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Soirée des exposants

Les étoiles du parc agricole

Publié le 07/08/2018

La soirée des exposants proposée par le Paysan du Haut-Rhin et l’Est Agricole et Viticole lundi 30 juillet au parc agricole de la foire aux vins de Colmar a tenu toutes ses promesses. L’occasion pour les exposants du parc agricole de se retrouver en toute convivialité et d’honorer officiellement la société Costral pour son prix de l’innovation.

Une cinquantaine de représentants des exposants a répondu à l’invitation de Laurent Rimelin, président du Paysan du Haut-Rhin et de Sophie Schwendenmann, directrice du Paysan du Haut-Rhin et de l’Est Agricole et Viticole. Parmi eux, le directeur des foires et salons Christophe Crupi et les représentants de la société Costral, au premier rang desquels son dirigeant, Frédéric Kuhlmann. Ce dernier n’a pas caché sa fierté d’avoir reçu le prix de l’innovation 2018 pour son embouteilleur. « Les étoiles multiformats permettent un changement de format de bouteilles en quelques secondes, sans démontage et sans stockage. Il suffit d’ajuster les étoiles, sans outil, au diamètre extérieur de la bouteille par fermeture ou ouverture des pinces. Lors de la mise en bouteilles, les pinces permettent un maintien et un centrage précis de la bouteille lors de chaque transfert vers la tireuse puis vers la boucheuse. Cet outil est proposé sur un groupe d’embouteillage de grande et surtout de petite cadence, grâce à une réduction de la mécanique, tout en garantissant longévité et robustesse. Cela permet à nos clients d’avoir un véritable gain de productivité. Les premiers clients sont des prestataires de service mobile. C’est la première fois que nous exposons publiquement cette nouveauté. Nous le faisons ici à la foire aux vins pour mieux la promouvoir. Ce prix de l’innovation va nous apporter un coup de projecteur encore plus large et nous nous en félicitons », explique Frédéric Kuhlmann. Revoir les horaires d’ouverture ? Pour le parc-expo, cette soirée est l’occasion de prendre la température du parc agricole. Christophe Crupi salue les professionnels : « Nous sommes sur un lieu emblématique de la foire. Nous sommes très attachés à promouvoir et à faire vivre la foire aux vins. Nous avons un lourd héritage, un lourd patrimoine. Nous devons allier tradition et modernité. Cette tradition passe notamment par la promotion des vins d’Alsace avec le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. Elle passe également par le parc agricole. Merci à ce titre au PHR et à l’EAV qui facilitent le lien et les échanges avec les professionnels ». Il rappelle qu’un comité des exposants se réunit chaque année pour trouver de nouvelles idées. « Ce comité de réflexion est ouvert à toutes et à tous. Nous accueillons toutes les bonnes idées. Merci aux exposants qui nous suivent dans nos idées parfois loufoques». «Cette année, nous vous avons proposé le marché paysan les samedis pour dynamiser la fréquentation de cette journée », précise la directrice du PHR et de l’Est agricole et Viticole Sophie Schwendenmann. Une réflexion en mouvement. Les conditions météorologiques, notamment les épisodes caniculaires de plus en plus fréquents incitent à se poser la question des horaires d’ouverture du parc agricole. La réflexion est lancée. Elle s’est poursuivie tout au long de la soirée autour d’un buffet et du verre de l’amitié.

Publié le 06/08/2018

Dans les régions les plus en avance, la récolte du maïs fourrage pourrait démarrer dès la mi-août, avance Arvalis - Institut du végétal.

