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Jeunes Agriculteurs. Canton de Hochfelden

Deux exploitations à découvrir !

Publié le 19/07/2018

Au pré ou à l’étable, les vaches des exploitations de Matthieu Goehry et du Gaec des Quatre Ponts seront au cœur des animations proposées par les JA du canton de Hochfelden, le 29 juillet, à l’occasion du concours cantonal de labour. Convivialité et ambiance bucolique seront au programme.

C’est une première pour le Gaec des Quatre Ponts qui va accueillir le public à l’occasion du concours de labour des JA du canton de Hochfelden, le 29 juillet à Mittelhausen. Inédit dans le village, une deuxième ferme, l’EARL Goehry, ouvrira également ses portes ce dimanche-là. Voisine du Gaec, l’exploitation laitière de Matthieu Goehry s’est installée sur ce site en 2005. Depuis cette année, cet éleveur produit du lait de prairie, avec pour objectif « de maintenir la production annuelle de 700 000 litres ». Les vaches disposent de 8 ha de prairies délimitées en 20 microparcelles de 40 ares chacune. « Cette production est plus complexe à gérer, notamment pour connaître les rations mangées par les vaches dans les prairies », souligne l’éleveur. Son troupeau de 80 vaches laitières et de 70 veaux est composé principalement de prim’holstein, avec deux simmentals. Il livre son lait à Alsace Lait. La SAU de l’exploitation compte 15 ha de prairies naturelles et 10 ha de prairies temporaires. 20 ha sont cultivés en betteraves sucrières et 15 ha en blé. Depuis cinq ans, il produit du maïs semences sur 7 ha et, cette année, il s’est lancé dans la production de soja sur 9 ha. Enfin, 12 ha sont cultivés en maïs ensilage et 5 ha en maïs grain. Les 10 ans de la Cuma Le public pourra circuler entre les deux exploitations et admirer une exposition de matériel agricole, dont celui de la Cuma de la Rosée qui a son siège à Mittelhausen. Elle fête ses 10 ans cette année, précise Matthieu Goehry, membre fondateur et actuel président. Elle compte 12 membres sur le secteur et gère 40 outils au total, pour un chiffre d’affaires de 190 000 €. Cette exposition sera complétée par des panneaux explicatifs sur l’historique et le fonctionnement de la Cuma. Laure et Damien Fritsch, du Gaec des Quatre Ponts, sont eux aussi membres de la Cuma depuis deux ans. Leur sortie d’exploitation sur ce site remonte à sept ans. Leur bâtiment d’élevage, d’une surface de 3 500 m2, a d’abord accueilli les vaches puis « la partie veaux et génisses depuis 2014 », précise Laure. Au total, le troupeau compte 100 vaches et le même nombre de génisses, pour une production de 988 000 l de lait par an. Sur les 160 ha du Gaec, 21 ha sont dévolus à la culture de la betterave sucrière, 61 ha au maïs ensilage et grains, 35 ha aux céréales à paille (blé et orge), destinés à l’alimentation du troupeau. Concours de labour, animations pour enfants C’est leur exploitation qui va accueillir la majeure partie des animations, souligne le président des JA du canton, Maxime Muller, aide familial au Gaec de la Source à Wickersheim. Le canton compte 35 membres, précise le président. Pour cette journée du 29 juillet, les JA ont concocté une série d’animations, notamment pour les enfants, qui pourront s’amuser dans une structure gonflable. Outre la découverte des vaches et des animaux de la mini-ferme, ils pourront s’essayer à la conduite du tracteur à pédale. Le concours de labour devrait voir une quinzaine de candidats se disputer une place en finale départementale. Au menu du repas de midi, ils proposent un bœuf à la broche accompagné de crudités. La viande, élevée en Alsace, sera servie avec une sauce crème « concoctée au lait de prairie », ajoute Matthieu Goehry. Les desserts seront signés Alsace Lait. Des grillades seront proposées tout au long de cette journée, et en soirée, visiteurs et concurrents seront conviés à se retrouver autour des tartes flambées, une tradition conviviale des JA à ne pas manquer !

