Pratique

Chanteuse et conseillère musicale

Christel Kern au four et au moulin

Publié le 06/09/2018

C’est Christel Kern qui a été chargée de la programmation musicale de la foire européenne de Strasbourg. De nombreux artistes régionaux, comme Jérémie Clamme, Naweel’K ou Antoine Galley, se produiront chaque week-end, du vendredi au dimanche soir, sur la Place des animations.

Née en 1976 en Moselle, Christel Kern a toujours rêvé de devenir chanteuse. À force de persévérance et de travail, son rêve est devenu réalité. Après avoir effectué ses premiers pas comme chanteuse dans différents orchestres, elle crée son premier spectacle en 2003, « Mon K barré », liant ses deux passions, le théâtre et le chant. Dès lors, elle récidive avec « On va se faire la malle », « Titi de Paris » et « Accordéons nos voix », des spectacles où les chansons des années folles tiennent une grande place. En 2012, elle crée son concert live « Ma vie en rose » avec un répertoire de chansons aux influences swing jazz. En 2013, elle se tourne vers le théâtre musical, avec la création de la pièce « BetiZ’Boup », qui rencontre un vif succès au festival d’Avignon. Depuis 2015, elle collabore à l’émission « The Voice » sur TF1. Elle est notamment chargée du casting des présélections régionales. Ce n’est donc pas un hasard si, dimanche 9 septembre, le casteur de l’émission, Bruno Berberès sera face à la scène pour sélectionner les prochains candidats qui passeront sur TF1. En juillet dernier, elle s’est produite sur la Place Kléber à Strasbourg, avec la complicité des vignerons de la Couronne d’or, à l’occasion de la sortie de son dernier album, « Le 25 Tour » qui marque ses 25 ans de carrière. Samedi 8 septembre à 20 h, elle quittera son rôle de conseiller musical pour se produire sur la scène musicale de la foire européenne de Strasbourg.

Publié le 06/09/2018

Belle rentrée à l’EPLEFPA d’Obernai, avec des effectifs stables, et de nombreux projets, tant au niveau des infrastructures, que pédagogiques ou techniques, en cette année qui est aussi celle du cinquantième anniversaire de sa création.

Les établissements agricoles d’Obernai et Erstein accueillent en cette rentrée 2018 deux nouveaux directeurs adjoints. À Obernai, Sylvain Ferreira, professeur de mathématiques au lycée agricole de Chambéry, remplace Gilles Cadieu, qui a rejoint le CFA de Rouffach. À Erstein, Franck Lehmann, issu de l’École nationale des industries du lait et des viandes en Haute-Savoie, succède à Francis Oury, parti à Charleville-Mézières. Au niveau des filières et des cursus, pas de changements, si ce n’est que les équipes éducatives travaillent à la mise en place progressive de la réforme du baccalauréat. Globalement les effectifs sont stables, avec 432 élèves et étudiants au lycée agricole d’Obernai. Au Centre de formation d’apprentis, où le recrutement était encore en cours cette semaine, les effectifs devraient s’établir entre 370 et 380. Le recrutement est bon sur l’ensemble des filières, notamment en bac pro Agroéquipement, Cheval et Aménagements paysagers, précise Thierry Girodot, proviseur de l’EPLEFPA. Ce sont des filières porteuses en termes d’emploi. « À la mise en place du bac pro en trois ans, les maîtres d’apprentissage ont eu quelques réticences, mais aujourd’hui, ils n’hésitent plus à recruter un jeune qui démarre sa formation à partir de la 2nde. » Au Centre de formation professionnelle et de promotion agricole, 115 stagiaires en formation longue diplômante sont inscrits. Petite déception en revanche, au lycée professionnel d’Erstein, qui voit ses effectifs légèrement s’éroder, avec 140 élèves qui ont fait leur rentrée. « La filière Services aux personnes perd une vingtaine d’élèves », indique Thierry Girodot. Il l’explique par l’ouverture de bacs similaires dans les filières de l’Éducation nationale. « Il va falloir faire à nouveau la promotion de cette filière solide, qui offre de bonnes perspectives d’emplois. » Un nouvel atelier agroéquipement La Région a voté la réfection de l’atelier agroéquipement du lycée agricole d’Obernai, annonce Thierry Girodot. Le bâtiment de 1 000 m2 sera reconstruit au sein de l’exploitation. Ces travaux, qui devraient durer deux ans, représentent un investissement de 885 000 euros (HT), entièrement financé par la Région. En ce qui concerne les projets pédagogiques, le CFA va expérimenter le « Sas Apprentissage », une structure qui permet d’accompagner les jeunes en décrochage scolaire, suivis par les missions locales. L’objectif est de les aider pour leur orientation professionnelle, dans leurs démarches administratives pour les contrats d’apprentissage, et de leur proposer une remise à niveau, afin qu’ils puissent poursuivre leur parcours. Cette expérimentation, qui bénéficie également du soutien du Conseil régional, se fait en collaboration avec d’autres CFA, afin de couvrir plusieurs secteurs d’activité. L’exploitation du lycée agricole d’Obernai va mener cette année deux projets techniques. Le premier porte sur la valorisation des digestats de méthanisation sur les sols et les cultures, avec étude des impacts environnementaux sur l’air et l’eau. Il va démarrer cet automne avec la pose de bougies poreuses. Par ailleurs, des haies vont être implantées sur une parcelle convertie en bio. La première haie, qui sera installée cet automne, a pour mission d’isoler la parcelle bio d’une autre conduite de manière conventionnelle. Au printemps, des haies intraparcellaires permettront de délimiter sept parcelles de rotations de cultures. Il s’agira d’observer comment évoluent la biodiversité et la qualité des sols. L’exploitation poursuit son partenariat avec le magasin Leclerc dans le cadre de la vente directe de taurillons gascons. Enfin, la première « promo » datant de 1968, le lycée agricole d’Obernai fête cette année son cinquantenaire. « Nous avons prévu de célébrer l’événement le 3 mai 2019 autour de la thématique : l’agriculture il y a 50 ans, l’agriculture aujourd’hui, l’agriculture dans 50 ans. »

