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Publié le 21/04/2023

La Tournée des terroirs, imaginée par le Civa en collaboration avec les syndicats viticoles locaux, débute ce dimanche 23 avril à Scherwiller sur le lieu-dit Rittersberg. L’événement, organisé à l’occasion des 70 ans de la Route des vins d’Alsace, se poursuit jusqu’à la fin juillet.

Chaque dimanche du 23 avril au 30 juillet, la Tournée des terroirs va faire étape dans 15 lieux-dits de la Route des vins d’Alsace. Conçue par l’interprofession à l’occasion des 70 ans de la Route des vins d’Alsace, cette tournée vise à mettre en lumière la diversité incomparable des terroirs viticoles de la région. Les faire découvrir ou redécouvrir à ceux qui les connaissent déjà, mais aussi les faire parcourir, sentir, toucher, goûter : l’événement, qui se déroulera en plein cœur des vignes, repose sur une approche « immersive et pédagogique » des terroirs. Pour cette opération d’envergure, le Civa avait lancé un appel à candidatures auprès des professionnels alsaciens. 32 collectifs se sont manifestés. Au final, 15 candidatures ont été retenues. « Nous avions un cahier des charges assez strict par rapport aux sites et aux programmes proposés, explique Mathias Herqué, chef de projet de la Tournée des terroirs. C’est ce qui nous permis de trancher. » Les contraintes d’accès et d’espace, notamment, ont joué puisqu’il fallait trouver des lieux accessibles permettant d’accueillir entre 300 et 500 personnes, jauge fixée pour cette première manifestation œnotouristique « d’un autre genre ». Certains syndicats viticoles, comme à Wintzenheim ou Ribeauvillé, ont trouvé la parade : ils ont prévu d’acheminer les participants dans les vignes en navette ou par petit train depuis un parking. Une trame commune Si les animations proposées dans le cadre de la Tournée des terroirs varient d’un site à l’autre, chaque étape repose sur une trame commune alliant un volet détente et un volet découverte avec trois types d’ateliers différents. L’entrée est fixée à 5 €, quel que soit le site. Elle donne droit à un kit de dégustation comprenant un verre, un tour de cou et un carnet de dégustation, ainsi qu’à un forfait de dégustation de trois vins. Les visiteurs auront accès à un bar éphémère pour y déguster grands crus, vins de lieux-dits et appellations communales, ainsi qu’à un espace restauration proposant aussi bien des mets locaux que des spécialités du monde. L’ambiance décontractée sera de mise grâce à un espace détente et à une animation musicale assurée par un DJ. Des ateliers dégustation, d’approfondissement ou des ateliers « en mouvement », différents en fonction des lieux, permettront d’appréhender les particularités de chaque terroir. Ces ateliers, qui peuvent être gratuits ou payants, nécessitent une réservation préalable. Le 19 avril, aucun n’était encore complet, « mais le rythme des réservations s’accélère au fur et à mesure qu’on se rapproche de la date de l’événement », constate Mathias Herqué. À Scherwiller, première étape de la Tournée, les vignerons proposeront par exemple trois ateliers dégustation : autour de la communale de Scherwiller, autour du lieu-dit Rittersberg et un dernier axé sur les secrets du crémant d’Alsace. Un atelier d’approfondissement sur la minéralité des vins d’Alsace est organisé en parallèle, ainsi que deux ateliers itinérants « à l’assaut de l’Ortenbourg » et à la découverte des plantes comestibles qui peuplent les vignes. À Orschwihr, le 21 mai, ce sont les grands rouges du Bollenberg qui seront mis en avant tandis que les rieslings issus de ce même lieu-dit seront comparés à ceux provenant du grand cru Pfingsberg. À Molsheim, le 4 juin, une dégustation horizontale des vins de Molsheim sera suivie d’une verticale de grand cru Bruderthal. À Wuenheim, le 18 juin, un botaniste fera découvrir la flore endémique du grand cru Ollwiller. À Bergbieten, le 30 juillet, l’atelier « en mouvement » prendra la forme d’une balade cyclable à la découverte des vignes et des communes du fossé de Balbronn. Manifestation collective - elle associe 150 entreprises du vignoble -, la Tournée des terroirs se veut aussi un événement responsable. En favorisant les circuits courts, le recyclage et le réemploi des matériaux, le Civa et ses partenaires se sont fixé pour objectif de minimiser autant que possible l’impact environnemental de cette manifestation.

Publié le 21/04/2023

La 25e édition du Mondial des vins blancs s’est déroulée du 15 au 17 avril à Strasbourg. C’est un sylvaner surmûri du domaine Xavier Muller à Marlenheim, qui remporte le grand prix du jury. Un riesling et un muscat provenant d’Alsace s’adjugent chacun le trophée des vins secs dans leur catégorie.

