A la une

Inauguration de l’espace « TerrAlsace »

L’Alsace brille porte de Versailles

Publié le 25/02/2020

C’est en présence de nombreux élus et professionnels du monde agricole et viticole que l’espace « TerrAlsace » a été inauguré, lundi 24 février, au hall 4 du salon international de l’agriculture, porte de Versailles à Paris. Une vraie renaissance pour les uns. Un soulagement pour les autres. Une fierté pour les derniers.

La musique et les danses alsaciennes ont accompagné ce moment inaugural. L’occasion de rappeler les traditions spécifiques à notre région. « Ici, c’est l’Alsace. On vous reconnaît immédiatement. Nous avions visité votre région il y a quatre ans. Et de tels groupes folkloriques (en l’occurrence, dans le cas présent, celui de Berstett), nous en avions vu dans des fêtes de villages. C’est magnifique », s'exclament Régine et Yves, un couple originaire de Bretagne, de passage, par hasard, à cette inauguration. Un retour de l’Alsace apprécié par les visiteurs du salon de l’agriculture, mais surtout (très) attendu par les élus et les responsables professionnels de la région. « Nous avons un beau jardin en Alsace. Avec de magnifiques paysages, des champs, des clochers, des villages, des traditions. Ce beau jardin est à (re)découvrir ici à Paris, au SIA, qui célèbre la diversité et la richesse de l’agriculture française », explique Max Delmond, président d’Alsace Destination Tourisme (ADT). Il a été le premier à s’exprimer sur cet espace bien imaginé et fidèle à l’Alsace. Un espace où les couleurs et les symboles (par exemple, la cigogne) permettent d’allier tradition, modernité, design, originalité, jeunesse et art de vivre. « À la veille de la naissance de la collectivité européenne d’Alsace (le 1er janvier 2021), il était évident pour notre région d’être là. Cet espace est une belle opportunité qui nous offre de la lisibilité et de la visibilité. Nous sommes également présents dans le hall 3, avec les autres régions. La présence de l’Alsace constitue un acte de foi. Il s’agit d’affirmer que, plus que jamais, nous sommes dans un territoire fidèle à ses valeurs. Parmi elles, il y a cette agriculture et cette viticulture qui façonnent nos paysages, qui sont acteurs de la biodiversité et qui animent nos villages et notre vie économique », ajoute Max Delmond. « L’Alsace est une terre nourricière » Les deux conseils départementaux (Bas-Rhin et Haut-Rhin) et l’ADT ont rivalisé d’imagination pour valoriser cet espace, en lien avec la Chambre d'agriculture d’Alsace. Son président, Denis Ramspacher, n’a pas caché sa joie et sa fierté. « C’est un grand jour pour l’agriculture française et pour le salon de l’agriculture. Après trois années d’attente, l’Alsace est à nouveau visible. Loin de l’agribashing, le SIA permet d’expliquer aux visiteurs ce que l’agriculture fait et, surtout, que nous faisons les meilleurs produits du monde. Je dois saluer l’initiative de cet espace « TerrAlsace » des deux départements et de l’ADT. Le tourisme et l’agriculture ont un lien évident dans le développement de notre région et, demain, dans celui de la collectivité européenne d’Alsace. La Chambre d'agriculture d’Alsace sera à vos côtés comme nous l’avons été aux côtés de la région Grand Est. Et c’est normal car nous organisons ici les médaillés des différents concours. Et, surtout, nous restons fidèles à notre stratégie de développement. Nous accompagnons les agriculteurs au quotidien et nous préparons l’avenir pour répondre aux attentes et enjeux sociétaux. Toutes nos filières sont au SIA, à l’image des arboriculteurs. 