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Pressoir vertical Bucher Vaslin sur le stand Beyler

Une qualité de jus « incomparable »

Publié le 08/08/2018

Conçu à l’origine pour les vins rouges, le pressoir vertical de Bucher Vaslin a démontré son efficacité sur les vins liquoreux et certains cépages blancs comme le riesling. De quoi inciter les établissements Beyler à commercialiser en Alsace cette machine dédiée à ceux qui recherchent le « must » en termes de qualité de jus.

Avec sa couleur rappelant la robe des vins rouges et son gabarit imposant, il est difficile pour le visiteur du Parc Agricole de faire l’impasse sur le nouveau pressoir vertical Bucher Vaslin exposé devant le stand des établissements Beyler. Conçu au départ pour les vins rouges - il est utilisé par de nombreux producteurs du Bordelais et de Bourgogne - ce pressoir à quatre vérins a démontré d’excellents résultats avec des cépages blancs comme le viognier, le chardonnay, le pinot gris ou le riesling. Il s’est également montré performant pour la production de vins liquoreux. « Du coup, on s’est dit qu’on pourrait commercialiser en Alsace ce pressoir qui offre une qualité de jus qu’on ne retrouve pas sur un pressoir pneumatique », explique Maxime Walter, commercial chez Beyler. Ce pressoir vertical constitue le « très haut de gamme » du catalogue de Bucher Vaslin. La raison est simple : un système de pressurage qui fonctionne aussi bien verticalement qu’horizontalement, de « 45 minutes à indéfiniment ». « Il n’y a pas de rebechage. On ne mixe pas les marcs. Du coup, on ne crée aucune bourbe excessive », développe le responsable commercial export de Bucher Vaslin, Guillaume Peyvel. Une fois pressés, les marcs peuvent être récupérés facilement au-dessous pour être repressés à nouveau. Un processus qui demande évidemment d’avoir un peu de temps à y consacrer. « L’idée est de ne retirer que le meilleur des raisins. Avec ce pressoir, il faut que le producteur souhaite obtenir le must en termes de jus », tient à préciser Guillaume Peyvel. Avec ce pressoir vertical, qui se décline en trois tailles (cinq, douze et vingt hectolitres), Bucher Vaslin n’a fait qu’améliorer le système qui était utilisé autrefois. Sauf que, désormais, tout est automatisable, facilement nettoyable et utilisable. « Avant, il fallait cinq personnes pour faire tourner un pressoir comme celui-là. Désormais, un seul opérateur suffit. » Pour l’instant, aucun exemplaire n’est utilisé en Alsace. Le modèle présenté à la Foire aux Vins est une exclusivité des établissements Beyler. Et il interpelle. « Beaucoup de gens s’arrêtent pour en savoir plus. On a établi quelques contacts. On espère que cela aboutira avant la fin de la foire », ajoute Maxime Walter.

Publié le 08/08/2018

Arrivé tout droit sorti de l’usine, un tracteur 3710 S (comme spécialisé) ou V (comme vigneron) de Massey Ferguson était présenté sur le stand Baehrel Agri de la Foire aux vins d’Alsace.

Dans la foulée du succès de la série MF 3600, Massey Ferguson a voulu étendre sa gamme de tracteurs viti-arbo avec les 3700, quatre puissances de 3707 à 3710, de 75 à 105 ch, une série propulsée par un 4 cylindres common rail. C’est la version spécialisée MF 3709 V qui est exposée à la foire aux vins. Les composants du bloc-moteur ont été redessinés pour plus de compacité. Ce qui permet à Massey Ferguson de proposer un tracteur relooké et rabaissé, conférant plus de visibilité à son chauffeur. Quatre possibilités de transmissions sont disponibles : avec inverseur mécanique 12/12, ou 24/24 HI/low ou speedshift électro hydraulique, ou une boîte 24/12 électro hydraulique powershuttle ou speedshift. Sur ces deux dernières options, le conducteur bénéficie de 8 rapports sans pédale d’embrayage avec une commande centralisée au joystic (en version Efficient). En version vigneron, le 3700 mesure 1 m de large. Ses capacités hydrauliques pour les engins animés sont plus qu’honorables. En option, deux pompes ou trois pompes pour un débit max de 93 l/min pour le relevage arrière et les distributeurs. Le poste de pilotage a été revisité pour plus de confort. La cabine peut être proposée en version semi-plateforme. L’ensemble des commandes est rassemblé sur une console. Pour tourner plus court en fourrière, le 3700 peut disposer d’un système de désaccouplement automatique des roues motrices en fonction de l’angle de braquage. L’éclairage a été également revu pour plus de lumière la nuit. Enfin, le 3700 est également proposé en version F comme fruitier, GE pour surbaissé, WF pour fruitier large des zones de polyculture en pente. Il admet donc aussi un chargeur frontal, un relevage avant avec prise de force.

