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Publié le 05/08/2018

Depuis près de dix ans, à Mommenheim, la SCEA Bambou d’Alsace produit et la société Esprit Bambou commercialise cette graminée tropicale dans toute la France et ses pays limitrophes. Elle prend pour la première fois ses quartiers d’été à la foire aux vins, sur le stand commun des partenaires agricoles.

Marc Huber Steinmetz, gérant de la SCEA Bambou d’Alsace et d’Esprit Bambou, est spécialisé dans la variété Fargésia, des bambous dont les rhizomes ne sont pas envahissants, dits non-traçants. Il existe une centaine de variétés de bambous dans le monde. Bambou d’Alsace produit une quinzaine de variétés non traçantes et une quarantaine de variétés traçantes. Elle produit 8 000 à 10 000 bambous par an en méthode traditionnelle, c’est-à-dire, par multiplication des pots par séparation des rhizomes en janvier-février. La pépinière s’étend sur 60 ares dont 1 500 m2 de serres. 2,5 ha sont utilisés pour la plantation en pleine terre. Ils sont commercialisés de 30 à 200 € en fonction de la taille et de l’âge de la plante et du contenant. Adapté à l’Alsace « Le bambou constitue un mur végétal intéressant car il est dense, il pousse rapidement, remarque Marc Huber Steinmetz. C’est la plante qui détient le record de croissance et il est persistant toute l’année. C’est une graminée capable de monter à 8-9 m pour certains en deux à trois ans seulement, mais attention, les bambous géants sont forcément traçants. Nous trouvons toujours des solutions selon l’environnement, la situation, le besoin : brise-vue, brise-vent, se protéger d’une route fréquentée… Mes clients sont des particuliers, mais aussi les paysagistes du Grand Est, les architectes, les jardiniers et les communes. Ils souhaitent un résultat immédiat. Le bambou permet cela. Il demande peu d’entretien. Un arrosage régulier suffit. Il n’acidifie pas les sols. Il tient aussi bien dans les jardinières pour les terrasses et balcons et permet de créer tout de suite de l'intimité dans des espaces extérieurs. Le bambou s’acclimate bien à l’Alsace car c’est une plante rustique. Elle tient les bonnes chaleurs, jusqu’à 35 °C en étant arrosée, et jusqu’à - 25 °C en hiver ».

Publié le 04/08/2018

Parmi toutes les prestations qu’elle propose, l’entreprise Grai s’est spécialisée dans l’ennoblissement des étiquettes de vins. En utilisant les différentes matières, technologies ou papiers qui voient le jour, la société dirigée par Denis Weymann entend accompagner la montée en gamme des vins d’Alsace en leur apportant un « habillage » qui sache attirer l’œil et séduire l’acheteur.

