Pratique

Alsace Destination Tourisme

Le goût à la fête !

Publié le 19/09/2018

Du 21 au 23 septembre l’Alsace va célébrer la gastronomie, à l’unisson avec l’ensemble des régions de France pour la 8e édition de cette fête, rebaptisée Goût de France.

Depuis 2011, année de l’inscription du repas gastronomique français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, la France fête la gastronomie. L’Alsace s’est inscrite dans cette manifestation nationale depuis 2015. Le programme de cette fête, rebaptisée « Goût de France » a été présenté le 11 septembre au Club de la presse à Strasbourg par Vincent Debès, président délégué d’Alsace Destination Tourisme (ADT), en présence de Jacqueline Balzer, présidente de la Fédération des bouchers-charcutiers-traiteurs d’Alsace, Patrick Fulgraff, vice-président des Étoiles d’Alsace, Christelle Paris, conseillère municipale déléguée de Schiltigheim, et des représentants des Offices de tourisme des vallées de Munster et Kaysersberg. Du 21 au 23 septembre, cette fête va se décliner sur le thème du « goût dans tous ses sens », avec un programme d’animations variés, du nord au sud de l’Alsace. Et valorisant « le savoir-faire des acteurs du bien manger, de la production à la transformation », a déclaré Vincent Debès. Sur les quais, au Scilt, aux Deux Rives Il a ensuite évoqué quelques-uns des 50 événements phares de cette nouvelle édition, déclinée dans près de 60 lieux différents. À Strasbourg, le syndicat des Brasseurs d’Alsace va s’installer sur le tout nouveau quai des Bateliers avec sa manifestation Au gré des bières… au fil de l’eau, le vendredi 21 septembre à partir de 16 h, et le samedi de 11 h à 22 h. Outre la découverte d’une soixantaine de bières d’une vingtaine de brasseurs, les amateurs pourront participer à une visite conférence, le vendredi à 16 h et à une déambulation brassicole, histoire et anecdotes, le samedi à 15 h. Elle sera animée par Véronique Herbreteau. Une petite restauration sur les quais sera assurée par les producteurs de la Nouvelle Douane. Inédit, le Village de la gastronomie va prendre ses quartiers à Schiltigheim aux Halles du Scilt, le samedi 22 septembre de 11 h à 18 h. En plein cœur historique, maîtres restaurateurs, chefs et restaurateurs vont magnifier les produits locaux, des recettes à déguster au prix de 2 €. Ce sera « plus intimiste que place Broglie », a souligné Jacques Eber, maître restaurateur, mais cela « permettra de mieux communiquer avec le public ». À proximité de Strasbourg, le Street bouche festival revient au Jardin des Deux Rives les samedi et dimanche, où talents régionaux se mêleront aux terroirs d’ailleurs. Les chefs de l’association Étoiles d’Alsace, quant à eux, vont poursuivre cette fête de la gastronomie avec les bouchers-charcutiers-traiteurs jusqu’au 28 octobre avec l’opération « Haut les bas morceaux » (lire ci-dessus). « Ils vont apporter leur grain de folie à l’expertise des bouchers dans leurs recettes », a précisé Jacqueline Balzer. « C’est un vrai challenge à relever et un grand plaisir », a ajouté Patrick Fulgraff. Raifort, choucroute, carpe frite, sur tout le territoire les produits régionaux seront à l’honneur, dans une mise en avant de « l’ensemble de ces savoir-faire » pour mettre les goûts d’Alsace à la fête !

Partenariat Groupama - CAAA

Un équipement qui peut sauver des vies

Publié le 19/09/2018

Limiter le risque d’accidents de la circulation impliquant des engins agricoles sur les grands axes routiers, tel est le but de la convention qu’ont signée les Caisses d’assurance accidents agricoles alsaciennes et Groupama Grand Est, lundi dernier à la foire européenne de Strasbourg.

