Bioéconomie
Faire du Grand Est un leader européen
Bioéconomie
Publié le 08/03/2020
Le salon international de l’agriculture a été le cadre de la signature d’une charte portant sur le développement durable des biocarburants en région Grand Est.
Cette charte s’inscrit dans le cadre plus large d’un des axes de travail stratégique de la Région Grand Est : le développement de la bioéconomie. Avec ses 3 Mha de surface agricole et ses 2 Mha de forêt, la région est naturellement assez gâtée pour devenir un leader en la matière au niveau européen. Déjà, rappelle son président Jean Rottner, la Région est celle qui produit le plus de biocarburants à partir de ressources locales. Elle est aussi la région qui compte le plus de méthaniseurs sur son territoire, souligne Philippe Mangin, vice-président de la Région. L’objet de la charte, qui comprend 23 actions, est donc de soutenir cette dynamique, en « favorisant toutes les synergies possibles, en rassemblant des acteurs pour les faire travailler de manière transversale », décrit Jean Rottner. En collaboration avec la Région Hauts-de-France, un comité a été mis en place. Une initiative qui sort donc, en plus, des sentiers classiques de l’État, souligne encore Jean Rottner. Rouler plus vert pour 1 € Concrètement, la Région Grand Est va injecter 0,50 Md€ sur cinq ans pour soutenir le développement de la bioéconomie sur son territoire, afin de créer un « effet de levier ». En outre, la Région va montrer l’exemple, puisque sa flotte automobile sera équipée pour rouler au biocarburant. La collectivité participera également à la création d’outils techniques et financiers à même de favoriser l’émergence de nouveaux projets de production de biocarburants, à la structuration de la filière et à l’accompagnement de son développement, en veillant à exploiter au mieux la complémentarité de l’ensemble des biocarburants dans le mix énergétique. Enfin, pour inciter les particuliers à investir dans des véhicules roulant au biocarburant, la région assure la gratuité de la carte grise, et subventionne le kit d’adaptation des véhicules essence au bioéthanol, qui ne coûte désormais plus que 1 €. Cas concrets La signature de cette charte a été l’occasion de mettre en lumière plusieurs initiatives qui illustrent l’utilisation des biocarburants dans le Grand Est. Ainsi Tereos a mis au point avec le constructeur de poids lourds Scania un camion qui roule au bioéthanol de betterave (ED95), et qui est utilisé pour transporter les betteraves jusqu’à leur usine de transformation. Le groupe Avril a développé Oleo100, une huile de colza qui alimente sa flotte de camions. Ce carburant de type B100 remplace le gasoil sur les véhicules diesel existant sans ou avec très peu de modifications du moteur, tout en permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 60 %. Pascale Gaillot, présidente du Conseil d’administration de la régie des transports des Ardennes a présenté un projet d’investissements pour 20 cars scolaires roulant au gaz naturel véhicule (GNV) d'ici 2021.












