A la une

Concours de jugement des animaux du Bas-Rhin

Caroline Goos et Alexandre Wendling terminent premiers

Publié le 19/05/2023

Les deux vainqueurs représenteront le Bas-Rhin au concours de jugement des animaux par les jeunes, l’an prochain à Paris. Rendez-vous au prochain Salon international de l’agriculture.

En race prim’holstein, c’est Caroline Goos, de Blaesheim, qui a remporté le concours de jugement des animaux par les jeunes, samedi dernier à Brumath. Deuxième des trois sœurs Goos, la jeune étudiante de 19 ans participe au festival de l’élevage de Brumath depuis l’âge de 11 ans. Elle s’est inscrite au concours de pointage avec une petite appréhension, celle de ne pas « être à la hauteur de sa sœur » Marie, qui a déjà été sélectionnée deux fois pour la finale du concours à Paris. La voici donc rassurée, et doublement rassurée puisqu’elle s’est aussi classée championne réserve au concours des jeunes présentateurs dans la catégorie « séniors », un titre équivalent à la deuxième place. De quoi donner la larme à l’œil à son père, Frédéric Goos, éleveur à Blaesheim. En race charolaise, Alexandre Wendling, de Dauendorf, se classe premier du même concours. En seconde au lycée agricole d’Obernai, le lycéen de 16 ans avait déjà participé l’an dernier à l’épreuve, sans remporter de prix. Celui qui se destine à reprendre la ferme familiale par goût des animaux et parce que dans le métier d’agriculteur, « il n’y a jamais de routine » n’était pourtant a priori, pas un familier des races à viande : ses parents sont à la tête d’une ferme de 90 vaches laitières. Mais il s’est laissé guider par les explications données au début de l’épreuve par Eric Lukatschewitsch, technicien en races allaitantes chez Elitest. 32 candidats, dont quelques-uns venus de la Moselle voisine, participaient cette année à ce concours de jugement des animaux par les jeunes organisé par les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Avant de se lancer dans l’évaluation d’une primipare prim’holstein, ils ont pu se familiariser avec les critères de jugement spécifiques aux races laitières, en particulier ceux relatifs à la mamelle, à la capacité laitière, à la solidité du bassin et aux membres, ainsi qu’à la morphologie. Laurélie Martin, technicienne chez Prim’holstein France leur a expliqué l’importance des différents postes, ainsi que le système de notation, basé sur une grille de 1 à 9. L’exercice consistait à se rapprocher le plus possible du pointage réalisé par la technicienne. En race charolaise, Eric Lukatschewitsch a détaillé tous les postes à incidence économique à considérer à partir d’une génisse charolaise de presque trois ans : développement musculaire, développement squelettique, aptitudes fonctionnelles notamment. Durant la soirée, Yannis Baltzer, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a remis leurs prix aux cinq premiers candidats dans chaque catégorie. Caroline Goos et Alexandre Wendling représenteront le Bas-Rhin à la finale de jugement des animaux par les jeunes, l’an prochain au Salon de l’agriculture à Paris.

Publié le 18/05/2023

Tous les dimanches jusqu’au 30 juillet, la Tournée des terroirs fête les 70 ans de la Route des vins dans toute l’Alsace. Le 14 avril, le festival a fait sa quatrième étape à Nothalten. L’occasion de (re) découvrir le grand cru Muenchberg et d’en savoir un peu plus sur les travaux de la vigne.

Ils étaient nombreux à venir profiter du paysage viticole et du soleil le dimanche 14 avril à Nothalten. Lors de cette journée organisée par le Civa, le village alsacien a pu mettre en valeur son terroir de référence, le grand cru Muenchberg, d’une superficie de 17,70 hectares. L’histoire de ce vignoble à la forme d’amphithéâtre ne date pas d’hier. « Le Muenchberg, dit la colline des moines, se trouve à côté de l’abbaye Baumgarten. Les moines cisterterciens, dès le XIIe siècle, y cultivaient la vigne », lance Armand Landmann, vigneron à Nothalten. Essentiellement planté de riesling, il s’agit d’un terroir sableux, caillouteux et volcanique. « Les deux roches qui sont dans le Muenchberg, le volcanique sédimentaire et le grès sont deux types de minéraux qui donnent deux directions aromatiques. Le grès donne la finesse au vin, et le côté volcanique, lui, donne la puissance », continue Armand Landmann. Comment se porte le Muenchberg à ce stade de l’année ? Les travaux d’hiver sont finis, la vigne a bien lancé son cycle à Nothalten. Actuellement, l’objectif des vignerons est de maîtriser la charge du pied de la vigne et de bien répartir le feuillage, afin d’accueillir dans les meilleures conditions possibles le raisin. « En ce moment, on regarde les inflorescences de nos futures grappes, ça se présente bien. Mais c’est un marathon jusqu’aux vendanges. On est passé à travers des gelées cette année, mais on peut avoir la grêle et la sécheresse. Tant que les raisins ne sont pas récoltés, on n’est jamais l’abri », dit Nicolas Metz, coopérateur bio pour Wolfberger. Des couverts végétaux Dans les 17,70 hectares du Muenchberg, les vignerons travaillent chacun à leur manière. Certains utilisent le désherbage, mais d’autres ont choisi d’ajouter des couverts végétaux entre les rangs des vignes. Comme Nicolas Metz, qui utilise la féverole, le pois mais aussi la céréale. Ces plantes font guise d’engrais et nourrissent la vigne. « C’est un peu le joker des vignerons », lance-t-il. Dans les 15 prochains jours, les cultures vont être roulées par un rouleau hacheur de type Rolofaca. Une technique qui apporte de nombreux bénéfices, notamment en période de sécheresse. « Le paillage que l’on roule, cela fait un matelas qui garde l’humidité entre les vignes. L’été dernier, on a vu une différence de 25 à 30 degrés entre le sol et la culture roulée. Après, la finalité, c’est toujours la même : faire des beaux raisins ! » s’exclame Nicolas Metz.

