le 13/01/2017

Bonne fréquentation, bel emplacement, le nouveau site du marché des délices de Noël, place des Rohan à Strasbourg, a bien fonctionné pour les vignerons de la Couronne d’or, très satisfaits dans l’ensemble.

Pour des raisons de sécurité, la ville de Strasbourg et le préfet d’Alsace avaient décidé de regrouper l’ensemble des marchés de Noël dans la Grande Île. Les vignerons de la Couronne d’or, les boulangers et les producteurs de foie gras d’Alsace ont ainsi dû quitter la place d’Austerlitz pour installer leurs chalets sur la terrasse et la place des Rohan. Site, organisation, des vignerons contents ! Ce qui était une contrainte et une inconnue côté fréquentation s’est avéré au final une bonne idée. Comme le souligne leur père, Jean-Jacques, les jeunes vignerons du domaine Muller de Traenheim, Nathan et Marjorie, ont eu la visite de beaucoup de touristes sur le chalet. Des touristes qui ont compensé la désaffection de la clientèle strasbourgeoise. Il y a eu également beaucoup de monde au caveau, « certains venant après leur passage au marché de Noël ». Les vignerons ont apprécié la nouvelle organisation de présence sur les stands, plusieurs jours d’affilée, « plus pratique pour la logistique de dépose et de déchargement des vins sur cette place ». Un chalet Couronne d’or était également installé place Saint-Thomas : il a « mieux fonctionné qu’à la gare », souligne encore ce Jean-Jacques Muller. Une indication confirmée par Sylvie Vogt, de Wolxheim, qui estime également « positif », tant l’emplacement place des Rohan que le nouveau roulement de présence. Il est mieux adapté, et « c’était moins fatigant », ajoute-t-elle. Même son de cloche du côté de Xavier-Léon Muller de Marlenheim, qui espère que la ville leur « permettra de rester sur ce site magnifique ». Un avis partagé par tous. Xavier-Léon Muller a constaté que les visiteurs ont pris « plus de temps à discuter, à se promener, moins pressés que sur la place d’Austerlitz », ce qui a permis « d’approfondir les contacts ». « C’est le plus important, observe-t-il. Il n’y a pas que les ventes en question. » Pour sa part, il a noté « une baisse de la clientèle allemande » et, comme ses confrères, des Strasbourgeois, mais il est globalement « très satisfait ». C’est aussi l’avis de Maurice Heckmann de Dahlenheim, qui a apprécié « les allées plus larges », qui ont favorisé les échanges avec les visiteurs, même lors des périodes de grande affluence sur le marché. Vin chaud au blanc d’Alsace, une qualité en hausse « Ce cadre prestigieux devrait être mieux exploité à l’avenir par la Couronne d’or, indique Charles Brand d’Ergersheim. Et il faudra revoir la stratégie par rapport à la clientèle strasbourgeoise, pour conserver une visibilité. » Il se dit également content de ce marché de Noël, à double titre, pour le domaine et pour la Tribu des gourmets du vin d’Alsace, dont il est coprésident. Son constat sur la clientèle est le même que ses collègues, plutôt des touristes, avec une perte des Strasbourgeois, le cœur de cible de la Tribu des gourmets. « C’était une denrée rare en début de marché de Noël, souligne-t-il. Ils sont un peu revenus sur la fin. » Les animations acoustiques proposées sur le stand ont attiré « beaucoup de monde, qui a profité à tous » et ont créé une bonne ambiance. Le résultat est bon pour la Tribu des gourmets : plus de 25 000 gobelets ont été vendus. Un apport de trésorerie qui permettra « la mise en œuvre de nouveaux projets pour cette année ». Le concours du meilleur vin chaud au blanc d’Alsace a montré « une hausse de la qualité », avec les 13 sélectionnés, mais pas encore suffisamment. Il faudra faire « davantage de promotion sur ce sujet l’année prochaine avec la ville », note Charles Brand. Il ajoute que le marché de Noël off, maintenu place Grimmeisen, a été « plus décevant » pour les vignerons présents sur le stand des vins bios avec l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace. Sur l’arrêt des marchés de Noël au 24 décembre, décidé par la municipalité, les avis restent partagés. Au final, c’est une fin d’année réussie pour les vignerons de la Couronne d’or, avec des vendanges d’une qualité inespérée, un marché de Noël inédit qui a visiblement tenu ses promesses économiques, plébiscité par les vignerons.

Publié le 13/01/2017

En visite au centre de recherche Aérial, Frédéric Bierry et quelques élus du Département ont lancé l’idée d’un partenariat entre acteurs de l’agroalimentaire en circuits courts afin de développer un guide de bonnes pratiques sanitaires. Dans l’objectif final d’améliorer les garanties sanitaires proposées aux concitoyens.

