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Agneau Terroir d’Alsace

La marque fête cinq ans de succès

Publié le 28/08/2018

L’association Agneau Terroir d’Alsace souffle sa cinquième bougie, le 2 septembre à la ferme Klein à Schwindratzheim. Un anniversaire ouvert à tous.

Cinq ans, ça se fête. Les membres de l’association Agneau Terroir d’Alsace célébreront l’anniversaire de la marque du même nom le dimanche 2 septembre. Une fête sous le signe de la transparence, avec des portes ouvertes à la ferme Klein de Schwindratzheim à partir de 11 h. « Dès le départ, la philosophie de l’association a été de ne jamais rien cacher à nos consommateurs », appuie Stéphane Huchot, le président de l’organisation. Le temps d’une journée, les visiteurs entreront dans le quotidien des éleveurs et de leurs bêtes. Ils pourront visiter la bergerie et assister à une démonstration de tonte. L’anniversaire de la marque sera aussi l’occasion de célébrer son succès commercial. Après cinq ans, « le bilan est très positif », se réjouit Stéphane Huchot. Démarrée avec 10 éleveurs, l’association en regroupe aujourd’hui 35. Mieux, la quasi-totalité des membres vendent 100 % de leur production sous la marque Agneau Terroir d’Alsace. L’engouement est aussi palpable côté clients. « On est passé de 15 à 60 points de vente », souligne le président. Si bien que le label participe à relancer la filière. « Il faut de nouvelles installations, tranche Stéphane Huchot. On ne produit pas assez pour répondre à la demande de viande Agneau Terroir d’Alsace. » Et la demande risque de croître dans les prochains mois. « On est en pourparlers avec les restaurateurs et des opérateurs de restauration hors domicile », confie Stéphane Huchot. Le président voit les choses en grand.

Dimanche 26 août à Niederaltdorf

Il va y avoir du spectacle !

Publié le 24/08/2018

Rendez-vous ce dimanche 26 août à Niederaltdorf pour la finale départementale de labour du Bas-Rhin. Les Jeunes Agriculteurs du canton de Haguenau sont en charge de l’organisation, avec le soutien de 200 bénévoles.

Depuis l’automne dernier, les Jeunes Agriculteurs du canton de Haguenau préparent cette grande fête qu’est le concours départemental de labour. Pour l’occasion, ils ont constitué un comité événementiel, composé de huit membres : Guillaume Fuchs, président des JA du canton, Sylvain Koeger, vice-président, Guillaume Pfrimmer, secrétaire, Guillaume Schoenfelder, secrétaire adjoint, Jean-Noël Burg, trésorier, Mathias Lamote, trésorier adjoint, Xavier Kandel et Pierre Fuchs, membres. Une équipe motivée, bien décidée à faire de cette journée estivale un moment de convivialité et de mise en avant de l’agriculture locale. Une équipe jeune, aussi, puisque la plupart de ses membres n’ont gardé aucun souvenir de la dernière finale départementale de labour organisée par le canton de Haguenau - c’était en 1999 à Batzendorf - et encore moins de la finale régionale organisée à Niederaltdorf une quinzaine d’années auparavant. « Nous nous réunissons régulièrement depuis l’automne pour préparer cette journée », explique Guillaume Fuchs. Et depuis quelques semaines, bien que les chantiers d’ensilage soient venus s’intercaler de manière prématurée dans le calendrier, le rythme des rencontres s’est accéléré : les animations, la circulation sur le site, les parkings, le ravitaillement, la promotion de l’événement, la mobilisation des exposants et des bénévoles, les questions de sécurité… rien n’a été laissé au hasard. Dimanche 26 août, les JA du canton de Haguenau pourront compter sur le soutien de 200 bénévoles, dont leurs aînés. Le choix des parcelles réservées aux laboureurs a été fait bien en amont, avant les semis de blé, toute la difficulté étant de trouver 40 ha de blé d’un seul tenant pouvant accueillir les compétiteurs et les milliers de visiteurs attendus. Au final, compte tenu des rotations envisagées, seuls 4 ha ont vu leur assolement modifié pour la finale. Entre 30 et 40 concurrents, qualifiés lors des concours cantonaux, sont attendus. Ils seront répartis en trois catégories : labour à plat, labour en planches et charrues de ferme. Monstres roulants et rumsteck d’ici Le programme concocté est aussi varié qu’attrayant : le public pourra découvrir la production de lait et de biogaz sur les deux fermes qui ouvriront leurs portes (lire en pages 4 à 6), assister au concours charolais (lire en p 8) ou aux démonstrations d’attelage de chevaux (lire en p 5), faire un baptême de l’air en hélicoptère. Les démonstrations de tracteur pulling promettent du spectacle : voir ces monstres roulants de plusieurs milliers de chevaux s’affronter en tirant d’énormes poids est toujours impressionnant (lire ci-contre). Une mini-kermesse avec jeux autour de la ferme et de l’élevage est prévue pour les enfants. Côté restauration, les organisateurs mettent un point d’honneur à ce que tout l’approvisionnement soit de provenance locale. Ce sera le cas du rumsteck, des frites et de la salade de carottes servis à midi, des grillades, du fromage blanc utilisé pour les tartes flambées, mais aussi des boissons servies à la buvette. Un vin d’honneur est prévu à 18 h en présence des élus, juste avant l’annonce du palmarès.