Tracteur pulling

Une histoire de famille

Publié le 31/08/2018

Deux équipes de tracteur pulling ont montré leur savoir-faire sur la piste de la finale départementale de labour, dimanche dernier à Niederaltdorf. L’occasion de découvrir un univers de mécanos méconnu.

Le moteur rugit, pire qu’un avion au décollage. La chaîne se tend. Le commissaire de piste agite le drapeau vert. C’est parti. Le dragster se dresse sur ses roues arrière et tire l’énorme poids de la remorque accrochée derrière lui. Il avale les 100 mètres de terre battue en quelques secondes et s’immobilise dans un nuage de poussière. Mission accomplie. « Allez les Alsaciens, on applaudit Linda ! » Au micro, Nathalie Dubaux, présidente de la très sérieuse Fédération du tracteur pulling français, harangue les spectateurs, dimanche, sur fond de musique pop. La patronne est arrivée la veille de Tours avec son matériel, sur invitation des Jeunes Agriculteurs de Haguenau. Une équipe française et une hollandaise l’ont rejointe avec quatre tracteurs. Au programme : trois démonstrations de leur discipline. Les engins doivent tirer une énorme remorque sur 100 m. Celui qui arrive le plus loin a gagné. Mais ces machines n’ont pas grand-chose en commun avec un tracteur classique. Imaginez. Une deux-chevaux 1971 trafiquée de 5 m de long. Une Ford Capri de 1 800 ch. Un monstre d’origine inconnue avec une puissance de 3 500 ch. Et leurs noms restent tout aussi éloignés de l’ambiance champêtre : « No Illusion », « French & Furious », « Flash Power ». C’est sûr, il flotte un parfum d’Amérique entre les camions des différentes écuries. Mais alors quel rapport avec l’agriculture ? « Le tracteur pulling a commencé dans les années 1920 avec des courses de chevaux de trait aux États-Unis », explique Nathalie, tee-shirt et casquette aux couleurs de la fédération. Avec la mécanisation, les engins agricoles remplacent les bêtes de somme. Les années 1970 voient l’apparition des premières machines trafiquées et des premiers clubs. La discipline débarque en France à la même époque. Au final, sur la vingtaine d’équipes françaises, aucun agriculteur. « Ce sont surtout des mécanos », précise Nathalie, elle-même secrétaire médicale dans la vraie vie. « Ils ont appris à me craindre » Car la mécanique reste la base de la discipline. D’autant plus que les équipes construisent elles-mêmes leurs engins. Un hobby très coûteux. En France, les plus gros tracteurs peuvent chiffrer jusqu’à 100 000 €. Les clubs recourent au mécénat et se partagent les recettes de leurs courses. « On est un des rares sports à se faire rémunérer pour nos déplacements », précise Nathalie Dubaux. Mais ces revenus suffisent à peine à rembourser les frais. Au final, « personne n’en vit, toutes les équipes sont amateurs ». Un sport passion donc. Chronophage aussi. Pilotes et techniciens sillonnent les fêtes rurales de France tous les week-ends de l’été. Mieux vaut avoir un entourage compréhensif. « Le tracteur pulling, c’est une histoire de famille, confie Nathalie. On passe trop de temps sur la route. » Elle connaît son sujet. La preuve, son mari conduit la remorque sur la piste. Près de son camion de transport, la pilote Linda Jonkman confirme. « Toute ma famille est à fond, mon mari est pilote et mes deux fils sont nés avec une clé à molette dans la main. » En arrière-plan, son plus jeune rejeton, une dizaine d’années, voltige sur son quad. Linda est une sommité dans le milieu. Cette Néerlandaise, seule femme pilote du continent, a remporté le championnat d’Europe en 2016. Elle porte un regard particulier sur son sport. « À mes débuts, en 2006, les concurrents pensaient qu’une femme ne pouvait pas vraiment piloter, se souvient-elle. Ils ont appris à me craindre. » Machiste le tracteur pulling ? Pas plus que dans d’autres domaines dits masculins, selon cette gérante d’une usine de peinture industrielle dans la région de Rotterdam. « On est tous amis, j’adore venir en France, on forme une grande famille. » Mais demain, retour à la réalité pour Linda et sa troupe. « On a dix heures de route et on doit arriver à l’heure pour l’école et le travail. » Une semaine de vie rangée avant de repartir sur les pistes en quête de sensations fortes.

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