Pratique

Stand commun Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, Mutualité sociale agricole d’Alsace, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin

Bouge, joue, apprécie

Publié le 06/08/2018

« Bien manger, bien bouger » est le thème du stand de la Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin. Le choix de cette thématique n’est pas étranger à l’arrivée d’un nouveau partenaire : la Mutualité sociale agricole d’Alsace (MSA).

« Nous profitons de l’arrivée de la MSA sur le stand pour orienter notre thème vers la santé », annonce Charlène Jouan, assistante commerciale pour le Paysan du Haut-Rhin et l’Est Agricole et Viticole. « La prévention est un sujet primordial pour nous, ajoute Julie Jochum, chargée de la communication de la MSA. Les partenaires du stand nous attendaient sur ce sujet. Nous apportons donc nos outils pédagogiques pour cet événement agricole et festif ». Des activités autour du monde du cirque sont proposées aux enfants. « C’est une animation que nous avions déjà expérimentée lors du salon Saveurs et Soleil d’Automne à Sélestat. Elle montre que l’on peut bouger autrement et pas seulement en pratiquant une activité purement sportive ». Bien plus que d’apporter une expertise, la première participation de la MSA à la Foire aux vins délivre un message pour Marie-Eve Schnoebelen, chargée de mission dématérialisation : « C’est un moment privilégié pour se rapprocher de nos adhérents, montrer qu’on est présent et qu’on les accompagne ». Le concours de dessins invite les enfants à représenter l’activité physique et l’équilibre alimentaire. Il y aura dix gagnants par catégorie. Les trois premiers sélectionnés de chaque tranche d’âge remporteront un vélo. Le traditionnel jeu-concours pour les adultes pose la question : Quel est le légume le plus produit dans le Grand Est ? Les lots gagnants sont des paniers garnis « Bienvenue à la ferme » et des entrées à Europa Park pour deux personnes. Pour permettre aux adultes de bouger eux aussi, un baby-foot géant est à disposition durant les dix jours : « C’est à la fois un clin d’œil au thème de la foire, en écho au flipper de l’affiche, et une allusion marquée au football en cette année de coupe du monde », souligne Charlène Jouan. Pour ce qui est de « bien manger », un aperçu est donné tous les soirs de 16 h à 19 h avec des dégustations de produits médaillés du concours général agricole.

Fermes ouvertes dans le Kochersberg

Un beau jardin à découvrir

Publié le 31/07/2018

Voilà trois ans que l’office de tourisme du Kochersberg, alias Le Beau jardin, organise des visites de fermes. Avec la volonté de retenir sur son territoire les touristes qui y logent, mais aussi de permettre à la population locale de faire plus ample connaissance avec l’agriculture qui l’environne.

