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Publié le 18/02/2020

Malgré un contexte pas toujours évident, l’Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace (Uphoral) veut rester confiante pour l’avenir de sa profession. Les raisons d’être « enthousiastes » sont bel et bien là. À condition de regarder « collectivement » vers les nombreux atouts qu’elle a en sa possession.

Peut-on encore être horticulteur et conserver un réel enthousiasme pour son avenir ? Dans un contexte difficile, et face à un manque de visibilité malheureusement trop présent, la question peut en effet se poser. La réponse, elle, est une affaire de choix. Se laisser aller à un pessimisme destructeur ou faire preuve d’un optimisme réaliste et constructif ? Le président de l’Union des pépiniéristes et des horticulteurs de la région Alsace (Uphoral), Paul-André Keller, préfère se focaliser sur la seconde option. Lors de la dernière assemblée générale de l’association, il a dressé les « raisons d’y croire » malgré le marasme qui frappe à la porte. « Oui, c’est vrai, dans nos entreprises, nous avons la tête dans le guidon. Nous gérons chaque jour des multitudes de problèmes et de situations. C’est pour cela que nous avons du mal à nous extraire de ce champ de vision négatif. Pourtant, il est essentiel de relever la tête, de regarder autour de nous pour regarder plus loin. Des solutions existent pour faire perdurer nos métiers, mais il faut être prêt à changer, à s’adapter. » Créer des synergies syndicales Face aux nouveaux modes de consommation, et aux nouvelles tendances du marché des végétaux et fleurs, tout horticulteur qui se respecte n’a d’autre choix que de faire évoluer ses gammes, ses modes de production. En clair, apprendre à voir sur le long terme tout en y intégrant davantage de proximité avec sa clientèle. Dans une ère marquée par le fort développement des circuits courts, la carte à jouer est belle pour la profession horticole. À condition de la jouer collectif, comme tient à le rappeler Paul-André Keller : « Ce projet doit être un projet commun de filière entre la FNPHP, Val'hor, Astredhor, HPF et toutes les autres organisations qui gravitent autour de nos métiers. Ceci est un tout dont l’efficacité dépend de la capacité du collectif à tirer dans le même sens. » Un message d’union, mais surtout un vœu qu’il souhaiterait voir se concrétiser en 2020 entre Uphoral et Est Horticole. « Il y a encore des progrès à faire dans les relations entre nos deux entités. Nous pourrions gagner en efficacité dans l’intérêt de l’horticulture alsacienne. » Une « meilleure » synergie qu’il faudrait aussi consolider du côté d’organisations comme les FDSEA et FRSEA. Un syndicalisme « responsable » pour Paul-André Keller, indispensable pour apporter des solutions aux nouvelles problématiques qui touchent l’horticulture comme la nouvelle réglementation sur le passeport phytosanitaire européen. Ce dispositif, obligeant d’apposer le passeport sur chacun des végétaux en phase d’être mis en vente, est entré en vigueur le 14 décembre avec quelques points d’interrogations. En effet, à l’automne dernier, le dernier CNOPSAV végétal (instance d’orientation de la politique sanitaire du ministère de l’Agriculture) n’a pas permis de cadrer définitivement les méthodes d’étiquetage des passeports, ni les points liés aux contrôles. Face à cette situation « ubuesque », la FNPHP a interpellé le ministre de l'Agriculture le 28 novembre afin de le rendre attentif sur cette situation « insatisfaisante », tant pour les producteurs que pour les clients. « La traçabilité, oui. Mais encore faut-il avoir des règles claires et applicables