15 000 pommes, notamment la nouvelle variété Natti, vont être distribuées. Il y a également les fruits, les légumes, l’élevage, le houblon, les céréales, la viticulture, le pain. Bref, toute la diversité agricole de notre région », assure Denis Ramspacher. Le président du Conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, s’est montré tout aussi enthousiaste. Il a salué la richesse de cet espace qui fait une belle promotion de l’Alsace. « C’est une belle vitrine, comme celle de la Maison de l’Alsace à Paris. Cette deuxième vitrine, que l’on va désormais revoir chaque année au SIA, fait la promotion notre région à travers sa première richesse culturelle : l’agriculture. Il est important d’être aux côtés des professionnels et nous le serons demain avec la collectivité européenne d’Alsace. Nous allons, à nouveau, pouvoir agir à vos côtés en développant, par exemple, les circuits courts, en luttant contre le gaspillage alimentaire, en jouant la carte de la proximité avec nos agriculteurs et viticulteurs. Nous sommes fiers de vous, de votre travail. Vous accompagnez la transition alimentaire. C’est d’autant plus important que l’Alsace reste une terre nourricière », rappelle Frédéric Bierry. « Vous êtes les garants de la qualité et du développement durable » La présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, était tout aussi fière et heureuse de ce grand moment de partage alsacien. D’autant plus que depuis l’ouverture du salon de l’agriculture, les visiteurs se précipitent pour (re)découvrir les arts, les traditions, la gastronomie et la culture de la région. « Il y avait depuis trois années une forte attente. Et, ce succès populaire en est une illustration. Le SIA manquait à l’Alsace comme l’Alsace manquait au SIA car on ne trouvait plus clairement notre région. Ce succès populaire marque le goût pour l’excellence de nos productions et de nos produits agricoles et viticoles. Vous, professionnels, êtes les garants de la qualité et du développement durable. J’entends également, parfois, cet agribashing. Mais je l’oppose à ces femmes et à ces hommes dont nous pouvons toutes et tous être fiers. Nous pouvons avoir confiance en vous et je vous assure de mon respect et de mon soutien. L’agriculture est pour nous un secteur économique fondamental dans le développement de notre région », conclut Brigitte Klinkert. Il ne restait plus qu’à la Reine des vins d’Alsace, Virginie André, de rappeler qu’elle était là pour promouvoir les vins d’Alsace mais également pour mettre en avant la culture, la gastronomie, les traditions et le tourisme de notre région. Un moment d’émotion pour celle qui a vécu son premier salon de l’agriculture. « C’est un rêve que je réalise. Je suis impressionnée et heureuse de découvrir cet espace qui valorise magnifiquement notre région. Nous avons les meilleurs vins blancs du monde, une gastronomie d’une grande richesse, des terroirs exceptionnels. Et, surtout, les professionnels sont très soucieux, au quotidien, de l’environnement. Nous avons, par exemple, le vignoble le plus vert de France ». Des propos qui ont été suivis par ceux de Delphine Wespiser, Miss France 2012 et, depuis, six ans, ambassadrice des fruits et légumes d’Alsace.     A lire aussi : « L’Alsace et son agriculture font leur grand retour au salon », sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.  