« L’activité agricole est encore très intense dans le Kochersberg, et revêt un intérêt touristique, si tant est que des opportunités sont créées », indique Marie-Hélène Mattern, directrice de l’office de tourisme. C’est tout l’objet de ces visites de ferme. « Nous avons identifié des agriculteurs ressources, qui sont familiers de l’accueil de public, et qui sont les moteurs de ces animations », poursuit-elle. Ensuite, c’est tout simple : les agriculteurs proposent des dates, l’office de tourisme organise le calendrier, les visiteurs sont invités à s’inscrire auprès de l’office de tourisme, qui fait le relais auprès des agriculteurs. Résultat, jeudi 19 juillet, c’était Julien Messer, de la ferme Saint-Ulrich à Durningen, qui accueillait la vingtaine d’inscrits. Parmi eux, pas de touristes, mais des locaux, surtout des grands-parents, ou des mères de famille, avec des enfants. Mais Marie-Hélène Mattern ne désespère pas d’attirer les touristes : « Le territoire compte 500 lits touristiques. Des hébergements qui sont surtout choisis pour la proximité de Strasbourg, de Colmar, de l’Allemagne… Mais nous avons la volonté de retenir les touristes sur notre territoire, afin de capter une part des retombées économiques, en étoffant l’offre de sentiers, musées, visites guidées… Et si ces visites permettent en même temps de valoriser nos agriculteurs, leur travail, et de sensibiliser le public à leurs contraintes, c’est une bonne chose. » Car le Kochersberg se caractérise par une population néorurale croissante, qui peut avoir de l’agriculture une image de carte postale. Des agriculteurs rusés Expliquer ses pratiques à ses concitoyens, c’est ce que s’est employé à faire Julien Messer deux heures durant. Les enfants étaient souvent trop occupés - à nourrir les génisses, caresser les vaches, câliner les veaux, poursuivre le chat, jeter le bâton au chien, brosser l’âne, jeter des cailloux dans les bouses… - pour écouter ses explications, mais les adultes en ont eu pour leur 4 €. La visite démarre par des considérations météorologiques : depuis plusieurs jours, il fait chaud : « Les vaches boivent plus, mangent moins, et ont tendance à maigrir. Il faut les inciter à venir manger et à se faire traire ». Les agriculteurs rusent : « Nous leur donnons moins à manger le matin, et plus le soir. Un système de brumisation installé au-dessus de l’aire d’alimentation incite les vaches à venir chercher la fraîcheur… et à manger ! » Faciliter les vêlages Il explique ensuite les choix, contraintes et opportunités qui ont dicté l’évolution de la ferme. Transformer le lait en yaourts, par exemple, découle d’un accès au foncier restreint en raison de son coût élevé. Cette stratégie permet de faire vivre deux familles sur la ferme. Le choix de la race, la prim’holstein, répond à la nécessité de produire suffisamment de lait sur une surface limitée. Mais tout n’est pas figé. La brune des Alpes, dont le lait se caractérise par une meilleure fromageabilité, est en cours d’introduction dans le troupeau. En effet, les agriculteurs envisagent de produire du fromage car cela permet de stocker du lait. Très vite, les visiteurs posent les questions qui les taraudent : « Pourquoi les vaches ne pâturent pas ? » Encore une fois il s’agit surtout d’une question du coût du terrain, qu’il faut rentabiliser. Mais aussi de temps de travail. Et de régularité gustative de la production. « Que deviennent les veaux mâles ? » Ils sont gardés jusqu'à l'âge de 6 mois pour produire des veaux de lait. « Est-ce que vous utilisez des taureaux ? » Oui et non, explique Julien Messer qui donne des détails sur l’insémination artificielle, et enchaîne sur la gestation et la préparation du vêlage. Les vaches laitières sont logées en logettes, mais les vaches taries, gestantes, sont sur aire paillée : « Elles se couchent différemment, car elles sont gênées par le veau, qui prend de la place. Et elles ont besoin d’être tranquilles, pour se reposer avant le vêlage. C’est important car cela contribue au fait que le veau soit bien positionné, et que le vêlage se passe bien. » Du préventif plutôt que du curatif Julien Messer détaille ensuite comment sont nourris les animaux, et comment la ration est adaptée en fonction des besoins spécifiques à chaque stade de la vie de l’animal. Les visiteurs apprennent ainsi avec surprise qu’une vache sous-alimentée fera un veau plus gros, car il a plus de la place pour grandir. « Le vêlage risque d’être compliqué, d’où l’intérêt de donner des fourrages encombrants aux vaches en gestation. » Le robot de traite est un passage apprécié. Julien Messer vante ses avantages : la « totale liberté » des vaches, l’enregistrement des données, qui permet d’anticiper des problèmes sanitaires, donc d’agir de manière préventive plutôt que curative… À l’heure du goûter arrive la question fatidique : « Est-ce que vous utilisez des produits phytosanitaires ? Pourquoi ? » Oui, Julien Messer en utilise, surtout pour venir à bout de certaines adventices, comme le liseron. Mais le moins possible, « car cela a un coût ». Pour en utiliser moins, il fractionne les apports, applique les produits dans de bonnes conditions, traite en dirigé, couvre le sol avec des intercultures… C’est aussi pour utiliser moins d’engrais qu’il pilote ses apports au plus juste grâce à des images satellitaires et, qu’avec des collègues, il est en train de tester des symbioses d’espèces : du maïs avec du pois par exemple… « Eh ben, c’est un métier », glisse un homme à son épouse sur le chemin du retour. CQFD.

