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Publié le 14/02/2019

Le premier pulvérisateur traîné Primus de Lemken est utilisé en Alsace chez Romain Gross et Frédéric Schermesser à Gundolsheim. Ce modèle d’entrée de gamme est idéal pour la protection des cultures. Il permet d’avoir une protection phytosanitaire de qualité, tout en étant économe.

Le pulvérisateur a été acheté en commun par les deux agriculteurs. Romain Gross a repris l’exploitation familiale en 2016. Il est spécialisé en élevage, grandes cultures, viticulture, vend en direct des pommes de terre et engraisse 70 taurillons. Pour sa part, Frédéric Schermesser travaille sur sa ferme depuis 2006. Une partie est consacrée à ses cultures de maïs et de blé sur le secteur de Gundolsheim ; une seconde à la viticulture du côté de Westhalten où il exploite 7 hectares de vignes. Les deux professionnels ont opté pour le pulvérisateur traîné Primus de Lemken pour son offre complète. « On voulait travailler avec une marque qui tienne la route. Le rapport qualité/prix nous convient parfaitement. Le gabarit de ce pulvérisateur correspond à ce que nous attendons », explique Romain Gross. La pièce maîtresse du Primus, c’est sa cuve renforcée en polyester avec fibres de verre. Elle est parfaitement lisse et facile à nettoyer. Elle dispose d’un volume de 2 300 à 4 190 litres et est accompagnée de réservoirs d’eau claire séparés à l’extérieur. Ses rampes robustes à repliage en « Z » offrent une largeur de travail de 15 à 30 mètres, avec une grande variété de configurations de tronçons repliables. Elles permettent de travailler dans toutes sortes de terrains. Les tuyaux et les vannes de coupure de tronçons sont protégés dans le profilé de la rampe. Sa hauteur s’ajuste facilement pour s’adapter aux différentes tailles de pneus et de roues. Cela assure le placement optimal du centre de gravité de la rampe. En termes de facilité d’utilisation, le Primus est l’outil idéal. Que ce soit en aspiration comme en pression, tous les réglages sont clairs, sans risque de confusion. « Le Primus reste, en entrée de gamme, un appareil efficace et complet. Au niveau des options, nous savions ce que nous voulions. Le fait de le prendre à deux, nous a permis de l’équiper de façon complète avec notamment la coupure de tronçons, le boîtier CCI et la commande Isobus. Nous pouvons l’atteler sans aucune difficulté à nos différents tracteurs. Nous voulions quelque chose de flexible et complémentaire », ajoute Frédéric Schermesser. C’est la première fois que les deux professionnels travaillent ensemble. Un achat qui a été facilité par les conseils et le service après vente de Lemken. Les premières utilisations ont permis de le constater. Ce pulvérisateur permet de combiner la protection professionnelle des cultures avec un rendement élevé et une rentabilité maximale avec la réduction du nombre de déclinaisons.

Élections Chambre d'agriculture Alsace

Doublé gagnant pour les listes FDSEA-AVA-JA

Publié le 06/02/2019

Les élections Chambre ont rendu leur verdict mercredi 6 février. Les listes d’union FDSEA-AVA-JA conservent la majorité dans les deux départements alsaciens. La participation recule légèrement, mais reste bien supérieure à la moyenne nationale. Autre enseignement : le vote électronique, utilisé pour la première fois, n'a pas révolutionné les habitudes des électeurs.