« Nous avons là une pépite du territoire », a reconnu Frédéric Bierry, président du Conseil départemental, vendredi 6 janvier. Avec quelques élus du Conseil départemental du Bas-Rhin il visitait le centre de recherche Aérial à Illkirch-Graffenstaden et rencontrait Alain Strasser, son directeur, dans l’objectif de mieux connaître l’entreprise, cerner ses besoins, ses difficultés et « créer un environnement favorable » à son développement. Et c’est dans ce cadre qu’est apparue l’idée d’un projet sur les bonnes pratiques sanitaires des produits agricoles transformés écoulés en circuits courts. Les filières agroalimentaires courtes se développent à grande vitesse. Ainsi on voit s’implanter sur le territoire des magasins de producteurs. Dans le même temps, apparaissent des besoins en sécurité alimentaire spécifiques de ces nouveaux circuits de distribution, qui n’ont pas les mêmes modes opératoires, les mêmes équipements que les industries de plus grandes tailles. Pourtant les exigences de garanties sanitaires sont les mêmes. Et ce, d’autant que les filières courtes approvisionnent également la restauration collective hors domicile. « Nous ressentons sur le terrain qu’il y a un énorme besoin de maîtriser les pratiques sanitaires concernant les produits fermiers transformés, a expliqué Alain Strasser. Aérial est pilote au niveau national d’un Réseau mixte technologique sur la sécurité microbiologique des aliments et travaille depuis de longues années sur les méthodes de maîtrise des risques microbiologiques dans les aliments. Cette expérience pourrait être mise à profit dans un projet de grande envergure au niveau départemental consistant en une étude approfondie de « produits modèles » représentatifs de la typologie des produits distribués en circuits courts, la diffusion large auprès des transformateurs pouvant se faire par la suite sous forme de fiches de bonnes pratiques. » Le Conseil départemental est concerné au premier chef, puisqu’il gère les cantines des collèges, et mise sur l’approvisionnement local, dans un souci de développement durable. « Ce projet est mûr. C’est dans notre mission que de contribuer à l’amélioration des garanties sanitaires que l’on peut offrir à nos concitoyens. Et c’est dans notre rôle de facilitateur que de construire ce partenariat », a convenu le président du Conseil départemental. Expertise et moyens d’analyse performants Disposant d’une vingtaine de collaborateurs, Aérial est un institut de recherche labellisé par les ministères « Institut technique agro-industriel et Centre de ressource technologique ». Il fonctionne sous statut associatif et son activité est financée à 80 % par des contrats privés. Ce centre de recherche effectue également des missions d’intérêt général, de manière à permettre à des PME d’accéder à des innovations qu’elles ne pourraient pas se financer. Si cet institut est mondialement reconnu pour ses compétences en dosimétrie des traitements par rayonnement ionisant, il a cependant, depuis 30 ans, diversifié ses activités dans les analyses en microbiologie, physico-chimie, en analyse sensorielle, et en lyophilisation. « Grâce à ses moyens analytiques performants et à son expertise, Aérial est d’ores et déjà un acteur de proximité apprécié par les industries agroalimentaires régionales pour leurs projets d’innovation et un interlocuteur privilégié de l’Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace. Mais les sollicitations par les TPE, en particulier celles se lançant dans les circuits courts, sont de plus en plus nombreuses », souligne Alain Strasser. Par ailleurs, le centre de recherche Aérial travaille sur la thématique des traitements par rayonnements ionisants appliqués à divers secteurs d’activité. Dans le médical, ces rayonnements stérilisent des matériels à usage unique. En industrie, ce traitement physique améliore les propriétés de polymères en les rendant plus durables et résistants à ces contraintes thermiques. Il y a une vingtaine d’années, il était question d’appliquer cette technologie à des aliments particulièrement sensibles à des développements de pathogènes, comme les charcuteries additionnées d’épices, ou autres. La technologie sur les aliments, ne s’est cependant pas développée autant en Europe, qui a préféré des additifs biostatiques ou biocides, qu’en Asie ou aux États-Unis. Mais les nombreuses autres applications en matériel médical, produits pharmaceutiques, ou en industrie pour l’amélioration des propriétés physiques des matériaux, ont permis à l’institut Aérial de poursuivre son développement autour de cette technologie. Il dispose d’une station expérimentale d’ionisation à base d’un accélérateur d’électrons. Aérial met ainsi au point la juste dose de traitement en intensité et en type de rayonnement ionisant à appliquer dans les process industriels. Mais le gros du marché concerne décontamination des matériels médicaux et le traitement des polymères.

Publié le 10/01/2017

L’assemblée générale du Comptoir agricole a permis de faire un focus sur la nouvelle filière du groupe, Comptoir Élevage, et sur l’union Cloé, chargée de la commercialisation des animaux auprès des abatteurs.

