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Afterwine avec Valère Roussel

Les (belles) facettes du pinot noir

Publié le 08/08/2018

Le premier Afterwine de la Foire aux vins 2018 a eu lieu vendredi dernier à l’espace congrès, dans le Hall 1. À cette occasion, le maître sommelier Valère Roussel a démontré, verres à l’appui, les richesses que pouvait contenir le pinot noir alsacien et ce, qu’il soit rosé, rouge ou en bulles.

Lui, il aime bien voir l’Alsace en rouge. Maître sommelier et chef sommelier de l’Hôtel 4 étoiles - Restaurant et Spa La Source des Sens à Morsbronn-les-Bains, Valère Roussel croit fermement au potentiel des pinots noirs d’Alsace. « Il y a une demande folle autour de ces vins ! », révèle-t-il avec le dynamisme qui le caractérise. Raison de plus pour leur consacrer une dégustation spécifique dans la plus illustre des foires aux vins d’Alsace, celle de Colmar. Vendredi dernier, il a consacré une bonne partie de sa soirée à commenter différentes bouteilles « 100 % pinot noir » lors de l’Afterwine organisé dans l’espace congrès du Hall 1. Une quinzaine d’aficionados de bons vins s’étaient inscrits pour découvrir un peu plus ce cépage qui peine parfois à exister aux côtés des « stars » que sont le riesling, le gewurztraminer ou le pinot gris. Des accords « majestueux » à faire La dégustation a démarré avec des bulles avec un Blanc de Noir de la Maison Bott (Ribeauvillé) et un crémant rosé du domaine Hubert Metz, à Blienschwiller. « Commune qui compte un vigneron pour 45 habitants » tient à souligner Valère Roussel, jamais avare en anecdotes et morceaux de culture générale. Mais le plus important pour ce genre de manifestation reste l’échange avec les participants. « Tout le monde a ressenti. C’est très passionnant je trouve », révèle-t-il. D’ailleurs, que pensent les uns et les autres de l’accord qu’on pourrait créer avec ces crémants « pinot noir ». « Faites-moi saliver avec un ou deux plats ! » demande le sommelier. Un jeune homme se lance : « Je mangerais bien un carpaccio de saumon avec. » Un autre prend le relais : « Pour ma part, une bonne tartine de pain paysan avec du chèvre frais. » Après cet amuse-bouche, place au pinot noir rosé 2017 de la Cave de Turckheim. « C’est chez eux que j’ai fait mon premier gros achat », se souvient le maître sommelier. Aujourd’hui, il est un peu désabusé quand il entend des personnes lui dire : « le pinot noir rosé, on n’en veut pas. » « Pourtant, on peut faire des accords majestueux avec ce vin qui respire la jeunesse et la fraîcheur. Pour ma part, j’en sers régulièrement au restaurant. » Dans l’assemblée, une participante propose une tranche de thon « bien grillé ». Un autre mangerait volontiers une « vraie » salade niçoise. Des plats qui sentent le soleil. « Vive la capsule et le liège ! » Puis vient le moment que nombreux attendent : la dégustation des « vrais » rouges. Cela commence par un pinot noir 2016 du Domaine Paul Blanck, à Kientzheim. La discussion digresse sur les bouchons. « Vous en pensez quoi vous de la capsule sur les bouteilles de vin ? », interroge un participant manifestement assez aguerri en matières de connaissances viniques. Du tac au tac, Valère Roussel répond : « J’en demande et j’en redemande ! Il n’y a qu’en France qu’on se pose autant de questions autour de ça. À l’étranger, cela ne pose pas de problème. Je pense que c’est un souci d’ordre culturel. Chez nous, si on n’entend pas le « poc » quand on ouvre la bouteille, cela ne va pas. Le problème est que le bouchon en plastique peut changer le goût du vin. J’ai déjà pu le constater sur de grandes bouteilles. Alors, pour ma part, vive le liège et vive la capsule ! » Viennent aussi un pinot noir « Rahan » 2014 du domaine Pfister, à Dahlenheim, et un pinot noir « Nature K » 2016 de la maison Boeckel, à Mittelbergheim. L’occasion d’aborder la particularité des vins naturels, conçus sans sulfites, qui peuvent un peu surprendre le palais inexpérimenté. « Pourtant, là aussi on trouve des vins de grande tenue », confie la maître sommelier. Un vin que certains dans la salle verraient bien avec une bonne poitrine de porc confite ou une omelette aux champignons. La dégustation se termine enfin par un pinot noir « V » 2016 du Muré Clos Saint-Landelin. Un vin issu du terroir grand cru Vorbourg qui prouve que le rouge sait aussi se faire une place parmi les « grands ». Preuve de la qualité du produit, chaque acheteur n’a le droit de repartir qu’avec deux bouteilles. « Et encore, vous n’êtes pas dans le clos Saint-Landelin et ce n’est pas la grande cuvée », ajoute ce fervent défenseur d’une Alsace qui peut aussi être belle en rouge.