• Les listes d'union en tête dans le collège des exploitants Les résultats sont tombés dans la soirée de mercredi. Sans grande surprise, les listes FDSEA-AVA-JA conservent leur majorité auprès du collège des exploitants. Cet électorat est le plus scruté car il représente 18 des 33 sièges alloués à chaque département à la Chambre d'agriculture d'Alsace.  Dans le Bas-Rhin, la liste d’union enregistre 63,54 % des voix et place quinze colistiers. La Coordination Rurale compte 23,92 % des voix et conserve deux sièges. La Confédération paysanne, avec 12,55 %, conserve un siège. Dans le Haut-Rhin, la liste d’union s’impose avec 67,39 % des voix et obtient quinze sièges. La Confédération paysanne, avec 17,44 % des voix, maintient ses deux sièges et la Coordination Rurale conserve un siège avec 15,17 %. Avec 63,54% des votes (61,25% de participation), la liste @FDSEA67 /JA/AVA remporte 15 sièges sur 18 dans le collège 1 des #ECA2019. Merci pour votre confiance et votre participation, ensemble nous serons à la hauteur des défis! #FNSEA — FDSEA du Bas Rhin (@FDSEA67) February 7, 2019 Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a assisté à toute la journée de dépouillement. Il se dit satisfait du taux de participation alsacien « qui garantit la représentativité du monde agricole. Faire 60 % à une élection professionnelle, c’est une belle performance aujourd’hui. » Un point de vue partagé par Denis Ramspacher, tête de liste de la FDSEA-AVA-JA : « ce résultat traduit le travail réalisé sur le terrain avec des gens connus et reconnus. Cela permet d’envisager un travail serein pour l’agriculture alsacienne. » Denis Nass, tête de liste dans le Haut-Rhin remercie lui aussi tous les agriculteurs « qui ont considéré que le vote était important. Je souhaite que l’agriculture puisse désormais se mettre en mode projet et non plus en mode contraintes. »   • Un paysage syndical stable Comme on pouvait s'y attendre, le rapport de force entre les syndicats reste inchangé par rapport à la précédente mandature. Chaque organisation remporte le même nombre de sièges que lors des élections de 2013. Mais la liste d'union accuse une légère baisse dans les pourcentages de vote.  Dans le Bas-Rhin, la liste FDSEA-AVA-JA (63,54 %) perd 5 points comparé à 2013 (68,31%). La Coordination rurale gagne trois points dans la même intervalle. Le syndicat passe ainsi de 20,45 % en 2013 à 23,92 % cette année. La Confédération paysanne remporte un point supplémentaire, de 11,23 % à 12,55 %.  Dans le Haut-Rhin, l'alliance FDSEA-AVA-JA recule de quatre points. Elle pointe à 67,39 % contre 71,66 % en 2013. La Confédération paysanne conserve sa deuxième place et gagne un peu moins d'un point. La Coordination rurale progresse de 3,5 %.    • La participation tient le coup Au niveau national, les chiffres de la participation s’annoncent partout en baisse. En Alsace, l’érosion est perceptible dans une moindre mesure. Le collège des exploitants mobilise 56,8 % des électeurs alsaciens, soit un recul de participation de 3,9 points. Les agriculteurs bas-rhinois ont voté à 61,1 %. Les Haut-rhinois à 50,7 %. Juste au-dessus de la barre symbolique des 50 %. Mais au niveau national, c'est la dégringolade. Le chiffre de 45 % de participation des exploitants est avancé. Soit 10 points de moins que lors du scrutin de 2013 ! Le collège des salariés enregistre les plus fortes baisses. Dans le Bas-Rhin le collège 3A (salariés de la production) chute ainsi de 29,3 % en 2013 à 21,4 % cette année. Dans le Haut-Rhin, il passe de 23,3 % à 18,8 %. Pire. Les salariés des groupements professionnels du Bas-Rhin (collège 3B) décrochent de 9 points. Ils étaient 24,4 % à voter cette année contre 33,1 % en 2013. Leurs voisins haut-rhinois se sont mobilisés à 26,7 % contre 32,3 % lors du scrutin précédent.  Les anciens exploitants se situent au-dessus de la moyenne nationale avec un taux de participation de 39,4 % dans le Bas-Rhin et de 35,1 % dans le Haut-Rhin. En légère baisse par rapport à 2013 (respectivement 1 et 3 points).   • Le vote électronique fait un flop Le vote en ligne a été mis en place pour la première fois. On pouvait imaginer que ce nouvel outil boosterait la participation générale. Perdu. Seulement 9,44 % des électeurs ont été séduits par le vote internet. Les autres restent attachés aux bon vieux bulletins papier. Le collège des exploitants (collège 1) s’est davantage emparé de cet outil avec 21,46 % de vote électronique. En Alsace, le vote par internet est légèrement au-dessus de la moyenne : le Bas-Rhin se place à 11,5 % tous collèges confondus, et à 25,1 % pour le collège 1. Un électeur sur quatre a choisi cette voie pour s’exprimer. Le Haut-Rhin enregistre un taux de vote électronique de 10,4 % tous collèges confondus, et de 20,8 % pour le collège 1, soit un électeur sur cinq. L’ensemble des départements métropolitains se situent dans une moyenne de participation électronique de 5,5 % à 15 %. Les seuls départements qui se distinguent sont ceux de l’île de beauté : la Corse du Sud performe avec 34,4 % de vote électronique et 77,5 % dans le collège 1. La Haute-Corse se place en 2e position avec 32,6 % et 60,2 %. Les collèges des propriétaires et des anciens exploitants ont été peu convaincus par la proposition internet. Par contre, elle a été plébiscitée par les électeurs des collèges 5 (mutuelle agricole, organisations syndicales, sociétés coopératives...).

Publié le 05/02/2019

Les Rieslinger forment l’une des douze confréries viniques d’Alsace. À Scherwiller, ils veulent entretenir la flamme d’une cité viticole, d’un terroir et d’un cépage en particulier.

