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Sur l’espace agricole

Petites fleurs, grands animaux

Publié le 06/09/2018

L’espace agricole de la foire européenne de Strasbourg offre un concentré de savoir-faire et de terroirs alsaciens. À déguster sans modération !

Agriculteurs, éleveurs et viticulteurs font leur show, du 7 au 17 septembre sur l’espace agricole. Une multitude d’animations sont proposées tout au long de ces onze jours sur ce terre-plein d’une superficie de 1 300 m2. La faune et la flore, tel est le thème de cette édition 2018, avec un focus sur les filières paysagisme et horticulture. Aménagements floraux, bassins, plantes, bambous, six entreprises paysagistes en mettent plein les yeux aux visiteurs de la foire européenne. Le clou de l’animation est la ferme pédagogique de 450 m2. Vaches, chevaux, cochons, moutons et poules constituent les piliers de cet élevage éphémère. Mais quelques invités surprises se sont glissés parmi leurs congénères : des chèvres, un âne, une bufflesse et même une jersiaise, histoire de permettre aux petits citadins - aux grands aussi - d’élargir leurs connaissances zootechniques. De nombreuses animations sont proposées : balades à poney, présentation de chevaux, dégustation de lait avec le Cniel, quiz interactif sur les viandes régionales avec Interbev Grand Est. Plusieurs temps forts sont annoncés : samedi 8 septembre, le syndicat ovin d’Alsace organise un barbecue du berger et des démonstrations de tonte de mouton ; samedi 15 septembre, les éleveurs de porcs de l’association Elvatral proposent un repas « mix gril » midi et soir, ainsi que des animations, dont une démonstration de danse country. La filière bois, qui avait fait son show l’an dernier, récidive avec des démonstrations de sculpture et de tournage sur bois. Cerise sur le gâteau, elle nous offre un show de sculpture sur bois à la tronçonneuse, dimanche 9 septembre. Alexandre, de l’atelier Petrovic à Sélestat, montrera toute l’étendue de son talent. La pomme de terre nouvelle est arrivée Les filières végétales sont elles aussi bien représentées. La choucroute d’Alsace ouvre le ban : le vendredi 7 septembre, jour d’ouverture de la foire européenne, des dégustations et des animations sont proposées pour informer les consommateurs sur la nouvelle AOP « Choucroute d’Alsace ». La restauration sera assurée par la boulangerie Duweck de Haguenau qui préparera des mets à base de choucroute. De son côté, la pomme de terre nouvelle a choisi cette tribune exceptionnelle pour le lancement de sa campagne. Ainsi, lundi 10 septembre, l’association pour la promotion de la pomme de terre d’Alsace animera le stand des fruits et légumes d’Alsace. Au programme, des jeux, une exposition, un concours d’épluchage et des dégustations, bien sûr. On ne change pas une équipe qui gagne. Les vignerons de la Couronne d’or se relaient tout au long de la foire pour faire déguster leurs vins. Les visiteurs pourront également retrouver les membres de l’association Elsass Brau et leur microbrassin. Quant aux producteurs de fruits et légumes, ils proposent une dégustation de jus de fruits et de smoothies de saison. En partenariat avec la Chambre d'agriculture, ils organisent un concours de dessin, sur le thème « Dessine-moi un potager ». La remise des prix de ce concours, ouvert aux enfants de 4 à 14 ans, aura lieu le mercredi 12 septembre sur l’espace agricole. Et comme agriculture rime avec gastronomie, une offre de restauration variée est prévue : Loca Dévore, un food truck bien de chez nous, proposera des mets locaux (vendredi 7, lundi 10, mardi 11, vendredi 14 et lundi 17 septembre). La ferme Adam de Wahlenheim préparera ses tartes flambées (dimanches 9 et 16 septembre). Et la ferme des Fougères à Belmont assurera le déjeuner du jeudi 13 septembre, ainsi que le menu de l’afterwork. Plus inattendu, Esprit Bambou de Mommenheim préparera, en collaboration avec Cup Avenue, un wok de pousses de bambou accompagné de viande de volaille et de nouilles sautées.

Lancement de la campagne de pommes et de quetsches

Que du bonheur !

Publié le 06/09/2018

La récolte de quetsches et de pommes vient de démarrer. Bonne nouvelle, elles ont moins souffert de la sécheresse et de la chaleur que les céréales. Abondance et qualité organoleptique sont au rendez-vous, augurant une rentrée savoureuse. Le top départ de la saison a été donné par les professionnels mercredi dernier sur la ferme d’André Acker à Schœnenbourg.