Arvalis - Institut du végétal publie une carte des dates prévisionnelles de début des récoltes des maïs fourrage établie le 20 juillet. Elle précise, par région, la période possible de début des chantiers de récolte pour des scénarios climatiques à venir chauds, et montre que la maturité s’est encore accélérée. L’objectif est de sensibiliser éleveurs, Cuma et entreprises de travaux agricoles de l’avancement de la maturité des maïs pour déclencher les chantiers de récolte à temps. Une dernière carte sera publiée début août. Comment est construite la carte ? Pour chaque région, les experts d’Arvalis - Institut du végétal ont défini le groupe de précocité dominant et la date médiane des semis en 2018. Avec les données météo de l’année en cours et les données statistiques sur les semaines à venir, il est possible de prévoir une période à laquelle le stade de récolte sera atteint. Cette prévision est régulièrement mise à jour pour prendre en compte le climat de l’année. Afin d’étaler la période de chantier, et pour éviter les récoltes tardives à taux de matière sèche trop élevé, la carte propose une période de début de récolte par région. Visiter les parcelles pour organiser les chantiers de récolte La période de début de récolte figurant sur la carte correspond aux maïs les plus avancés de chaque région. Elle prend en compte les températures relevées depuis le 13 juillet. Ce qui explique que, pour certaines régions (Nord-Est, Centre, Sarthe), les périodes de début de chantier proposées sont avancées de 2 à 5 jours par rapport à la carte du 13 juillet, et que les premières récoltes sont estimées avant le 15 août. Il revient à chaque éleveur de vérifier la maturité de ses maïs par les méthodes habituelles (observation de l’état des plantes, de la maturité des grains). Les chantiers se déroulant sur environ un mois, Arvalis - Institut du végétal recommande de commencer les récoltes suffisamment tôt dans la saison pour ne pas les finir à des taux de matière sèche trop élevés. La plage optimale de récolte des maïs fourrage se situe entre 31 et 35 % de matière sèche plante entière. La période à laquelle ce stade est atteint est fonction du groupe de précocité de l’hybride cultivé, de sa date de semis et des conditions climatiques. Le suivi des sommes de températures depuis le semis, ou depuis la floraison femelle (sortie des soies), permet de prédire la période optimale de récolte. Trois à quatre semaines après la sortie des soies (stade repère de la floraison) l’observation des grains permet de mieux prédire la date optimale de récolte. À cette date, on commence à voir la lentille vitreuse à l’extrémité des grains des couronnes centrales des épis. Pour les variétés à grains dentés, on commence à observer une dépression au sommet du grain. La lentille vitreuse, jaune dorée et difficilement rayable à l’ongle, correspond au dépôt d’amidon vitreux à l’extrémité du grain. La plante entière est alors, selon son gabarit et l’état des feuilles, entre 24 et 26 % de matière sèche. Si l’appareil végétatif est développé et les feuilles vertes, la plante est entre 23 et 25 % de matière sèche. Si l’appareil végétatif est court et les feuilles sèches sous l’épi, la plante est entre 26 et 28 % de matière sèche. À partir du stade d’apparition de la lentille vitreuse, il reste 6 à 8 points de matière sèche à acquérir pour atteindre le stade optimal de récolte, soit 32 - 33 % de matière sèche plante entière. Cela représente 140 à 180 degrés jours, soit 15 à 25 jours selon les régions, la période de récolte et le scénario climatique de la fin de l’été et de l’automne… En situation de déficit hydrique, l’évolution du pourcentage de matière sèche peut être très rapide, un demi-point par jour, voire jusqu’à un point en condition extrême. Pour bien comprendre l’importance de la bonne maturité des grains et visualiser la méthode d’observation de remplissage du grain au champ visionnez la vidéo d’Arvalis - Institut du végétal :  

Publié le 05/08/2018

« Bien mais pas top ». Voilà qui pourrait résumer la moisson de blé 2018. Par rapport à l’année dernière, le rendement est en baisse, « de 8 à 10 % », estime Christian Lux, responsable du service agronomie au Comptoir agricole. Une baisse imputable à un cumul de facteurs défavorables. Il y a d’abord eu un mois de janvier très humide. « Les excès d’eau ayant entraîné un phénomène d’asphyxie racinaire, et un mauvais développement des racines ». Puis un coup de gel fin avril, qui est intervenu après une période relativement douce, donc sur des blés qui amorçaient leur sortie d’hiver. Le mois d’avril a été relativement sec. Or les systèmes racinaires étant peu développés, les blés ont souffert du manque d’eau, et il y a eu des pertes de talles. En outre, le manque d’eau a pénalisé la valorisation des apports d’azote. Enfin, la fusariose s’est installée en fin de cycle, provoquant l’échaudage de groupe d’épillets. C’est ce cumul de petits accrocs qui a entraîné une perte de rendement d’au moins 5 %. Un constat valable un peu partout en Alsace, « Il n’y a pas de secteur épargné », rapporte Christian Lux. Mais la perte de rendement est plus ou moins importante en fonction des caractéristiques de chaque parcelle. Les sols limoneux, par exemple, sont un peu plus décevants, « mais ce ne sont de toute manière pas les plus adaptés au blé ». La fusariose : une menace sérieuse Cette déception quantitative est heureusement compensée par la bonne qualité des blés. Les PS sont bons, « en moyenne 78 », précise Christian Lux, les temps de Hagberg aussi, la teneur en protéine aussi, avec une moyenne supérieure à 12,5 %, conséquence d’une concentration des protéines liée à la baisse du rendement. Mais en ce qui concerne la teneur en mycotoxines, « on a eu chaud », prévient Christian Lux. Certes les teneurs sont en dessous des seuils réglementaires, mais il aurait pu en être autrement. « Les précipitations fin mai autour de la floraison ont entraîné des contaminations par la fusariose. Heureusement qu’il a fait sec de fin juin jusqu’à la moisson car cela a permis de limiter l’expression des mycotoxines. S’il avait plu davantage la qualité sanitaire aurait sans doute été dégradée », estime Christian Lux, qui incite donc les agriculteurs alsaciens à choisir des variétés tolérantes à la fusariose, même si ce critère n’est pas la priorité des sélectionneurs.

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