Ils ne sont pas simplement là pour mettre la cravate ou plutôt, dans leur cas, porter la serpette autour du cou, tous les quatre matins. « Il nous faut un but, savoir ce que nous représentons et être conscient du message que nous voulons faire passer ». Bernard Martin et Alphonse Glock, 75 et 77 ans, prennent leur rôle de grand maître et de secrétaire de la confrérie des Rieslinger très au sérieux. Le second est en place depuis 1999, le premier depuis 1994. Bernard a cumulé pendant une dizaine d’années cette fonction avec celle de président du syndicat viticole de Scherwiller. Il y a renoncé parce qu’on « finissait par confondre mes attributions de l’un et de l’autre poste » dit-il. En pratique, la confrérie et la structure syndicale sont pourtant extrêmement proches. « Le syndicat nous est d’un soutien permanent » se félicitent Bernard et Alphonse. C’est lui qui organise la collecte des vins présentés au chapitre de la vigne féconde qui se tient chaque mardi qui suit le 14 juillet. Il les règle aussi aux viticulteurs. De même il s’acquitte de la facture du fascicule édité à 300 exemplaires pour l’occasion. La confrérie peut compter sur un autre appui : la commune. En 1978, c’est le maire de l’époque, Émile Barthel, qui donne l’impulsion aux Rieslinger. Leur nom allait de soi. Le riesling occupe plus de 60 % du ban viticole de Scherwiller. Quant à l’ambition fixée à l’association, elle est de mélanger et de souder des personnes d’horizons différents, les viticulteurs comme les autres professionnels. « Xavier Weber, le premier grand maître, était issu d’une famille viticole, mais avant tout professeur de philosophie et d’allemand » rappelle Bernard. Alors aujourd’hui, dès que les Rieslinger ont besoin d’un coup de main d’ordre technique, matériel ou administratif, ils savent qu’ils seront bien accueillis au secrétariat de mairie. « Grâce à ces soutiens, les besoins financiers de la confrérie sont restreints. Elle peut se contenter d’une cotisation modique » signale Bernard. « Nous le dépensons à des fins de promotion ». Confrères, amis et ambassadeurs On l’aura compris, les Rieslinger sont une institution à Scherwiller. « Ils doivent le rester » martèlent Alphonse et Bernard. La mécanique est bien réglée. S’ils se transforment en contrôleurs pour pointer chaque été aux différentes haltes du sentier gourmand, se prennent six à sept fois dans l’année le temps d’échanger avec les autres confréries viniques d’Alsace, ne manquent aucune foire aux vins d’Alsace à Colmar, s’autorisent une sortie annuelle loin de leurs bases, les confrères font du chapitre de la vigne féconde le point d’orgue de leur calendrier annuel. À la tribune, Bernard présente les confrères et à la cloche, Alphonse dirige la manœuvre. Au préalable, ils missionnent deux œnologues pour sélectionner une dizaine de vins, pas forcément de l’année. « La règle est que tous les cépages et tous les metteurs en marché de la commune soient représentés. Il y a aussi toujours une place pour un deuxième riesling » précise Bernard, attaché comme tous ses collègues « à la promotion des vins d’Alsace en général, celle des vins de Scherwiller en particulier ». Le grand conseil invite régulièrement un jeune viticulteur à ses séances. « Il est désigné pour un an. Mais il peut rester autant qu’il le souhaite » avoue Bernard qui prône davantage le renouvellement que le rapprochement avec une association sœur. « Une confrérie est faite pour rester locale. Il serait malhonnête pour un grand maître d’en diriger deux ou plus qui ont chacune leur spécificité ». Vous n’avez donc pas fini de voir dans la plaine ou sur le coteau du Rittersberg des hommes vêtus d’une blouse bleue (un tablier pour les dames), portant chapeau et pantalon de velours noirs, une serpette maintenue par un ruban tricolore au cou, un loyala à la main. S’ils sont accompagnés par des individus avec chemise à carreaux et un tablier bleu, sachez que ce sont leurs « amis ». « Ils ont été intronisés à vie. Ce ne sont pas des viticulteurs, mais des personnes qui ont pris l’engagement de défendre les vins d’Alsace et de Scherwiller » renseigne Alphonse. Il reste une dernière catégorie de Rieslinger : les ambassadeurs. Rien dans leur apparence ne les distingue de n’importe quel quidam, ne serait-ce la fameuse serpette (à ruban vert) qu’ils peuvent arborer. « Ils ne payent pas de cotisation. Nous leur adressons une invitation à l’assemblée générale et une carte de vœux. Leur titre est uniquement honorifique. On n’en force aucun. Souvent, on ne les voit qu’une fois. Mais leur nom figure dans nos livres » explique Alphonse, penché sur un gros registre d’archives. Il n’a aucun mal à en citer quelques-uns : les navigateurs Franck Cammas et Michel Desjoyeaux, Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille et Gérard Larcher, président du sénat. « L’essentiel est qu’ils conservent le souvenir des vins de Scherwiller dans leur tête et qu’ils en parlent dès qu’ils en ont l’occasion… »

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