Station régionale d’expérimentation fruitière Verexal à Obernai

Arboriculture fruitière : désherber autrement

Publié le 18/07/2018

Pour les arboriculteurs, la perspective d’une interdiction progressive des produits de désherbage est un vrai sujet de préoccupation. C’est pourquoi Verexal recherche des alternatives au désherbage chimique sur le rang des vergers conventionnels, même si celui-ci reste pour l’instant la solution la plus simple à mettre en œuvre et la moins coûteuse. Démonstration sur le terrain, mardi 10 juillet à Obernai.

Pourquoi désherber ? Le désherbage du rang a pour but de limiter la concurrence alimentaire entre les adventices et les arbres dans la zone de sol à proximité des troncs. La concurrence des adventices perturbe le bon déroulement des travaux sur le verger et diminue l’efficience du système d’irrigation. De plus, elle est consommatrice d’eau et d’éléments nutritifs, ce qui peut être préjudiciable à la pousse des arbres. Susciter des avancées techniques en matière d’alternative au désherbage chimique pour fournir des références aux exploitants qui envisagent de réduire les traitements phytosanitaires, telle est la mission de Verexal, indique son président, Pierre Barth. C’est pourquoi la station teste depuis plusieurs années des techniques pertinentes pouvant se substituer - ou se combiner - à l’utilisation d’herbicides chimiques, en tenant compte notamment de l’âge du verger. Sachant que ces techniques doivent certes être plus respectueuses de l’environnement, mais aussi avoir une efficacité et un coût acceptables. Certaines machines exercent une pression assez défavorable sur les racines. Un travail mécanique trop intensif peut détruire les racines superficielles des arbres et entraîner une perte de vigueur. Sur d’autres modèles, le passage de l’outil a tendance à creuser le rang. Sur jeunes vergers, cette technique provoque un retard de croissance et pénalise la production. Par ailleurs, les effets étant moins persistants que pour un désherbage chimique, les interventions sont plus nombreuses et augmentent la dépense énergétique. En effet, l’entretien mécanique du rang nécessite en moyenne cinq passages, contre deux passages en chimique, ce qui entraîne une consommation accrue de carburant, pas vraiment opportune en cette période de flambée des prix de l’énergie. Ce qui explique que, pour l’instant, les professionnels sont assez mitigés sur ces techniques alternatives. Depuis l’annonce de la suppression du glyphosate dans trois ans, les constructeurs mettent les bouchées doubles pour proposer aux arboriculteurs des matériels mieux adaptés à leurs attentes. Lors de la journée technique organisée le mardi 10 juillet à Verexal, les professionnels ont pu comparer différentes techniques pour éliminer les adventices : par thermisation, par travail mécanique sur le rang avec des outils à lames, à disques, à dents, etc. La vitesse d’exécution pouvant varier de 2 à 10 km/h, selon la machine. La première machine en démonstration ce jour-là était la bineuse à étoile Freilauber (photo 1). Elle ameublit le sol sur la rangée de troncs, en fonction du réglage de l’angle de travail et de la coupe inférieure des disques. La terre est ensuite éjectée dans la zone du tronc, ensevelissant les mauvaises herbes. Différentes possibilités de réglage permettent d’ajuster l’angle de travail et la coupe inférieure, et donc l’éjection, aux besoins des professionnels et à l’état du sol. Cette bineuse à étoile a suscité l’intérêt des arboriculteurs par la qualité du travail effectué, qui se mesure à la propreté du sol entre les ceps et au fait que les racines ne sont pas touchées, mais aussi par la vitesse d’avancement avoisinant 10 km/h. Le porte-outil avant double Arbocep de la société Chabas (photos 2 et 3) peut accueillir toute une gamme d’outils : lame interceps, tête à fil, tête de broyage, fraise rotative, disque à chausser ou à déchausser, etc. Son châssis pouvant supporter deux outils, à droite et à gauche, il est possible de travailler simultanément deux demi-rangs. En version tondeuse à fil, il détruit les mauvaises herbes et les galeries creusées par les rongeurs. Le débit de chantier est de 12 ha/jour, selon le technicien. Basée en Côte d’Or, l’entreprise Boisselet (photos 4 et 5) a développé un système d’outils interceps basé sur le principe d’amplificateur de couple. Attelé sur le relevage 3 points, le porte-outil peut être tiré ou poussé. Le mouvement du servomoteur est activé par commande hydraulique ou hydroélectrique (en option) afin de faire effacer l’outil en action. La correction de dévers est elle aussi en option. Cet appareil polyvalent permet de mettre en œuvre différents outils, comme l’outil de binage rotatif à dents Pétalmatic +, l’outil rotatif à axe vertical Starmatic ou le pulvériseur à disque. Une brosse mécanique est disponible pour l’entretien des vergers plus âgés. « Elle permet de maintenir le sol propre sans travailler le sol », indique le technicien. Dernier matériel en démonstration, le désherbeur mécanique interceps Ladurner (photos 6 et 7) est équipé d’un palpeur hydraulique de chaque côté, ce qui permet un travail très proche du tronc en toute sécurité. Une centrale hydraulique assure l’animation des différents moteurs. La conception de la machine permet son adaptation à des distances de plantation variables et aux terrains plats comme aux vergers sur buttes. La vitesse d’avancement est réglable de 2,5 à 4 km/h en fonction du travail à réaliser - tonte ou travail du sol - et de la densité de plantation. Retrouvez cette démonstration en vidéo :  

Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace

Manou, la grande dame de l’Aria

Publié le 18/07/2018

Après quatre mandats successifs, la présidente de l’Aria Alsace, Manou Massenez-Heitzmann, a passé le relais lors de l’assemblée générale du 6 juillet. L’occasion pour les participants de revenir sur les nombreux succès et les innovations insufflées par cette figure de l’industrie alimentaire alsacienne.

L’assemblée générale de l’Association régionale des industries alimentaires (Aria) revêtait cette année un caractère tout particulier pour les membres et les personnalités présentes. Sa présidente, Manou Massenez-Heitzmann, a annoncé son départ, après douze années à sa tête. Ses quatre mandats à l’Aria portent son empreinte, quasiment une marque Manou, « un prénom qu’elle s’est fait », a souligné le premier adjoint au maire de Strasbourg, Alain Fontanel. Avant de saluer son dynamisme : « Elle est toujours prête à prendre la défense des marques alsaciennes ». La députée européenne, Anne Sander, a souligné « l’importance de la reconnaissance des produits » à laquelle elle a contribué. « Manou Massenez-Heitzmann a porté haut et fort les industries alimentaires alsaciennes », a déclaré le président du Conseil départemental, Frédéric Bierry, en livrant quelques anecdotes sur cette femme toujours pleines d’idées, toujours positive, « sa marque de fabrique ». « De la fourche à la fourchette, il y a des pépites dans l’agriculture et dans l’industrie alimentaire » qui participent à l’art de vivre et à la gastronomie du territoire. Il a salué « le couple de dames » formé avec Sylvie Schott, directrice générale de l’Aria, et a dit être « très fier de l’industrie agroalimentaire du territoire ». Robert Hermann, président de l’Eurométropole, a quant à lui rappelé l’importance de ce secteur, qui représente 23 % des emplois, 330 entreprises et 4 600 salariés. « Grâce à l’Aria, des petites et des moyennes entreprises ont pu s’ouvrir à l’export », suite à la création du guichet unique et sectoriel avec la Chambre de commerce et d'industrie. Les résultats sont au rendez-vous avec un chiffre à l’export pour l’alimentaire de 9 % en Alsace, contre 7 % pour la moyenne nationale. Manou Massenez-Heitzmann est « une Alsacienne convaincue, nous pouvons compter sur elle pour défendre et valoriser la région Alsace au sein de la grande région », a-t-il conclu l’élu. Labellisation unique, présence accrue sur les salons internationaux Très émue par ces témoignages, Manou Massenez-Heitzmann a précisé qu’elle avait exécuté ce dernier mandat « pour finaliser la mise en place de l’Aria Grand Est ». Elle a remercié Hélène Heimburger de lui avoir fait confiance en 2006 en lui passant le relais et tous les chefs d’entreprise qui l’ont soutenue, Michel et Yolande Haag, Pierre Schulé entre autres. Elle a souligné « les difficultés à fédérer des entreprises de tailles différentes », grands groupes, coopératives, PME, et sa « fierté à ce qu’elles soient toutes représentées au sein de l’Aria ». Elle a ensuite rendu hommage aux anciens directeurs Gilbert Grasser, Marie-Claude Stoffel. L’Aria a obtenu du gouvernement la labellisation Cluster en 2010. En 2010 a aussi été créé le programme Noviaa : « De la haute couture pour les entreprises », accompagnées dans l’innovation. 