sans que cela ne devienne une usine à gaz, ou remette en cause les marges liées aux coûts de productions », souligne Paul-André Keller. Heureusement pour les professionnels de l’horticulture, 2020 devrait être une année « test » pour l’application du dispositif. Les contrôles qui seront effectués par la Fredon ou le Service régional de l’alimentation (SRAL) seront avant tout « pédagogiques ». « Il est prévu de faire un bilan général du nouveau dispositif en cours d’année avec les différents services concernés », complète le président de l’Uphoral. Dans l’actualité « chaude », il y a aussi les zones de non-traitement (ZNT). Un dossier largement médiatisé, qui enflamme les professions agricole et viticole depuis des mois. Et si l’horticulture semble moins concernée, il convient néanmoins de « rester vigilant » par rapport à cette nouvelle réglementation prévient Paul-André Keller : « Elle risque tout de même de pénaliser certaines exploitations horticoles ou des pépinières de production de plein champ dans les zones périurbaines. » En toile de fond, il y a la nécessité, pour la profession horticole alsacienne, de créer une « nouvelle dynamique » autour de la marque Fleurs et plantes d’Alsace et, surtout, de garder une vision « prospective » dans le domaine du fleurissement. « C’est, quelque part, l’ADN de nos métiers. Même si nous entretenons un excellent partenariat avec Alsace destination tourisme, nous avons une dynamique à entretenir. Cette approche est nécessaire car rien n’est jamais acquis », considère-t-il. Tant le négatif que le positif. « L’entreprise du futur » est dans la serre « Tout est une question de regard », explique Mirjana Stanojevic. Cette conférencière, coach et formatrice, accompagne des entreprises au quotidien pour leur apporter davantage de « bienveillance » et de « sérénité ». Deux ingrédients indispensables qui finalement permettent d’envisager le futur avec enthousiasme et optimisme qu’on soit responsable d’une start-up, d’une multinationale… ou horticulteur. Son intervention à la fin de l’AG de l’Uphoral l’a bien rappelé. « L’avenir sourit à l’horticulteur. Vous avez toutes les caractéristiques de l’entreprise du futur : vous avez la proximité, le contact et le conseil. Aujourd’hui, le consommateur ne veut pas juste une belle plante, il veut le rapport humain qui va avec. C’est un réel atout que vous avez. » Autre paramètre qui joue en faveur de l’horticulteur qui a pignon sur rue : sa proximité géographique avec ses clients. « C’est du local, avec une empreinte carbone très faible. D’un point de vue environnemental, cela a beaucoup de sens. » Enfin, le dernier paramètre à prendre en compte pour entrapercevoir cet avenir avec un réel enthousiasme est d’entrer de plain-pied dans le monde du digital. Un atout marketing « indéniable » selon elle, capable d’être réellement complémentaire avec l’aspect « humain » de cette entreprise du futur. « Aujourd’hui, les nouvelles générations de consommateur fonctionnent avec le numérique. On ne peut plus faire sans. Maintenant, les clients veulent pouvoir donner un avis sur un prestataire, le trouver sur les réseaux sociaux, et le recommander le cas échéant. En France, beaucoup pensent encore qu’on n’a pas besoin d’être dans le numérique. C’est faux. Aux Pays-Bas par exemple, on parle d’horticulture 4.0 avec des pépinières interconnectées. Du coup, on diminue la pénibilité sans nuire à la productivité. Si on utilise la technologie de manière consciente, en appliquant ses valeurs personnelles, c’est un pas de plus vers un futur serein et enthousiaste. »   A lire aussi : « Ils ne feront pas fi de leurs rêves de fleurs »