« Avant sa liquidation judiciaire, le groupe Copvial avait trois activités : la coopérative, l’abattage (Holtzheim) et la transformation (Reichstett), rappelle Denis Fend, directeur général du Comptoir agricole. Depuis, trois nouveaux intervenants ont pris le relais : Bigard (abattage), Cloé (commercialisation des animaux) et le Comptoir agricole (logistique). » Le groupe Bigard a rapatrié sur le site de Holtzheim les ateliers de découpe qu’il exploitait au marché gare de Strasbourg et à Sélestat. 120 personnes travaillent aujourd’hui sur ce site qui regroupe des unités d’abattage, de viande et de découpe. La charcuterie de Reichstett, quant à elle, a fermé ses portes. La coopérative Copvial comptait auparavant 21 salariés qui s’occupaient de l’organisation de la production, du conseil technique, de l’achat des animaux en élevage et de la logistique. Huit salariés ont rejoint Comptoir Élevage, sept autres travaillant désormais pour Cloé. Les volumes traités s’élèvent à 12 000 bovins et 80 000 porcins. « Comptoir Élevage n’a pas la même ambition que Copvial. Nous n’avons pas de coûts fixes, puisque nous n’avons pas d’abattoir à gérer. Nous nous sommes dotés d’une équipe légère. » Placée sous la responsabilité de Romain Gerussi, elle comprend deux vétérinaires, Marc Peterschmitt et Hugues Lejeune, trois techniciens, Pascal Daul, Maximilien Bradhering et Gabriel Knoerr, ainsi que Sylvie Constantini et Chantal Bapst, chargées de l’administration des ventes. Par ailleurs, Alain Burg, salarié détaché de Cloé, s’occupe de la logistique, du planning et des agrofournitures. Optimiser la collecte et la logistique Bruno Colin, éleveur laitier en Lorraine, a présenté l’union Cloé, dont il est le président. En 2002, deux coopératives spécialisées, CAPV et CAPVL, ont décidé de travailler ensemble pour être plus performantes sur le plan commercial et logistique. En 2008-2009, elles se sont rapprochées des coopératives céréalières, la CAL et Lorca, qui ont créé des sections élevage. À l’origine, elles avaient une activité bovine, porcine et ovine. « Mais nous nous sommes vite rendu compte qu’il fallait se concentrer sur les bovins. », souligne Bruno Colin. Aujourd’hui, Cloé dispose de trois centres d’allotement pour faire le tri des animaux et livrer les abattoirs de Metz (Charal), Verdun (EMC2), Mirecourt (Elivia), Sarrebourg (abattoir multi-espèces de proximité) et Holtzheim (Bigard). « Lorsque nous avons accueilli le Comptoir agricole, il a fallu coordonner les actions commerciales, logistiques, financières, ainsi que la facturation. Les choses se sont mises en place en un temps record. » La première mission de Cloé est commerciale : mettre en marché les animaux collectés par les coopératives de base, CAL Élevage, Lorca Élevage et Comptoir Élevage, dans un contexte de concentration des abatteurs. « Notre préoccupation essentielle, explique Bruno Colin, c’est la couverture des paiements. Nous recherchons la valeur ajoutée, mais nous voulons être sûrs d’être payés. La contractualisation représente 20 à 25 % de notre activité, que ce soit avec le groupe Bigard-Socopa-Charal ou Elivia. Nous avons aussi une activité bio - nous avons été reconnus comme organisation de producteurs bios. C’est le défi de demain de produire pour un marché. » Sur le plan logistique, Cloé assure la gestion et l’organisation des transports. « L’optimisation de la collecte est déterminante. » Le planning est établi en début de semaine mais il évolue constamment : « On travaille avec du vivant. » Cloé emploie un logisticien qui a une vue globale de tous les animaux et un responsable par centre d’allotement. « Nous avons la chance d’avoir un bon maillage territorial. Cela permet de ramasser les animaux pour répondre à la demande des abatteurs, voire d’alloter des broutards pour les mettre à la disposition des éleveurs. » Un petit groupe, de grosses responsabilités Comment se structure l’organisation ? « La relation amont reste du domaine des coopératives de base, qui sont reconnues organisations de producteurs », explique Bruno Colin. L’éleveur est en relation avec sa coopérative de base. L’agent relation élevage remonte le stock à Cloé. « Nous avons une vue d’ensemble sur les trois coopératives, nous savons ce que veulent les abatteurs, nous cherchons à optimiser le flux commercial par rapport à la valeur ajoutée et au flux logistique. » Lorsque les animaux sont collectés, ils sont acheminés à l’abattoir. « Notre priorité, ce sont les acteurs locaux, poursuit Bruno Colin. Nous voulons créer de la valeur ajoutée sur notre secteur. Dans le Grand Est, les capacités d’abattage sont plutôt bien structurées. De ce fait, nous avons une diversité de débouchés qui nous permet d’optimiser les flux commerciaux et de chercher de la valeur ajoutée, comme la filière qualité Carrefour. » Cloé fonctionne avec 29 salariés, une petite équipe par rapport au chiffre d’affaires qui s’élève à 90 millions d’euros (M€). La gouvernance est assurée par un conseil d’administration, avec une demande d’adhésion du Comptoir agricole et de la Coopérative agricole de céréales (CAC). La fonction commerciale est assurée par le directeur (à temps partiel), les fonctions support - informatique, back-office - par les coopératives de base. « L’adaptation produits-marché se fait à travers les coopératives de base. C’est le commerce qui dicte ce que l’on doit faire, en termes de développement technique. » Conclusion de Bruno Colin : « Cloé est un petit groupe qui a de grandes responsabilités, un gros chiffre d’affaires mais un petit résultat. Tout le résultat est reversé aux coopératives de base pour le redistribuer aux éleveurs. »  

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