Festival de l'élevage de Brumath. Concours prim’holstein

Un podium haut-rhinois et un podium bas-rhinois

Publié le 17/05/2023

Quelque 90 animaux se sont succédé dans le ring sous l’œil aiguisé du juge belge Gilles Jonette. C’est Tulipe de l’EARL Oser Bernard à Biederthal, qui est sacrée grande championne de ce concours. Sa réserve, Midali Tina du Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut, est également haut-rhinoise. Mais le Bas-Rhin remporte le concours junior, avec Tess Red, de la SCL Goos à Blaesheim, et sa réserve Thelma, du Gaec Losser à Mussig.

Le cortège d’officiels n’a pas encore fini de quitter le ring de présentation que les premières jeunes génisses s’avancent. Lavées, lustrées, coiffées, elles font plaisir à voir. Gilles Jonette décrit une première section « assez hétérogène », mais après avoir scruté les génisses sous toutes les coutures, sa championne est « évidente » : il s’agit de Thelma du Gaec Losser à Mussig, pour son « caractère laitier et la qualité de ses membres ». Dans la « très belle classe » de génisses de la section 2, « quatre animaux se démarquent », estime Gilles Jonette, qui finira par porter son choix sur Tess Red de la SCL Goos à Blaesheim, une jolie rousse qui se démarque par « son très bon format, son ouverture de côtes, et ses très bons membres ». La section 3 est assez hétérogène aussi. C’est Tep Lays du Gaec Urban à Berstett qui remporte les faveurs du juge. « Elle a plus de caractère laitier », justifie-t-il. Mais Taie, du Gaec de la Cigogne à Wolfisheim, la talonne avec « sa puissance et le parallélisme exceptionnel de ses pattes arrière ». Avec la section 4, la dernière du championnat junior, la tension monte d’un cran. Gilles Jonette finit par préférer Truffe TH, du Gaec Tilleul Holstein à Traubach-le-Bas, pour « son ossature fine et ses très bons membres », confirmant ainsi que ce critère est primordial pour lui dans le classement des animaux. Puis, les deux premières de chaque section reviennent dans le ring, sous les encouragements du public, pour que le juge désigne sa championne et sa réserve. Il les scrute à nouveau sous tous les angles, en fait sortir quatre, en garde quatre autres : le suspense est à son comble ! Enfin, il lance le jingle et s’élance vers Tess Red pour la désigner championne puis vers Thelma, qui sera sa réserve. Son choix a été dicté par « la solidité et les membres exceptionnels » de ces jeunes génisses. Des choix parfois compliqués Après une petite pause consacrée au concours de la race jersiaise (sur lequel nous reviendrons dans une prochaine édition), les prim holstein reviennent, pour le championnat des seniors, consacré aux génisses plus âgées. Les génisses de la section 5 entrent dans le ring, et le juge poursuit son travail d’évaluation des membres, de la morphologie, du dessus, il observe la puissance, la largeur de poitrine… Finalement, son choix se porte sur Tulipe de l’EARL Oser Bernard à Biederthal, « une génisse très laitière, qui se démarque des suivantes par la solidité de son paturon ». La section 6 est composée de génisses de 13 à 15 mois. La préférée du juge est Midali Tina du Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut, pour « ses excellents membres, son bon rapport entre sa taille et sa largeur de poitrine, et son bon espace intercostal », mais les deux suivantes ne sont pas très loin et « même la quatrième aurait pu faire partie du lot », apprécie Gilles Jonette. Dans la section 7, les génisses ont entre 15 et 18 mois. Pour le juge, deux animaux se distinguent : Beverly de l’EARL des Trois Chênes à Donnenheim et O’Lacs Aria de l’EARL Des Lacs à Puttelange-aux-Lacs. La première est « très puissante », ce sont « sa soudure du dessus et l’inclinaison de ses cotes qui font la différence ». Dans la huitième et dernière section, Gilles Jonette distingue Riedill Souci de l’EARL Wollenburger à Bindernheim. Avec « sa largeur, sa solidité, l’ouverture de ses cotes », c’est « une gagnante évidente ». Comme précédemment, les deux premières de chaque section reviennent dans le ring sous l’œil concentré des présentateurs, qui font tout pour présenter les génisses sous leur meilleur jour : un placement de queue par ci, une rectification de la ligne de dos ou de position de patte par là… Gilles Jonette fait durer le suspense : il retient quatre animaux, pour « leurs bons membres et leur dessus solide », et en fait sortir quatre. Enfin, il s’élance et tape la croupe Tulipe, puis de Midali Tina. Les deux présentateurs laissent éclater leur joie et se congratulent. Il ne reste plus au juge qu’à départager Tess Red, la championne junior, de Tulipe, la championne senior. Ce sera finalement Tulipe, car c’est un animal « puissant, qui se déplace aisément, qui n’est pas extrême et qui a donc tout pour bien vieillir ». Clic clac on immortalise les vainqueurs avec les photos d’usage, et le concours est fini, il faut laisser la place aux enfants et aux veaux !

Pages

Les vidéos