Publié le 08/08/2018

Ils mettent de la jeunesse dans leur moteur. Ce sont les jeunes agriculteurs, éleveurs et viticulteurs, adhérents de la coopérative CAC Ampélys. Ils étaient invités à se retrouver, le 27 juillet dernier, jour d’ouverture de la 71e foire aux vins d’Alsace, pour une soirée VIP à la foire aux vins. L’occasion de nouer des liens, d’échanger, de souder un groupe « motivé et dynamique, prêt à partager des expériences ».

Ils sont viticulteurs, récoltants-manipulants ou coopérateurs, agriculteurs céréaliers de la plaine d’Alsace, agriculteurs polyculteurs-éleveurs du Sundgau, arboriculteurs, maraîchers, en filière biologique ou conventionnelle, installés à temps complet ou en pluriactivité… Mais vendredi soir, ils étaient surtout coopérateurs dans l’âme, adhérents de CAC Ampélys. Et c’est toute cette diversité et richesse humaine que la grande coopérative haut-rhinoise veut mettre à profit pour écrire son avenir. Anticiper Car « c’est par votre esprit de jeunes que nous arrivons à imaginer de nouvelles choses, votre esprit critique et d’ouverture, votre dynamisme que nous pourrons anticiper », leur a lancé Jean-Michel Habig, président de la coopérative, et agriculteur céréalier à Ensisheim. « J’espère beaucoup de vous, a poursuivi le président, car c’est par vous que demain nous existerons. » Le jeune président invite ses adhérents à prendre part aux débats internes sans crainte : « Soyez moteur, dites ce que vous pensez. Même si tout n’est pas juste, il y a toujours une part de vérité. Même si ça prend du temps pour que vos propos se réalisent, dites-vous que vous aurez apporté une pierre à l’édifice. C’est sur vous que nous comptons. » Enrichissement mutuel Car le monde agricole doit relever bien des défis : le plus imminent est « la séparation entre la vente et le conseil en produits phytosanitaires. Ça va changer les pratiques », prévient Jean-Marc Schacherer, directeur de la CAC. La valeur coopérative, rappelle-t-il, par la mise en commun, les échanges, l’enrichissement mutuel, permet d’amener des solutions. Et d’abord de réfléchir ensemble à ce que sera « l’agriculture de demain dans le Haut-Rhin », pour l’accompagner « au mieux dans les services et les conseils ». Prévenir et mutualiser les risques La qualité de services : c’est d’ailleurs l’un des principaux souhaits des jeunes adhérents, invités à s'exprimer chacun leur tour sur leurs attentes. Pour les uns, le groupe permet de mutualiser les risques en rapport aux essais mis en place pour envisager de nouvelles solutions agronomiques. Bon nombre des jeunes adhérents disent leurs inquiétudes face aux pressions sociétales. L’action de groupe permet soit de mieux y résister quand ces pressions sont déraisonnables, soit d’entrevoir des solutions, sur la base d’expérimentations mises en commun. Si la qualité des conseils techniques, des analyses, des essais arrivent en tête, au-delà, ce sont surtout les valeurs humaines que les jeunes adhérents de CAC Ampélys souhaitent cultiver : « Échanger, s’enrichir mutuellement, transmettre, développer le relationnel humain, avancer ensemble, être acteur en technique et se démarquer, prévenir et mutualiser les risques et savoir en tirer les enseignements », a-t-on souvent entendu. Bientôt en Ukraine Les jeunes adhérents devraient incessamment se retrouver en Ukraine pour un voyage d’étude, histoire d’ouvrir leurs horizons. Mais dans l’immédiat, les jeunes viticulteurs du groupe avaient apporté chacun un de leur vin, qu’ils ont présenté : une cuvée Black papillon de Wolfberger, un crémant prestige de Wolfberger, un riesling Brand 2013 de la cave de Turckheim, un rouge de Saint Hippolyte 2013 du domaine Koeberlé et un autre pinot noir du domaine Freudenreich à Eguisheim. Pour Élodie Richard, responsable marketing à la CAC et également en charge de l’animation des Jeunes Agriculteurs Coopérateurs, et Jean-Michel North, responsable d’Ampelys, artisans de l’alchimie de cette soirée, il s’agit aussi de préparer la coopérative à l’agriculture de demain. Car « vous en serez les administrateurs », leur ont rappelé le président et Christian Dietschy, administrateur, et président de la commission jeunes de la CAC.

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