Pratique

Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin

S'adapter pour perdurer

Publié le 23/06/2016

Près de 300 propriétaires ont participé à la 61e assemblée générale du Relais départemental du tourisme rural qui affiche un bon bilan touristique, à améliorer pour conserver sa notoriété.

C’est la salle des Roseaux à Marlenheim qui a accueilli l'assemblée générale du Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin, le 6 juin dernier. Son président, Maurice Waltsburger, a remercié le président national des Gîtes de France, Yannick Faessert, ainsi que Vincent Debes, président de l'ADT et fidèle partenaire du Relais, de leur présence. Faire évoluer l'activité via internet Le président a salué la présence nombreuse des gîteurs, « les forces vives du mouvement » en soulignant le caractère privilégié de cette assemblée qui permet de présenter le bilan de l'année écoulée et d'annoncer les grandes orientationS du mouvement. L'année 2015 a vu une hausse de 6,75 % de l'activité touristique, un bilan très satisfaisant mais qu'il est « nécessaire de faire évoluer », via internet en particulier. Le développement du numérique a transformé les modes de réservation et joue « un rôle de plus en plus prépondérant », a déclaré le président. 90 % des clients utilisent désormais internet, un pourcentage en augmentation de 10 % par rapport à l'année dernière, et 50 % paient en ligne. Les concurrents sont bien présents sur la toile, a averti le président. « Le Relais et les gîtes connaissent une ubérisation » qui les oblige à être réactifs et à faire évoluer leurs outils. Dans cet esprit, un planning, indispensable pour les propriétaires, leur sera proposé en 2017. Dans l'espace propriétaires, les avis clients sont devenus un plus, mais aussi « un gage de qualité ». Être réservable en ligne peut séduire une clientèle plus jeune, des photos de qualité sont également importantes pour attirer la clientèle. Le président a assuré les propriétaires du soutien et de l'accompagnement de l'équipe du Relais tant sur le volet formation que pour les réunions de secteur qui ont rencontré « un beau succès ». Tout en bénéficiant des actions nationales, le Relais entend poursuivre ses efforts de visibilité sur le site régional et cherche à « trouver des formes de mutualisation avec ses homologues de la région Grand Est ». « C'est une marche forcée imposée par le numérique », a insisté le président, où il est important de « garder les valeurs humaines qui ont fait le succès de la marque », l'authenticité et la chaleur de l'accueil en particulier, sans oublier le volet économique qui permet « le maintien des activités agricoles ». Ces 60 ans d'expérience ont amené « une belle notoriété », a conclu le président en saluant la conscience professionnelle et la disponibilité des salariés de la structure. Les équipements gîtes en augmentation constante Le rapport de suivi qualité présenté par Gabriel Lichtlé a montré un bon niveau du parc d'hébergement, les propriétaires sont les porteurs du label Gîtes de France, « les retours et avis clients sont importants pour s'améliorer ». Le Relais a anticipé l'obligation du classement en étoiles imposé par le ministère du Tourisme, tous les équipements sont classés, 155 gîtes l'ont été en 2015. Brigitte Richert et Éliane Claudel ont présenté à tour de rôle les rapports d’activité des différentes structures. Le département compte 674 gîtes, en hausse constante depuis trois ans, et 207 chambres d’hôtes. Soit au total 982 hébergements avec les campings, les gîtes de groupe, le gîte enfants et les appartements City Break. 