Les vins d’Alsace figurent régulièrement au palmarès du Mondial des vins blancs. La 25e édition du concours ne déroge pas à la règle. C’est un vin du domaine Xavier Muller, à Marlenheim, qui obtient le grand prix du jury (lire article ci-dessous). Le vigneron, qui s’est lancé dans la bouteille il y a tout juste 20 ans, ne pouvait rêver meilleure récompense. Sa cuvée Émile 2020 obtient la meilleure note parmi les 660 échantillons présentés. Deux autres vins d’Alsace reçoivent le trophée « vins secs » dans leur catégorie respective : un muscat 2022 du domaine Ruhlmann fils à Scherwiller et un riesling grand cru Kirchberg de Ribeauvillé du domaine Bott frères à Ribeauvillé (lire encadré). Si l’Alsace est bien représentée sur les plus hautes marches du podium, les jurés ont aussi récompensé cinq vins de la République tchèque : c’est un chardonnay réserve 2018 élaboré par le domaine Vinarstvi AS, à Ratiskovice, qui remporte le prix Vinofed attribué au meilleur vin sec toutes catégories confondues (moins de 4 g/l de sucres résiduels) et le trophée « vins secs » dans sa catégorie. Le même domaine obtient le trophée « vins secs » pour trois autres vins : un pinot blanc 2019, un pinot gris 2018, tous deux élevés en barrique et un sauvignon réserve 2018. Un autre domaine tchèque s’adjuge la récompense dans la catégorie sylvaner, avec un vin de 2020. Si les plus hautes distinctions ont été dévoilées dès le lendemain du concours, il faudra attendre le 25 avril à 18 h pour connaître le nom des médaillés d’argent, or et grand or et des coups de cœur. Ils seront publiés sur le site internet du concours. Tous les médaillés seront ensuite référencés sur la plateforme winesearcher.com. Ce référencement, ainsi que la mise en avant sur le site du concours et les réseaux sociaux, contribuent à la notoriété des vins récompensés. Rappelons que le nombre de médailles décernées ne peut dépasser 30 % des échantillons, selon les normes de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), qui patronne le concours depuis douze ans. 25 nationalités différentes Pour cette 25e édition, les organisateurs ont fait appel à des jurés de 25 nationalités différentes. Les dégustations ont donné lieu à des échanges riches, nourris, entre participants, dont certains sont devenus des habitués. Au niveau des échantillons, les organisateurs ont constaté une recrudescence des vins d’Espagne, et une présence toujours forte des vins européens (France, Italie, Suisse, Portugal). Pour la seconde fois, Strasbourg Events avait ouvert les portes du concours gratuitement à l’Ukraine, qui proposait une vingtaine d’échantillons. Deux expertes ukrainiennes figuraient également parmi les jurés. Une façon de soutenir la viticulture de ce pays meurtri par la guerre. Au salon des vins un temps envisagé dans le prolongement du concours, les organisateurs ont finalement préféré un programme de onze masterclass. Ouvertes aux professionnels et aux amateurs éclairés, celles-ci étaient consacrées à des thèmes aussi variés que les vins du Texas, le terroir de Tokaj ou les vins blancs et sakés du Japon. La masterclass sur le grand cru Rangen de Thann, animée par Serge Dubs, meilleur sommelier du monde 1989, a fait le plein de participants. Le classement récent de ce terroir parmi les douze meilleurs au monde par la revue Decanter n’est sans doute pas étranger à ce succès.

Publié le 20/04/2023

Pour la première fois, l’association de promotion commune des marques alimentaires Savourez l’Alsace et Savourez l’Alsace Produit du Terroir a tenu une assemblée générale le 12 avril à la Maison de l’Agriculture à Schiltigheim. Au programme : rapport des actions menées et retour sur la performance des marques locales.

« Malgré les crises de ces dernières années, un élément ressort, c’est le consommer local. Savourez l’Alsace et Savourez l’Alsace Produit du Terroir, c’est consommer des produits de nos entreprises alsaciennes et si possible avec des matières premières agricoles alsaciennes », lance Sébastien Muller, coprésident de l’Aria Alsace. Depuis près de dix ans, les deux marques alimentaires ont la même volonté : valoriser l’Alsace. Leur célèbre logo permet d’augmenter la visibilité des produits locaux alsaciens et de les assimiler à un gage de qualité. Mais ce n’est pas tout. Les marques participent à de nombreux événements, notamment au Salon international de l’agriculture à Paris, qui a été un succès promotionnel. « C’est une opération réussie, une vraie place à l’Alsace a été donnée. Je ferai en sorte que la CEA ait le même budget pour l’année prochaine. On peut anticiper davantage pour que l’Alsace soit encore plus rayonnante au salon », affirme Catherine Graef-Eckert, vice-présidente de la Collectivité européenne d’Alsace. L’Alsace, championne de France du consommer local Les pâtes Grand’Mère, les cafés Sati ou encore l’eau Carola : les Alsaciens sont attachés à leurs marques et produits locaux. « L’Alsace est une région très identitaire, elle est la championne de France du consommer local », lance Emily Mayer, directrice des études Circana. Dans le Bas-Rhin, 8,2 % des ventes dans les supermarchés sont des produits locaux, contre 7,1 % dans le Haut-Rhin. La moyenne nationale atteint quant à elle les 2,1 %. L’association Savourez l’Alsace et Savourez l’Alsace Produit du Terroir se félicite de ce score, mais elle ne manque pas de relativiser. « Plus de la moitié des catégories en grandes surfaces en Alsace ont une réponse locale. C’est une fierté, mais il faut faire attention aux risques éventuels de désindustrialisation et d’abandon. Je pense notamment à la brasserie Fischer de Schiltigheim qui a disparu », explique Philippe Goetzmann, expert commerce de détail et alimentaire. « On peut faire encore mieux » Pour rester dans cette belle lancée, l’association de promotion des marques alimentaires compte bien mettre les bouchées doubles l’année à venir. « Notre ambition, c’est toujours plus de visibilité, augmenter notre nombre d’adhérents et de produits alsaciens accrédités. Et bien sûr, on accompagnera toujours les entreprises à la mise en avant des marques et des logos », dit Régis Huss, directeur d’Alsace Qualité et vice-président de la Chambre d’agriculture Alsace. Lors de cette assemblée générale, les membres ont vu encore plus loin. « On peut faire encore mieux, je le sais. Aujourd’hui, on fait le maximum pour promouvoir la marque en Alsace mais il faut aussi la promouvoir hors Alsace. C’est un vrai pas à faire, il faut porter l’Alsace en dehors des frontières », conclut Catherine Graef-Eckert.

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