Pratique

Publié le 14/09/2018

Pour sa 15e édition, le salon de l’agriculture biologique en Alsace, BiObernai, surfe sur les tendances et l’engouement pour le végétal, à découvrir sous toutes ses formes, du 14 au 16 septembre à Obernai dans un programme d’animations variées et originales.

D’une poignée de visiteurs en 2004, ils étaient près de 25 000 l’année dernière pour la 14e édition de BiObernai, rappelle Maurice Meyer, directeur et fondateur de ce salon de l’agriculture biologique en Alsace. Ce producteur de fruits et légumes, installé depuis 1996 sur la ferme Saint-Blaise à Valff, a intégré à cette époque l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). Dans ces années-là, les producteurs en bio étaient plutôt considérés comme « des hurluberlus », note-t-il en souriant. Près de 250 exposants annoncés Les débuts de BiObernai ont été timides, mais après trois ans « ce salon a fait son chemin » en franchissant le cap des 10 000 visiteurs. Un nombre qui n’a cessé d’augmenter au fil de ses éditions. Et des partenaires fidèles, comme la Ville d’Obernai, les cafés Sati, les Jardins de Gaïa entre autres. Sur ce salon, qui se veut « une vitrine de l’agriculture biologique, très stricte au niveau des exposants », les organisateurs alternent les thématiques : du bien-être animal à l’entreprise citoyenne, toujours « dans l’air du temps ». Cette année, BiObernai donne un écho au phénomène de mode et aux tendances en choisissant pour thème le végétal, abordé par le biais de nombreuses animations. Cette 15e édition, présentée le 4 septembre au Club de la presse par Maurice Meyer et Ève Lévanen, responsable communication du salon, accueille près de 250 exposants, « la filière bio a poussé aussi », souligne Maurice Meyer. Avant de rappeler que « la France est le troisième pays au niveau mondial en termes de consommation bio, après l’Allemagne et les États-Unis ». Les citoyens prennent de plus en conscience « de l’importance du végétal ». Il se nourrit de l’énergie solaire et « si on l’enlève, il n’y a plus rien ». En recettes, en décoration, en off… La thématique du végétal sera donc abordée sous tous ses aspects dans les différents ateliers et les conférences. La décoration sera largement végétalisée, avec notamment la création d’un jardin éphémère zen par les élèves en formation Aménagements paysagers du CFA d’Obernai. L’Atelier des chefs proposera aux amateurs de réaliser sur place en un quart d’heure des recettes dans lesquelles le végétal sera en scène et qu’ils pourront emporter avec eux. Ève Lévanen a présenté quelques-unes des nouveautés du programme, dont « la bulle culinaire ». Installé dans une géode en bois au cœur du jardin zen, cet espace sera dédié aux recettes véganes. De nouveaux intervenants offriront des démonstrations au public qui apprendra par exemple comment réaliser chez soi du lait végétal ou du fromage végan. Autre inédit, les visiteurs seront invités à réaliser une soupe participative, guidés par le chef étoilé d’Obernai, Thierry Schwartz. Le végétal sera aussi de toutes les causeries au café Klatsch, un espace convivial d’échanges et de partage. Installé sur le site, mais légèrement en retrait, BiObernai’Off - également un inédit - accueillera notamment la projection de documentaires, Histoires d’arbres, en partenariat avec Arte, ainsi que le concert du paysan chanteur, Gabriel Willem. L’idée avec ce off « est de faire venir plus d’artistes, de faire passer des messages positifs, des personnes qui font du bien ». Très engagé dans la préservation de l’environnement, le salon a obtenu la labellisation Éco Manifestation Alsace niveau 3, « le plus élevé ». Cette année, les visiteurs sont invités à compenser les émissions de CO2 émises lors de leur déplacement au salon en contribuant à hauteur de quelques centimes, en fonction des kilomètres parcourus, à la reforestation au Pérou. Ceux venus à pieds et à vélo pourront également participer en contribuant à la replantation d’arbres dans la région, en partenariat avec l’Office national des forêts. Cette édition, qui accueille 50 nouveaux exposants, entend bien continuer « à faire connaître toutes les palettes de l’agriculture biologique en Alsace ». Deux nouveautés bios seront lancées sur le salon, « une surprise » de BiObernai 2018…

Publié le 11/09/2018

Plus rien ne s’oppose administrativement à l’ouverture des chantiers de construction du GCO (Grand contournement ouest), aussi appelé l’autoroute de contournement ouest de Strasbourg (COS).