Tous les quatre ans, un accident mortel se produit en Alsace, à l’occasion d’une collision impliquant une percussion de l’attelage par l’arrière. C’est le triste bilan qu’a dressé Jean-Michel Habig, président de la Caisses d’assurance accidents agricole (CAAA) du Haut-Rhin et du GIE 3 CAAA. La RN83, sur le tronçon entre Colmar et Burnhaupt, est souvent le théâtre de telles tragédies. Les tracteurs agricoles attelés d’une remorque ou d’une benne circulent à petite vitesse sur cette route à quatre voies, et ils sont percutés par des voitures, des fourgons ou, pire encore, des camions, dont les conducteurs n’ont pas réussi à adapter leur vitesse à temps… Ou ont réagi trop tard parce que leur attention était détournée par un « distracteur », téléphone mobile, ou même vidéo, dans certains cas. Mais d’autres axes sont concernés. « C’est un problème épineux, dans notre région où il y a une forte densité de routes », a ajouté le directeur de la CAAA du Haut-Rhin, Philippe Pétry. Suite à un accident survenu à un tracteur viticole du domaine Cattin à Vœgtlinshoffen, le député Jacques Cattin a sensibilisé le préfet du Haut-Rhin à ce problème. Ce dernier a contacté la Chambre d'agriculture d’Alsace qui s’est mise en relation avec la Caisse d’assurance accidents agricole du Haut-Rhin. La réflexion engagée a abouti à l’élaboration d’un équipement de sécurité, une bâche étanche et souple qui s’attache par des aimants, des sangles ou des tendeurs sur n’importe quel type d’attelage et est alimentée en électricité par des piles autonomes. Cet équipement a été soumis pour validation à une équipe de l’IUT Hygiène sécurité environnement de l’Université de Haute Alsace, a expliqué Philippe Pétry. « Il n’a pas pour but de se substituer au dispositif réglementaire, comme le gyrophare, mais d’accroître la lisibilité à l’arrière de l’attelage agricole. » Cet équipement est fabriqué par une entreprise locale, Est Signalisation à Niederhergheim. Son prix est de 260 € HT, mais il n’en coûte en réalité que 50 € à l’agriculteur, grâce aux subventions accordées par différents organismes : 55 € pour les CAAA du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, 50 € pour la préfecture du Haut-Rhin - celle du Bas-Rhin devrait lui emboîter le pas - et 55 € pour Groupama Grand Est au titre de sa politique de prévention. C’est le but de la convention qui vient d’être signée entre Rémy Losser, président de la Fédération Alsace de Groupama Grand Est, et Michel Habig, président de la CAAA du Haut-Rhin, lundi dernier sur l’espace agricole de la foire européenne de Strasbourg, en présence de Denis Ramspacher, président de la CAAA du Bas-Rhin.

Publié le 18/09/2018

À la soirée de rentrée du Conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, son président, a annoncé les priorités de la collectivité pour les semaines et les mois à venir. Et appelé à un grand rassemblement pour l’Alsace.

« La fierté de la République, c’est d’être à l’écoute de tous ses habitants, de tous ses territoires. Et c’est en rendant aux territoires la capacité d’agir, le droit et les moyens pour le faire, que nous restaurerons la confiance. De même, c’est en développant les territoires que nous redonnerons à la République son énergie fondamentale », a exposé Frédéric Bierry, président du Conseil départemental aux nombreux représentants des mondes politique, économique et associatif réunis pour la soirée de rentrée de la collectivité, jeudi 6 septembre à Strasbourg. Depuis trois ans, le Conseil départemental du Bas-Rhin œuvre pour « apporter des réponses concrètes » aux problèmes qui se posent sur son territoire et en particulier « un vrai accompagnement de proximité à ceux qui sont exclus », précise Frédéric Bierry. Dans un contexte de baisse sans précédent des contributions de l’État, la stratégie retenue a d’abord consisté à redresser les finances de la collectivité et à refondre 80 % de ses politiques. Ces orientations, souligne son président, ont permis de baisser les dépenses de fonctionnement et de réduire le stock de la dette, sans augmenter les impôts. La preuve, selon lui, qu’« un nouveau modèle d’action publique est possible ». 12 000 remises à l’emploi depuis 2015 Dans le domaine de l’emploi, le Conseil départemental a fait le choix de « faire confiance aux employeurs » et Frédéric Bierry se targue de « 12 000 remises à l’emploi depuis 2015 », avec le concours de l’Adira. Cette politique des « circuits courts de l’emploi » a associé un grand nombre d’élus, mais aussi d’associations. Pour les semaines à venir et pour l’année 2019, le président de la collectivité bas-rhinoise annonce trois priorités : « Construire un territoire 100 % inclusif pour les personnes handicapées ; poursuivre les politiques en faveur d’une jeunesse épanouie, engagée et prête pour la vie d’adulte » et lancer un plan d’urgence en faveur des Ephad, Frédéric Bierry estimant que la situation actuelle de ces établissements est « inadmissible ». Ce que le Département du Bas-Rhin a fait - trouver des solutions « efficaces et humaines » en partant des territoires - la future collectivité d’Alsace pourrait le faire à une échelle plus large encore, estime son président. Alors que la ministre Jacqueline Gourault a annoncé sa venue en Alsace pour consulter les élus sur l’avenir institutionnel de l’Alsace, Frédéric Bierry rappelle son engagement à faire en sorte que « l’Alsace redevienne une réalité institutionnelle et politique ». Cet engagement, prononcé voici deux ans, a pu prêter à sourire, mais il a été pris, rappelle l’élu, pour faire face à « une situation grave et périlleuse », celle née d’« une décision creusant encore plus le fossé entre nos concitoyens et leurs élus ». Une première étape franchie « Ce que nous voulons, c’est faire naître une nouvelle forme d’action publique, insiste Frédéric Bierry, considérant qu’une première étape a été franchie avec la mobilisation d’un grand nombre d’Alsaciennes et d’Alsaciens, d’élus, de chefs d’entreprise. » Mais, a-t-il convenu, il reste du chemin à parcourir pour dessiner les contours d’une « collectivité véritablement européenne au service de la vie quotidienne de tous les citoyens ». C’est pourquoi il a appelé à un grand rassemblement pour l’Alsace.

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