Association des planteurs de houblon d’Alsace (APHA)

Emploi, pérennisation de la filière, les enjeux du futur

Publié le 24/02/2020

Bilan 2019, pistes d’action pour l’avenir de la production, l’assemblée générale de l’association des planteurs de houblon d’Alsace (APHA) du 31 janvier a réuni une trentaine de participants à Truchtersheim, en présence de nombreuses personnalités dont le président de la FDSEA, Franck Sander.

C’est au Trèfle à Truchtersheim que le président de l’APHA, Jean-Paul Ulrich, a accueilli les participants à leur assemblée générale statutaire. Il a remercié de leur présence Franck Sander, président de la FDSEA, Bernard Ingwiller, président de l’Association générale des producteurs de houblon de France (AGPH), Éric Trossat, président des Brasseurs d’Alsace et Marc Moser, président du Comptoir agricole. Désarmés face au mildiou Le président est revenu sur l’année écoulée, qualifiée « d’atypique ». La météo a été particulièrement instable, « très humide en avril ». Ces pluies ont fait surgir des attaques importantes de mildiou, touchant toutes les parcelles et laissant les planteurs démunis face « au manque de produits phytosanitaires efficaces ». Ce sont les fortes chaleurs qui ont arrêté la propagation de la maladie. Les nuits fraîches ont limité les dégâts liés à la sécheresse, qui a poussé les producteurs à « reculer au maximum la date de récolte ». Au final, le rendement moyen de cette année reste néanmoins « honorable », a indiqué le président. Confrontée au manque de main-d’œuvre, la filière cherche des solutions et expérimente. Autre facteur limitant pour la production évoquée par le président, celui du renouvellement des générations, sur fond de prix rémunérateur. Les planteurs, avec les 12 à 15 variétés actuellement plantées, sont en mesure de répondre aux demandes et aux besoins aromatiques des brasseurs, « il s’agit de jouer la carte locale du houblon », a conclu le président. Si la profession a frôlé « les incidents sanitaires l’année dernière », Bernard Ingwiller a précisé que l’Europe a également subi ces maladies, en Slovénie, 200 ha ont été touchés par le charançon, qui a aussi sévi en Allemagne. « C’est un défi technique qui impacte le choix des futures variétés ». La filière ne pourra pas supporter le coût financier, en gardant les surfaces, « les collectivités doivent donc intervenir de façon colossale » a affirmé Bernard Ingwiller. Face au changement climatique, l’Allemagne irrigue désormais 27 % de ses surfaces en houblon. Le lycée agricole d’Obernai a également pris cette initiative. Bernard Ingwiller a souligné l’importance d’un engagement commun dans l’avenir pour stabiliser et développer la filière. « On n’imagine pas l’Alsace sans houblon », a conclu le président. Francis Woehl a présenté le rapport d’activité en soulignant l’importance de la qualité du houblon, « indispensable pour cette production de niche ». Face aux problèmes d’installation, il a évoqué un modèle économique différent, avec des surfaces « plus restreintes », qui pourrait représenter une source de diversification pour certains agriculteurs, à condition d’un engagement préalable réciproque sur les prix avec le Comptoir agricole. « Restons unis et groupés », a-t-il conclu. Terrajob, une plateforme pour l’emploi L’accès à la main-d’œuvre est une problématique récurrente en houblon. Joseph Schneider a présenté le bilan de l’expérience menée avec la Région, qui a concerné cinq personnes bénéficiaires du RSA, qui pouvaient le conserver en travaillant sur les exploitations. « Des jeunes dynamiques et volontaires », a-t-il décrit. Mais