Le Comité départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques (Coderst) était le dernier comité consultatif à se pencher sur le volet environnemental du GCO. Après avoir recueilli, dans le cadre de la procédure, les avis d’Arcos-Vinci et de la Sanef, les deux concessionnaires du futur tronçon autoroutier, le préfet Jean-Luc Marx a signé l’arrêté autorisant donc le démarrage des chantiers de construction. « L’ensemble des décisions qui devaient être prises pour l’ouverture du chantier, l’ont été. » Plus rien ne s’y oppose donc, à l’exception peut-être des ZAD (zones à défendre) mise en place par les opposants. D’où un appel du préfet, vendredi 31 août, invitant les zadistes à quitter les lieux, avant que tronçonneuses et bulldozers n’entrent en action. Devant la presse, le préfet a rappelé le contexte administratif dans lequel s’inscrit ce GCO. En 2008, il est déclaré d’utilité publique (DUP), « une phase capitale et essentielle, c’est le socle du dossier ». Dix années après, la DUP atteignait la limite de validité. « Soit on accompagnait son extinction, soit on la prorogeait. » En janvier 2018, le Conseil d’État, passant outre l’avis du CNPN (Conseil national de protection de la nature), a confirmé l’utilité publique et a prorogé la DUP, moyennant des mesures suffisantes pour compenser l’impact de l’autoroute sur les zones naturelles. Le sujet de l’eau et des espèces protégées est tout particulièrement observé selon des « procédures sophistiquées, riches, pour aller au fond des choses », insiste le préfet. Un comité de suivi des engagements de l’État, avec deux sous-commissions, l’une sur l’eau, l’autre sur les espèces protégées, a été mis en place. Les prescriptions touchent particulièrement la traversée de la Bruche avec un viaduc « pour réduire les impacts », et la question du grand hamster. Le ratio de mesures compensatoires est de 2,4 ha pour compenser un hectare qui sera touché. Le dossier intègre par ailleurs des prescriptions, pour « identifier les hectares nécessaires qui compenseront l’artificialisation liée à la construction de l’axe autoroutier ». Les inondations de 2018 avec 50 communes placées en état de catastrophe naturelle dans le Bas-Rhin ont mis en exergue la nécessité de réévaluer le risque inondation : « Il fallait revoir certaines prescriptions et prendre en compte l’événement centennal et pas seulement décennal, et faire en sorte que les ouvrages soient à l’abri des inondations », explique le préfet. C’est aussi le contexte économique qui accélère le dossier : « La métropole gagne 2 500 habitants de plus par an. Et en dix ans, le parc automobile français a crû de 4 millions d’unités », explique Jean-Luc Marx. Mais « le contournement n’est qu’un élément, certes indispensable, de la solution aux embouteillages. » Il implique plusieurs autres projets : le TSPO (Transport en site propre ouest) vers Marlenheim, la VLIO (Voie de liaison intercommunale Ouest) et un équipement qui n’avait pas été prévu : la connexion du GCO à l’aéroport d’Entzheim, avec l’ambition d’y établir un parking relais dont le rôle sera également de servir les transports en commun multimodaux. L’avènement du GCO sera également l’occasion de requalifier l’A35 en boulevard urbain. L’objectif est de reconstruire la ville sur la ville, et donc de densifier l’occupation. Et, par conséquent, de réduire l’artificialisation des terres. À cette fin, le préfet a annoncé la création d’un Atelier des territoires : « Aux frais de l’État, une équipe pluridisciplinaire viendra appuyer les démarches des collectivités locales confrontées à des problèmes d’aménagement complexes. Ce n’est pas que Strasbourg accuse un retard coupable en termes de mobilité douce », a tempéré le préfet, mais le fait est que « l’agglomération n’a pas pris la recette du contournement à un moment où d’autres collectivités l’ont réalisé comme Reims, Lyon, Bordeaux », plus accessibles. Cet atelier « doit permettre à la métropole de poursuivre son développement et de jouer son rôle de capitale européenne ».