Publié le 17/02/2020

Entre le 20 et le 31 janvier, 2,5 millions d’assurés de la MSA étaient appelés à élire 13 760 délégués cantonaux pour un mandat de cinq ans. 26,08 % des assurés ont participé au scrutin, soit 652 000 personnes. C’est la caisse Alsace qui se place sur la première place du podium de la participation avec 33,97 %.

Le 7 février en conférence de presse, la CCMSA (Caisse centrale de la mutualité sociale agricole) a présenté les résultats des élections. Avec un taux de participation de 26,08 %, le score est en dessous des ambitions annoncées par le président de la MSA Pascal Cormery. Déjà entre 2015 et 2010, le taux de participation au scrutin était passé de 38,8 à 31 %. Malgré cette « légère baisse », Pascal Cormery s’est dit « satisfait » vu le contexte de « problèmes économiques, l’agribashing, les ZNT… ». Il a estimé que la loi NOTRe sur la refonte du découpage territorial « n’a pas favorisé le vote » en créant « une sensation d’éloignement des délégués dans certains endroits ». 13 760 délégués sur le territoire national Par rapport à 2015, le taux de participation a baissé de 5,6 points pour le collège 1 (chefs d’exploitation), de 3,08 points pour le collège 2 (salariés agricoles) et de 5,24 points pour le collège 3 (employeurs). En 2020, le taux de participation a été meilleur chez les exploitants (32,89 %) et les employeurs agricoles (31,16 %) que chez les salariés où il n’a atteint que 20,32 %. Néanmoins, « ce taux de participation, malgré un recul par rapport à l’élection précédente, reste élevé par rapport aux autres élections professionnelles. Il montre l’attachement des ressortissants agricoles à une protection sociale de proximité, efficace et gérée par les élus », note la FNSEA et les JA, qui ont remporté ces élections. En Alsace, la liste d’union FDSEA-JA-AVA Alsace s’est à nouveau largement imposée en remportant l’ensemble des sièges des collèges 1 et 3. Un électeur alsacien sur trois a voté Côté participation, l’Alsace fait mieux que le reste du pays avec plus d’un adhérent sur trois mobilisé. 16 261 représentants du monde agricole ont voté pour leurs délégués MSA en Alsace, soit 33,97 % des adhérents. « C’est un bon résultat, notamment au regard du contexte difficile dans lequel s’est inscrite cette élection, où coïncident crises sociales (défiance envers les institutions) et agricoles (rémunérations insuffisantes, agribashing, réglementations…). Nous sommes fiers d’enregistrer la plus forte participation à ces élections, toutes régions confondues », a déclaré David Herrscher, président de la MSA d’Alsace. « J’en profite pour remercier tous les gens qui ont voté, en ligne et par correspondance, ainsi que l’ensemble des partenaires et la liste d’union pour leur mobilisation. » Autre résultat qui mérite d’être commenté : le vote en ligne. « À noter cette année, 29 % des votants ont fait le choix du vote en ligne sur notre territoire, en forte hausse par rapport à 2015 où ils étaient 17 %. C’est un mode qu’il nous faudra continuer à développer », a indiqué Arnaud Crochant, directeur général de la MSA d’Alsace. Prochains rendez-vous : le 6 avril et le 26 mai « À l’aube de ce nouveau mandat, les 314 élus alsaciens pourront poursuivre leur engagement sur le territoire en remontant les souhaits émanant des adhérents et des territoires ainsi qu’en développant et proposant de nouvelles actions de prévention, a énoncé David Herrscher. De beaux projets prennent déjà forme pour 2020 : la consolidation de la plateforme pour l’emploi Terra Job créée en association avec nos partenaires agricoles ou encore l’ouverture de la maison de santé à Guebwiller. » Ces élections se clôturent à l’aube de la publication d’un Livre blanc portant les 20 propositions de la MSA pour la cohésion des territoires en France. L’objectif : jouer le rôle de relais du monde agricole et accompagner l’action des pouvoirs publics dans la reconquête des territoires annoncée pour l’Acte 2 du Gouvernement. Ces propositions concernent notamment le renforcement des actions de la MSA en faveur de l’inclusion numérique, de la lutte contre le mal-être agricole, ou encore l’instauration d’un montant de pension minimal à 85 % du SMIC dès cette année. Après l’élection des délégués cantonaux, l’élection des conseils d’administration au sein de chaque MSA aura lieu d’ici le 6 avril. Les délégués d’assemblées générales se réuniront le 26 mai prochain pour élire le conseil d’administration de la Caisse centrale de la MSA, son bureau et son président.     A lire aussi : « La MSA se pose en défenseur de l’agriculture »

Publié le 14/02/2020

Agathe Bursin est viticultrice à Westhalten. Mickael Moltès est viticulteur à Pfaffenheim. Ces deux passionnés de la vigne et du vin d’Alsace, amoureux depuis plus de vingt ans, mariés depuis dix ans, parents d’une petite fille de sept ans, sont tous deux propriétaires de leur propre domaine. Une force pour leur couple où se mêlent complicité, complémentarité, compréhension et humour.