Publié le 07/08/2018

Désireuse de se diversifier, la concession Alsagri, spécialisée dans les matériels d’irrigation, se lance dans le travail du sol et la fenaison. C’est Roger Freyther, transfuge de Vogel & Noot, qui a la charge de développer ces deux nouvelles activités.

Présente depuis cinq ans à la Foire aux vins de Colmar, la concession Alsagri, située à Hilsenheim, vient de diversifier son activité et propose désormais une gamme complète pour le travail du sol agricole et la fenaison. Une évolution qui s’accompagne de l’arrivée de Roger Freyther au poste de commercial. Arrivé au mois de mars, ce dernier connaît bien cette partie du machinisme agricole pour avoir travaillé pendant cinq ans chez Vogel & Noot en tant qu’inspecteur commercial de Calais à Lyon. « Il vient chez nous avec toute son expérience et une grande base clients existante. C’est un vrai plus pour notre entreprise », se félicite le patron d’Alsagri, Jean-Marie Schmitt. Pour Roger Freyther, c’est le côté « familial » d’Alsagri qui l’a motivé à accepter cette nouvelle proposition d’emploi. « Ici, on peut discuter quand il y a souci, ça m’a plu. » Le matériel de travail du sol a toujours été son « dada » comme il le souligne. Une qualité évidente aux yeux de Jean-Marie Schmitt qui souhaite conquérir de nouveaux clients grâce à cette diversification d’activité articulée autour des marques Pöttinger, Pom, et RM pour la partie irrigation. Cette dernière activité restant le « fer de lance » de la concession d’Hilsenheim. « On a déjà beaucoup de demandes pour du matériel de travail du sol », se satisfait Jean-Marie Schmitt. Reste maintenant à profiter des derniers jours de la Foire aux vins de Colmar pour prendre contact avec de potentiels nouveaux clients.

Publié le 07/08/2018

C’est une première au parc agricole. Les deux samedis de la foire sont agrémentés d’un marché de producteurs locaux, accueillis sur les stands des exposants de 13 h à 17 h.

« Le p’tit marché du parc agricole est une nouvelle animation lancée par le comité des exposants du parc agricole. Réunis au mois de janvier, ils ont eu la volonté de faire changer d’avis ceux qui disent qu’il ne se passe rien de neuf au parc agricole, rappelle Libertad Galli, chef du service commercial au Paysan du Haut-Rhin et à l’Est Agricole et Viticole et membre du comité. En parallèle, nous souhaitions attirer plus de monde le samedi. Et le samedi, c’est jour de marché. C’est aussi une journée familiale avec un concert qui leur est dédié à 17 h ». Un partage entre exposant et producteur invité Ceux ne sont pas des stands supplémentaires, mais des producteurs invités au sein des stands : « Tous les exposants du parc vendent du matériel qui servira ensuite à produire du vin, du jus de fruits, confitures, pesto, lentilles… Ainsi, les exposants invités sont des fermiers utilisant du matériel vendu ici et qui ont la possibilité de faire découvrir leurs productions lors de la foire aux vins. Les concessionnaires accueillent des producteurs pratiquant la vente directe, exception faite des viticulteurs qui ont leur espace de l’autre côté de la foire », précise-t-elle. Daniel Dettling, producteur de fruits à Westhoffen fait découvrir ses jus sur le stand Ampélys : « C’est un partenaire de notre exploitation depuis de nombreuses années, il a voulu donner une vitrine à ce que nous faisons ensemble. C’est une expérience plaisante, qui dynamise le parc et apporte un plus et qui, je l’espère, va monter en puissance ». Ce samedi, le stand Ampélys accueillera la Maison Moine située à Rasey dans les Vosges. Elle propose de nombreuses déclinaisons autour de la rhubarbe et notamment du vin de rhubarbe. Jean Michel North, responsable du marché des cultures spéciales ajoute : « Notre souhait est de permettre à plusieurs producteurs de se faire connaître ». Marie-Catherine Sutter, de l’EARL Sutter située à Petit Landau, est invitée par Agrivalor. Elle propose des légumes secs, pâtes et huiles et se réjouit d’être présente pour cet événement central qu’est la foire aux vins : « Les visiteurs sont curieux, ils s’intéressent à ce qu’on fait, c’est valorisant ». Chez le concessionnaire ACS, Christian Rederstorff fait découvrir les yaourts « A Güeter ». La particularité de cette dégustation : « les yaourts ne sont pas proposés à la vente, car notre objectif est la vente en supermarché, mais cela nous permet de faire découvrir nos produits ». On pourra encore les déguster ce samedi, comme les confitures Christine Ferber sur le stand de Stevial ou les glaces Les délices de la ferme (Osenbach) chez Trompeter, ou encore les fruits, jus et miels de La Pommeraie de Sigolsheim sur le stand Thorr.

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