l’expérience s’est tout de même soldée par le désistement de ces personnes. Sans regret, Joseph Schneider s’est dit prêt à « renouveler cette expérience avec des propositions mieux étudiées ». Joseph Lechner, le responsable du dossier emploi à la FDSEA, et membre de la commission nationale emploi, a souligné que « le marché du travail se tend ». Il est « plus difficile d’embaucher actuellement, et ceux qui restent sur le front de l’emploi sont les moins employables, très éloignés du monde du travail ». Il a présenté la plateforme Terrajob, créée fin 2019. C’est un groupement d’employeurs, au nombre de sept, « obligatoire dans le droit local », d’où l’appel à des institutions, comme la FDSEA, la MSA, Alsace Agriservices… Cette plateforme complète l’ensemble des initiatives sur le secteur de l’emploi. Les solutions sont multiples, notamment la possibilité de faire appel aux migrants, qui sont « prêts à travailler, s’ils y sont autorisés », une question à travailler avec les collectivités locales et départementales. Marc Moser a souligné l’importance de l’emploi, « un enjeu majeur » pour accompagner la filière houblon et les autres : « C’est la survie du modèle agricole départemental qui est en jeu », a déclaré le président du Comptoir agricole, qui fait « au mieux » pour que le houblon reste une culture rémunératrice. Planteurs et brasseurs, œuvrer pour un partenariat gagnant-gagnant Éric Trossat a évoqué l’évolution du monde brassicole, marqué par l’émergence des microbrasseries, qui sont désormais plus de 2 000 en France. Ces brasseurs ramènent sur le marché de nouveaux clients, « un élan qui profite aux producteurs de houblon ». « La France est devenue le premier pays européen en matière de brasseries », dépassant l’Allemagne et la Belgique. Il a évoqué les changements dans les grandes brasseries, un nouveau PDG pour Kronenbourg, un changement d’actionnaire pour Saverne. « Il y a davantage de brasseurs artisans, à vous de positionner le houblon d’Alsace », a déclaré le président des Brasseurs d’Alsace, confiant dans l’avenir de la production. Franck Sander s’est quant à lui interrogé sur l’ambiance particulière de cette année : « Tous les voyants sont au vert, avec 500 ha de houblon, un nombre de brasseries en hausse, et pourtant il n’y a pas de commercialisation correcte ». Il a donc adressé au représentant des Brasseurs d’Alsace un appel du pied « pour un partenariat gagnant-gagnant, basé sur la contractualisation » ainsi que pour l’incitation à l’achat de houblon d’Alsace. Une manière de répondre à une demande de la société « pour plus de local ». Face au risque de diminution du nombre de planteurs, il lui paraît important de mobiliser la Région pour développer de nouvelles surfaces en houblon. Autre piste évoquée par le président de la FDSEA, les jeunes exploitants pourraient « greffer 10 ha sur un atelier de récolte ». Sur la question du bio, le challenge est à relever, « s’il y a un marché, il faut pouvoir le prendre », a noté Franck Sander, qui a salué le projet de la plateforme Terrajob, pour trouver une main-d’œuvre sans formations, localement. L’autre possibilité, « en lien avec les collectivités », concernerait l’embauche de migrants. Sur la réforme de la Pac, Franck Sander a précisé que « pour l’instant rien n’est gagné sur le couplage ». La Fédération a posé des pions et déposé une demande à Bruxelles. En outre, la gestion des risques évolue aussi dans le houblon. « Il s’agit de ne pas abandonner trop vite une culture à valeur ajoutée », a donc exhorté Jean-Paul Ulrich.   A lire aussi : « Bonne qualité, mais rendement en berne »