70 programmes Noviaa ont été réalisés et ont permis de gagner six trophées Alsace Innovation. Gérard Risch, des pains d’épices Fortwenger, vient de gagner un trophée à la Fency de New York. Manou Massenez-Heitzmann a donné quelques chiffres sur les salons professionnels au développement desquels elle a œuvré : il y avait 6 exposants à Lyon en 2009, 32 en 2016, 29 à Cologne ; 13 entreprises étaient présentes à la Fency de New York, contre 3 au départ, et 5 l’étaient au Sial à Shanghai. Ces actions à l’international sont menées parallèlement à une volonté « d’ancrage dans le territoire », concrétisée par la création de la marque Savourez l’Alsace, mise en place avec le soutien de l’ancien président de la Région, Philippe Richert. Plus de 3 000 produits sont référencés à ce jour. Rapprochement avec l’agriculture, reconnaissance européenne Manou Massenez-Heitzmann a rendu un vibrant hommage à l’ancien président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, Jean-Paul Bastian, « un visionnaire ». Avec lui, elle a réussi à rapprocher le monde de l’agriculture et celui des industries alimentaires, « impossible il y a vingt ans ». Grâce à lui, « nous avons pu instaurer un dialogue constructif, dépasser les réticences » et créer ensemble de nouvelles filières. « L’agriculture a fait confiance à l’Aria » dans une nouvelle marque commune Savourez l’Alsace Produit du terroir. Elle a évoqué les escales alsaciennes - 21 entreprises participent à cette ouverture au tourisme industriel -, ainsi que les opérations avec la grande distribution. Seule Aria en France labellisée Cluster, elle a intégré le programme Interreg européen String, seul Food Cluster français parmi onze autres issus de six pays européens. Le Food studio, désormais installé dans les locaux de l’Hôtel départemental, offre un rapprochement avec le laboratoire d’analyses départemental, « important au regard des problèmes alimentaires ». L’ouverture à l’Université de Strasbourg a récemment permis le lancement du pôle Sciences et culture alimentaire d’Alsace. Manou Massenez-Heitzmann a précisé que « l’Aria a toujours fonctionné avec peu de personnel », soulignant l’importance du bénévolat. Et annoncé qu’elle allait se consacrer à l’international au niveau national pour continuer à aider les PME à l’export. Elle a été très touchée par la vidéo montage dans lequel plusieurs membres du conseil d’administration lui ont témoigné leur attachement. « Manou a brandi l’étendard de l’Aria et galopé pendant douze ans, a déclaré Gilbert Grasser. Son prénom est gravé dans le cœur des adhérents. » « C’est la fin du duo infernal des blondes de l’alimentaire », a déclaré émue Sylvie Schott, sachant « qu’elle ne sera jamais bien loin, là si on a besoin d’elle ». Cette séquence émotions s’est achevée par une remise de cadeaux à la présidente d’honneur.

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