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Élection de la Reine des vins d’Alsace

Le trio 2018-2019 dévoilé

Publié le 31/07/2018

Le 16 juillet dernier, le jury composé par des représentants du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace, du Comité des Reines des Vins d’Alsace, du Comité d’Organisation de la Foire aux Vins de Colmar, des familles professionnelles, du Tourisme et des Confréries a auditionné les 7 finalistes sélectionnées pour participer à l’élection de la Reine des Vins d’Alsace 2018-2019. Trois lauréates ont été retenues pour représenter les Vins d’Alsace.

Au-delà du sourire de la souveraine, c’est sa connaissance des vins, de la région, son éloquence, sa capacité à s’exprimer devant une assemblée, mais aussi, depuis plus récemment, son activité sur les réseaux sociaux, qui ont déterminé le choix du jury. Le règne de la Reine et de ses deux dauphines dure une année, durant laquelle les jeunes femmes sont conviées à des événements officiels, fêtes du vin, rendez-vous touristiques… Véritables personnalités du monde viticole alsacien, elles participent ainsi activement à la promotion des vins, du vignoble et des professionnels du Vin d’Alsace. Parmi les sept finalistes qui ont été convoquées pour être auditionnées par le jury le 16 juillet dernier, trois d’entres elles ont été sélectionnées et participeront à  l'élection de la Reine des Vins d'Alsace et de ses deux dauphines, il s’agit de : Flore Ansel, 21 ans originaire de Turckheim, Margaux Jung, 24 ans de Riquewihr et Pauline Husson, 27 ans, originaire de la vallée d’Orbey. L’identité de la nouvelle Reine et de ses deux dauphines sera annoncée à la Foire aux vins lors de la soirée de gala le 27 juillet au cabaret colmarien à 21 h 30, alors rendez-vous dans notre prochaine édition pour savoir qui sont ces trois jeunes femmes et laquelle d’entre elles sera sacrée Reine des vins d’Alsace millésime 2018.

VitiVina. Comptoir agrosphère vigne 2018

Glyphosate : des alternatives plus coûteuses

Publié le 30/07/2018

C’est à Sigolsheim et à Kirchheim que se tenaient cette année les deux rendez-vous techniques annuels que donne VitiVina, la filiale viticulture du Comptoir agricole, à ses adhérents. Avec cette année un focus sur « l’après glyphosate ».

L’équipe technique de VitiVina a voulu explorer toutes les alternatives possibles au glyphosate. Alternatives dont il ressort une constante : toute solution de remplacement - désherbage mécanique, désherbage robotisé, désherbage chimique naturel ou de synthèse - va augmenter plus ou moins significativement les coûts de production du vin d’Alsace. Une mutation technique qui n’arrive pas vraiment à point nommé pour la viticulture alsacienne, en proie à un marché très concurrentiel des vins de cépages rhénans et à une baisse significative des cours du vin en vrac, quand il trouve preneur… Ce qui aura aussi un effet de ricochet sur le cours du raisin, qui en dépend en partie. Emmanuel Kropp, directeur de VitiVina, confirme : « L’activité de courtage est très réduite, une certaine inquiétude a gagné le vignoble. Et on peut le constater à travers l’état de certaines vignes. » Sans glypho : trop de confiance ? L’organisation des ateliers Agrosphère Vigne, rendue extrêmement difficile - selon Philippe Kuntzmann, responsable technique de VitiVina - en raison d’impondérables administratifs, douaniers, techniques et même accidentels, préfigure-t-elle des conséquences de l’abandon programmé du glyphosate ? En tout cas, il a fait part de ses craintes, en guise d’introduction devant les 240 vignerons venus à Kirchheim le 18 juillet dernier. Car cette question ne tient finalement qu’à une promesse présidentielle, celle « d’un président confiant », commente Philippe Kuntzmann. Et dont on sait aujourd’hui ce qu’il peut advenir des excès de confiance… Six mois n’auront pas suffi à préparer cette journée de démonstrations innovantes à cause des défections de dernière minute. Retour donc « au bon vieux travail du sol 2.0 avec rasettes et rouleau émotteur qui, sans faire preuve d’innovation, fonctionnent et sont sans cesse améliorés », prévient Philippe Kuntzmann. « Un autre enseignement est que nous devons réfléchir, avec la collaboration des viticulteurs, à des plateformes d’essais sur lesquelles on pourrait tester des itinéraires dans la durée », propose-t-il. Car la révolution du « sans-glyphosate » ne se fera pas sans les viticulteurs. L’occasion de remercier Clément Heckmann, Pascal Heitz, Thierry Kuhn et Bertrand Siefert pour Kirchheim, le domaine Kappler, Bernard Vontrat et Alain Kuehn pour Sigolsheim, qui se sont associés aux expérimentations. Ces dernières vont devoir être « efficaces » pour trouver des itinéraires techniques proposant des alternatives performantes au glyphosate. Car n’oublions pas que ce produit est arrivé sur le marché il y a 50 ans, à une époque où il y avait encore de la main-d’œuvre agricole abondante pour piocher la vigne. En attendant, d’ici les vendanges, l’équipe de Philippe Kuntzmann proposera des « rendez-vous qualité », de façon à aborder la récolte dans les meilleures dispositions œnologiques. Pour l’heure, la situation sanitaire est globalement bonne. « Nous avons fait le choix du fosétyl plus dosé et en deux voies », indique-t-il, c’est-à-dire associé à un fongicide. Un choix qui s’est avéré efficace cette année quand d’autres solutions ont vu leur rémanence un peu limitée car diluée par la forte pousse végétale. Désherbage chimique : des alternatives plus coûteuses Il y avait huit modalités testées cette année à Sigolsheim, qui permettaient de comparer des stratégies « de contact foliaire chimique » sans glyphosate. Cinq avaient pour base une première association Stratos, un antigraminée, et Sorcier, un antidicotylédone, en première application car le délai avant récolte est de 90 jours. Une première application reprise un mois plus tard, selon les essais, par différentes modalités à base de Spotlight, Fusilade, Foen, Boa, ou Beloukha. Au final, le coût est multiplié au mieux par 2,5 et jusqu’à 6 fois, comparé à du Roundup seul, appliqué en une seule fois, indique Sylvain Boulay. « Si globalement, on arrive à gérer les graminées, l’absence de glyphosate risque de poser des problèmes vis-à-vis des dicotylédones, ce qui imposerait de multiplier les passages, car le stade de l’adventice est très important pour avoir l’efficacité. » SCDC : Absorber la dilatation des fils Chez SCDC, on propose un tuteur en forme de U, dont la stabilité est idéale face aux palpeurs d’intercep un peu musclés ! De surcroît, il propose une agrafe pour tenir les fils palisseurs hors du sol. SCDC propose en outre un tendeur de fil : « Il se dilate de 4 - 5 cm par 100 m », ce qui a pour effet de faire travailler l’ensemble, les poteaux, les amarres, d’où le tendeur qui permet d’absorber la dilatation des fils. Retrouvez cette journée en vidéo :  