Publié le 23/02/2020

La session viticulture de l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) du 6 février, à Ostheim, a fait le point sur les travaux engagés dans le cadre du plan national dépérissement du vignoble (PNDV). La journée a également abordé l’émergence du virus du pinot gris et les essais de traitement par drone.

Un viticulteur, qui adapte la conduite de sa vigne en suivant l’ensemble des recommandations jugées les moins impactantes pour la santé de ses parcelles, a deux fois moins de chance que son collègue, qui garde ses habitudes, que ses ceps expriment des symptômes de maladies du bois (5 % contre 10 %). Voici le principal enseignement d’une étude copilotée par l’IFV et l’association des viticulteurs d'Alsace (Ava) avec l’objectif d’établir les liens entre les pratiques culturales et l’expression des maladies du bois. Un réseau de 73 parcelles d’auxerrois, de riesling et de gewurztraminer suivies depuis 2003 et 27 plus jeunes intégrées en 2019, a fourni la matière de l’analyse. « Les différences d’expression des symptômes entre parcelles peuvent s’expliquer par la différence des pratiques. Nous nous sommes intéressés à leur évolution entre 2003 et 2018 », rapporte Solène Malblanc de l’IFV Alsace. Dix variables ont été mises en évidence. Dans leur ordre d’importance : le millésime, le sol, le cépage, la propreté de la taille, l’entretien du cavaillon, la revendication dans une appellation, l’ébourgeonnage, l’âge de la vigne, l’épamprage, le respect du flux de sève. Un sol calcaire semble favoriser cette expression, un sol lourd à meilleure réserve hydrique la stimule moins sauf que si ce critère paraît pertinent en Alsace, il l’est moins en Suisse… Méfiance donc… Le gewurztraminer se montre plus sensible que le riesling. Les vignes entre vingt et trente ans sont les plus fragiles face aux maladies du bois. Les parades que le viticulteur peut mettre en œuvre s’appellent ébourgeonnage, travail du cavaillon, recépage, chicots laissés à la taille. D'ici 2021, l’étude visera à hiérarchiser les causes provoquant ces maladies et à calculer des indicateurs comme l’impact du recépage ou du temps de repos du sol entre arrachage et plantation. Mettre en terre des plants greffés irréprochables peut aider la vigne à accumuler plus de chances pour échapper à ces maladies. Comment s’assurer de la qualité de la soudure ? C’est là qu’intervient l’image obtenue par tomographe. Cet appareil analyse une plante sous toutes ses faces en prenant 1 400 images par individu. Il le reconstitue ensuite en 3D. La technique actuelle permet de se déplacer absolument partout dans l’intérieur de la plante afin d’en cibler les zones. Si elle est blanche, elle indique une bonne jonction entre porte-greffe et greffon. Une zone grise montre des vides et des nécroses préjudiciables à la qualité du plant. Les recherches menées dans le cadre de ce projet baptisé Origine se poursuivent en 2020 afin d’obtenir des indicateurs pour qualifier les plants, aider à leur tri et identifier les étapes critiques du greffage. Les pépiniéristes sont évidemment les premiers demandeurs à souhaiter utiliser une telle technique en routine. Une telle éventualité qui peut s’envisager avec une résolution moindre des images devra faire l’objet d’un développement séparé. Une campagne d’essais drone en 2020 en Alsace Une autre maladie est à avoir à l’œil ces prochaines années : le virus du pinot gris ou GPGV. Découvert (sur pinot gris) dans le nord de l’Italie en 2003, détecté en France en 2015, transmis par un acarien connu (colomerus vitis), il fréquente tous les cépages, tous les porte-greffes et les vignes sans faire de distinction d’âge. « Il est difficile à identifier. Il se confond aisément avec l’acariose et ce n’est que l’analyse en laboratoire qui le différencie du court-noué », détaille Céline Abidon du pôle IFV Alsace. Quand la maladie se déclare, de manière rare pour l’instant, elle déforme et décolore les feuilles, elle donne un aspect buissonnant à la végétation qui se rabougrit. Sur un cépage sensible comme la glera en Italie, les grappes se réduisent à un tiers de leur taille habituelle. Le GPGV a été repéré dans l’ensemble des bassins viticoles français soit dans 70 % des 117 parcelles suivies. 32 % des 1 763 pieds analysés étaient porteurs du virus. L’Alsace fournit dix parcelles à ce réseau. Des symptômes ont été confirmés en 2019 sur gewurztraminer à Kienheim et du chardonnay à Leimbach. La problématique du traitement aérien par drone a peu progressé en 2019. L’autorisation de mener des essais est arrivée trop tardivement pour permettre l’organisation en bonne et due forme de la campagne nationale Pulvedrone prévue dans des vignobles à plus de 30 % de pente en Bourgogne, vallée du Rhône et Alsace. Les contraintes, même pour traiter avec de l’eau colorée, n’ont rien arrangé. « Nous nous sommes contentés d’une première approche pour apprécier la diversité des situations », indique le coordinateur du projet Xavier Delpuech de l’IFV Rhône Méditerranée. Des traitements ont été effectués au stade 3-4 feuilles étalées en Bourgogne, en pleine végétation en juillet sur les deux autres sites. À Guebwiller, la contrainte de date d’essai imposée par les pouvoirs publics coïncidait avec une journée trop venteuse. Difficile donc de juger de la qualité du travail, inférieure à l’application de référence, feuillage et grappes, effectuée par un aéroconvecteur sur chenillette… 2020 sera l’unique campagne d’essais pour le projet alsacien EDVIG. Ses données techniques se cumuleront avec celles des résultats des programmes Pulvedrone et Droneviti qui seront menés en 2020 et 2021. Elles serviront à monter des dossiers qui seront évalués par l’ANSES avant leur étude par les Ministères de la Santé, de l’Agriculture et de l’Environnement. Au final, le préfet gardera le pouvoir d’interdire le traitement, s’il en décide ainsi…

Pages

Les vidéos