Chacun ses vignes, chacun son domaine, un seul amour. Vingt-six ans après leur première rencontre dans les couloirs du lycée viticole de Mâcon, dix ans après s’être passé la bague au doigt et sept ans après la naissance de leur fille Clotilde, Agathe Bursin et Mickael Moltès sont toujours aussi complémentaires… et amoureux. Elle, ce sont six hectares de vigne travaillés, récoltés et vinifiés avec passion au cœur de Westhalten depuis 2001. Lui, c’est le cohéritier du domaine Moltès à Pfaffenheim. Une entreprise familiale qu’il a développée aux côtés de son frère Stéphane, la faisant passer progressivement d’un parcellaire de 8 ha au milieu des années 1990 à 27 ha l’an passé. Mais les chiffres, ici, importent peu. Agathe et Mickael ont surtout réussi à faire de leur union une histoire d’amour où se mêlent passion du vin et de la vigne, écoute de l’autre, humour omniprésent et indépendance au travail. Mots doux sur les rails Au début, ce n’est pourtant pas gagné. En 1994, le BTS Viticulture Œnologie n’existait pas au lycée de Rouffach. Direction la Bourgogne pour les deux futurs vignerons qui ne se connaissent pas encore. Là-bas, ils sont les seuls représentants de leur Alsace natale. Loin de la famille, le prétexte est déjà tout trouvé pour se rapprocher de l’autre. Ou pas. « Ma première impression a été plutôt négative. Il est passé à côté de moi, sans me saluer. J’étais un peu perdue. Lui a tout de suite pris ses marques », se souvient Agathe. Et puis le train a fait le reste. Entre Mâcon et le retour au bercail, il y avait alors cinq longues heures à patienter au fil des voies ferrées. Sans téléphone, sans ordinateur, il reste la parole à son voisin. Mais chaque chose en son temps. À l’ancienne, ils ont d’abord pris le temps de se connaître. Il faut dire qu’il y avait de la matière à échanger, surtout quand on aime l’Alsace, sa viticulture, ses cépages, ses terroirs. De son côté, Agathe avait encore le souvenir joyeux de ses premières dégustations de jus de raisin. Elle avait quatre ans à peine. Avec son cousin, elle avait le droit de presser quelques grappes récoltées par ses grands-parents coopérateurs. Arrivée à l’école, elle se fait des copains, tous fils de vignerons, qui parlaient tracteurs. « Moi, je n’en avais pas, mes parents n’avaient pas repris l’activité. Je me suis promis qu’un jour, j’en aurai un. Aujourd’hui, j’en ai trois ! » Dans ce train qui faisait escale à Bourg-en-Bresse, Montbéliard ou Dijon, ce rêve d’enfant prend forme au fil des discussions avec Mickael. Ils parlent de projets futurs, vision du métier et, tout simplement, de tout ce qui leur plaît dans la vie. Jusqu’au jour où ils se rendent compte… « On s’est mis ensemble trois mois avant les examens de deuxième année. J’étais très travailleuse, Mickael un peu moins. Du coup, je l’ai fait bosser pour qu’il réussisse son année. » À l’arrivée, mission accomplie pour les deux tourtereaux. Mickael peut officiellement reprendre le domaine familial aux côtés de son frère. Agathe fait le choix de continuer ses études, histoire d’être fin prête le jour où elle créera son propre domaine. Pas question pour elle de rejoindre son amoureux au sein de l’entreprise Moltès. Son rêve a toujours été de devenir viticultrice, mais à son propre compte. De toute manière, la question de travailler ensemble ne s’est jamais posée. Le couple d’un côté, l’entreprise viticole de l’autre. Une formule gagnante à leurs yeux. « On a chacun la fierté de dire : « c’est mon entreprise ». Et si jamais on rate quelque chose, on ne peut s’en prendre qu’à nous-même », souligne Mickael. De la compréhension au réconfort Sur le terrain, cette complémentarité s’exprime parfois par des coups de main bienvenus. « Si on a le temps et que le matériel est déjà dehors, autant en faire profiter l’autre », justifient-ils d’une seule voix. Après, chacun conduit ses vignes comme il l’entend ou vinifie selon ses goûts. Le respect de l’indépendance d’autrui, encore lui. « Par exemple, Mickael aime bien les macérations dans le muscat. Moi, non. On a chacun nos petits trucs. On se complète vraiment. » Idem pour les essais. Si l’un expérimente quelque chose dans sa parcelle, l’autre peut bénéficier du retour d’expérience, et réciproquement. « Du coup, on peut tester davantage de techniques que si on était seuls. Ou alors, essayer chacun de notre côté la même technique et comparer les résultats. C’est un réel atout », considère Mickael. Dans leur couple, c’est lui le spécialiste de la technique, toujours à l’affût des dernières innovations ou technologies en vogue. Quand on veut acquérir une nouvelle machine, ça aide. Agathe le confirme : « Le jour où j’ai voulu acheter une charrue, je ne savais pas trop quoi prendre. Au final, j’ai fait quelques acquisitions qui n’étaient pas très pertinentes. C’est là que Mickael m’a apporté ses conseils et m’a orientée vers du matériel plus adéquat. » Si elle n’est pas vraiment à l’aise avec la technique, elle l’est en revanche plus sur les questions marketing et commerciales. Une expertise qu’elle n’hésite pas à lui partager s’il lui en fait la demande. Être marié à son alter ego viticole est aussi très utile quand il s’agit d’avoir un avis franc et objectif sur sa dernière cuvée. « Quand on tend un verre à l’autre pour savoir ce qu’il en pense, il n’y a pas de filtre. Si c’est bon, on le dit. S’il y a des défauts, on le dit aussi. Dans ce cas, on essaie de comprendre ce qui ne va pas pour faire mieux derrière. » Comprendre les difficultés et les contraintes peut être un vrai réconfort dans les moments les plus difficiles. « Face à un problème ou une épreuve, on peut vite être découragé. Avec une personne à nos côtés qui connaît le métier comme nous, c’est bien plus facile d’être conseillé et soutenu. Ça facilite grandement la vie de couple quand on doit s’absenter pour un salon, ou quand on doit, au dernier moment, aller régler un problème dans les vignes », témoigne Agathe. « Joviale, aimante, attentive » Grâce à ce fonctionnement mêlant indépendance, complémentarité et complicité, Agathe et Mickael ont su construire un couple harmonieux où les tensions et disputes sont très rares, voire inexistantes. « On a des caractères calmes tous les deux, ça aide aussi », reconnaissent-ils en chœur. Si l’un fait quelque chose sur son exploitation et que l’autre n’est pas d’accord, ce n’est pas grave. Chacun est toujours libre de faire ses propres choix, d’emmener son domaine là où il le souhaite. Au final, le choix de l’autre est toujours respecté. Il n’y a guère que pour le choix des vacances que la situation se complique parfois. « Vu qu’elle ne prend pas l’avion, ça nous limite un peu dans nos choix. Mais bon, rien de bien grave au final », s’amuse Mickael. Quand on leur demande de lister les qualités et défauts de l’autre, il y a beaucoup à dire et rien à dire à la fois. « À part le fait qu’il roule parfois un peu trop vite, je dirais surtout de Mickael est la personne parfaite à mes yeux. C’est quelqu’un de dynamique, qui a de bonnes idées et sur qui on peut compter quand on est en difficulté. » Pour lui, son épouse n’a « aucun défaut ». « En trois mots, je dirais qu’elle est joviale, aimante et attentive. » Vingt-six ans après, l’amour n’est plus « aveugle » comme aux débuts, il est juste, lucide et empreint de beaucoup tendresse. Il a surtout eu le temps de vieillir comme aurait vieilli un millésime d’exception et qu’on dégusterait avec le même plaisir des décennies plus tard. Bursin-Moltès, une cuvée à part, un couple qui dure. Pour le meilleur et pour les vignes.

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