Publié le 29/07/2018

L’agence Claire D sera à nouveau présente dans le Parc Agricole pour présenter l’ensemble de ses créations, dont sa dernière innovation (candidate au Trophée de l’Innovation 2018) : l’impression céramique pour les étiquettes des bouteilles de vin. Une technique qu’utilise déjà la Cave de Turckheim pour « sublimer » ses grands crus.

Il faut parfois peu de chose pour sortir du lot. Pour les étiquettes de vins, une couleur, une forme ou une matière permettent à la bouteille d’attirer l’œil du chaland. C’est la première étape. Après, il faut que cette étiquette soit suffisamment séduisante pour déclencher l’acte d’achat. Belle, oui, sans pour autant être provocante ou tape-à-l’œil. Une équation que tente de résoudre quotidiennement l’agence Claire D depuis 2004 pour ses nombreux clients situés dans le Bordelais, en Champagne et en Alsace. À chaque fois, la réponse apportée est différente. « Avec Claire, on travaille ensemble, progressivement, pour aboutir au résultat espéré », explique Corinne Vonarx, responsable marketing d’Union Alliance Alsace, qui regroupe la Cave de Turckheim et celle du Roi Dagobert. Voilà sept ans que les deux entités travaillent avec Claire Deffarge pour élaborer de nouvelles étiquettes plus « design » et « attractives ». Toute la gamme de la cave du Roi Dagobert y est passée. À Turckheim, le « dernier gros bébé » était la gamme de grands crus. « Nos vins de terroirs n’étaient pas assez mis en avant. On cherchait quelque chose pour les sublimer », poursuit Corinne Vonarx. Plusieurs pistes sont explorées pendant des mois, sans succès. « On était partis sur du nacré, et des étiquettes dessinés avec des motifs complexes. Mais cela n’allait pas. Il manquait le lien avec le terroir, il manquait la magie », confie Claire Deffarge. Et puis, impossible d’être trop novateur pour des bouteilles déjà marquées historiquement et commercialement. « Pour les grands crus, il faut quelque chose de rassurant. Ces bouteilles sont connues depuis longtemps. Il ne fallait pas les dénaturer », justifie Corinne Vonarx. « Raffiner » les codes et couleurs existants La solution sera finalement trouvée « un peu par hasard » après moult essais sur la machine : l’impression sur céramique sur un tout nouveau papier réagissant à la chaleur. « Il a fallu près de trois ans à un industriel italien pour réussir à créer ce papier magique qui est ni mat, ni brillant, mais neutre. Et quand on pose un fer chaud dessus, il devient transparent. Cela a ouvert la porte à de nouvelles possibilités créatives comme l’impression céramique », souligne la créatrice. Seule la lettre du grand cru en question est imprimée selon cette méthode. L’idée étant que la nouvelle étiquette garde les codes et les couleurs de l’ancienne, tout en ajoutant une subtilité qui la rend « sublime » et « raffinée ». Cela fait deux mois que les grands crus commercialisés par la Cave de Turckheim (Ollwiller, Brand, Hengst, Sommerberg) sont vendus avec ce nouvel habillage, plus le pinot noir rouge qui est produit à partir de raisins situés sur des parcelles de grands crus. Ce sont les premiers vins en Alsace à bénéficier de cette technique d’impression sur céramique. La Cave de Turckheim espère maintenant que le succès commercial sera aussi probant que celui rencontré avec les autres bouteilles « rhabillées » par l’agence Claire D, à l’image de la gamme « Racines & Terroirs » de la cave du Roi Dagobert, qui est retenue tous les ans dans les foires aux vins des supermarchés. « Et à chaque fois, ils sont en rupture au bout de quelques jours », se satisfait la responsable marketing de l’Union Alliance Alsace. Il suffisait juste de sortir du lot.

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