Foire européenne de Strasbourg

On the road again !

Publié le 06/09/2018

Onze jours de bons plans et d’idées de sortie. C’est ce que propose la foire européenne de Strasbourg, du 7 au 17 septembre. Savant mélange de grands classiques et d’innovations, l’édition 2018 sort des sentiers battus : elle invite les visiteurs à un « roadtrip » à travers les États-Unis du XXe siècle. Quand la Route 66 fait son cinéma…

La foire européenne de Strasbourg 2018 revêt un caractère spécial, souligne Nawel Rafik Elmrini, présidente du conseil de surveillance de Strasbourg Événements. « C’est la dernière fois qu’elle se tient au Parc des expositions du Wacken. » À l’avenir, les visiteurs devront se rendre sur le nouveau site du Parc des expositions de Strasbourg dont la construction va démarrer bientôt. « Le lauréat du concours vient d’être désigné par le jury, ce choix devant être confirmé par le conseil de l’Eurométropole de Strasbourg. » La date de livraison est fixée à l’été 2021. En attendant, l’édition 2018 qui ouvre ses portes ce vendredi s’étalera sur le même périmètre que l’an dernier, soit 60 000 m2, et accueillera 900 exposants. 180 000 visiteurs sont attendus, annonce Nawel Rafik Elmrini. C’est une foire qui fidélise, qui innove et qui crée, insiste-t-elle. « Elle fidélise ses partenaires qui saisissent l’occasion pour lancer des innovations et présenter des nouveautés. » Elle s’affirme ainsi, depuis sa création, comme le point fort de la rentrée économique alsacienne. Les grands secteurs sont, cette année encore, l’habitat et l’ameublement, le jardin des délices, les économies d’énergie et l’artisanat du monde. La présidente de Strasbourg Événements y voit, là encore, une preuve de fidélisation, puisque d’anciens invités d’honneur, le Maroc, l’Algérie, le Vietnam, ont souhaité revenir à Strasbourg. Fidélisation également du côté des visiteurs, avec les incontournables : la journée des femmes, le mardi 11 septembre - ce jour-là, l’entrée est gratuite pour ces dames -, la journée de la famille, le mercredi 12 septembre et la journée des affaires, le lundi 17 septembre, dernier jour de la foire. Sans oublier les afterworks, une tradition désormais bien établie. L’entrée est gratuite à partir de 18 h. Quant à l’innovation, elle est partout : de jeunes créateurs seront réunis dans un concept store de 1 000 m2, baptisé la Maison de Caroline, tandis qu’un show room accueillera les start-up alsaciennes. Innovation également du côté des inventeurs du concours Lépine qui ont souhaité créer un pôle dédié à la mobilité et à l’éco-innovation. Légendaire Route 66 Et l’invité d’honneur ? C’est aux États-Unis que les visiteurs seront téléportés cette année. Et pas n’importe où : sur la mythique Route 66, celle qui a tant inspiré écrivains, musiciens et cinéastes. Dans le hall 9, une exposition itinérante conte l’histoire de cette route qui relie la côte Est et la côte Ouest et dont la construction a démarré en 1926. Promenade dans les ruelles sombres de Chicago, alias Capone City, voyage aux racines du blues et du rock’n’roll, étape au Blue Motel 66, rendez-vous musicaux au Bagdad Café, les éléments du décor sont posés. L’occasion de se frotter à l’art de vivre, à la musique, et bien sûr au cinéma américain. Un partenariat avec le cinéma Odyssée permettra aux amateurs de découvrir de grands chefs-d’œuvre qui ont été tournés sur cette route légendaire. Il y aura 200 places de cinéma à gagner sur les réseaux sociaux et sur Top Music. La présence de la consule générale des États-Unis à l’inauguration de la foire européenne est annoncée. Inauguration qui se déroulera le vendredi 7 septembre à 11 h au palais des congrès de Strasbourg, en présence de Nathalie Loiseau, ministre en charge des Affaires européennes.

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