Pratique

Publié le 19/07/2018

Stotzheim vivra à l’heure de la fête des moissons et métiers d’antan, dimanche 22 juillet au Waldele. Dès 11 h, faucheurs, moissonneurs, lieurs feront revivre les gestes qu’ils ont accomplis dans leur jeunesse, avant l’apparition des moissonneuses-batteuses.

Pour organiser cette fête, les bénévoles se sont structurés au sein d’une nouvelle association, « Moissons et Métiers d’Antan », présidée par Bernard Bessot. Dimanche prochain, ils revêtiront leurs habits d’antan pour faire revivre les moissons à l’ancienne. Les festivités commenceront dès 11 h près du stade de Stotzheim, au lieu-dit Waldele. Les vieilles machines, soigneusement entretenues, seront prêtes à entrer en action. Les vieux métiers seront de la partie. Et les plus jeunes pourront s’essayer aux diverses animations préparées spécialement pour eux. À 14 h, les moissonneurs se rendront en cortège dans les champs. Certains faucheront les blés à la faux, d’autres actionneront la faucheuse ou la javeleuse. Pendant ce temps, les dames lieront les gerbes pour en faire des bottes. Ce sera également l’occasion de voir à l’œuvre les premières moissonneuses-batteuses. Un peu plus loin, les visiteurs pourront assister au battage stationnaire, avec toute une panoplie de batteuses, dont l’une est mue par un manège à chevaux, et voir le tarare en action, cette machine actionnée par une manivelle qui permet la séparation du grain des multiples indésirables (poussières, mauvaises graines…) Les visiteurs pourront s’exercer au fléau, pour battre le blé. De vieux tracteurs et des chevaux de trait seront également de la fête. Tout au long de la journée, les organisateurs assureront une buvette et un service de petite restauration. Ambiance champêtre garantie.

Remise de prix aux élèves méritants de l’enseignement agricole du Bas-Rhin

Une distinction bien méritée

Publié le 16/07/2018

Le 5 juillet dernier, un vent de jeunesse soufflait à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Une soixantaine de jeunes y avait rendez-vous. Mais pas n’importe lesquels : les plus méritants. Un mérite qui ne se mesure pas uniquement à la moyenne ou à la mention obtenues, mais aussi au parcours effectué, aux progrès accomplis, aux difficultés surmontées…

La remise des prix aux élèves méritants de l’enseignement agricole du Bas-Rhin « a l’âge d’être une institution, après 42 années d’existence », a indiqué Christian Schott, président du service formation-emploi à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Coupe du monde de football oblige, son discours a filé la métaphore entre football et monde professionnel agricole. Il a d’abord souligné l’importance des compétences nécessaires pour faire partie des professionnels : « Dans le sport, comme dans toute la vie professionnelle, c’est le terrain qui révèle les talents, les limites, les envies ou les coups de pompe de chacun. En fêtant votre mérite, nous voulons vous donner la motivation de croire en vos talents et celle de traverser vos périodes de doute. Vous ne partez pas de rien, vos formateurs ont œuvré avec talent pour vous y préparer. » Il a également évoqué les atouts du travail d’équipe : « Ce qui fait la force d’une équipe, c’est la combinaison subtile des différences. Dans un monde de compétition internationale, comme l’est de plus en plus l’agriculture, sachons nous inspirer les uns des autres, nous fédérer, défendre, et gagner par la qualité des produits et de nos relations. » Un propos qu’il a illustré par l’alliance récente de deux équipes « que tout sépare sur le papier : WWF et la FNSEA ». Les deux organisations ont en effet signé le 29 juin une déclaration commune « pour promouvoir un combat positif, pérenne et pluridisciplinaire pour une agriculture innovante, durable et humaine ». Elles disent aussi partager le fait « que l’agriculture est au cœur des solutions » et plaident pour une « indispensable transition agricole qui fera appel à l’ensemble des modes de production ». Christian Schott a commenté : « Il n’est plus question d’opposer des opinions, mais de proposer des passerelles. Ce qui démontre que, quand nous jouons en équipe, la compétition devient composition, et ouvre des perspectives de victoire commune ». Enfin, Christian Schott a invité ceux qui, dans leur future vie professionnelle, vont activement participer à la construction d’une nouvelle agriculture, à avoir confiance en l’avenir, à innover, imaginer. « Il y a de nombreux métiers à consolider ou à inventer, des outils à concevoir, de nouveaux produits et services à proposer. » Joëlle Clouchoux, responsable d’antenne du service formation à la Direction régionale de l’agriculture, retenue par des jurys, avait fait parvenir un message aux lauréats : « L’obtention d’un diplôme, c’est toujours une réjouissance, mais c’est d’abord le fruit d’un travail, d’un engagement, d’un investissement personnel largement aussi précieux que le diplôme. Vous n’avez pas seulement obtenu cette distinction d’élève méritant, vous l’avez méritée. Forts de cela, vous pouvez aborder vos années futures avec confiance », avait-elle écrit. Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a procédé à la remise des lots (des alsatiques), accompagné des représentants de chaque établissement. « Le diplôme que vous avez obtenu n’est qu’une étape dans un métier qui se professionnalise de plus en plus, et qui nécessite de continuer à se former, à se remettre en cause pour avancer. C’est à nous, aussi, de montrer comment nous travaillons, dans le respect de l’environnement grâce à des pratiques agricoles de plus en plus respectueuses », a-t-il déclaré, avant de se lancer dans la distribution de 60 paires de bises !