Stand commun Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, Mutualité sociale agricole d’Alsace, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin.

De nombreuses animations sur fond de convivialité

Publié le 27/07/2018

Au cœur du Parc agricole de la foire aux vins, le stand commun des organisations professionnelles agricoles vous accueille. Il rassemble cette année la Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, l’Est Agricole et Viticole, le Paysan du Haut-Rhin et la Mutualité sociale agricole d’Alsace.

Les différents partenaires sont ravis de se retrouver, au cœur du parc agricole, entourés des différents concessionnaires agricoles. « Nous avons beaucoup travaillé pour réaliser un stand encore plus accueillant et convivial. C’est important d’être présent aux côtés de nos annonceurs, les acteurs économiques du monde agricole et viticole. La mutualité sociale agricole d’Alsace nous rejoint et s’inscrit dans cette dynamique. Cette démarche est cohérente. La MSA est une entité qui nous ressemble par ses expertises dans le domaine agricole et viticole, mais également celui de la jeunesse et de la santé. Avec nos partenaires historiques que sont la Chambre d'agriculture Alsace et Groupama Grand Est, nous allons proposer un stand festif et sympa », explique Libertad Galli, chef du service commercial au Paysan du Haut-Rhin et à l’Est Agricole et Viticole. Une ambiance positive qui se traduit par la présence d’un baby-foot à huit pour se défouler et fêter comme il se doit la deuxième étoile de l’équipe de France. Pour les enfants, un programme sur-mesure est proposé pour « bien manger, bien bouger ». À commencer par le concours de dessins qui fête cette année son 20e anniversaire. Chaque participant va recevoir un lot « dynamique » et les plus créatifs gagneront des vélos. Place au cirque Bonne humeur obligatoire avec une initiation aux arts du cirque et notamment au jonglage : « Une animation sera proposée tous les jours en partenariat avec la fédération des MJC d’Alsace. Un jongleur animateur sera présent avec son matériel et proposera différentes techniques », indique Libertad Galli. Des dégustations sont prévues chaque soir de 16 h à 19 h, avec des produits médaillés au concours général agricole. L’interprofession des fruits et légumes proposera des smoothies à base de fruits et légumes de la région le jeudi 2 août et des dégustations de tomates le vendredi 3 août. La décoration sera réalisée en partenariat avec la société « Esprit Bambou », de Mommenheim, qui propose du bambou local. Le samedi 28 juillet, une animation spéciale autour de la betterave et du sucre sera organisée. Autre nouveauté, en partenariat avec la foire et de nombreux autres stands, un marché paysan se tiendra les deux samedis (27 juillet et 4 août), pour découvrir des produits locaux et donner un petit air champêtre et convivial, si besoin en était, au parc agricole. La foire tient aussi à ses rituels et notamment le mercredi, le parc agricole fait sa foire avec de multiples animations sur les stands des exposants et le lâcher de ballons à 17 h. Nouveau partenaire 2018, la mutualité sociale agricole d’Alsace compte, par sa présence sur le stand, communiquer avec les agriculteurs, viticulteurs et l’ensemble du public. « Nous aurions pu tenir un stand seul. Mais, pour une structure mutualiste comme la nôtre, ça a du sens d’avoir des partenaires et de partager nos compétences. Les gens qui s’arrêtent pour obtenir des renseignements auprès de la Chambre d'agriculture, de Groupama, du PHR ou de l’Est Agricole peuvent par ricochet venir poser une question à la MSA. Nous sommes complémentaires », estime le président de la MSA d’Alsace David Herrscher.

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