La cueillette des mirabelles s’achève, et voilà que les quetsches pointent le bout de leur nez fuselé. « De Sigolsheim à Wissembourg, en passant par Obernai, tous les secteurs géographiques démarrent en même temps. » Du jamais vu, selon Philippe Jacques, conseiller arboricole à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Il y a quelques semaines, pourtant, l’inquiétude des producteurs était palpable : « Avec ce temps sec et chaud, nous avions des craintes sur le calibre des quetsches. À l’arrivée, nous sommes agréablement surpris. Le calibre est correct, le taux de sucre est bon, voire très bon, et la fermeté plutôt satisfaisante. » Quant à l’aspect sanitaire, il est excellent. « Il y a eu très peu de carpocapse. D’une manière générale, il y a eu très peu de maladies. » Seul bémol, un léger défaut de coloration. « La peau a une couleur mauve clair, avec un fond vert, et la chair n’a pas toujours la couleur orangée habituelle. » Mais cela n’entame en rien le plaisir de la dégustation, parole de consommateur ! « La qualité gustative est intéressante », confirme Philippe Jacques. Si les conditions climatiques restent tempérées, la récolte devrait durer quinze jours. « À voir si le fruit se tiendra à l’arbre jusqu’à la fin. Si les grandes chaleurs reviennent, la saison risque d’être raccourcie. » Pommes : « On attend une récolte pleine » Du côté des pommes, elstar et gala ouvrent le ban. « C’est parti pour deux mois et demi de récolte. » Là aussi, bonne nouvelle : pour l’instant, le prix de vente est supérieur aux attentes. « Les premières variétés se vendent bien, et à un bon prix. Il y a de la place sur le marché. La concurrence des pays de l’Est ne se fait pas encore sentir », indique Philippe Jacques. Sur le plan technique, on relève le même petit défaut de coloration que pour les fruits à noyau : « La couleur rouge peine à apparaître ». Du coup, les producteurs ont préféré retarder le démarrage de la récolte d’une semaine. Les volumes sont au rendez-vous, la qualité organoleptique et la qualité de conservation aussi. « Le taux de sucre est supérieur aux années antérieures. Le taux d’acidité est à un niveau standard. Les calibres sont moyens, car les arbres sont généralement très chargés. » Mais c’est un moindre mal : « Dès qu’on monte en calibre, on perd en fermeté ». Poires : « Au top de la qualité gustative » « Nous avons réalisé une belle campagne de poires. » Volume et qualité gustative sont au top, se félicite le technicien. Les poires sont sucrées et juteuses, comme on les aime. « La récolte touche à sa fin. La qualité a été homogène du début à la fin, malgré les fortes chaleurs et l’absence d’irrigation qui a eu un impact sur les calibres, qui sont plutôt moyens. » La mise en marché a démarré avec la williams, mais les variétés suivantes vont être commercialisées très prochainement. En abricots, par contre, la campagne a été très hétérogène. Cela s’explique par le phénomène d’alternance. Les vergers qui ont été touchés par le gel l’an dernier étaient en général trop chargés et les fruits manquaient un peu de maturité. Les vergers moyennement chargés, en revanche, ont donné des fruits aussi beaux que sucrés. « Les producteurs alsaciens ont encore du mal à stabiliser le niveau de production, car ils maîtrisent mal les écarts de floraison. » Malgré les craintes liées à la canicule et à la sécheresse, les arboriculteurs tirent leur épingle du jeu, constate Philippe Jacques. « Mais gare à l’effet kiss cool au printemps prochain ! » Le technicien craint que le stress auquel les arbres ont été soumis cet été ne soit néfaste à l’induction florale. Affaire à suivre…

Race charolaise

Un concours très suivi

Publié le 06/09/2018

Beaucoup de monde, dimanche après-midi à Niederaltdorf, autour du ring d’élevage, où se déroulait le concours de la race charolaise. Sept éleveurs alsaciens participaient à cette confrontation, arbitrée par un éleveur mosellan, Jean-Philippe Weisse. Ce dernier était secondé par un juge stagiaire de l’Ajec, Florent Adelé, lui aussi venu de Moselle.