Publié le 15/07/2018

Avec ses 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le secteur du tourisme en Alsace se porte plutôt bien. L’une des ambitions affichées lors de l’assemblée générale d’ADT est d’améliorer l’attractivité du tourisme en Alsace par trois axes : l’ingénierie, et la labellisation qui donne un cadre à la mise en réseau.

L’assemblée générale d’Alsace destination tourisme (ADT) se tenait à Andlau le 26 juin dernier. Deux ans après la fusion des deux entités départementales en 2016, ADT est aujourd’hui sur les rails pour mettre en place son plan stratégique 2017-2021. Il s’appuie sur cinq défis : mieux répondre aux attentes, améliorer le ressenti émotionnel (l’expérience client en marketing), mieux répartir les visiteurs sur le territoire, et garantir la qualité des prestations dans ce secteur du tourisme alsacien qui fait bonne figure. Avec 4,9 millions d’euros (M€) de produits d’exploitation, pour 4,65 M€ de charges d’exploitation, le compte de résultat de l’exercice 2017 fait apparaître un excédent de 258 000 euros. Institution en « bonne santé financière », s’est félicité son président, Max Delmond, l’ADT déménagera de la zone de la Meinau pour intégrer l’Hôtel du Département. Marc Levy, son directeur général, a présenté le bilan d’activité, secteur par secteur. Dans le domaine du vélo, l’Alsace comprend 50 boucles locales en ligne, dont 28 disposent également de carnets. Les circuits balisés sont équipés de relais infos services, des panneaux d’information qui invitent à se balader dans le territoire. Avec sa « belle densité de pistes cyclables », l’Alsace est désormais bien positionnée en Europe. Côté œnotourisme, c’est le slowUp avec ses 44 000 participants en 2018, aujourd’hui autonome avec sa propre association, qui fait la fierté d’ADT. L’autre important projet consiste à labelliser « Vignoble et découverte » l’ensemble de la route des vins d’Alsace. Pour l’heure, seules quelques portions le sont. Toujours dans le vignoble, l’assemblée générale avait invité Alfred Hilger, maire de Mittelbergheim, pour commenter sa deuxième place au concours du village préféré des Français : « Nous étions à cent lieues de savoir ce que ça représente, on a bien joué. Nous travaillons à résoudre nos soucis de parking et de stationnement », a indiqué l’édile. La bière constitue également un point d’attraction, ADT a lancé le portail Au gré des bières pour le tourisme brassicole. Tout comme d’ailleurs la gastronomie alsacienne pour laquelle ADT accompagne une quarantaine de manifestations réunies au sein de la fête éponyme. Mais le tourisme en Alsace, ce sont également les châteaux forts, les hauts lieux de mémoire comme Hartmannswillerkopf, qui a accueilli en 2017 les deux présidents français et allemand. Un projet de route européenne des fortifications à l’échelle du Grand Est est ainsi à l’étude. Expertise, accompagnement, conseils Pour appliquer son plan 2017-2021 visant à améliorer la qualité de l’offre touristique alsacienne, ADT avec ses 42 salariés permanents compte renforcer l’ingénierie qu’elle propose aux acteurs touristiques. ADT exerce des missions d’accompagnement, d’expertise, de conseils, de rédaction de cahier des charges pour le compte des communautés de communes, des expérimentations, recherche des partenaires pour la reconversion de friches militaires, médicales, elle analyse par exemple les forces et faiblesses des stations de ski… Citons le VVF d’Albé, le Markstein, Issenheim, ou encore le projet de l’Oisium à Vœgtlinshoffen ou encore des études pour les fermes auberges sur leurs ressources en eau, leur autonomie en énergies renouvelables et les attentes des touristes en matière de services futurs. Mise en réseau ou labellisation, ADT est intervenue pour animer par exemple l’amicale des Logis d’Alsace ou pour travailler à la création du label Clévacance d’hébergement chez l’habitant, ou encore le label des villes fleuries. Autre réseau accompagné par ADT, le club des sites : « Les grands sites de visites payants travaillent en réseau sur différents sujets comme la sécurité, la consultation concertée, les échanges d’astuces et de bonnes pratiques », a précisé le directeur d’ADT.

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