56 nouveaux gîtes ont été créés en 2015, contre 45 fermetures, et 4 appartements City Break ont vu le jour en 2015. Le Relais a également en charge le développement et la promotion des 12 fermes auberges, des 3 campings à la ferme et d'une ferme équestre. Avec le réseau Bienvenue à la ferme, le Relais est présent sur de nombreux salons et à la foire européenne de Strasbourg, grâce au partenariat avec la Chambre d'agriculture. 52 propriétaires ont adhéré à la charte Pâques en Alsace, dans le cadre de l'opération lancée par l'ADT, « Éclats de Pâques en Alsace » avec des animations et des décorations spécifiques. Le Relais a organisé de nombreuses formations sur l'œnologie, le tourisme de mémoire et internet, notamment. Anne-Sophie Puineuf, directrice du Relais, a précisé que la réservation partagée est en test pour cette année. Elle permet aux propriétaires d'être sur le site avec leur adresse personnelle et d'être réservable en ligne. Elle a présenté le programme d'action pour 2016. Il mettra l'accent sur le développement de la proximité avec les propriétaires, l'accompagnement des adhérents sur l'espace propriétaires et, pour les chambres d'hôtes, l'évolution de leur activité, entre autres. Taux d'occupation record En ce qui concerne Loisirs et tourisme vert en Alsace, le volume d'affaires se monte à plus de 3 millions d'euros. Le service de réservation compte 367 gîtes ruraux permanents. L'année a été marquée par une forte progression des semaines louées, + 4,13 %. « La moyenne de location par gîtes n'a jamais été aussi élevée » avec 21,28 semaines par gîte. Du coup, le taux d'occupation frôle les 50 %. 74 % des nuitées sont françaises, et parmi les 26 % de nuitées étrangères, les Belges sont en première place. Août reste le mois le plus fréquenté, avec un taux d'occupation de près de 91 % en 2015. Il dépasse celui de décembre, avec 57,27 %, qui est suivi de près par septembre avec 56,84 %. Le partenariat avec les comités d'entreprise a permis de concrétiser 47 contrats en 2015, « un segment intéressant ». Celui mis en place avec l'Office des sports de Strasbourg, notamment pour les courses de Strasbourg et pour le Marathon du vignoble, a été reconduit. La promotion et la communication s'effectuent via les guides nationaux, départementaux, et les salons. Gîtes de France a un compte Facebook, toute l'année les animations et promotions figurent sur le site internet. En 2016, les actions portent sur l'amélioration de la visibilité de l'offre d'hébergement par la réservation en ligne, le développement de l'offre sur le site internet, de l'offre tourisme de mémoire, faite par les propriétaires en partenariat avec le Haut-Rhin. Le trésorier, Sylvain Kapler, a précisé que le Relais a pâti « de la suppression brutale de la subvention du Conseil départemental en cours d'année » et de la diminution de celle accordée par la Chambre d'agriculture, un total d'aides passé de 65 000 € à 7 500 €, d’où un déficit de 69 107 €. Il sera en partie résorbé cette année, le Conseil départemental ayant voté une subvention de 30 000 €. Vincent Debes a déploré ce manque de transparence, « la suppression n'ayant pas été clairement annoncée lors du vote du budget 2014 ». Le président de l'ADT a rendu hommage à Maurice Waltsburger en saluant « son engagement bénévole ». Il a annoncé la fusion des deux ADT, opérationnelle au 1er juillet prochain, « pour une meilleure efficacité de la politique touristique commune », châteaux forts, véloroutes notamment. Les gîtes sont « le premier ambassadeur de l'Alsace », l'ADT continuera à aider « le tourisme du territoire » et ses acteurs qui génèrent de l'emploi et « participent à son attractivité », a conclu cet élu. Après l'hommage rendu aux propriétaires de gîtes de plus de vingt ans, le président a convié les invités au traditionnel et toujours apprécié buffet, organisé par le réseau Bienvenue à la ferme.