D’année en année, le concours charolais s’affirme comme une attraction très prisée de la finale départementale de labour. « De notre côté, nous profitons de l’attractivité de cette manifestation », souligne Thierry Kolb, président du Syndicat de la race charolaise d’Alsace. C’est donc un partenariat gagnant-gagnant. Mais pourquoi choisir la finale départementale de labour pour cette confrontation, plutôt que le festival de l’élevage, au printemps ? « Nos animaux ne sont pas au top à la sortie de l’hiver », explique-t-il. Pendant qu’ils séjournent à l’étable, ils sont nourris avec du fourrage grossier et perdent du poids. Et les veaux sont encore trop jeunes. « À l’automne, les bêtes sont à l’herbe, les veaux sont en phase de sevrage. » Ils sont beaucoup mieux conformés. Seuls 28 animaux participaient à cette édition 2018. Thierry Kolb met cette faible participation sur le compte de la morosité ambiante. « Les éleveurs allaitants ont le moral en berne. Le système herbager, très fragile, a été mis à mal par la sécheresse et la canicule. Et la conjoncture reste difficile. Les États généraux de l’alimentation s’étaient fixé pour objectif d’améliorer la rémunération des éleveurs. On est loin du compte ! Au contraire, on va importer d’énormes contingents de viande, ce qui entraînera une chute des prix de l’ordre de 20 %, selon les simulations. Pendant ce temps, on nous oblige à produire toujours mieux, toujours plus sain… » Un vrai travail de segmentation « Il faut trouver très rapidement des solutions au grave épisode de sécheresse que nous venons de vivre », insiste Philippe Boehmler, responsable viande de la FDSEA du Bas-Rhin. Il plaide pour une répartition plus juste de la plus-value entre les maillons de la filière : « Cette production a un coût. Si l’on veut maintenir un élevage français de qualité, l’éleveur ne peut pas être la variable d’ajustement. » Des discussions sont en cours avec les abatteurs et les distributeurs. Pour lui, la solution pour obtenir un prix rémunérateur réside « dans un contrat tripartite entre éleveurs, intermédiaires et distributeurs ». Le responsable syndical a souligné la nécessité, pour les producteurs de viande, de mieux répondre à la demande du marché. Ou plutôt des marchés, car « il y a plein de marchés différents ». Bovins lourds, bovins légers, bovins précoces, exportation, il faut saisir toutes les opportunités. « Pas besoin de créer de nouvelles races, la génétique charolaise permet de le faire. Notre race a un bel avenir, si tout le monde se met au travail. » Le palmarès Section veaux mâles 7 mois : 1er Okley, né le 20 mars 2018 (père Lutrillo), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld ; 2e Obtus SC, né le 9 février 2018 (père Jami), appartenant au Gaec Better, Aspach-le-Haut Section veaux mâles moins de 10 mois : 1er Opium, né le 1er décembre 2017 (père Espion), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 2e Nageur SC, né le 4 décembre 2017 (père Macao), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld ; 3e Ordinaire, né le 31 décembre 2017 (père Lancelot), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld Prix d’honneur veaux : Okley, appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld Section jeunes mâles juniors : 1er Merlin, né le 4 décembre 2016 (père Iceberg pp), appartenant à Ernest Hoeffel, Walbourg ; 2e Miel, né le 15 décembre 2016 (père Jehova), Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld Section taureaux adultes : Épisode, né le 22 décembre 2008 (père Veneur), appartenant à Ernest Hoeffel, Walbourg Grand prix d’honneur mâles : Épisode, appartenant à Ernest Hoeffel, Walbourg Section veaux femelles 6-7 mois : 1re Odeis, née le 5 février 2018 (père Harley), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern Section veaux femelles 8 mois - section A : Nationale, née le 4 décembre 2017 (père Joli Cœur), appartenant au Gaec Better, Aspach-le-Haut ; 2e Oakland, née le 7 décembre 2017 (père Castor), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern ; 3e Optique, née le 22 décembre 2017 (père Chic), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 4e Nounou, née le 7 décembre 2017 (père Jehova), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld Prix d’honneur veaux femelles : Nationale, appartenant au Gaec Better, Aspach-le-Haut Section veaux femelles juniors - section I : 1re Nixquik, née le 4 octobre 2017 (père Bariton) ; 2e Niagara, née le 19 octobre 2017 (père Emira) ; 3e Nationale, née le 7 octobre 2017 (père Gaston) ; 4e Noisette, née le 27 septembre 2017 (père Bariton). Tous ces animaux appartiennent à l’EARL Seemann, Westhouse-Marmoutier Section veaux femelles juniors - section II : 1re Nanouk, née le 23 février 2017 (père Harley), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern Section veaux femelles juniors - section III : 1re Numismatique, née le 28 décembre 2017 (père Espion), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 2e Noblesse, née le 1er décembre 2016 (père Cyrano), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern ; 3e Muse, née le 8 décembre 2016 (père Jehova), appartenant au Gaec du Domaine des charolais, Forstfeld ; 4e Nacre, née le 7 décembre 2016 (père Flamenco), appartenant à l’EARL Seemann, Westhouse-Marmoutier ; 5e Michèle, née le 20 novembre 2016 (père Castor), appartenant à Gaétan Vix de Wolschheim Prix d’honneur veaux femelles juniors : Numismatique, appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz Section femelles juniors : 1re Malaisie, née le 25 novembre 2015 (père Castor), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz Section femelles seniors : 1re Juvenille, née le 1er décembre 2013 (père Énarque), appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern ; 2e Ludique SC, née le 17 novembre 2014 (père Dauphin P), appartenant à l’EARL Thierry et Hubert Kolb, Riedseltz ; 3e Clémentine, née le 24 avril 2014, appartenant à l’EARL Seemann, Westhouse-Marmoutier Grand prix d’honneur femelles : Juvenille, appartenant à Yvette Philipps, Oberrœdern Prix Ajec : Najeur SC du Gaec du Domaine des charolais à Forstfeld.

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