Bon à l’intérieur, beau à l’extérieur. C’est avec cette philosophie que l’entreprise Grai imagine quotidiennement les nouvelles étiquettes qui iront habiller les bouteilles de vins alsaciens. Le but, comme l’explique le patron de cette société basée à Colmar, Denis Weymann, est « d’accompagner la montée en gamme » des vins d’Alsace. « L’étiquette n’est plus seulement un élément informatif comme avant. Il faut qu’elle soit aussi en mesure de faire passer un sentiment, une image, une impression. Elle doit être premium, comme le liquide qu’elle présente. » Faire plus « noble » ou plus attractif est le fruit d’un savant équilibre à trouver. Bref, savoir faire mieux et plus sans en faire trop. Un exercice qui demande bien évidemment une grande dose de créativité, celle-ci pouvant s’exprimer à l’envi avec l’arrivée permanente de nouvelles matières, de nouvelles technologies d’impression ou de nouveaux papiers. Du pain béni pour l’équipe créative de Grai. « Aujourd’hui, on ne met plus de la simple dorure comme il y a vingt ans. On crée des effets de relief, de structure, de galbé. On utilise des papiers plus qualitatifs qui donnent une impression de terroir, de valeur ou de nature. » Dernier exemple en date relaté dans notre édition du 27 juillet, l’impression céramique utilisée par l’agence Claire D pour la confection des nouvelles étiquettes de la gamme Grands Crus de la Cave de Turckheim. « En fait, on mixe tous les éléments qu’on a à notre disposition pour arriver à l’effet escompté. Et quand quelque chose n’existe pas, on travaille dessus jusqu’au moment où on trouve la solution. » En interne, Grai dispose de deux personnes à temps plein pour la création de nouvelles étiquettes. Quand le client vient à leur rencontre, elles analysent le contexte du professionnel et les objectifs qu’il souhaite atteindre. Si certaines commandes exceptionnelles peuvent être réalisées rapidement, il faut en moyenne trois mois à Grai pour élaborer une étiquette qui corresponde aux attentes formulées. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui motive Grai à être présent chaque année à la foire aux vins. « Les viticulteurs sont un peu plus disponibles, les vendanges n’ont pas encore commencé. Pour ceux qui voudraient lancer une nouvelle cuvée en début d’année suivante, c’est un moment idéal pour une première prise de contact », constate Denis Weymann. L'ennoblissement des étiquettes n’est pas qu’un simple effet de mode, mais bel et bien un mouvement de fond à ses yeux. « Il y a déjà eu une première évolution avec l’utilisation grandissante des étiquettes adhésives, plus qualitatives, au détriment des étiquettes sèches. D’ailleurs, ces dernières ne sont plus les bienvenues dans les pays anglo-saxons. Plus localement, on voit bien aussi qu’on fait de moins en moins d’étiquettes basiques. La grande tendance, c’est d’aller vers plus de beau. » Avec un esprit créatif, les possibilités sont quasi infinies. De toute manière, Grai n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Elle a sous le coude d’autres projets en matière d’étiquettes, dont certaines prévues pour des vins « très, très haut de gamme ».

Publié le 03/08/2018

Depuis un mois, la société de matériel viticole et de filtration Vinea propose une canne de désinfection produisant des rayons ultraviolets pour nettoyer les foudres en bois et barriques. Ce dispositif nommé UV-Clean est présenté pour la première fois à la Foire aux vins.

Imaginée et conçue par la société R-tech Œnologie, située à Levernois en Bourgogne, UV-Clean est une solution de désinfection des foudres et barriques en bois. Elle est déjà utilisée depuis plus de cinq ans dans les domaines bourguignons et bordelais. « Ce dispositif est intéressant au vu de l’augmentation du nombre de barriques en Alsace depuis dix ans, constate Pascal Wagner, gérant de la société Vinea. La technique actuelle du méchage au soufre a deux inconvénients principaux : l’ajout à long terme de dioxyde de soufre (SO2) dans le vin et son utilisation n’est pas agréable pour le viticulteur. UV-Clean s’emploie avec la même périodicité que le méchage, soit selon l’environnement de la cave et son humidité. Pour le tartre, le principe est le même que pour le méchage, il est nécessaire de l’enlever pour désinfecter. L’avantage principal de cet appareil est sa facilité d’utilisation ». La canne est équipée d’une minuterie, ce qui permet de la mettre en marche sans risque pour les yeux. Branchée sur une prise classique, la canne permet de détruire les bactéries pathogènes, notamment les Bretts (Brettanomycès, levures de contamination les plus actives). Le temps minimum de son action est de dix minutes. Lorsque l’opération est achevée, l’appareil s’arrête, la minuterie sonne et l’on peut retirer la canne de la barrique en toute sécurité. « Pour les foudres à partir de 40 hectolitres environ, il faut utiliser une deuxième canne simultanément, précise Pascal Wagner : l’une passée par le haut, l’autre par le bas, car la lumière doit atteindre la totalité du bois ». Le dispositif est vendu 810 euros HT. Un coût qui n’est pas rédhibitoire selon le gérant qui rappelle que R-tech Œnologie est la seule à commercialiser ce produit : « Les retours des viticulteurs venus découvrir cette technologie sur le parc agricole de la Foire aux vins sont bons. Je pense qu’après l’avoir essayé, beaucoup l’adopteront ».

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