La Ruche qui dit oui à Ergersheim

Le plus court chemin vers les produits locaux

Publié le 22/06/2016

Une nouvelle Ruche qui dit oui a démarré son activité à Ergersheim, près de Molsheim. Une semaine avant son lancement, une dizaine de producteurs locaux organisaient une dégustation de leurs produits.

Vendredi 27 mai, une animation inhabituelle régnait dans la cour d’André et Michel Scheyder, viticulteurs à Ergersheim. Lucille Gantner, responsable de la Ruche qui dit Oui d’Ergersheim, organisait une dégustation de produits locaux, en collaboration avec la petite dizaine de producteurs qui approvisionnent la Ruche chaque semaine, à compter du 3 juin. Aux visiteurs qu’elle accueille, elle explique le principe : les clients passent leur commande sur le site internet de la Ruche et viennent la récupérer le vendredi soir de 18 h à 19 h, dans le local mis à disposition par la famille Scheyder, au 54 rue Principale. Les produits sont élaborés dans un rayon de 60 km autour du lieu de distribution, explique Lucille Ganter. Une carte punaisée sur la porte permet de localiser les producteurs impliqués. L’ouverture de cette Ruche - la 37e en Alsace - résulte d’un constat fait par la jeune femme : « Aujourd’hui, on n’a aucun mal à se procurer des produits qui viennent du monde entier, alors qu’à côté de chez nous, on a des agriculteurs ou des artisans qui sont obligés d’aller vendre ailleurs ». Lucille Gantner se saisit de ce paradoxe en misant sur les circuits courts. Le lancement de la Ruche qui dit Oui correspond à un virage professionnel et lui permet de mettre en cohérence ses aspirations personnelles pour des produits locaux, au mode de fabrication connu, avec la réalité. « Au départ, je pensais ne travailler qu’avec des produits bios, mais je me suis rendu compte qu’il existait, à côté du bio, des produits peu traités. J’ai donc élargi mon approvisionnement à des producteurs travaillant en agriculture raisonnée ou qui ont une réflexion sur leur travail et son incidence sur l’environnement », précise Lucille Gantner. Découvrir d’autres saveurs À ce jour, huit fournisseurs figurent sur le site de la Ruche d’Ergersheim : la Coccinelle d’Alsace (maraîchage, Geispolsheim), Apimarci (miel, Wangen), la ferme Vogelgesang (produits laitiers, charcuterie à base de porc ou de veau, Dorlisheim), l’Étagère de nos grands-mères (biscuits, confitures, sirops, Wimmenau), la Frênette du Marlenberg (boisson à base de feuilles de frêne, Marlenheim), la Chèvrerie du vieux Chêne (fromages de chèvre, produits traiteur, Hinsbourg), Turlupain (pain et pâtisserie, Saâles), les Tartes et quiches de Françoise (produits traiteur, jus de fruits, Ottrott). Trois autres producteurs - la ferme Schmitt de Bischoffsheim (produits à base de canard et d’oie), la brasserie l’Amer Fière (Niederhausbergen), la ferme Rothgerber de Traenheim (jus de fruits) - ont également participé à la dégustation du 27 mai. Le lancement de la Ruche d’Ergersheim intervient après la fermeture d’une autre Ruche, celle de Dangolsheim, distante de 5 km. Les 160 membres déjà inscrits fin mai laissent espérer un bon démarrage. « On est content de découvrir d’autres saveurs, témoigne Béatrice, une habitante d’Ergersheim venue en voisine, toujours à l’affût de nouveaux goûts. Et puis, ce qui est bien, c’est de pouvoir chercher tous les produits au même endroit. On n’a même pas besoin de prendre la voiture ! ».

Publié le 22/06/2016

49 marques labellisées « Savourez l'Alsace » ont présenté leurs produits aux dirigeants des magasins E.Leclerc approvisionnés par la ScapAlsace. L'objectif était de proposer des opérations commerciales valorisant les produits alsaciens.

Le 2 juin, le hall du Tanzmatten de Sélestat s'est transformé en minimarché de spécialités alsaciennes labellisées « Savourez l'Alsace ». Cette marque a été créée il y a deux ans par l'Association régionale des industries alimentaires (Aria Alsace). Sa présidente, Manou Heitzmann-Masserez, précise que l'idée est de « se démarquer et de se mettre en avant dans cette grande région qui n'a aucune identité. C'est un orgueil d'incarner l'Alsace dans la grande région, et j'en suis fière ». Depuis 2014, l'Aria a attribué le label « Savourez l'Alsace » à plus de 2 100 références. Daniel Prunnier est le président de ScapAlsace, l'une des 16 centrales régionales du groupe de grande distribution E. Leclerc : « La ScapAlsace a un rôle important en Alsace et dans dix départements de l'Est de la France. Nous approvisionnons 49 hypermarchés, 18 Leclerc Express et 33 Leclerc Drive. En tout, cela représente 5 000 salariés en Alsace, dont 450 employés directement par la ScapAlsace. Nous proposons à des producteurs qui ont de petites productions de livrer leur produit dans un seul magasin et à ceux qui ont une plus grande capacité de production de pouvoir les commercialiser dans l'ensemble des magasins de l'Est. » Il n'est pourtant pas question ici de prise de commande de nouveaux produits. La marque « Savourez l'Alsace » est présente dans tous les magasins sous contrat avec l'industriel. Essais de produits avant mise sur le marché Lors de ce salon, diverses pistes ont été étudiées comme « l'animation dans les magasins, une semaine alsacienne en cafétéria, un minimarché de Noël, des tests de produits dans des magasins pilotes avant leur mise sur le marché, ce qui est totalement innovant en Alsace », d'après Manou Heitzmann-Masserez. « Chaque magasin est indépendant chez E. Leclerc. L'objectif est que ces opérations commerciales soient généralisées dans les dix départements pour pouvoir communiquer utilement, affirme Daniel Prunnier. À titre personnel, je serai heureux de pouvoir mener ce type d'opérations dans mes deux magasins francs-comtois. » E. Leclerc représente 23 % de parts de marché en Alsace.

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