Chou à choucroute

Les producteurs au désespoir

Publié le 24/08/2018

Des choux à choucroute à peine plus gros que des pamplemousses… De mémoire de producteur, on avait rarement vu ça ! Les fortes chaleurs qui persistent depuis six semaines ont ruiné les espoirs des producteurs alsaciens qui comptaient sur une belle récolte pour le lancement officiel de la toute nouvelle IGP choucroute d’Alsace.

Laurent Heitz, président du Syndicat des producteurs de chou à choucroute d’Alsace, est formel : pour les variétés semi-tardives dont la récolte va démarrer dans une quinzaine de jours, les prévisions de rendement sont amputées de 30 %, et même de 50 % dans certains cas. Lorsque la température dépasse 30 °C, les spores se ferment et la végétation s’arrête, explique-t-il. Le chou ne grandit plus. Et cela fait six semaines que cela dure… « Plusieurs producteurs subissent la double peine, poursuit-il. Leurs parcelles étaient inondées au printemps, entraînant une asphyxie des racines. Puis les fortes chaleurs ont entraîné un arrêt végétatif total. Certaines parcelles ne seront même pas récoltables. » Pour le président des producteurs de chou à choucroute, la situation est pire qu’en 2003 et 2015. « Le plus pénalisant, ce n’est pas le manque d’eau, mais ces températures extrêmes. Pour que la culture soit rentable, il faut que le rendement atteigne 80 t/ha. En dessous, on perd de l’argent. On est loin du compte… » La saison avait plutôt bien commencé, avec des rendements allant jusqu’à 65 ou 70 t pour les variétés précoces dans les plus belles parcelles. « Mais pour les variétés semi-tardives, c’est une tout autre affaire. D’autant que la pourriture commence à s’installer. » Les parcelles irriguées, en particulier, sont fortement touchées. L’eau stagne dans les feuilles basses, ce qui favorise le développement des champignons. « Nous avons dû réaliser plusieurs traitements fongicides. Un surcoût non négligeable, d’autant que le prix du carburant a flambé. » Le président craint en outre que l’état sanitaire des choux à choucroute ne se détériore très rapidement et « qu’on n’arrive pas à rentrer toute la récolte assez vite ». Consentir une hausse du prix du chou à choucroute Comment sortir de ce marasme ? « Nous demandons que la grande distribution limite les promotions sur la choucroute. Et que les choucroutiers acceptent une hausse des prix pour compenser la perte de rendement et le surcoût lié à l’irrigation. Il faudrait atteindre 100 € la tonne, soit 25 € de plus que le prix habituel. » L’écœurement des producteurs alsaciens est réel, souligne Laurent Heitz. Il redoute que les surfaces ne diminuent encore dans les prochaines années. « Le réchauffement climatique que nous vivons menace l’avenir de cette culture en Alsace. Le chou n’aime pas le chaud. Même en irriguant, on ne peut pas compenser la perte de rendement. »

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